26/05/2009

Abkhazie: l'opposition met en question l'entente avec Moscou

L'opposition abkhaze met en question l'entente avec Moscou

Les mouvements de l'opposition abkhaze "remettent en question l'existence de l'Abkhazie en tant qu'Etat indépendant", lit-on lundi dans le quotidien Kommersant.

"La vente des sites vitaux pour l'Abkhazie se soldera par une soumission de la république à la Russie" écrit le rédacteur en chef du journal indépendant "Pravda de Tchegem" Inal Khachig. "Tout le monde comprend que l'intérêt de la Russie envers l'Abkhazie est énorme et que les compagnies russes tenteront de s'emparer de tout ce qu'ils peuvent ici".

"On tente de nous faire croire qu'on nous a offert l'indépendance et que nous devons payer pour ça. Ce n'est pas pourtant le cas", a récemment annoncé Astamour Tania, coprésident du parti Forum de l'unité populaire d'Abkhazie. L'Abkhazie est selon lui devenue un Etat souverain, parce qu'elle avait toujours gardé l'indépendance de ses décisions: "Pendant une époque, nous avions des relations tendues avec la Russie. Si nous avions fait tout que les représentants de Moscou nous disaient, l'Abkhazie serait aujourd'hui une république autonome au sein de la Géorgie et accueillerait un contingent de l'OTAN".

La récente visite du président de la Douma (chambre basse du parlement russe) Boris Gryzlov à Soukhoumi, la "capitale" abkhaze, n'a fait que jeter de l'huile sur le feu. Celui-ci a déclaré que l'Abkhazie lancerait dans un avenir proche l'extraction de matières inertes pour les Jeux olympiques de 2014 et que la Russie logerait dans la république 100.000 ouvriers chargés de la construction de Sotchi. Plusieurs médias abkhazes ont critiqué les plans russes, tandis que l'opposition annonçait que l'Abkhazie était destinée au repos des touristes et pas au logement gratuit des travailleurs immigrés.

"Les partenaires russes ne comprennent malheureusement pas les traits spécifiques de l'Abkhazie, c'est pourquoi chaque visite de ce type fait surgir chez nous un grand nombre de problèmes", a reconnu un fonctionnaire du gouvernement abkhaze sous couvert d'anonymat.

Nezavissimaïa gazeta et Kommersant

Bientôt, nous reparlerons de l'Abkhazie : opposants ou non, leurs plaintes à l'encontre de la Russie, justifiées, ne portent que sur l'économie, le pillage des Russes sur leur province. Des questions de pognons. Mais quand seront-ils prêts à dénoncer leurs propres crimes perpétrés par leurs milices sous protection russe: les nettoyages ethniques contre les populations non-abkhazes, particulièrement contre les géorgiens encore présents dans la province séparatiste, et qui sont légion dans la zone de Gali, le long de la "frontière" entre les provinces mingrèle et abkhaze, et dans la vallée de Kodori d'où ils viennent encore de chasser les derniers géorgiens à y vivre: des moines expulsés de leur abbaye avec l'aide des soldats russes.

Nous reparleront en ces termes aussi à propos de l'Ossétie du Sud (Samatchablo).

Et nous rappelerons aussi que les autorités géorgiennes, ces dernières années, ont toujours proposé aux deux provinces d'être autonomes au sein de la Géorgie, en toute liberté. Comme nous rappelerons que les autorités géorgiennes ne refuseront pas d'avoir des relations normales avec la Russie, sauf que cette Russie s'en prend ouvertement à la Géorgie en manipulant les autorités séparatistes depuis plus de 10 ans...

  Il n'y a pas de mouvement anti-russes, il n'y a pas de mouvement anti-abkhazes ou ossètes. Cela n'a jamais été une question d'ethnie pour les géorgiens, mais une question de territoire.

