14/04/2009

Dans quelle langue faut-il vous le dire?

 

Dans quelle langue faut-il vous le dire?

Le Haut Commissaire de l'OSCE pour les minorités nationales, Knut Vollebaek, appelle à mettre fin à la pression exercée sur la population géorgienne en Abkhazie, dans une déclaration publiée aujourd'hui. En voici un résumé :

«Je suis profondément préoccupé par les récents développements dans le district de Gali, en Abkhazie, qui ont conduit à une détérioration de la situation sécuritaire dans la région. En accord avec mon mandat de prévention des conflits, je prie instamment les autorités de facto de mettre fin à la pression exercée sur la population géorgienne dans le district de Gali, à travers la limitation de leurs droits à l'enseignement obligatoire, à la "passportisation", aux l'enrôlements forcés dans les forces armées abkhazes, ainsi qu'aux restrictions à leur liberté de mouvement ».

«Je regrette également la décision des dirigeants de facto de fermer la frontière administrative de l'Abkhazie, ce qui rend de plus en plus difficile pour la population de maintenir les contacts familiaux, l'accès nécessaire aux soins de santé ou de vendre leurs produits sur l'autre côté de la frontière de facto. Je suis également préoccupé par le fait que ces pratiques coercitives, qui violent le droit international, peuvent déstabiliser encore plus la déjà fragile situation inter-ethnique dans la région que de nombreux Géorgiens quittent par la force».

«Je répète que les normes internationales exigent que toute autorité exerçant sa compétence sur la population même si elle n'est pas reconnue par la communauté internationale, doit respecter les droits de tous les hommes, y compris ceux des personnes appartenant à des communautés ethniques différentes. Je prie instamment les autorités de facto à s'abstenir de toute intimidation et d'imposition de l'Abkhazie sur la citoyenneté et la conscription forcée des Géorgiens vivant dans le district de Gali. J'invite également les autorités de facto de respecter les droits à l'éducation des Géorgiens qui y résident et de permettre aux élèves géorgiens dans la région d'étudier dans la langue géorgienne ».

«Bien que je comprenne et félicite la volonté des autorités abkhazes de facto à renforcer l'identité et la langue abkhaze, je tiens à souligner que cela devrait être fait d'une manière qui n'affecte pas les droits des personnes appartenant à d'autres communautés ethniques en la région à maintenir et à développer leur langue et leur culture ».

D'après Rustavi2

D.P.

La guerre des médias n'a pas eu lieu.

 

Aujourd'hui, à Tbilissi, s'est tenu une réunion au ministère de la défense. L'administration géorgienne à invité les attachés militaires des délégations étrangères présentes dans la capitale à prendre connaissance du rapport géorgien sur les mouvements de troupes russes dans les territoires occupés.

L'attaché militaire Christian Fankode a déclaré après la réunion qu'ils étaient "préoccupés par les forces armées russes, ainsi que par la violation des eaux territoriales et de l'espace aérien géorgiens. Les informations que nous avons reçue de la partie géorgienne, coïncident avec les rapports de l'OSCE, l'ONU et l'UE" précise l'attaché militaire allemand.

Neuf mois après la fin de la guerre, on vous démontre que l'administration géorgienne n'exagère en rien la gravité des violations russes, et, ainsi nous démontre une nouvelle fois qu'elle ne nous ment pas. Chaque journée passée à écouter les déclarations du gouvernement ou d'un ministère géorgien avant, pendant et après la guerre (j'étais sur place du 21 juillet au 13 août) ont montré combien les autorités ont été honnêtes, jour après jour, envers leurs citoyens.

Les descriptions des événements relatés heure après heure depuis le 1er août, date du début des provocations des milices ossètes sous les ordres des russes, étaient aussi exactes que possible, peut-on prouver de plus en plus avec le temps. Des informations en constantes contradictions avec ce qui nous arrivait de Moscou, bien entendu. Et comme leurs diverses accusations (débiles pour ceux et celles qui connaissent la mentalité géorgienne) ne sont vérifiables qu'en enquêtant sérieusement dans les territoires séparatistes, les occupants russes empêchent les enquêteurs européens d'y accéder. L'UE laisse faire, trop heureuse de reprendre son business avec la Russie. (Détail : si abandon du projet Nabucco pour cause d'instabilité dans le Caucase, Schreuder et Berlusconi vont s'en mettre plein les poches, ayant de gros intérêts financiers privés dans Gazprom...)

