04/08/2009

A ECOUTER ET LIRE DE TOUTE URGENCE

Mis à jour le 5/08 - 15:55 (Tbilissi)

Depuis plusieurs jours, dans la province sécessionniste d'Ossétie du sud, nombre de provocations ont pu être observées de la part de l'armée russe comme des séparatistes. Le gouvernement géorgien, bien entendu, réagit en utilisant tous les moyens diplomatiques dont il dispose, sachant que face à Moscou il est bien impuissant. Il est clair que la Russie, dont l'armée s'est à nouveau amassée le long des frontières géorgiennes, espère qu'une nouvelle guerre débutera contre Tbilissi. Qoqoïty, le "président" ossète, vient de limoger la totalité de son gouvernement. Il réclame des terres géorgiennes supplémentaires pour agrandir son territoire, ultime provocation? Pas si sûr. Il y en aura d'autres... Irina Gagloïeva, porte-parole du gouvernement d'Ossétie du Sud, a déclaré à l'Associated Press que les mouvements à la frontière étaient légitimes et a nié toute ambition expansionniste. "Que les Géorgiens se détendent au sujet de leur territoires. Nous n'avons pas besoin d'un seul centimètre de leur sol" En omettant, bien sûr, de préciser que l'Ossétie du Sud, c'est la Géorgie!!! Et qu'Akhalgori, ré-occuppé aujourd'hui pas des troupes ossètes, n'est pas dans la province d'Ossétie...

Le président Obama vient de rappeler son état-major en vacances afin de plancher sur le sujet. L'Europe, elle, reste en vacance semble-t-il. Et 5 millions de Géorgiens attendent de voir ce que Poutine va décider. Depuis qu'il sait que la Géorgie a réuni plus de 300 preuves contre les actions russes d'il y a un an, qu'a-t-il encore à perdre?

Voici l'appel à l'aide de Saakashvili au monde occidental. A écouter de toute urgence. Et que les mauvaises langues amplifiant la voix de Moscou qui, comme il y a un an, comme depuis des années, accusent à-tout-va la Géorgie de tous les maux, se taisent! Je veux parler ici de ces médias d'irresponsables bassement anti-capitalistes qui ne se rendent pas compte des services qu'ils rendent aux mégalomanes qui dirigent la Russie sans aucun respect pour l'Humanité toute entière.

FRANCE 24, diffuse une interview du président Saakashvili. Le lien : France 24 interview Saakashvili

D.P.

Etant toujours en Géorgie actuellement, j'essaierai de vous tenir au courant des derniers développements. Autant que possible, n'ayant pas internet tous les jours. Je vous suggère de vous rendre sur "rustavi2" en anglais (lien dans la colonne de gauche)

07/07/2009

OBAMA - MEDVEDEV : une première journée à Moscou


OBAMA - MEDVEDEV : une première journée à Moscou

Voici, un peu plus bas, la quasi-totalité de la conférence de presse donnée conjointement par Obama et Medvedev ce lundi soir. C'est un peu long et fastidieux à lire, mais pas autant qu'à écrire, je vous l'assure! Quelques beaux sous-entendus de part et d'autre, et une fermeté d'Obama concernant l'inviolabilité du territoire géorgien qui ne laisse aucun doute sur les difficultés rencontrées lors des discussions de la journée. Par contre, aucune question n'a été posée par un journaliste à propos de la guerre d'août, ni à propos du Caucase en général. Il a sans doute fallu éviter les sujets qui fâchent, les points de désaccords. Obama voit Poutine demain matin, pour le p'tit-déj. Ils en parleront très certainement ensemble, étant bien plus l'affaire de Poutine que de Medvedev.

Demain, d'autres événements d'importance viendront donc certainement s'ajouter à ceux d'aujourd'hui, mais je n'aurai pas la possibilité de vous en faire part. Plutôt que d'en écouter ou lire l'un ou l'autre résumé dans un média quelconque (ce qui est encore plus pénible!), je ne peux que vous conseiller de lire la totalité, en anglais, sur le site de la Maison Blanche par exemple.

Pour le point de vue géorgien, reportez-vous, en anglais ou en géorgien, sur le site de Rustavi2, aussi par exemple. Je vous livrerai mes sentiments plus tard, vraisemblablement jeudi.

Et à partir de la semaine prochaine, c'est avec grand plaisir que je partagerai avec vous, cher(e)s lecteur (trice), mes témoignages et autres résultats de, je pense, nombreuses pérégrinations un peu partout en Géorgie (toujours difficile de s'y organiser: transports, disponibilités, obligations diverses). A défaut de pouvoir partager avec vous certains sujets de découvertes, comme les vins ou brandies incontournables ( sans rancune !) , je compenserai avec de nombreuses photos régulièrement mises en ligne, à la fois sur ce blog et un autre blog qui sera ouvert pour l'occasion.