Si les ossètes sont venus du nord pour s'installer du côté ensoleillé du Caucase il y a plus de 150 ans, et que les géorgiens les ont accepté sans réticences dans la province de Samatchablo, respectant leurs coutumes et leur langue, ce n'est pas pour qu"ensuite ils revendiquent ce territoire. Et même en admettant l'inadmissible, qu'ils aient des droits sur cette terre géorgienne, ont-ils fait le bon choix en se laissant piloter par les autorités russes? Ils n'ont pas eu de choix à faire. Poutine a fait le choix pour eux, et les ossètes en sont autant  coupables que victimes. Coupables d'avoir laissé Kokoïty au pouvoir et d'avoir plus que collaboré aux plans de nettoyage ethnique, et victimes car la Russie transforme l' "Ossétie du Sud" en une province russe pillée par les russes et où les spécificités ethiques ossètes sont anihilés par une éducation 100% russophone...

D.P.

24/05/2009

Résumé des provocations russes et de l'opposition radicale

 

A propos de la mutinerie de Mukhrovani, des mouvements de l'opposition, des regrets de Bagapsh et d'un résultat de sondage pas surprenant.

Givi Targamadze, législateur influent d'un parti de la majorité parlementaire géorgienne, a annoncé que la mutinerie manquée de la base militaire de Mukhrovani a été patronnée par un magnat basé en Russie.

Le but du complot devait "au moins déclencher des désordres" en Géorgie ou "au mieux à ouvrir la route de Tbilissi à l'armée russe". "Je me suis abstenu de nommer la personne qui a tout organisé, mais cette personne elle-même a annoncé qu'après l'échec de la révolte il ne pouvait plus attendre et se présenterait à la présidence lors des prochaines élections." En effet, si quelqu'un peut croire qu'en Russie, aujourd'hui, il est possible d'être un oligarque à St.-Pétersbourg sans être contrôlé par le Saint-Petersbourgeois le plus célèbre, c'est-à-dire le premier ministre russe Poutine...

Alexandre Ebralidze, puisque c'est de lui dont il est question, est un magnat géorgien basé à St.-Pétersbourg qui vit en Russie depuis plus de trente ans déjà. Ce mois-ci il a annoncé son ambition de devenir président de Géorgie. Il a fait l'annonce lors d'une assemblée des peuples de Géorgie à Sotchi, la cité géorgienne de la Mer Noire devenue russe sous Staline, à présent lieu à la mode pour les oligarques et les hommes de pouvoir russes. (Note: c'est incroyable ce que la Russie s'est offert comme terres géorgiennes en moins d'un siècle...)

Alexandre Ebralidze a aussi dit que dès janvier 2009 plusieurs réunions ont été tenues dans un pays membre de la CEI, qu'il n'a pas spécifié, avec la participation "de certains des mutins" afin de préparer la mutinerie. "Ces réunions ont été tenues sous le leadership de Tariel Oniani (leader d'une organisation criminelle basée en Russie, qui a pourtant été arrêté lors d'une opération de la police russe en juillet dernier...) et Bondo Shalikiani," a dit le Député Givi Targamadze.

Nous pouvons penser, avant d'en déduire quoi que ce soit, que la Russie est totalement susceptible d'avoir organisé, ne fut-ce qu'indirectement, la mutinerie de la base de Mukhrovani. Sans doute pas "pour ouvrir la route aux chars russes" ce qui aurait été pure folie alors que l'OTAN est en manoeuvre près de Tbilissi, mais pour renforcer les positions de l'opposition radicale.

En Abkhazie, comme prédit ici-même il y a quelques mois, le président du régime sécessioniste, Sergei Bagapsh, commence a regretter son alliance avec Poutine et Medvedev.

