26/05/2011

Rencontre avec son excellence Gega Mgaloblishvili, ambassadeur auprès de l'OTAN à Bruxelles

Aujourd'hui, 26 mai, c'est un jour particulier pour la Géorgie. Non pas pour son actualité - les manifestations récurentes des opposants au régime du Président Saakashvili pour lesquelles j'ai déjà consacré plusieurs articles par le passé - mais parce qu'il y a juste 20 ans, après une tentative réprimée par Moscou dans le sang en 1989, la Géorgie s'est libérée de la Russie pour enfin, après plus de 70 ans de soumission et d'exactions diverses et variées, accéder à son indépendance.

Alors que la Russie soviétique n'a pu réagir vis-à-vis des nations européennes - Pologne, Tchékoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Pays Baltes etc... - lorsqu'elles ont "fuit" l'influence de Moscou pour rejoindre ce qu'elles n'auraient jamais du quitter : l'Europe démocratique de l'Ouest, nombreux pays, nombreuses républiques "autonomes" plus éloignées de l'influence géopolitique de l'occident ont du subir les foudres de Moscou, parfois extrêmement violemment, comme en Tchéchénie par exemple (200.000 morts et disparus, mise en place d'un régime maffieux extrêmement violent totalement sous contrôle de Moscou).

La "petite" Géorgie n'a pas échappé à ces répressions de la part des dirigeants ex-soviétiques. Les vieux conflits gelés depuis des années que ce soit au Sud ou au Nord Caucase, en Transnitrie ou ailleurs, sont soigneusement "entretenus", et d'une manière plus perverse, plus insidieuse aves l'Abkhazie ou l'Ossétie du Sud dont le point culminant fut la guerre qui opposa Moscou à Tbilissi en août 2008. Et, sur ce sujet O combien brûlant, beaucoup de questions se posent à propos de la politique menée par Poutine et ses prédécesseurs.

Depuis décembre 2008, TbiliSite a tenté d'expliquer, de commenter pour les lecteurs francophones les événements en rapport avec l'agression et l'occupation russes en Géorgie, afin de combler le vide médiatique sur le sujet dans notre presse traditionnelle. En fait, l'élément déclencheur de la création de ce blog fut la visite de notre sénateur "écolo" Josy Dubié en Russie et en "Ossétie du Sud" un mois après les hostilités de 2008, démontrant combien nos politiques sont ignorants sur le sujet, agravant une situation déjà pas des plus simples. Le "témoignage" de Dubié (et Defraigne - MR) a fortement dégradé l'image de la Géorgie auprès de l'opinion du public belge et étranger, à tort, et lorsque j'ai rencontré Mme Durand, co-présidente du parti Ecolo, afin de lui faire part de notre indignation (mot faible) à propos du rapport de Dubié, elle n'a pu que nous faire part de son ignorance en la matière, ce qui n'était pas fait pour me rassurer sur l'avenir de la politique que mènerait Bruxelles dans ses relations avec Tbilissi et avec Moscou. Craintes confirmées par ailleurs.

Il reste du chemin à parcourir encore pour que la Géorgie, qui a tant besoin de l'Europe pour atteindre ses aspirations de vraie démocratie à l'occidentale, parvienne à ses fins. Moscou, aux yeux des dirigeants occidentaux, représente un tel marché et aussi un tel danger qu'il vaut mieux s'en faire un ami qu'un ennemi... et préfère par conséquent carresser Poutine dans le sens de son poil...

L'interview que j'ai pu réaliser avec Son Excellence l'Ambassadeur de Géorgie auprès de l'Otan - et je l'en remercie très vivement une fois encore ainsi que son premier conseillé, Mr Bessarion JGHENTI- éclairera sans nul doute le lecteur sur ces questions, et d'autres...

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22/02/2010

Manifestation / commémoration de la déportation des Tchétchènes et des Ingouches par Staline en 1944.

COMMUNIQUÉ

 

Bruxelles, le 21 février 2010

 

Manifestation / commémoration de la déportation des Tchétchènes et des Ingouches par Staline en 1944.

 

Ce mardi 23 février, comme chaque année, une manifestation est organisée pour marquer l'anniversaire de la déportation des Tchétchènes et Ingouches par Staline en 1944.


Cette année cependant, à cause des nombreux événements qui secouent le Caucase Nord, en Tchétchénie et en Ingouchie, mais aussi en Ossétie, au Daguestan, où Poutine et Medvedev agissent de manière très stalinienne avec les nombreux opposants - meurtres, disparitions, purges y sont quotidiens - nous devons ensemble dénoncer non seulement ces agissements inhumains contre les peuples du Caucase, mais aussi les carences des institutions internationales face aux abus massifs des droits de l'homme et des innombrables violations du droit international aux portes de l'Europe.