Bonne vacances à vous si vous partez aussi "ailleurs", sinon, courage! 

D.P.

traduction libre d.p.

PRESIDENT Medvedev : Mesdames et Messieurs, Mesdames et Messieurs de la presse, les collègues, nous venons d'achever nos négociations avec le président des États-Unis. La première visite du président américain Barack Obama en Russie a été très chargée. Le première journée a montré que nous avons réussi à discuter de tous les points de notre ordre du jour, et ce n’était pas rien.

Je voudrais d'emblée dire que la conversation était très utile et très ouverte. Cela, sans aucun doute, fut une réunion qui a été prévu, tant dans notre pays qu’aux États-Unis d'Amérique, et sur laquelle non seulement l'avenir de nos deux pays dépend, mais aussi, dans une large mesure, les tendances du développement mondial.

(...) En réalité, pour nos relations, c'est très important et ce n'est pas un travail simple, parce que l'arriéré de problèmes est tout à fait impressionnant. Mais nous avons assez de volonté mutuelle pour faire l'examen de ces problèmes, les positions de principes qui nous ont toujours occupés et nous occupent encore, d'une manière professionnelle. Et nous sommes parvenus à des résultats mutuellement bénéfiques.

Je tiens à souligner que chacun de nos pays comprend son rôle à sa façon, mais qu’en même temps, nous nous rendons compte de notre rôle et la responsabilité de la situation dans le monde - surtout dans une période où le niveau de la mondialisation a atteint de telles dimensions, et de ces paramètres viennent les décisions que nous prenons très souvent pour déterminer la situation en général. Et ces États puissants comme les États-Unis d'Amérique et la Fédération de Russie ont une responsabilité spéciale pour tout ce qui se passe sur notre planète.

Nous avons de nombreux points de convergence, de nombreux intérêts mutuels et mondiaux, économiques et bien d’autre intérêts. Mais notre volonté de discuter de ces sujets était mutuelle, et c'est aussi l'un des résultats très importants de notre rencontre, car le travail que nous faisons requiert la bonne volonté, le respect mutuel, la compréhension et l'honnêteté de l'autre position.

Nous sommes également venus à la conclusion que le niveau des relations russo-américaines atteint aujourd'hui ne correspond pas à leur potentiel. Et la chose importante est que le niveau que nous avons aujourd'hui ne correspond pas à la nécessité de l'âge actuel, et sans développement de nos relations à l'ordre du jour des affaires étrangères, sur des données scientifiques, le commerce, l'éducation, les relations ne seront pas en mesure de construire la route à l'aube du 21e siècle.

Nous avons passé plusieurs heures à des négociations très spécifiques, et de même nous nous sommes attardé sur les questions de la philosophie de notre coopération. Je suis reconnaissant au Président des États-Unis pour la compréhension qu’il a montré sur les principes que nous avons mis en avant, et de notre attention sur les propositions faites par la partie américaine. Donc, en dépit du fait que, en quelques heures, nous ne pouvons pas éliminer le fardeau de tous les problèmes, nous avons convenu que nous allons aller de l'avant sans s'arrêter, que nous allons prendre les décisions qui sont nécessaires pour le développement des relations entre nos deux pays.

Nous avons discuté des problèmes très spécifiques, et je voudrais partager quelques-unes avec vous. Nous avons, bien entendu, discuté de sujets internationaux. Nous avons parlé de ces problèmes difficiles comme le processus de règlement au Moyen-Orient. Nous avons convenu de poursuivre nos travaux, en tenant en compte les visites que nous avons eues au Moyen-Orient, récemment. Nous avons discuté de la possibilité d'organiser à Moscou une conférence sur le Moyen-Orient.
Nous avons parlé d'un sujet très important qui nécessite la coordination de nos activités. C'est le problème de l'Afghanistan. Sans notre travail conjoint dans ce domaine, nous ne serions pas en mesure d'atteindre le succès, et sur ce point nous nous sommes entendus sur une déclaration spéciale.

Nos relations seront également consolidées par nos liens dans le domaine humanitaire, dans le domaine de la science. Cela doit être fait par tous les moyens, et nous allons traiter de cela après cette réunion d'une manière très profonde.

Maintenant, quelques résultats de nos négociations. Vous êtes au courant de leur existence. Nous nous sommes entendus sur un sujet très important, le nouvel accord des armements stratégiques offensifs. C'est donc un élément fondamental de notre sécurité mutuelle. Le travail était très intense et je dois admettre que nos équipes, nos délégations, ont travaillé efficacement sur ce sujet. Il en résulte un compromis raisonnable, et je tiens à remercier tous ceux qui ont pris part à ces négociations, ou y prendront part.