Quand je pense à ce Dubié, sénateur belge, démocrate, etc... qui ose faire la leçon à Saakashvili parce qu'il est sois-disant tombé dans la provocation des russes, alors qu'il y est tombé lui-même les yeux grands ouverts et a osé ensuite répendre leurs inepties made in ussr, mensonges et manipulations russes sortant de sa bouche (sans s'en rendre compte ?!? A mon avis, il savait très bien ce qu'il faisait) et alimentant - grosse pub écolo - les médias anti-Bush/Cheney, et tout content d'ajouter son grain de sable dans les rouages de l'administration américaine et, surtout, de l'Otan... Pitoyable ! Mais tellement plus confortable que d'être journaliste anti-Poutine/Medvedev en Russie... (cfr Anna Politkovskaia, Dieu ait son âme)

Non, la guerre des médias n'a pas eu lieu. Il n'y eu que totale désinformation de la part des Russes, chaque info de leur part ayant été entièrement construite selon ce qu'ils voulaient qu'on croit, nous, occidentaux naïfs vis-à-vis du régime de Poutine. Il y a de (très très très) nombreux exemples, dont quelques-uns postés sur TbiliSite depuis presque 4 mois.

D.P.

13/04/2009

Entre Russie et Géorgie, l'Abkhazie.

Malkhaz Akishbaia, chef légitime du gouvernement de la province géorgienne d'Abkhazie, fera un exposé sur la situation dans cette province annexée illégalement à la Russie. Mr Akishbaia a dit que la situation est très grave dans la région sécessionniste, et exhorte la communauté internationale à soutenir le déploiement d'observateurs européens dans la zone de conflit.
Les autorités du gouvernement légitime d'Abkhazie font savoir que les séparatistes et les occupants russes continueront leurs provocations dans la région occupée et l'une de ces provocations à encore eu lieu ce dimanche. Des criminels ont agressé une famille  dans le village de Liah, dans le district de Tsalenjikha. Les témoins disent que les assaillants étaient à la fois des hommes armés abkhazes et des militaires russes. L'incident s'est produit à 200 mètres du poste de contrôle russe.

Depuis le cessez-le-feu signé par Medvedev, Sarkozy et Saakashvili, la Géorgie n'a de cesse de demander que ces accords soient respectés, mais la Russie, de fait, n'en tient absolument pas compte, et au contraire multiplie et intensifie les provocations.

L'une de ces obligations était de revenir aux positions d'avant le 7 août. Mais les russes occupent des territoires qu'ils n'occupaient pas avant la guerre, envoient des troupes et des blindés supplémentaires dans les deux régions séparatistes, organisent des raids en Géorgie pour tenter de prendre quelques autres villages frontaliers, construisent des bases militaires en Géorgie, à savoir une base navale en Abkhazie, une base aérienne en "Ossétie du Sud", et quelques bases d'infanterie un peu partout dans les deux parties sécessionistes. La Russie n'ayant droit, toujours d'après l'accord signé, qu'a 3700 hommes maximum par province et aucune arme lourde, nous sommes loin du compte.

Beaucoup reprochent à la Géorgie de courtiser les Etats-Unis, mais n'est-ce pas à cause de l'Europe qui, depuis plus de 10 ans, joue au yoyo avec la Géorgie? Un coup je t'accepte, un coup je te jette.... Et l'Europe s'en arrange, trop occupée à courtiser la Russie et son gaz, au détriment de la Géorgie. L'Europe est cynique et lâche, l'Europe est égoïste et frileuse. L'Europe n'est pas digne de sa réputation de "gardien des valeurs démocratiques et des droits de l'homme". Parce que l'Europe a peur de la Russie, et elle a raison d'avoir peur, mais a tort de le faire savoir.

 

25/03/2009

Le cinéaste Merab Kokotchashvili à propos de l'Abkhazie.

 

Mérab Kokotchachvili nous fait le cadeau d'un texte à propos de l'Abkhazie. Je l'en remercie vivement.