De même, nous nous devons de dénoncer les atrocités perpétrées en Géorgie par les forces d'occupation russes, et, en victimes ou en témoins, rappeler à tous qu'une guerre a encore cours en Géorgie, ce qui explique le soutien d'une grande partie de la diaspora géorgienne et sa présence lors de cette manifestation.

Depuis la « fin » de la guerre d'août 2008 durant laquelle la Russie s'est emparée de vingt pour-cent du territoire géorgien (intégrité territoriale reconnue par la totalité des membres de l'ONU y compris par la Russie en 1991), les abus des forces d'occupations russes et des régimes séparatistes soutenus par Moscou depuis 20 ans, restent très... préoccupants, et l'existence même de ces événements semble démontrer combien l'Europe démocratique est impuissante face à une Russie déterminée à recouvrer son hégémonie passée, au détriment des peuples qu'elle soumet, au détriment de l'Europe qu'elle manipule.


Date, heure : le 23 FEVRIER à 15 HEURES

Lieu de la manifestation : PLACE SHUMAN, 1040 BRUXELLES

Pour info : Nicolas Werth, Les crimes de masse sous Staline (1930-1953), Encyclopédie en ligne des violences de masse, [en ligne], publié le 28 décembre 2009, consulté le 22 février 2010, URL : http://www.massviolence.org/Les-crimes-de-masse-sous-Stal...-1930-1953, ISSN 1961-9898

Personne de contact : mail via ce blog (bouton « couriel » à gauche!)

 

Derek Prager

Tbilisite.skynetblogs

 

 

19/02/2010

Résumé de la situation en Abkhazie

Après sa rencontre avec Dmitri Medvedev, Sergueï Baghapsh, le chef du régime séparatiste pro-Russe de la province géorgienne occupée d’Abkhazie, résume sa dernière visite à Moscou en parlant du déploiement des forces militaires russes sur le territoire abkhaze qui aurait été une décision prise par son gouvernement, et non par l’occupant russe. Dans les bureaux de l'agence de presse Itar Tass, le chef du régime séparatiste a aussi rencontré le président de la diaspora géorgienne Mikheil Khubutia. Mr Khubutia a déclaré aux journalistes, après la réunion, qu'ils ont parlé du problème de l`intégrité territoriale de Géorgie, que leurs positions divergeaient, mais toutefois, il estime que le dialogue doit être poursuivi. Medvedev, quant à lui, vient de déclarer le président géorgien Mikheil Saakashvili « persona non grata en Russie »... belle démonstration d’ouverture et de démocratie pour la Russie!

L'OTAN dénonce la signature mercredi d'un accord russo-abkhaze sur le déploiement d'une base militaire russe dans la province abkhaze. "L'OTAN considère les accords passés entre la Russie et les territoires géorgiens comme illégitimes, la position de l'OTAN à ce sujet reste inchangée", a indiqué Mme Romero citée par les médias internationaux. Elle a fortement critiqué la Russie d’avoir signer cet accord avec le régime fantoche de l'Abkhazie séparatiste, impliquant la construction d'une base militaire. La porte-parole de l'OTAN a aussi exprimé la position officielle de l'alliance concernant la coopération de la Fédération de Russie avec les séparatistes. Elle dit que l'accord signé viole les accords existants et a appelé Moscou à revenir sur la décision. «L'Alliance appelle la Russie à retirer ses troupes à la ligne où elles se trouvaient avant le conflit d'août 2008 et insiste sur l'accès des observateurs "à l'ensemble du territoire géorgien" ». L'accord porte sur une durée de 49 ans avec prorogation automatique tous les 15 ans, en contradiction avec les accords précédemment signés par Moscou, notamment le document de Sarkozy signé à la fin de la guerre de 2008.

A Gali, village géorgien et ethniquement géorgien situé en Abkhazie le long de la frontière avec la Mengrelie, où les soldats de la force d’occupation russe enlèvent et rançonnent nombre d’habitants chaque semaine, la situation est catastrophique : un mur de séparation, avec postes de gardes, tours d’observations etc..., se construit, pareil à celui de Berlin, sous l’oeil incrédule des observateurs européens présents en face... impuissants face aux enlèvements, face au nettoyage ethnique qui, tant que les soldats russes seront présents sur la terre géorgienne, ne cesseront jamais.