(..) D’un commun accord, comme nous venons de signer avec le Président des États-Unis, il est dit que nos deux pays peuvent avoir de 500 à 1.100 porteurs d'armes stratégiques, et de 1500 à 1675 têtes. Ce sont les nouveaux paramètres de notre dialogue et pour lequel nous espérons parvenir à un accord final qui fera partie du nouveau traité.

Nous avons également convenu que les systèmes offensifs et défensifs des deux pays devraient être examinés ensemble. Nous avons adopté une déclaration commune sur la GPA. Et cela est aussi un important résultat de notre travail, même en tenant compte du fait que nous avons des divergences sur un certain nombre de articles. Cependant, nous avons réussi à signer - d'approuver un document commun.

Nous avons discuté des mesures de coopération dans le domaine nucléaire et le plus important est que nous allons continuer notre coopération dans tous les domaines, et beaucoup dépend de notre pays. Nous avons signé un accord sur le transit militaire en Afghanistan. Nous avons décidé de créer une commission présidentielle sur la coopération, qui aura à coordonner les relations entre les divers organismes des États-Unis et la Fédération de Russie, respectivement, dans tous les domaines prioritaires, y compris les domaines économiques et militaires.

Dans le domaine militaire, ces questions seront abordées par les chefs d'état-majors qui ont signé le document, le général Makarov et Mullen.

Bientôt, tous ces documents seront publiés et vous pourrez vous familiariser avec eux.

(...) Je tiens à souligner, en conclusion, que notre pays tient à atteindre un haut niveau de coopération avec les États-Unis, ce qui serait réaliste, digne du 21ème siècle, et ce qui assurera la paix et la sécurité. C'est dans notre intérêt, et nous sommes reconnaissants à nos collègues américains pour le travail conjoint que nous avons fait.

Il est vrai que la solution de nombreux problèmes du monde dépend de la volonté commune des États-Unis et la Russie.

Merci.

(clap clap clap)

PRESIDENT OBAMA:

Bon après-midi, tout le monde, et je tiens à remercier le président Medvedev et le peuple russe pour leur hospitalité. Michelle et moi, et nos enfants sont heureux d'être ici, à Moscou, et d'être ici si rapidement dans mon administration.

Nous venons de conclure une réunion très productive. Comme le président Medvedev vient de l'indiquer, le président et moi avons convenu que les relations entre la Russie et les États-Unis ont souffert d'un sentiment de dérive. Nous avons décidé de rétablir les relations américano-russes, de sorte que nous pourrons coopérer plus efficacement dans des domaines d'intérêt commun. Aujourd'hui, après moins de six mois de collaboration, nous avons fait exactement cela en prenant des mesures concrètes pour progresser sur un large éventail de questions, tout en ouvrant la voie à davantage de progrès dans l'avenir. Et je pense qu'il est particulièrement remarquable que nous ayions abordé les priorités - ce ne sont pas des questions de second rang, elles sont fondamentales pour la sécurité et la prospérité des deux pays.

Tout d'abord, nous avons pris des mesures importantes pour faire avancer l'augmentation de la sécurité nucléaire et arrêter la propagation des armes nucléaires.

Cela commence avec la réduction de nos propres arsenaux nucléaires. Étant les deux principales puissances nucléaires, les États-Unis et la Russie doivent montrer l'exemple, et c'est ce que nous faisons ici aujourd'hui. Nous avons signé un accord commun pour une suite du traité à l'accord START et qui permettront de réduire nos ogives nucléaires jusqu'à un tiers de nos limites actuelles des traités. Ce traité juridiquement contraignant sera achevé cette année.

Nous avons également convenu d'une déclaration conjointe sur la coopération en matière de sécurité nucléaire qui nous aidera à atteindre l'objectif d'assurer à toutes les matières nucléaires vulnérables dans les quatre ans - des progrès que nous pouvons mettre à plus tard cette semaine au sommet du G8. Ensemble, ces éléments sont d’importants pas en avant dans la mise en œuvre de l'ordre du jour que j'ai énoncé, à Prague.

Comme nous tenons nos engagements, nous devons veiller à ce que les autres nations conservent le leur. À cette fin, nous avons eu des discussions constructives sur la Corée du Nord et l'Iran. La Corée du Nord a renoncé à ses propres engagements et de violation du droit international. Et c'est pourquoi je suis heureux de voir que la Russie se joingne à nous dans l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité qui appelle à des mesures énergiques pour empêcher la nucléairisation de la Corée du Nord et ses programmes de missiles balistiques.