«Le sentiment anti-russe au sein de la société est de plus en plus frappant et peut nous conduire à un résultat catastrophique», a dit le chef de l'Economic Development Party. Il a ajouté que l'acquisition du chemin de fer abkhaze par la Russie est prévue. La structure commerciale du rail russe est en crise aujourd'hui et ce plan vise à améliorer sa situation au détriment de l'Abkhazie. Ce genre d'évolution de la situation dans la "République" conduira à la perte d'une grande partie de la côte, ce qui est inacceptable, et égale à une catastrophe pour le peuple abkhaze», disent les experts. Sans compter que la culture abkhaze est en passe de devenir sujet d'études archéologiques pour les descendants, tant la main-mise des russes à tous les niveaux de pouvoir en Abkhazie est importante, et la langue de Poutine est à présent enseignée comme langue maternelle dans tous les établissements scolaires. Et ce n'est pas les 10.000 ou 15.000 soldats russes dans la province qui vont aider à remédier à quoi que ce soit dans la société abkhaze, bien au contraire: les terres le long de la côte ne sont vendues qu'aux russes pour des intérêts russes. Les citoyens abkhazes étant relégués au second plan.

A Tbilissi, l'opposition radicale, aux abois, de plus en plus impopulaire dans tout le pays, tentera une (dernière?) sortie importante le jour de la fête nationale, c'est à dire dans 2 jours, le 26. Le maire de Tbilissi, qui a accepté la demande de l'opposition, a prévenu les autorités: le défilé militaire qui doit avoir lieu dans le centre de Tbilissi pourrait dès lors être annulé afin qu'il n'y ait pas de possibilités pour les manifestants de commettre des actes de violence durant celui-ci. C'est la ligne de conduite du gouvernement depuis le début des manifestations le 9 avril dernier : laisser faire sans intervenir. Mais ici, les autorités géorgiennes me semblent aussi radicales que l'opposition: annuler le défilé militaire de la Fête Nationale pour ces quelques centaines d'irréductibles, dont une grande part est "indemnisée" par les caisses noires* de l'opposition pour rester dans la rue, n'est-ce pas démesuré?

Pour terminer, voici les résultats d'un sondage organisé par l'agence "Greenberg Quinlan Rosner". Le sondage a été conduit du 1er au 9 mai 2009  auprès de 1 200 personnes.  65% des sondés se disent satisfaits de leur président, et 45% déclarent qu'un nouveau président ne ferait qu'aggraver la situation dans le pays. Seuls 29% souhaitent son départ.
Salomé Zourabichvili, une des leaders de l'opposition, parle de « propagande » d'Etat et pense savoir que le président n'est apprécié que par 10% des Géorgiens de Tbilissi ! Ce n'est évidemment pas ce que l'on peut constater dans les faits, mais Salomé ne s'encombre jamais de faits réels.

D.P.

sources:  civil.ge, kommersant.ru, rustavi2.ge, colysee.org, caucase news, e.a.

01/02/2009

Les States conseillent à la Russie de s'abstenir d'ouvrir une base navale en Abkhazie.

Les States conseillent à la Russie de s'abstenir d'ouvrir une base navale en Abkhazie.

Tbilissi. 01.02.09 - 15:03

La Russie doit s'abstenir d'ouvrir une base navale dans la région sécessionniste d'Abkhazie en Géorgie, et devraient convenir de proroger le mandat de l'ONU de surveillance dans la région, a déclaré un haut représentant des États-Unis. «Nous avons négocié des compromis que la Russie a refusé jusqu'à présent, »dit-il. «Nous espérons que la Russie ne rejetera pas le compromis de l'Organisation des Nations Unies ». Le sous-secrétaire d'Etat adjoint Matthew Bryza estime que la Russie viole ses engagements.

Les médias russes, en se fondant sur ce que les séparatistes ont rapporté cette semaine que l'Abkhazie espère signer un accord sur une base navale et une base aérienne d'ici quelques mois, mais il n'y a pas eu de confirmation officielle de la part de Moscou.

La Russie s'est engagée à réduire ses troupes aux niveaux et aux lieux d'avant la guerre Russie-Géorgie, a déclaré Matthew Bryza. "La Russie est déjà en violation de ces engagements ... Le déploiement d'une base navale serait une autre violation".