« L’indépendance » tant souhaitée par les abkhazes, ce ne sera jamais les russes qui la leur offriront, la Russie n’y ayant aucun intérêt. L’Abkhazie ne les intéressant que pour sa situation géopolitique, le peuple, comme depuis plusieurs siècles, n’ayant aucune valeur à leurs yeux, aucun effort d’aucune sorte n’est réalisé par les forces d’occupations en vue d’améliorer les conditions de vie des Abkhazes. Ils sont dépouillés de leurs terres au profit des oligarques et autres amis du régime de Poutine qui y construisent des datchas tout le long de la côte, de Sukhumi jusque Sochi, quand ce n’est des bases militaires, base navale, etc... La langue abkhaze n’étant plus la langue officielle, remplacée de plus en plus par le russe, alors même que le prétexte des abkhazes pour se séparer du reste de la Géorgie est basé sur leur besoin – légitime et toujours soutenu et guaranti par Tbilissi – de protéger leur culture.

A Sochi, ancienne ville géorgienne offerte par Staline à la Russie soviétique, les travaux continuent en préparation aux jeux olympiques d’hiver de 2014, faisant beaucoup de dégats sur les terres abkhazes, à croire qu’ils utilisent l’Abkhazie comme réservoir de matières premières naturelles tels les gravats du fond des rivières, dragués puis envoyés à Sochi, créant d’importants dégats écologiques, par exemple. La réserve de main d’oeuvre n’est pas Abkhaze, par contre,, ce qui crée quelques tensions parmis les citoyens abkhazes dont bon nombre est sans travail depuis... 20 ans.

20/12/2009

A VOIR : DeCORATIONS DE NOËL A TBILISSI; FABULEUX !!!

A VOIR : DeCORATIONS DE NOËL A TBILISSI; FABULEUX !!!

 

18:42 Écrit par TbiliSite dans Coeur du Blog : les TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel, tbilissi, tbilisi |  Facebook |

15/12/2009

L'Europe et ses contradictions... stratégiques?

L'Europe et ses contradictions... stratégiques?

Les faiblesses que la Russie apprécie.

Depuis la guerre russo-géorgienne du mois d'août 2008, l'Europe s'est très fortement fragilisée face à la politique étrangère de messieurs Poutine, Medvedev et autre Lavrov. Ce que nous constatons au travers de nombreuses décisions, de nombreuses démarches entreprises par certains membres de la communauté européenne. Petit rappel historique :

Dès le début de 2008, le gouvernement géorgien, via le Conseil de l'Europe, a maintes fois averti la communauté internationnale de l'intention affichée par la Russie de renforcer ses troupes en présence dans les provinces séparatistes d' « Ossétie du Sud » et d'Abkhazie, en contradiction des accords de paix signés après la guerre civile de 1992, ainsi que d'autres infractions graves commises par le pouvoir russe dans le cadre de ses responsabilités en tant que « force de maintien de la paix » dans ces deux provinces.

La distribution de passeports russes aux citoyens légalement géorgiens des deux territoires fut sans aucun doute la plus grande provocation de la Russie non seulement vis-à-vis des géorgiens, mais surtout vis-à-vis de la communauté internationale. Mais, bien entendu, l'erreur commise par cette dernière a été d'admettre, en 1992, que seule les forces russes seraient présentes en Géorgie en tant que force d'interposition entre les séparatistes et Tbilissi. Une Russie pas très neutre, et dont tous connaissaient les intérêts dans le sud Caucase, ne pouvait qu'amener à une solution violente de règlement de ce conflit à leurs seuls profits.

Depuis 1992, la Russie, bien installée en Géorgie pour des années dans un statu-quo relatif, a uniquement joui de sa position pour envenimer la situation déjà explosive entre les parties. De provocations en provocations, sans autre réaction que la simple constatation des faits par les observateurs européens présents dans la région.

Lorsque Mikhaeil Saakashvili arrive au pouvoir en 2003, après la Révolution des Roses, il affiche clairement sa volonté de régler la « question des séparatismes » lors de son mandat, et très rapidement contraint le gouverneur pro-russe d'Adjarie de quitter le pouvoir. Ceci se passe sans aucune violence de la part de Tbilissi: c'est le peuple adjare qui réclame la démission d'Aslan Abashidzé à Batoumi, en mai 2004. Depuis, la province adjare, dont aucune infrastructure ne fut modernisée depuis la chute de l'empire soviétique, peut se venter d'être entrée au XXIème siècle dans l' « ère moderne », pour le plus grand bonheur de ses 400,000 citoyens. Mais pour l'Abkhazie et l' « ossétie du sud », qui ont une frontière commune avec la Russie, c'est nettement plus compliqué. La diplomatie russe, sous le contrôle de Lavrov, n'a aucun désir de voir le gouvernement pro-occidental de Tbilissi récupérer leurs territoires. Les provocations, d'un côté comme de l'autre, vont dès lors se multiplier en nombre et en intensité. Sous l'oeil des observateurs européens, impuissants. Mais, un fait est certain, l'Europe sait ce qui se passe, mais n'intervient pas. De toute façon, quoi qu'elle décide, la Russie ne respectera aucune de ses obligations. Tbilissi patiente.