L’Iran pose également un sérieux défi par le biais de son incapacité à honorer les obligations internationales. Ce n'est pas seulement un problème pour les États-Unis. Elle soulève la perspective d'une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient, qui mettrait en danger la sécurité mondiale, et le programme balistique de l'Iran pourrait également représenter une menace pour l'ensemble de la région. C'est pourquoi je suis heureux que nous nous soyons entendus sur une déclaration conjointe sur la coopération en matière de défense, et une évaluation de la menace des missiles balistiques, défis du 21ème siècle, y compris ceux posée par l'Iran et la Corée du Nord.

Deuxièmement, nous avons pris des mesures importantes en avant afin de renforcer notre sécurité grâce à une plus grande coopération.

Président Medvedev et moi avons convenu de la nécessité de lutter contre la menace de l'extrémisme violent, en particulier d'Al-Qaïda. Et aujourd'hui, nous avons signé un accord qui permettra le transit de matériel militaire offensif par la Russie vers l'Afghanistan. Il s'agit d'une contribution substantielle de la Russie à notre effort international, et permettra de gagner en temps et en ressources pour donner à nos troupes le soutien dont elles ont besoin.

Merci à l'amiral Mullen et son homologue russe, nous avons également accepté de reprendre la coopération militaire, entre les États-Unis et la Russie. Cela fournit un cadre pour l'amélioration de la coopération et l'interopérabilité entre nos forces armées, afin que nous puissions mieux répondre aux menaces auxquelles nous sommes confrontés - du terrorisme à la vie privée. Nous avons également décidé de rétablir une Commission mixte sur les prisonniers de guerre et des disparus, ce qui va permettre à nos gouvernements de coopérer à notre engagement inébranlable de nos militaires, hommes et femmes.

Et troisièmement, nous avons pris des mesures importantes pour faire avancer l’élargissement de notre coopération sur un large éventail de questions qui touchent la sécurité et la prospérité de nos peuple.

Président Medvedev et moi-même avons créé une Commission Présidentielle bilatérale américano-russe pour servir de nouvelle base à cette coopération. Trop souvent, les États-Unis et la Russie ne communiquent que sur un étroit éventail de questions, ou laisse les vieilles habitudes au sein de notre bureaucratie. Et c'est la raison pour laquelle cette commission comprendra des groupes de travail sur le développement et l'économie, l'énergie et l'environnement, l'énergie nucléaire et la sécurité, le contrôle des armements et la sécurité internationale, la défense, la politique étrangère et de lutte, la prévention et de traitement des urgences, de la société civile; la science et la technologie; l'espace, la santé, l'éducation et la culture. Et ce travail sera coordonné par le Secrétaire Clinton et le Ministre Lavrov, et le voyage de la secrétaire Clinton en Russie cet automne montre avancée.

Juste pour vous donner un exemple de cette coopération, c’est le nouveau protocole d'entente sur la santé. Nous avons appris - le plus récemment avec le virus H1N1 - une maladie qui apparaît partout peut constituer un risque pour les gens partout dans le monde. C'est pourquoi les services de notre Département de la santé coopéreront avec leurs homologues russes pour lutter contre les maladies infectieuses, chroniques, transmissibles et non transmissibles, tout en favorisant la prévention et la santé mondiale.

Enfin, je suis heureux que la Russie a pris la décision importante de la levée de certaines restrictions sur les importations de bétail. Le coût de ces restrictions sur l'entreprise américaine est de plus de 1,3 milliard de dollars, et nous avons fait des progrès importants vers la restauration de ce commerce.

Je ne vais pas prétendre que les États-Unis et la Russie sont d'accord sur chaque question. Comme le président Medvedev l’a indiqué, nous avons eu des discussions franches, et il y a des domaines où nous sommes toujours en désaccord. Par exemple, nous avons eu une discussion franche sur la Russie par rapport à la Géorgie, et je réitère ma ferme conviction que la souveraineté de la Géorgie et l'intégrité territoriale doit être respectée. Cependant, même dans notre travail par le biais de nos désaccords sur les frontières de la Géorgie, nous sommes d'accord que personne n'a un intérêt renouvelé dans les conflits militaires. Et pour avancer, nous devons parler franchement pour résoudre ces différends de façon pacifique et constructive.

Le Président Medvedev et moi nous nous sommes engagés à sortir de la suspicion et rivalités du passé afin que nous puissions avancer dans les intérêts que nous avons en commun. Aujourd'hui, nous avons fait des progrès significatifs dans le démontration par des actes et des mots ce qu'est une attitude plus constructive-Unis Russie relation peut ressembler au 21e siècle. Demain, je me réjouis de cet effort pour élargir les domaines des affaires, la société civile, et un dialogue entre Américains et Russes.

Je crois que nous avons tous un intérêt à se forger un avenir dans lequel les États-Unis et la Russie [soient] des partenaires efficaces au nom de notre sécurité et notre prospérité. C'est le but de la réinitialisation de nos relations, c'est le progrès que nous avons fait aujourd'hui, et je tiens encore une fois à remercier le Président Medvedev et toute son équipe pour être les hôtes et pour ce merveilleux travail réalisé de façon efficace avec nos équipes. Je vous remercie.

