05/05/2009

La Géorgie appelle une réponse de la communauté internationale

La Géorgie appelle une réponse de la communauté internationale au sujet de la situation le long des lignes de démarcation des régions sécessionnistes, où la Russie a déployé ses gardes-frontières et fortement renforce les frontières. La Géorgie a bien entendu évalué le fait comme une autre étape de l'annexion des territoires géorgiens.

Lors d'un briefing, Zurab Kachkachishvili, le chef du Département politique du Ministère des Affaires étrangères, a confirmé que les prochaines formations de l'OTAN-Géorgie ne seront pas reportées. Il a aussi répondu à l'accusation de l'opposition radicale au sujet de certains pays ayant renoncé à ces entrainements. Mr Kachkachishvili a dit que le gouvernement de Serbie a pris une telle décision en raison de la pression de la Fédération de Russie.

La Russie s'est en effet engagée à protéger les "frontières" suite aux accords signés la semaine dernière entre les autorités russes et les deux provinces géorgiennes séparatistes, dans leurs logiques d'annexion à la fédération de Russie. Pour ce faire, 10,000 militaires russes sont présents dans chacun des territoires sécessionnistes auxquels se sont ajoutés des troupes d'élites "gardes frontières" sous la direction d'un vétérant du FSB (ex-KGB) ayant servi en Tchéchénie et en Ossétie du Nord, Nikolai Lisinsky.

"Le commandement des gardes-frontières sera installé à Taskhinvali et d'autres seront déployés le long de la frontière. Les troupes russes déjà en Ossétie du Sud sont aussi déployées à la frontière" Il a dit cependant que l'entrée de troupes russes en Ossétie du Sud n'a rien à avoir avec les prochains exercices militaires de l'OTAN en Géorgie. "La frontière doit être sécurisée. Elle doit être inaccessible aux ennemis, mais transparente et accessible à ceux qui recherchent la paix avec nous, en particulier dans la résolution de certains problèmes sociaux et économiques", a-t-il affirmé.

Ils ne risquent pas grand chose, à vrai dire: cela fait depuis août que personne, à part quelques villageois osant s'y risquer, n'a plus passé cette nouvelle frontière européenne de fait, pas même les représentants de l'OSCE. Alors qu'en théorie, cette frontière n'existe pas, n'aurait jamais du exister, et certainement pas par la seule volonté russe.

La Russie ose encore parler de provocations de la part de la Géorgie, de l'Otan, de l'Europe pour diverses raisons, comme l'expulsion des deux espions russes de Bruxelles (ben oui, là c'est vrai, c'est la Belgique qui provoque la Russie, pas l'inverse). Mais leurs positions dans les provinces d'Abkhazie et de Samatchablo (ossétie du sud) sont une insulte à la communauté internationale, les nettoyages ethniques ayant encore cours tous les jours depuis août en sont la cerise sur le gâteau dont Poutine et la Douma se délectent. L'Europe a bien compris qu'il faudrait réagir - parce que ne pas réagir serait devenir complices - mais semble n'avoir aucune arme économique ou politique contre la Russie, leur premier fournisseur de Gaz.

 

D.P.