MK


La Géorgie est sans doute un petit pays, mais géo-politiquement c'est un pays particulièrement intéressant : le Sud-Caucase, c'est le pont entre est et ouest, et entre nord et sud. Dès lors, toutes les puissances essayent de mettre la main sur cette région.

L'Abkhazie, c'est un tout petit territoire, 15 % de la Géorgie. Comprenant différentes ethnies, la plus importante étant les géorgiens (d'après les Abkhazes, aujourd'hui, on compte entre 40 et 60.000 géorgiens en Abkhazie), les Abkhaziens sont entre 20 et 25 % de la population totale d'Abkhazie.

Mais 250,000 géorgiens ont été déportés durant la guerre de 1992...

Ce territoire a toujours intéressé les grandes puissances. Les grecs, les romains, les byzantins, les turcs,... l'ont conquise avec les méthodes "diviser pour régner". Plusieurs ethnies, facilement manipulables pour créer des séparatismes, y ont toujours cohabité. Quand les grandes puissances conquérantes s'affaiblissaient, la Géorgie en profitait pour se réunifier et recontrôler l'ensemble du territoire. Et c'est pour ça que dans les organisations mondiales, aujourd'hui, ce territoire est reconnu comme la Géorgie, car cela a toujours été ainsi.

Quand la Géorgie était faible (économiquement ou politiquement), elle se divisait en différents royaumes. Le royaume Kartli et Kakhétie, Samegrelo, Guria, Imérétie, Abkhazie. Par contre, les bases religieuses et de langue était toujours les mêmes. Ces ethnies qui ont leur "patois", la base de ce "patois" est toujours géorgien. En ce qui concerne la langue Abkhaze, elle a la base de la langue caucasienne tout comme le géorgien. Cette base culturelle, linguistique ou religieuse a toujours existé comme force d'unification, et tant qu'existaient les conditions pour se réunir, les différents royaumes s'unifiaient. Par exemple, entre le 8ème et 9ème siècle, le processus de réunification débuta en Abkhazie. Le chef abkhaze de l'époque, Léon II, a commencé le processus avec l'aide de l'ethnie Kazar, du Nord-Caucase, de réunification des différents royaumes de Géorgie; ce processus a pris presque 2 siècles et au 12ème siècle, David le Bâtisseur a fait de la Géorgie un état très puissant. Son titre était "Le Roi d'Abkhazie, de Kakhétie, d'Imeretie, de Samegrelo, etc..."

Après l'arrivée des Mongols, qui ont envahi tout l'Orient et une partie de l'Occident, les Russes ont commencé à devenir une puissance importante. C'est à cette époque que les forces turques ont détruit Byzance . Byzance était Chrétienne, les Turcs étaient Musulmans.

La partie orientale de Géorgie était sous l'influence perse (Iran). L'influence de l'Islam était mortelle pour la partie occidentale de Géorgie, car cela voulait dire perdre la religion. Dans ces conditions, les Géorgiens ont cherché l'aide parmi les chrétiens, avec la Russie qui nous inspirait plus d'espoir. Mais pour les Russes, très intéressés par le Caucase pour diverses raisons géopolitiques, c'était très important de prendre la Géorgie en main, et comme Byzance, prendre en main l'Orient, les Balkans, le Bosphore, les Dardannelles, puis accéder à la Méditerranée. Ainsi, la Russie pouvait avoir le contrôle des routes Nord - Sud, et Est - Ouest.

La Russie, pour réaliser ses plans, avait besoin de la Géorgie, et des Géorgiens comme esclaves, car en cas de refus de la part des Géorgiens, la Russie diviserait à nouveau le pays en petites provinces (diviser pour régner).

Aujourd'hui, c'est exactement ce que la Russie est en train de faire avec la Géorgie. En premier lieu, la Russie a créé en Abkhazie et en Ossétie du Sud des séparatismes, et après, (NDLR : en "colonisant" les territoires avec des citoyens russes, en distribuant des passeports russes, en organisant des provocations entre les parties, et enfin en faisant intervenir 60.000 hommes et 3000 blindés, en bombardant des villes - Tskhinvali, Gori et Poti   entre autres) sans aucun droit, a reconnu ces territoires comme étant indépendants, et y a placé les armées russes.