(clap clap clap clap)

MODERATEUR:  Chers collègues, nous commençons maintenant la conférence de presse conjointe du Président de la Fédération de Russie et du président des États-Unis. Vous serez en mesure de poser deux questions. N'oubliez pas de vous représenter vous-même. Et la première question, de la presse américaine :

Q Merci, et bonne soirée aux deux Présidents. Obama Président, je voudrais vous poser une question concernant la question de la confiance, après cette période de relations tendue entre les pays, mais aussi avec les accords que vous avez juste jeté aujourd'hui. Après avoir passé du temps avec le président Medvedev, vous sentez-vous comme vous avez le plein de confiance en lui, et avez-vous installé dans votre esprit qui est réellement en charge ici en Russie - le président ou le premier ministre Poutine?

Président Medvedev, je voudrais vous demander, les sondages montrent que le peuple américain ont des sentiments récurent - je suis désolé - qu’en Russie, les gens ont une certaine rancune à propos de l'Amérique. Je me demandais ce que vous pensez que le Président Obama peut faire pour essayer de changer cela?

PRÉSIDENT OBAMA : Bien, tout d'abord, c'est maintenant ma deuxième longue réunion bilatérale avec le Président Medvedev et nous avons aussi eu une série de coups de téléphone et d'autres échanges. Et au cours de nos interactions, j'ai constaté qu'il est direct, professionnel. Il est clair sur les intérêts du peuple russe, mais il est aussi intéressé par la découverte quels sont les intérêts des Etats-Unis. Et nous avons constaté, je pense, une capacité de travailler ensemble extrêmement efficacement.

Alors, oui, j'ai confiance au président Medvedev, non seulement d'écouter et de négocier de manière constructive, mais aussi d'assurer le suivi - le suivi sur les accords qui sont ici aujourd'hui. Et, encore une fois, je suis très reconnaissant, non seulement de la manière dont il a traité avec moi, mais aussi la façon dont nos équipes ont travaillé ensemble. Si vous pensez que sur le court laps de temps entre notre rencontre à Londres et aujourd'hui, et le fait que nous avons accompli presque tous les objectifs que nous nous étions fixés à Londres - et ces réalisations ne sont pas négligeables - je pense que c'est un bon signe de progrès dans l'avenir.

Demain, je serai à un petit-déjeuner avec le Premier ministre Poutine. Je ne l'ai pas rencontré avant. Je me réjouis de cette réunion. Je crois comprendre, c’est que le président Medvedev est le président, et le Premier ministre Poutine, le Premier ministre, et le pouvoir est attribué, conformément au système de gouvernement de la Russie, de la même manière que nous attribuons le pouvoir aux États-Unis.

Et mon intérêt est de traiter directement avec mon homologue, le Président, mais aussi d'atteindre le Premier ministre Poutine et tous les autres secteurs influents de la société russe pour que je puisse obtenir une image complète des besoins de la population russe, et les préoccupations de la population russe.

Et j’ai la forte impression que le président Medvedev et le Premier ministre Poutine travaillent efficacement ensemble. Et notre intérêt est traiter avec le gouvernement russe dans son ensemble afin de parvenir à l'amélioration des relations bilatérales qui, je crois, peut être accomplie.

PRESIDENT Medvedev : Tout d'abord, je tiens à remercier le Président Obama pour les paroles aimables qu'il vient de dire sur l'esprit et le niveau d'ouverture dont nous jouissons dans notre relation personnelle. J'ai dit quelque chose à ce sujet déjà, auparavant. Les Relations personnelles sont très importantes, surtout quand on parle de la construction de relations interétatiques. Et lorsque la relation entre les gouvernements et les relations personnelles sont au même niveau, positive - c'est toujours bon pour les relations entre les pays.

En parlant de l'attitude envers les Américains, ils sont amicaux. Je n’y vois pas d'éléments négatifs. Mais quand il y a des problèmes entre les états, quand il y a des signaux négatifs envoyés par le gouvernement, alors bien sûr ces signaux réfléchissent sur l'humeur des gens ordinaires et ainsi la meilleure relation entre les pays est que plus de personnes ont de l'empathie les uns envers les autres dans des pays différents.

Nous avons évoqué lors de nos différentes tâches la relation entre nos pays, de nouveaux hauts et bas. Ensemble, pendant la Deuxième Guerre mondiale, nous avons sauvé le monde, il y avait le partenariat stratégique entre nous. Et maintenant nous avons aussi un sentiment que beaucoup dépend de notre relation. Et le succès dans la réalisation de ces diverses espérances, dépend beaucoup de nos efforts, voulant dire que notre peuple avait toujours la sympathie l'un vers l'autre.