Mais plusieurs événements vont contraindre les russes à intensifier leurs provocations envers la Géorgie. La Russie, dont l'économie repose essentiellement sur la vente des hydrocarbures à l'Europe, voit d'un très mauvais oeil le projet de contournement de leur territoire par le pipeline Nabucco, projet de multinationales européennes et américaines pour amener les hydrocarbures azerbaidjanais et irakiens de la Mer Caspienne vers l'Europe centrale et du sud via la Géorgie et la Turquie. Rendre le Caucase instable ruinerait ce projet, et la Russie aurait ainsi le quasi-monopole du gaz vendu à l'Europe, via l'Ukraine et via deux autres projets, russes ceux-là: Southstream et Northstream. Poutine, avec diabolisme et autres manipulations diverses, envoie les patrons de Gazprom recruter des investisseurs en Europe : Shröder, l'ex-chancelier allemand (engagé par Gazprom dès l'élection de Mme Merkel), Berlusconi et le groupe italien ENI, et Sarkozy via EDF, décident d'injecter des millions d'euros dans les projets russes, en totale contradiction avec les recommandations de la Communauté Européenne qui soutient Nabucco, plus désireuse de diversifier l'approvisionnement en gaz que d'empocher des dividendes de Gazprom.

Lorsque l'on sait tout cela, on comprend qu'on peut légitimement avoir de gros soupçons sur qui a provoqué qui dans le déclanchement de la guerre d'août 2008. Rappelons-le, outre de nombreuses victimes des génocides organisés par les milices ossètes et abkhazes soutenus par les « forces de paix » russes (voir rapport Tagliavini), cette guerre a vu des centaines de milliers de personnes déplacées : leurs villages entièrement détruits par l 'armée russe entre le 1 août et le 15 août ne leur donnant d'autres choix que de fuir vers Tbilissi. Les deux provinces séparatistes ont été totalement vidées de leurs citoyens autres que russes, abkhazes ou « sud-ossètes ».

La signature de cessez-le feu entre Sarkozy, Medvedev et Saakashvili a sans aucun doute sauvé l'état géorgien d'une totale annexion à la Russie - projet initial de Poutine - mais n'a rien résolu quant au fond. D'autant que Moscou, en reconnaissant l'Abkhazie et l' « ossétie du sud », se donne ainsi le droit de ne respecter aucun des points d'accords du cessez-le-feu en question, et laissant ainsi dans l'impunité totale les criminels de guerre russes, abkhazes, ossètes... (Pour pousser la provocation, nombre de ces criminels de guerre viennent d'être décorés par Medvedev...)

De toute manière, la Russie a toujours été la nation de l'impunité totale : les dizaines de millions de morts du soviétisme n'ont toujours pas été "vengés", contrairement à ceux de l'Allemagne nazie, ou du Rwanda, de Serbie, du Kosovo... Alors pourquoi s'en ferait-elle?

Ria Novosti, agence de presse sous la coupe de la propagande ex-soviétique, étant une des seules sources d'informations pour les agences occidentales, l'opinion publique européenne ne peut comprendre le conflit russo-géorgien que du point de vue russe, donnant raison à l'intervention de l'armée russe en ossétie sous couvert de « protection des citoyens russes », alors que ce sont les russes eux-même qui 1. ont distribué illégalement les passeports russes - de gré ou de force - aux ossètes, 2. ont attaqué les villages géorgiens d'ossétie - bien avant le 8 août, s'attendant à une riposte de l'armée géorgienne de maintien de la paix pour protéger ses citoyens, et 3. ont depuis des mois préparé cette intervention, amassant des milliers d'hommes et de matériels dans le Caucase Nord aux frontières géorgiennes, etc... (voir le documentaire du cinéaste russe Andrei Nekrasov « Russian Lessons »)

Le gouvernement géorgien, dont les seuls torts ont été de vouloir se rapprocher de l'Europe occidentale et se moderniser au même rythme que les autres pays démocratiques sortis de l'Empire Russe après la chute du mur de Berlin, et de permettre aux gazoducs européens BTC et Nabucco de passer sur son territoire en contournant la Russie, se voit à présent sanctionnée par ce même monde occidental auquel ils souhaitaient s'allier idéologiquement, culturellement et économiquement, et, pour se protéger de la folie des grandeurs russes, militairement.