Lien : Rustavi2

Déclaration du Ministère des Affaires étrangères géorgien.

Tbilissi - 01.02.09 - 16:29

Le Ministère des Affaires étrangères de Géorgie a publié une déclaration concernant l'agression armée mis en œuvre par les occupants russes sur les moniteurs européens et des journalistes étrangers. La déclaration dit:

Selon le ministère de l'intérieur, le 31 Janvier 2009, à 11 heures, les observateurs europeens et les journalistes d'une télévision lituanienne en visite à Shamgona, dans la région de Zougdidi, afin de préparer un reportage sur l'explosion du pont dans le village de Tagiloni, de l'autre côté de la rivière Enguri. Les forces d'occupation russes ont tiré plusieurs coups de fusils automatiques dans le but de perturber l'enregistrement. Heureusement, l'incident n'a pas causé de blessures ou de pertes.

Cette nouvelle attaque dans le territoire adjacent à l'Abkhazie et de la région de Tskhinvali en Géorgie est une provocation de plus commise par la force d'occupation. Il convient de souligner que ce sont les journalistes qui sont devenus les cibles des attaques, en témoigne les observateurs. Il est évident que l'objectif était d'intimider les journalistes et la communauté internationale en empêchant les médias de fournir une information indépendante sur la situation actuelle dans les régions sous occupation russe.

Le Ministère des affaires étrangères géorgien exprime sa vive protestation au cours de cette insolent attentat commis par la force d'occupation et, dans ce contexte, réitère une fois de plus la nécessité d'établir un mécanisme efficace pour la prévention des incidents et des enquêtes sur le terrain, mais la proposition se révèle inacceptable pour la Russie.

Lien : Rustavi2

NBh01

Sur les traces de Noutsa Scola - Photo D.P.

 

 

29/01/2009

Guerre des médias jamais ne cessera.

Bonjour à tous.

Aujourd'hui, comme chaque jour ou presque, j'ai fait un grand tour dans la guerre des médias. Et je vous livre ici quelques extraits parmi les plus importants, version russe et version géorgienne.

Je vous laisse juges, un lien vers l'article complet à la fin de la page pour compléter les infos.

Bonne lecture.

Concernant le soldat russe retrouvé à Tbilissi :

MOSCOU, 27 janvier - RIA Novosti.

Alexandre Drobychevski, porte-parole du ministère russe de la Défense, a déjà annoncé à RIA Novosti que le soldat Gloukhov qui sert sur le territoire de l'Ossétie du Sud, a été capturé par les services secrets géorgiens et transporté à Tbilissi. Le militaire a qualifié de provocation l'information diffusée par les médias géorgiens, selon laquelle le sous-officier a délibérément déserté pour passer du côté de la Géorgie.

Le militaire Alexandre Gloukhov enlevé par les services secrets géorgiens en Ossétie du Sud fait l'objet d'un conditionnement psychologique, a annoncé mardi à RIA Novosti le porte-parole de l'armée de Terre, le colonel Igor Konachenkov.

Lien : Ria Novosti

Je n'ai plus trouvé l'article paru sur le site de la chaîne de télé nationale géorgienne - paru le 27 - mais voici ce qu'on peut y lire aujourd'hui :

Russia confirms that Russian soldier left base voluntarily

29.01.09 - Moscow

Russian defense ministry confirms that the Russian soldier Aleksandr Glukhov left the base in Georgia`s occupied region of Tskhinvali voluntarily. The ministry commission conducted internal investigation, which clarified that the soldier had walked out of Tskhinvali and surrendered to Georgian authorities, as it was reported by Georgian side.
Russian officials fail to explain why the Junior Sgt. Aleksandr Glukhov might have made such a decision, but they presume it must be tied with his health problems.
Russian online newspaper Izvestia has also published an article about the soldier`s case. The author has looked into Glukhov`s biography and found out that the boy had mental problems at the age of eight and studied in a special class.