MODERATEUR: (Inaudible), s'il vous plaît, vous avez la parole.

Q. Je vous remercie. J'ai une question aux deux Présidents. La Russie et les États-Unis sont les plus grandes puissances nucléaires dans le monde, représentant 95 pour cent des ogives. Vous avez travaillé sur les documents sur le TNP depuis un certain temps - en fait, depuis 1970. Pensez-vous que vous serez en mesure d'avoir la situation sous contrôle dans la zone du TNP alors qu’il y a beaucoup de tendances négatives dans le monde entier?

PRESIDENT Medvedev: Eh bien, le problème de non-prolifération est très important pour nos pays parce car nous partageons le plus lourd dans le domaine de la non-prolifération des armes stratégiques. Nous avons de grands arsenaux nucléaires, et nous avons l'entière responsabilité de ces arsenaux . Et je suis d'accord avec vous - il y a des tendances négatives dans le monde et elles sont dues à l'émergence de nouveaux acteurs nucléaires. Certains d'entre eux ne sont pas officiellement membres du club nucléaire, mais ils ont des aspirations d'avoir des armes nucléaires et de déclarer ouvertement, ou, ce qui est pire, le faire clandestinement. Et bien sûr, elle a une incidence très négative sur le monde.

Et pour des raisons bien connues, il existe des régions du monde où la présence d'armes nucléaires créerait d'énormes problèmes, et ce sont des domaines où nous devrions concentrer nos efforts avec nos partenaires américains.
Ces régions, ces zones sont bien connues. Il n'y a pas de sens à les nommer. Mais il est bien évident que de la situation au Moyen-Orient ou dans la péninsule coréenne dépendra le climat dans le monde.C’est sous notre responsabilité conjointe, et nous devrions faire tout notre possible pour empêcher toute évolution négative là-bas. Et nous sommes prêts à le faire. Nos négociations avec le président Obama ont montré que nous partageons la même attitude à l'égard de ce problème.

PRESIDENT OBAMA: Eh bien, je pense que le président Medvedev a bien dit. Il s'agit d'une question urgente et pour laquelle les États-Unis et la Russie ont à assumer le leadership. Il est très difficile pour nous d'exercer le leadership si nous nous montrons nous-mêmes prêts à faire face avec nos propres stocks d'armes nucléaires de manière plus rationnelle. Et c'est pourquoi l'après-accord START est si important, et j'espère que nous pouvons réduire nos arsenaux nucléaires, autant que par un troisième qui peut même se déplacer au-delà des accords et traités.

La question cruciale que le président Medvedev a identifiée est le fait que nous assistons à un rythme de potentiel de prolifération que nous n'avons pas vu un certain temps, et il a cité deux zones spécifiques. Dans le Moyen-Orient, il est profondément préoccupée par la poursuite de la capacité nucléaire de production d'armes de ne pas tout simplement parce que d'un pays désireux d'armes nucléaire de l ‘Iran, mais le fait que si l'Iran obtient l'arme nucléaire, il est pratiquement certain que d'autres pays de la région décideraient de poursuivre leurs propres programmes. Et nous alors connaître une course aux armements nucléaires dans peut-être la plus volatile partie du monde.

Dans la péninsule coréenne, nous avons déjà vu la Corée du Nord bafouer ses propres engagements et obligations internationales dans la poursuite des armes nucléaires. Et dans tous ces cas, comme vous le voyez, au plus il y a prolifération des armes nucléaires, avec la possibilité non seulement pour les acteurs étatiques de cibler les populations avec des armes nucléaires, mais la possibilité que les armes nucléaires peuvent tomber entre les mains d'acteurs non-étatiques, des organisations extrémistes, cela fait peser une menace extraordinaire pour la Russie et les États-Unis.

Donc, je suis heureux des progrès que nous avons accomplis à ce jour. Je pense que le fait que nous ayons obtenu une évaluation de la menace en termes de capacités en matière de missiles balistiques et armes nucléaires qui pesent sur notre pays, que nous allons mener un examen plutôt que de faire des évaluations, et trouver une façon pour les États-Unis et la Russie de coopérer plus efficacement, ce sera très important.

Je pense continuer la poursuite de la coopération qui existe déjà entre la Russie et les États-Unis sur les matières nucléaires dans l’ensemble, et en veillant à garantir ceux-ci ce qui, je pense, va être très important. Structurer un nouveau traité revitalisé de non-prolifération qui applique un ensemble de règles pour tous les pays, leur permettant de poursuivre l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans avoir l’accès aux armes nucléaires, c’est ce qui va être très important.