L'allemagne, l'Italie et la France jouent à présent un très mauvais rôle pour la Géorgie. Sarkozy et Kouchner, les instigateurs de la « paix » entre Russie et Géorgie en 2008, souhaitent vendre des navires de guerre aux russes qui, bien entendu, jubilent de ce que leur propagande donne comme résultat inatendu ! Ceux qui ont « sauvé » la Géorgie vendant du matériel militaire de pointe aux aggresseurs... et ce n'est pas une blague! Une poignée de navires de la classe Mistral dans la Baltique et la mer Noire ferait une grande différence. «Dans le conflit en août dernier un navire comme cela aurait permis à la flotte de la mer Noire d' accomplir sa mission en 40 minutes, et non pas 26 heures, ce qui est le temps qu'il nous a fallu,"a récemment déclaré l'amiral commandant la marine russe Vladimir Vyssotski, se référant à l'invasion russe de la Géorgie en août 2008. (Blog du JDD)

Oui, l'Europe joue un drole de jeu! D'un côté ils fêtent la chute du mur de Berlin, et d'un autre ils sont muets face au nouveau mur soviétique séparant les provinces sécessionistes du reste de la Géorgie... Et ce n'est certes pas les nouveaux patrons de la CE - Van Rompuy en tête, qui vont changer quoi que ce soit. Imaginez un têtes à têtes Poutine/Lavrov/Medvedev - Van Rompuy/Baroso/Ashton ! Savent-ils seulement que la Géorgie existe?

Et les Etats-Unis, dans ce contexte, que fait-elle? Obama soutient, comme le reste de la communauté internationale sauf Nicaragua et Venezuela pro-russes, l'intégrité territoriale géorgienne, mais doit prendre en considération le besoin de rapprochement avec la Russie sur plusieurs dossiers, notamment le dossier Afghan (encore un problème créé par l'URSS en toute impunité). Mais l'aide américaine à la Géorgie est réelle. Des millions d'euros d'investissement pour la reconstruction du pays après les bombardement russes, l'envoi d'instructeurs et de matériels de défenses aériennes, etc....

D.P.

Pétition contre la vente de Mistrals à la Russie par la France : cliquez ICI

"Boycott LUKOIL" reste d'actualité !

Pour tout renseignement, n'hésitez-pas à me contacter !


 

11/11/2009

Berlin

Alors que les médias commémorent la chute du mur de Berlin en présence de nombreux chefs d'états, un autre mur "soviétique" demeure aux portes de l'Europe, tout nouveau, le ciment à peine séché... le monde l'ignore. Un mur dressé par le même peuple que celui qui a dressé celui de Berlin, le même peuple que celui qui a installé des dictatures dans la moitié de l'Europe et de l'Asie.

La Géorgie est émiettée, fractionnée, fragmentée, meurtrie par la seule volonté de quelques uns, à la tête de cette Russie dite démocratique.

Ces quelques semaines passées, près de vingt personnes ont été enlevées par l'armée russe et les milices séparatistes abkhazes et "sud ossètes", dont 4 jeunes de 14 ans. A part les autorités géorgiennes bien sûr, et les quelques observateurs de l'EUMM qui tentent en vain depuis plusieurs jours d'arriver à un accord avec les autorités du gouvernement fantoche d'"Ossétie du sud", personne ne bouge.

Et la province d'Abkhazie coupée du reste de la Géorgie... Oui, sincèrement, c'est prodigieux de pouvoir fêter la chute du mur, celui de Berlin. Et penser à ceux qui sont tombés et ont lutté pour que cela soit possible. Mais qui va lutter pour faire tomber les nouveaux murs érigés honteusement en ce début de XXIème siècle?

Certains sont tellement fiers d'avoir pu "gagner" la guerre froide. Ceux-là même qui paradent à Berlin depuis deux jours. Ceux-là même qui ensuite ont marchandé la liberté de leurs citoyens à coup de centaines de millions de $ (je n'en savais rien jusqu'à hier...). Et ceux-là même qui aujourd'hui troquent la reconnaissance des territoires conquis en Géorgie contre quelques contrats d'armements lourds avec les insatisfaits (à juste titre, mais faut pas se tromper de cible!) d'Amérique du Sud...

Il y a vingt ans, nous aurions pu ne pas nous satisfaire de la seule chute du mur de Berlin. Nous n'avons pas « jugé utile » d'envoyer les décideurs soviétiques devant leurs responsabilités, comme nous l'avons fait à Nuremberg ou à Den Hage envers d'autres criminels de guerres ou de génocidaires. Les millions de morts, victimes de 70 ans de mensonges du Soviet Suprême, du KGB, et de tous les secrétaires généraux du PC, ne verrons jamais leurs bourreaux devant une court de justice. Impunis ils resteront, et donc ils ne s'arrêteront jamais. Autre doctrine, mêmes méthodes? Presque. La machine de propagande n'est plus dirigée vers son propre peuple, mais sert admirablement le ministère des affaires étrangères...