Cette action peut toujours déclencher une guerre plus importante dans la région. La Géorgie n'acceptera jamais la terre enlevée par les Russes, et quand la situation le permettra, la Géorgie récupèrera ses territoires.

Aujourd'hui, le plus grand agresseur mondial, c'est la Russie. Si le monde a un peu de lucidité, il doit politiquement tout faire pour arrêter ces actions illégales des Russes. Les Abkhazes, avec la Géorgie, ont toujours eu les moyens et les droits de développer leur culture, leur économie, la religion, leur langue et d'autres intérêts propres. Ils avaient les écoles et les universités, les théâtres, la littérature, les rites religieux, même l'administration, tout était fait dans leur langue. Aujourd'hui, dans les écoles, cela se passe en Russe.

Il faut dire ici que c'est justement les Russes qui ont déportés et tués les musulmans Abkhazes durant la guerre Russie-Turquie dans les années 1876-1879, et seuls les Géorgiens défendaient les droits des musulmans Abkhazes, comme par exemple l'écrivain poète Ilia Chavchavadzé (qui fut assassiné).

Il y a peu, les Géorgiens ont proposé aux Abkhazes de créer une zone de libre-échange, de développer le tourisme, et de plus le poste de vice-premier ministre dans le gouvernement géorgien. Dans la constitution géorgienne existe le droit de se présenter pour le poste présidentiel pour tous, peu importe l'ethnie d'origine. En 1991, le parlement abkhazien avait le droit d'avoir plus de sièges de députés dans le parlement que n'importe quelle autre région, alors que, il faut souligner, ils sont minoritaires en Géorgie. On peut écrire beaucoup d'autres priorités que les Géorgiens leur ont proposé. Malgré tout ça, les Russes l'ont annexée et ce petit territoire, les Russes en ont fait une base militaire pour le Caucase. Aujourd'hui, nous aurions pu faire une zone de tourisme magnifique, mais les Russes construisent une base navale à Otchamchiré comparable à celle située à Sébastopol, ainsi qu'une base aérienne à Goudauta, et 4000 hommes à Gali, et apparemment, toujours à Gali, ils construisent un "mur de Berlin 2". C'est ce qui s'appelle une "action de paix" selon les Russes.

D'ici 10 ou 20 ans, en Abkhazie, il n'y aura plus un Abkhaze qui parlera Abkhaze. Comme aujourd'hui il n'existe plus l'ethnie qui s'appelait Ubikhi (ethie de souche abkhazienne originaire de Sochi) parce que les Russes les ont tués et déportés. (En 1919, la Géorgie a pu récupérer Sochi, mais en 1921 l'a à nouveau perdu (Bolchevics)).

Tout ce que la Géorgie a fait pendant des siècles pour unifier, les Russes et les séparatistes abkhazes et ossétiens, en 15 ans, ont tout détruit et ont créé des animosités. La Géorgie sera toujours contre cela. Elle comprend que la paix créée durant des siècles sur les terres abkhazes ou du reste de la Géorgie est basée sur des relations humaines et les égalités de droits.

MK2

Mérab Kokotchachvili

Cinéaste / réalisateur / documentariste / scénariste

Biographie de Mérab Kokotchachvili

 

 

 

 

 

 

C'est en pensant à sa sagesse que je me rendrai au rendez-vous de Mme le sénateur Isabelle Durant fixé pour demain, suite à ma réaction (publiée ici)  aux inepties du Rapport Dubié sur " l'agression géorgienne de l'Ossétie  ".  J'espère parvenir, avec l'aide de l'amie géorgienne qui m'y accompagnera, à au moins leur démontrer que la "version Dubié" est totalement tronquée. Néanmoins, je remercie Mme Durant de nous permettre de nous rencontrer et ainsi, à défaut d'être entendus des médias nationaux,  de l'être par le parti politique belge ayant le plus jeté un doute sur l'illégitimité flagrante des Russes dans leur intervention du mois d'août et dans leur gestion des "forces de paix" dans les territoires séparatistes.

Lundi, vous pourez en lire le compte rendu sur ce blog.