Et nous avons effectivement proposé un sommet sur la sécurité nucléaire à l'échelle mondiale que nous avons l'intention d'accueillir l'année prochaine, et j'ai discuté avec le président Medvedev la forte possibilité que, dans un sommet ultérieur, qui pourrait être accueilli par la Russie, où nous convoquons tous les pays du monde pour commencer à faire des progrès sur cette question critique.

Matt Spetalnick de Reuters: Q  De profondes divisions à propos du bouclier de missiles américain ont énormément contribué à la détérioration de relations américano-russes de ces dernières années, et il ne semble pas que vous, messieurs, ayiez finalement résolu cette question non plus. Président Obama, vous avez dit très clairement que vous n'accepteriez pas le lien entre les groupes de missiles et les pourparlers de contrôle des armements. Le président Medvedev et le Premier ministre Poutine ont dit que ces questions doivent être liées. Vous, messieurs, désirez-vous bouger ou accepter un compromis sur cette question? Et sinon, pourriez-vous aussi contribuer à un blocage ou à un obstacle pour le fait d'atteindre un accord final START II?

Et aussi, Président Obama, je me demande si vous pouviez nous donner votre réaction à la répression du gouvernement chinois dans le nord-ouest du pays, sur les émeutes et les troubles qui ont tué plus de 140 personnes.

PRESIDENT OBAMA: En ce qui concerne la situation en Chine, malheureusement, j'ai voyagé toute la nuit puis aux réunions toute la journée, je n'ai donc pas été pleinement informé et je ne veux pas faire de commentaire jusqu'à ce que j’aie toutes les informations. Mais je peux vous assurer que notre équipe fera une déclaration dès qu’en mesure de le faire.

Sur la défense antimissile, nous avons convenu que nous allions continuer à discuter de cette question critique. Cela fait partie de la déclaration conjointe que nous avons signée. Je crois aussi qu'il est tout à fait légitime pour nos discussions de parler non seulement sur l'arme offensive mais aussi sur les systèmes d'armes défensives.

(,,,) La différence que nous avons eu a été sur les spécificités d'un système de défense antimissile que les États-Unis considère comme une priorité pour faire face à un missile venant d'Iran ou la Corée du Nord ou d'un autre État, et non de la Russie, et qu'il est important pour les États-Unis et ses alliés de disposer de la capacité à éviter une telle agression. Il n'y a pas de scénario de notre point de vue dans lequel ce système de défense antimissile serait une protection contre un arsenal russe aussi puissant. Et donc, en ce sens, nous n'avons pas pensé qu'il est approprié d'établir un lien entre les discussions d'un système de défense de missiles visant à faire face à une menace tout à fait différente sans lien avec le genre de solide capacité que la Russie possède.

Maintenant, cela dit, le président Medvedev a été très clair que c'est un point de profonde préoccupation et touche la sensibilité du gouvernement russe. Je pense quand je parle avec le Président que le Premier ministre Poutine va dire la même chose demain. Et nous tenons à travailler avec la Russie pour faire progresser un système (...) Donc, en fin de compte, je pense qu’au plus nous réalisons de progrès sur certains des problèmes que j'ai mentionné plus haut - la non-prolifération, qui est capable de suivre des missiles balistiques provenant d'autres sources - dans la mesure où nous construisons l'approfondissement de la coopération sur ces fronts, je pense que nous allons être en mesure de résoudre le plus efficacement cette question. Je crois que petit à petit, nous finirons par voir que États-Unis et la Russie peuvent être unies sur ces questions et qu'en fait, nous avons un intérêt mutuel à protéger à la fois nos populations contre ce genre de danger que pose aujourd'hui la prolifération des armes.

PRESIDENT Medvedev : Je vais dire quelques mots sur ce sujet. Bien sûr, anti-missiles balistiques de défense - pas de missiles balistiques de défense..., mais le problème de la troisième région est une discussion difficile. Mais je voudrais attirer votre attention sur ce que le président Obama a dit, et voudrais dire moi-même sur ce point. Dans notre accord mutuel qui vient d'être signé, nous parlons de la relation entre armes offensives et défensives, ce qui constitue déjà un pas en avant. Il y a quelques temps, sur cette question, nous avons tous -des différences. Or, ce lien est indiqué et cela ouvre la possibilité de rapprocher les positions les unes des autres.

Deuxièmement, personne ne dit que les missiles balistiques de défense est nuisible ou constitue un danger. Il est destiné à rendre un certain nombre de services. La question est de relier cette configuration de la défense des intérêts des autres pays. Je tiens à souligner spécialement que nos partenaires américains, contrairement à ce qui se passait au cours des dernières années, ont pris une pause et sont maintenant en train d'étudier cette situation. En conséquence de cela, ils vont formuler leur position finale. (...)


 

06/07/2009

OBAMA - MEDVEDEV : ...?

OBAMA - MEDVEDEV : dès ce soir, un résumé complet.