La Russie fête l'anniversaire de la chute d'un mur, d'un côté, et en construisent un autre, discrètement, à 4000 km de Berlin.

Il y a un peu plus d'un an, Moscou a lancé son offensive sur la Géorgie, planifiée depuis plusieurs années. Mais Moscou n'a pas réussi à s'emparer de la totalité du territoire géorgien. C'était leur but, pourtant. Les russes auraient-ils construit un mur le long de la frontière turque? Et l'Europe se serait-elle tue, dans ce cas-là aussi?

Contre quoi l'Europe a-t-elle troqué son silence? La Russie est cynique. La Russie est dangereuse. La Russie est la première puissance nucléaire. La Russie, c'est Gazprom. Autant de raisons. Mais personne n'est dupe.

La propagande russe a réussi à totalement retourner le rapport « Tagliavini » à son avantage, avec un cynisme rarement atteint auparavant, en utilisant tous les faits non-prouvés par ce rapport pour accuser la Géorgie d'avoir commencé la guerre. Ne dépendant que des preuves qu'ils n'ont pas accepté de fournir aux enquêteurs, leur mensonge n'en a été que plus aisé à diffuser auprès de ceux qui voulaient bien le répéter, telle une grande partie des médias francophones, occultant ainsi une vérité toute autre, celle d'un génocide, celle d'un nettoyage ethnique.

Dimanche soir, la télévision géorgienne diffusait un film du réalisateur russe Andrei Nekrasov

« Russian Lessons ». Ce film, projeté discrètement à Moscou, StPetersbourg, Londres, Bruxelles, ..., a été diffusé à la télévision pour la première fois par une chaîne géorgienne dimanche dernier. Visible via satellite, heureusement, et aussi par internet, ce qui a été rendu impossible le serveur ayant été bloqué, et tout téléchargement rendu impossible sur les sites spécialisés.... Ce film dénonce le cynisme avec lequel Moscou se joue du reste du monde, prenant la guerre Russie-Géorgie non comme exemple, mais comme preuve de ce cynisme.

Le film est finalement visible (en russe, sous-titres géorgiens) ici ou ici. Pour l'instant...

D.P.

 

01/10/2009

Le rapport Tagliavini est arrivé.

Le rapport de Madame Tagliavini sur le déclenchement de la guerre d'août a été présenté à Bruxelles aujourd'hui.

Expo Rustaveli 08

« La Géorgie a provoqué la guerre en attaquant Tskhinvali. Mais tout au long du rapport, la responsabilité est partagée par les deux pays. Parce que, comme indiqué dans le rapport, les bombardements dans la nuit du 7 et 8 août n'était que le point culminant d'une série de provocations et d'incidents. Le rapport a eu un accueil positif, chacun l'interprétant à sa manière. » Heidi Tagliavini (CH), chef de la commission d’enquête.

Le document de près de 900 pages, préparé par un groupe d'experts indépendants sous la direction de la diplomate suisse Heidi Tagliavini, a été présenté aujourd'hui à Bruxelles et mis en ligne (ici). Et les commentaires vont bon train, que ce soit chez les politiques ou dans les titres des médias. Les titres principalement, parce que les articles sont, tout comme le rapport lui-même, nettement plus nuancés.

Exemple de titre, relayé à l'extrême par la plupart des quotidiens occidentaux (AFP): « Tbilissi responsable du déclenchement du conflit russo-géorgien ». .. A Moscou, cela faisait plusieurs jours qu'on l'affirmait... et c'est ce que tout le monde retiendra sans doute à propos de la guerre russo-géorgienne, s'il ne va pas plus loin que le titre ou que les commentaires de Lavrov et autre Tchourkine.

La représentante géorgienne auprès du Parlement européen, madame Samadashvili, commente :

« La conclusion de cette commission a confirmé tous les faits que la partie géorgienne a présentés depuis le début de la guerre. La Russie a menti à plusieurs reprises et toutes leurs explications quant à la nécessité de l'attaque menée sur la Géorgie, se sont avérées être des mensonges. Ce rapport a démontré que la guerre n'a pas commencé le 7 août, mais a été le résultat d'une agression à très long terme contre la Géorgie. Ce rapport a également confirmé que, malheureusement, la société internationale n'a pas été en mesure d'empêcher ce conflit ».

Aleksander Szyglo, ministre polonais de la défense : « Le rapport est conforme avec ce que je sais sur les exigences de certains États membres de l'UE, insistant pour que la responsabilité de cette guerre soit également répartie sur les deux parties (...). Je ne peux pas dire de qui ça vient, mais ce sont les pays qui voulaient que le rôle de la Russie dans ce conflit soit réduit.