D.P. TbiliSite - 25 mars 2009

20/03/2009

En attendant le gros de la troupe


Le representant spécial de l'UE à Tbilissi

Peter Semneby, après sa réunion avec le porte-parole du Parlement Bakradze, a annoncé que l'Union Européenne ne reconnaît pas l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, cependant, il considère qu'il est nécessaire d'avoir des contacts avec les régimes séparatistes.
Peter Semneby a rencontré Mr Bakradze après sa visite dans la région séparatiste d'Abkhazie où il a tenu des réunions avec les représentants des "gouvernements" séparatistes. À la réunion avec le porte-parole du Parlement géorgien, ils ont parlé de la situation dans les régions dissidentes, des conséquences de la guerre d'Août et des relations Géorgie-Russie.
Semneby a dit que la situation est particulièrement préoccupante dans la zone Gali, qui est surtout peuplée de Géorgiens. Semneby a dit que ce peuple ne peut plus traverser le Pont d'Engury et donc, ils n'ont plus de liens avec leurs parents au-delà de la frontière administrative. Semneby affirme que c'est une violation grossière des droits de l'homme.

L'IRI mène des sondages publics en Géorgie

Une compagnie américaine a procédé à une recherche sociale en Géorgie, en vertu de l'ordre de l'International Republican Institute. 500 citoyens de la Géorgie ont été onterrogées. Les réponses ont été réparties comme suit:

Selon les résultats de l'enquête, la population de la Géorgie ont pour la plupart peur de la guerre. 61% de la demande des citoyens va pour le danger pour le pays avec les relations Russie/Géorgie, et les problèmes économiques du pays. Lorsqu'on demande si l'agression Russe est toujours en cours en Géorgie, 84 pour cent répondu «oui». Pensez-vous que la politique sociale et les activités devraient être axées sur le maintien de la stabilité dans la région - la question a reçu les réponses comme suit: - 86 pour cent pense que les hommes politiques devraient faire de leur mieux pour maintenir la stabilité politique du pays, 8 pour cent n'ont rien contre la politique conflits.

Le problème essentiel des 52% de la société en Géorgie est le chômage, le risque de guerre - 9% et la situation politique intérieure - de 6 pour cent. 81 pour cent des répondants ont répondu oui à la question de savoir si le gouvernement et l'opposition doivent continuer le dialogue, de 8 pour cent croient que le dialogue est en place.

11/03/2009

Interview de Kokoity à propos de l'allocation de terres à l'armée russe.

Interview de Kokoity à propos de l'allocation de terres à l'armée russe.

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Le chef séparatiste de l' "Ossétie du Sud" Eduard Kokoity annonce qu'il va allouer des terres dans la région de Tskhinvali pour les bases militaires russes, et ce pour une période de 99 ans. " Je pense de même que nous allouerons des territoires pour des bases militaires russes aussi, cependant, c'est au "Parlement" de prendre la décision finale" a dit Kokoity.

La signature prochaine avec la Russie à propos d'un traité de défense commune de frontières d'Ossétie du Sud fait aussi partie de ses espoirs. Le leader séparatiste a aussi nié les rapports conflictuels qu'il a avec les autorités Russes. "La Russie remplit toutes les obligations prises en ce qui concerne la reconstruction de la région de Tskhinvali".

Le côté géorgien considère que la proposition de Kokoity n'est pas sérieuse et est une action illégale de plus. En cas de signature de l'accord entre la Russie et le régime Kokoity, Tbilisi l'annulera officiellement.

Pour la petite histoire

à propos du déserteur russe, demandeur d'asile à Tbilissi.

Six semaines après avoir quitté l'armée russe pour demander l'asile en Géorgie, l'ancien sergent Alexander Junior Glukhov a troqué la vie sur le front de l'Ossétie du Sud contre un nouvel appartement et de nouveaux amis à Tbilissi.

Glukhov a fuit son bataillon, à la mi-janvier, se plaignant des mauvaises relations avec ses officiers et de mauvaise conditions de vie dans le camp des sécessionnistes d'Ossétie du Sud, dans le district d'Akhalgori.

Assis dans un café de Tbilissi ce 9 mars, l'ancien soldat, vêtu d'une veste en cuir, T-shirt et jeans, semble à l'aise, bien loin de l'image du simple soldat russe montré à la télévision un peu plus d'un mois auparavant.