(Le ministère de la Défense Nationale russe confirme que le soldat russe Aleksandr Glukhov a volontairement quitté la base dans la région occupée de Tskhinvali. La commission du ministère a dirigé l'enquête interne, qui a confirmé que le soldat avait marché de Tskhinvali et s'était rendu aux autorités géorgiennes, comme il a été annoncé par le côté géorgien. Les fonctionnaires russes ne peuvent expliquer pourquoi le cadet Sergent Aleksandr Glukhov pourrait avoir pris une telle décision, mais ils présument que ce doit être lié à ses problèmes de santé.

Le journal en ligne russe Izvestia a aussi publié un article à propos du soldat. L'auteur a examiné la biographie de Glukhov et a découvert que le garçon avait des problèmes mentaux à l'âge de huit ans et avait du étudier dans une classe spéciale.)

Lien : Rustavi2

Les autorités russes doivent certainement beaucoup s'amuser à imaginer tout et n'importe quoi pour diaboliser ses ennemis et défendre ses propres intérêts! La guerre des médias... quelles différences entre 1939 et aujourd'hui? Personnellement, ça ne me fait pas beaucoup rire. Parce qu'une part non négligeable de la population, téléguidée, ne fait plus la différence entre l'info du Kremlin et les "réalités de terrain" depuis très longtemps. Des habitudes qui ne se perdent pas, ni pour le pouvoir (issu de l'ex-KGB) ni pour la population (issue du stalinisme).

Le gouvernement russe n'ayant que peu de respect pour sa population en général, et encore moins pour la population des "territoires conquis".

A propos d'une base navale russe en Abkhazie, à présent. Je pensais vous en avoir parlé déjà mais je remarque que non. Si ce projet se réalise, cela peut être lourd de conséquences pour tous.

MOSCOU, RIA Novosti

Kommersant

Abkhazie: une nouvelle base navale russe pour narguer Tbilissi

Reconnues par la Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud entament actuellement l'aménagement de leurs frontières avec la Géorgie, lit-on mercredi dans le quotidien Kommersant.

Les nouvelles frontières des républiques différeront de l'ancienne démarcation administrative. Selon Kommersant, l'Ossétie du Sud obtiendra notamment le district d'Akhalgori ainsi que plusieurs villages situés dans les gorges de Bolchaïa Liakhva et Malaïa Liakhva. Tout cela se soldera inexorablement par un regain de tension entre Moscou et Tbilissi.

(...)

La déclaration concernant la construction d'une base à Otchamtchira a créé la surprise: les militaires abkhazes estiment qu'il est beaucoup plus simple de créer une telle base à Soukhoumi, qui possède déjà un port maritime. "A Otchamtchira, il faut tout construire de zéro", a expliqué une source au ministère abkhaze de la Défense. "Et la mer ici n'est pas profonde".

(...)

Les militaires semblent cependant prêts à payer cher pour ce site. "Otchamtchira est une région stratégique importante qui se trouve à deux pas de la frontière avec la Géorgie, ce qui permettra aux navires russes de contrôler les eaux territoriales géorgiennes", a souligné un député du parlement géorgien. "Soukhoumi est moins bien adaptée à ces fins".

Selon Tbilissi, les autorités russes ont non seulement des ambitions stratégiques, mais aussi un intérêt économique sur le plateau continental d'Otchamtchira. "Otchamtchira est un lieu unique, les experts estiment depuis longtemps qu'il pourrait contenir des gisements de gaz et de pétrole", a fait remarquer Alexandre Rondeli, ancien ministre géorgien des Affaires étrangères et président de la Fondation des études stratégiques et internationales. "La Russie n'a apparemment pas assez de ses propres ressources, vu qu'elle aspire à mettre la main sur les nôtres".   

Vedomosti

lien : Ria Novosti