Ce rapport m'a révélé que, même si la Géorgie a commencé cette guerre, il l'a fait sur son propre territoire, défendant sa souveraineté en réponse à la provocation russe.

L' Abkhazie et l' « Ossétie du Sud » ont été, et font dans la pratique aujourd'hui aussi, partie intégrante de la Géorgie.

La Pologne trop engagée du côté de la Géorgie dans ce conflit? Bien au contraire. Notre pays a justement pris le parti de Tbilissi. La Géorgie a eu hier, a aujourd'hui et aura encore le droit de défendre l'intégrité de son territoire, et la Pologne sera toujours engagée du côté des pays qui sont attaquées et dont le territoire est détruit. »

Dans Le Soir à paraître demain, mais déjà en ligne, nous lisons sous le titre "Tbilissi responsable du déclenchement du conflit russo-géorgien", toujours d'après AFP (extrait) : « Le rapport tord ainsi le cou à la thèse défendue jusqu'ici bec et ongles par le président géorgien Mikheïl Saakachvili, qui a présenté son offensive comme un acte de légitime défense. » 

Le fait d'écrire ces mots démontre combien il est difficile, pour un journaliste d'AFP comme du Soir ou du Monde, de lire 900 pages et d'en rédiger un résumé de 10 lignes, et cela en une heure... sans être influencé par les annonces des agences de presses russes relayant les « informations » du Kremlin depuis plusieurs jours.

Notons que le titre de l'afp d'où est tiré l'article est bien différent de celui du Soir, à savoir "Russian provoked Georgia into starting war"

Côté Russe, retenons (puis oublions) les déclarations faites par le ministère des affaires étrangères :

« Certaines parties «ambiguës» d'un rapport financé par l'UE pour la mission d'enquête sur la guerre d'août ne peuvent pas masquer "la conclusion majeure de la faute de Tbilissi par l'agression lancée contre la « pacifique Ossétie du Sud ».  A notre avis, les efforts de la Commission n'ont pas vains - toute personne pensante peut tirer du rapport publié ce 30 Septembre la principale conclusion que l'agression contre l'Ossétie du Sud pendant la nuit du 8 août 2008 a été déclenchée par les autorités actuelles de Géorgie. » (ndla : la boucle est bouclée, puisque ça fait 5 ans que Moscou souhaîte pendre le président géorgien)

Il a également dit que le rapport comprend un certain nombre d 'ambiguité, de formulations qui reflètent «les approches politisées de nombreux Etats membres de l'UE envers développements et leurs conséquences d' Août 2008. » La section du rapport sur l'utilisation disproportionée de la force par la partie russe soulève de nombreuses questions, mais en réalité il est facile de trouver de tels arguments dans le rapport, qui confirment le caractère artificiel de ces considérations...  Il a également déclaré que la Russie a dû recourir à la force au-delà de l'Ossétie du Sud, afin de « supprimer les postes » sur le territoire de la Géorgie, qui ont été utilisés pour attaquer l'Ossétie du Sud. »

Faut dire ça aux habitants des villages géorgiens au sud de Tskhinvali qui furent pilonnés, assassinés, pillés, comme à Gori, Senaki, Poti, Gali, Zugdidi, Borjomi et qui aujourd'hui encore sautent sur des mines russes au milieu de champs ou de prairies...

On peut imaginer que le Parlement européen, l'ONU et l'OSCE commenteront le rapport après une lecture approfondie de celui-ci, mais se feront-il entendre des journalistes...?

D'ici quelques jours (il faudra bien ça), vous pourez lire sur Tbilisite.skynetblogs un rapport sur le rapport.

D.P.

 

22/09/2009

L'Europe réagit... via les "anciens"

 

Lettre ouverte à propos de l'inactivisme européen qui permet la construction d'un MUR entre l'Abkhazie et le reste de la Géorgie, signée par des anciens ministres ou présidents de nations européennes, ainsi que Daniel Cohn-Bendit, Timothy Garton Ash, André Glucksmann entre autres.

Expo Rustaveli 07

Il leur aura fallu du temps, mais leur lettre devrait peser quelque peu sur la conscience des dirigeants européens, et ceci juste avant le sommet du G20 aux Etats-Unis cette semaine.

Le présedent géorgien Mikheil Saakashvili s'est d'ailleurs entretenu avec Hilary Clinton aujourd'hui, cette dernière rassurant à nouveau quant à son soutien inconditionnel. Mais la nouvelle de l'abandon du projet de radars et de missiles de défense en Pologne et en Tchéquie démontre que l'administration américaine peut encore céder du terrain, mettant en avant le besoin de collaboration à propos de l'Iran : la Russie, alliée technologique (nucléaire!) et militaire (ventes et/ou livraisons d'armes et de missiles) de l'Iran devra faire preuve de moins de cynisme dans ce dossier.