Pour Tbilissi et Moscou, les 21 ans de la République autonome d'Oudmourtie est devenu un symbole de la guerre d'août 2008. Après que la désertion de Glukhov a été rendue publique à la fin janvier, des responsables russes ont d'abord prétendu qu'il avait été enlevé, et l'incident a menacé de mettre en péril la paix fragile entre la Russie et la Géorgie. Moscou, cependant, a atténué son discours dès qu'il est devenu évident que Glukhov avait quitté son poste volontairement.

Les médias russes décrivent Glukhov, souvent montré en train de manger un hamburger dans un McDonald's de Tbilissi tout en parlant avec les médias géorgiens et internationaux, comme un objet à ridiculiser plutôt que comme une victime.

En Géorgie, des experts en politique avaient d'abord prévu que des dizaines de soldats russes suivraient l'exemple de Glukhov et traverseraient l'Ossétie du Sud, cherchant bains chauds et repas chauds à Tbilissi. Un tel scénario, bien sûr, n'a pas eu lieu. En même temps, Shota Utiashvili, porte-parole du Ministère des affaires intérieures, a déclaré à EurasiaNet que Moscou avait cessé de prendre contact avec le gouvernement géorgien sur le retour du déserteur.

Aujourd'hui, Glukhov vit seul dans un deux-pièces à Tbilissi, et a dit qu'il a une petite amie géorgienne "connaissant bien le russe" qu'il a rencontrée grâce à un "ami". Toujours au chômage, il partage son temps entre un job dans une salle de gym et à regarder des comédies téléchargées sur Internet. Il a refusé de dire où il vit dans la capitale géorgienne.

Mr Glukhov a dit avoir visité la ville de Mtskheta, ancienne capitale de Géorgie, non loin de Tbilissi. Il a noté qu'il étudie le géorgien; malgré une conversation simple, il dit qu'il n'a pas eu "trop de succès" avec la langue géorgienne pour le moment.

"J'ai pris l'habitude de la vie en Géorgie," at-il dit, soulignant qu'il envisage de s'y établir définitivement.

Quelle liberté de mouvement Glukhov a-t-il, le fait n'est pas clair. Alors que l'ex-soldat affirme qu'il peut se balader autour de Tbilissi "par lui-même", à pied, il a aussi déclaré que son "ami" Paata, qu'il décrit comme un fonctionnaire du ministère des Réfugiés et du Logement, le pousse à ses destinations. Paata, qui a refusé de donner son nom, ou de confirmer son lieu de travail "pour des raisons de sécurité", contacte également Glukhov via Internet

Glukhov attend avec impatience un emploi par l'intermédiaire du ministère des Réfugiés et du Logement, qui, selon lui, a pris toutes les dispositions pour son appartement ainsi que le versement d'une indemnité journalière de 10 €. Le ministère fournit tous les autres besoins, at-il dit. Les fonctionnaires du ministère n'ont voulu faire aucun commentaires.

Ré-établir le contact avec sa famille reste une tache périlleuse. La presse russe a récemment mis l'accent sur une prétendue tentative de sa mère de lui rendre visite à Tbilissi. Les autorités géorgiennes ont déclaré que Galina Glukhova n'a pas été autorisée à se rendre à Tbilissi après avoir atteint Tskhinvali, la capitale d'Ossétie du Sud. Voyager en provenance du territoire contrôlé par les séparatistes est risqué sur les deux côtés de la frontière administrative entre la Géorgie et la région de Shida Kartli.

D'après Eurasianet.org

D.P.

 

 

03/03/2009

Ce que Kremlin veut, ...

Volga

Le Kremlin veut un nouveau chef de file en "Ossétie du Sud"...

 

Le Kremlin ne veut plus voir Eduard Kokoity, chef de la région séparatiste d' "Ossétie du Sud".

Les rapports sur le désaccord entre Moscou et ses régimes fantoches ont été suivies par les rumeurs que la Russie est à la recherche d'un nouveau candidat, qui présidera le gouvernement séparatiste. Apparemment, Jambulat Tedeev pourrait remplacer Kokoity prochainement.

Tedeev est l'entraîneur de l'équipe nationale russe des lutteurs et est une figure très influente dans la région sécessionniste de Géorgie...