Quant au dossier géorgien, il sera vraissemblablement sur la table de Medvedev dès la remise de l'enquête sur la guerre d'août 2008 par la Commission dirigée par la diplomate suisse Heidi Tagliavini, quoi qu'en pense Mr Lavrov (lire sur ria novosti).

D.P.

Voici le texte en question :

Alors que l’Europe commémore la honte du Pacte germano-soviétique et des Accords de Munich et s’apprête à célébrer le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, une question s’impose : avons-nous retenu les leçons de l’Histoire ? Autrement dit : sommes-nous capables de ne pas répéter aujourd’hui les erreurs qui ont à ce point assombri le 20e siècle ?

Déplorer ou célébrer des événements passés ne présente aucun intérêt si nous restons sourds à leurs enseignements. De telles commémorations seront utiles seulement si elles nous permettent d’apprendre à agir autrement dans le présent et l’avenir.

En Europe même, force est de constater que l’Histoire n’est pas finie et qu’elle demeure tragique. vingt ans après l’émancipation de la moitié de notre continent, un nouveau Mur se construit en Europe : sur le territoire souverain de la Géorgie.

Il s’agit d’un défi majeur pour les citoyens, les institutions et les gouvernements européens : acceptera-t-on que les frontières d’un petit pays soient changées par la force et de manière unilatérale ? Tolérera-t-on l’annexion de facto de territoires étrangers par une grande puissance ?

Pour que les commémorations historiques qui s’annoncent aient un sens, nous appelons solennellement les leaders des 27 démocraties, qui composent l’Union européenne, à définir une stratégie plus active pour aider la Géorgie à recouvrer pacifiquement son intégrité territoriale et à obtenir le retrait des forces russes présentes illégalement sur son sol.

Nous n’appelons pas ici à une quelconque confrontation avec Moscou, ni ne souhaitons le moindre retour à l’atmosphère hostile de la guerre froide, nous disons juste qu’il est primordial de ne pas se tromper dans les signaux envoyés au pouvoir russe actuel.

Alors qu’une commission, mise en place par l’Union européenne et dirigée par la diplomate suisse Heidi Tagliavini, s’apprête à rendre son rapport sur les causes de la guerre russo-géorgienne, nous appelons les dirigeants européens à se remémorer quelques vérités héritées d’un passé pas si lointain.

Tout d’abord une grande puissance trouve toujours des prétextes pour envahir un voisin dont elle n’accepte pas l’indépendance. Souvenons-nous : Hitler accusa les Polonais d’avoir ouvert le feu les premiers en 1939 et Staline imputa aux Finlandais la responsabilité de la guerre qu’il déclencha contre eux en 1940. La question fondamentale est de savoir quelle est la nation occupée et quelle est la nation occupante? Qui a envahi qui, plutôt que qui a tiré la première balle ?

Ensuite, l’absence de réaction claire des démocraties occidentales face à l’agression et au démembrement d’une nation amie, aussi petite soit-elle, peut avoir des conséquences globales très graves.

L’Union européenne fut fondée en réaction à l’esprit de capitulation de Munich et face à l’érection du Rideau de fer. Il serait catastrophique aujourd’hui qu’elle paraisse avaliser le retour de conduites, qui plongèrent l’Europe dans la guerre et la division au siècle passé. Il en va de l’avenir de cette aventure, à laquelle nous avons consacré nos vies et nos œuvres, la réunification pacifique du continent européen.

Vaclav Havel, Valdas Adamkus, Mart Laar, Vytautas Landsbergis, Otto de Habsbourg, Daniel Cohn-Bendit, Timothy Garton Ash, André Glucksmann, Mark Leonard, Bernard-Henri Lévy, Adam Michnik, Josep Ramoneda.


 

02/09/2009

Pas de politique aujourd'hui : des photos de Akhalkalaki et de Tbilissi.

 

 

AKHALKALAKI (près de Kaspi)

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EGLISE "ERTASTSMINDA"

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Après une heure de marche sur les pas de la Reine Tamar (XIIè) ...

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TBILISSI - Quartier entre la cathédrale et la résidence présidentielle, en voie de rénovation...

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Le Marché couvert.

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Un petit bijou qui fait face à la résidence présidentielle...

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La Cathédrale de Tbilissi

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Copyright D.P. - 2009

 

11/08/2009

Exposition à Tbilissi : 200 ans d'occupation russe.

 

Exposition à Tbilissi : 200 ans d'occupation russe...

Expo Rustaveli 01

Expo Rustaveli 03

Expo Rustaveli 02

Expo Rustaveli 04

Expo Rustaveli 05

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D.P. 08/08/09