 

 

 

 

Une déclaration parmi d'autres

Déclaration du chef des observateurs européens.

L'EUMM (European Union Monitoring Mission) estime que le cas des deux Géorgiens, Davit Kapanadze et Demur Chughladze, actuellement détenus en Ossétie du Sud, souligne la nécessité de réaliser des progrès dans la mise en œuvre de la prévention des incidents, mécanisme convenu par toutes les parties à Genève le 18 Février 2009.
Le chef de la Mission de surveillance de l'UE, l'ambassadeur Hansjörg Haber a commenté:
"Les détails exacts de ce qui s'est passé avec les deux Géorgiens donnés au cours des derniers jours ne sont pas encore clairs, mais l'affaire a fortement souligné la nécessité d'aborder la question de la circulation à travers la frontière administrative de façon systématique. Il est d'un intérêt légitime que les civils, des deux côtés de la frontière, soient en mesure de traverser sans se retrouver en prison ou devant un tribunal. Il doit y avoir une transparence sur les règles qui s'appliquent.
Ce n'est que par des réunions régulières entre toutes les parties, comme l'a récemment décidé à Genève, que de telles situations peuvent être clarifiées et qu'on pourra réduire les tensions, pour le bénéfice de tous. J'espère très sincèrement que des progrès peuvent être accomplis dans le tri les modalités de ces réunions, afin que de tels incidents puissent être évités à l'avenir, »

26/02/2009

Hillary Clinton critique Moscou


Le département d'Etat américain critique la Russie à propos de violations des droits de l'Homme en Géorgie.

Washington sermonne la Russie pour la guerre d'août en Géorgie. Hillary Clinton a présenté le premier rapport du Département d'État américain sur la violation de droits de l'homme lors de l'intervention russe du mois d'août, dans son rapport annuel sur la défense de droits de l'homme.

Le document dit comment la Russie a eu recours à la force disproportionnée contre Géorgie et a déployé ses forces à l'intérieur des frontières reconnues dans le monde entier.

Selon le rapport, l'opération militaire a provoqué le meurtre de beaucoup de civils pacifiques et que les bandits armés Ossetiens ont commencé à piller et massacrer les civils, en forçant plus de 150.000 Géorgiens à fuir leur maison, et laissé les militaires russes occuper les territoires de Géorgie.

Avec la guerre d'août, le rapport de Département américain d'État a aussi concerné les élections présidentielles (de 2008) qui ont été accomplies conformément aux normes de l'OSCE. (Notons que ces élections sont à nouveau contestées par l'opposition, frustrée de n'avoir obtenu que 27% des voix, contre 53% pour le président sortant. Beaucoup d'observateurs indépendants doutent de l'intégrité patriotique de nombre d'opposants, vraissembleblement conseillés et financés par Moscou... Cette stratégie étant très utilisée par les russes pour tenter de mettre en place leurs hommes de paille, tel qu'en Tchétchénie, en Ingouchie, en Ukraine, et dans nombre d'ex-républiques se terminant en "stan")

Dans son premier rapport par le nouveau Secrétaire d'Etat, la Russie est aussi critiquée pour la pression sur les médias ainsi que pour les meurtres de journalistes.

 

16/02/2009

Encore des atteintes aux droits en Abkhazie


Les enseignants dans le district de Gali face à de sérieux problèmes...

Le délai donné aux pédagogues des écoles publiques du district de Gali pour obtenir les passeports des citoyens abkhazes, expire aujourd'hui. Les séparatistes armés et les occupants russes organisent des raids dans les écoles du district de Gali. Les classes ont été interrompues dans les écoles de trois villages - Zemo Barghebi, Sida et Khushukuri.

Les enseignants sont forcés de déclarer qu'ils rejettent la citoyenneté de la Géorgie et doivent demander la citoyenneté de l'Abkhazie. Après la procédure, ils recevront les nouveaux passeports des citoyens de l'Abkhazie, région occupée par la Russie. Si les pédagogues refusent de prendre de nouveaux passeports, les séparatistes menacent de les évincer de l'école et du district de Gali, à l'aide des unités spéciales. Les enseignants demandent l'aide urgente de la MONUG.

D.P.
Source : Rustavi2