Revue de presse russe, géorgienne, US et européenne.

Ce qu'on peut en dire pour l'instant (14h20 Bxl) c'est que la Géorgie est totalement focalisée sur ce qui se passe à Moscou. Les interrogations sont nombreuses, et nous pourrions projeter un panorama de ce qui peut sortir des nombreuses réunions de ce jour mais bien inutilement: tout peut encore arriver, y compris l'impossible.

A ce soir - ou demain matin pour les couche-tôt !

D.P.

 

17/06/2009

Grave! OBAMA est insulté par un député de la Douma...

 

Le député Sergei ABALSEV insulte OBAMA et son conseiller Gordon .

Je cite :

" Je recommande à GORDON (conseiller du président OBAMA pour les questions eurasiennes - Russie/Géorgie e.a.) de faire changer son nom en « CONDOM », et je conseille au Président (Obama) d'ouvrir un sex-shop à la Maison Blanche, et utiliser tout cela avec sa femme."

"Ce n'est pas de la politique ce qu'OBAMA fait, alors je leur recommande de planter des concombres et des carottes autour de la Maison Blanche au lieu de faire de la politique."

Après s'être fait fortement critiquer par la communauté internationale pour avoir posé son véto avant-hier au Conseil de sécurité de l'ONU, empêchant la prolongation des missions en Géorgie, y compris dans les provinces séparatistes, la Russie se déchaîne. Bien entendu, ce genre de discours est assez habituel de la part des dirigeants russes. Souvenez-vous de ce que poutine a dit, plus d'une fois, devant des millions de téléspectateurs et devant... Sarkozy, je cite : «Saakachvili, je vais pendre par les couilles». Cette petite phrase de Poutine a été largement diffusée par les média à l'époque, j'espère que celle de son député ABALSEV le sera tout autant, et nous attendons tous la réaction du Président Obama et, accessoirement, de Poutine ou de Medvedev.

Peut-on s'attendre à des sanctions de la part de l'administration américaine? Peut-être. Ce serait normal. Pourtant, en y réfléchissant, est-ce plus ou moins grave que d'envahir et occuper un pays voisin, de protéger un nettoyage ethnique, de baffouer les lois internationales?

Allez, finalement, tout cela n'est pas bien important, tant que l'Europe peut s'approvisionner en gaz et en pétrole, il n'y a pas de soucis à se faire! Ah oui mais là, il y a un autre problème : la Biélorussie s'est vu interdire l'exportation de ses produits laitiers en représaille de sa non-reconnaissance des provinces séparatistes, et du coup les biélorusses menacent de couper les robinets du gaz en transit par chez eux vers l'Europe...  Super!

D.P.

 

14/04/2009

Les observateurs européens empêtrés en Géorgie


Les observateurs européens empêtrés en Géorgie

LE MONDE - Article de Natalie Nougayrède. A lire avec empressement !

Extrait :

"Avec les Ossètes, ça ne cesse de se dégrader", confie un des 36 gendarmes français de la mission, qui rassemble en tout 26 nationalités européennes. "Les Ossètes refusent même de communiquer avec nous. Ils disent : “Si vous voulez pénétrer sur notre territoire, vous devez reconnaître notre indépendance”, ce que l'Europe ne peut pas faire, évidemment!" Les observateurs circulent en véhicules blindés, mais ne sont pas armés. Ils évitent de s'aventurer jusqu'aux points de contrôle ossètes, d'où, l'alcool et les esprits échauffés aidant, vont parfois fuser des menaces de tir. Le travail des Européens consiste pour l'essentiel à s'assurer que les équipements militaires géorgiens restent "défensifs", sans artillerie, mortiers ni tanks. Pendant ce temps, l'armée russe consolide ses campements en Ossétie du Sud et en Abkhazie, où quelque 10000 soldats sont désormais installés, à l'abri de toute inspection internationale.

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Obama partenaire

John TEFT, l'ambassadeur des États-Unis en poste à Tbilissi, réaffirme que les États-Unis demeurent le principal partenaire pour la Géorgie. "Les parties continuent de travailler sur les questions qui concernent les applications de la charte de partenariat (ndlr signée en janvier). (...) La nouvelle administration des États-Unis va aider la Géorgie."

L'administration Obama a alloué 242 millions de dollars à la Géorgie. Le congrès devrait confirmer cette aide assez rapidement.
L'ambassadeur des États-Unis a aussi parlé de la prochaine réunion du ministre des Affaires étrangères géorgien avec le secrétaire d'Etat américain à Washington. Le ministre Grigol Vashadze rencontre la Secrétaire Clinton aujourd'hui.

"La rencontre entre Mr Vashadze et Mrs Clinton sera l'occasion pour eux de s'asseoir et de parler de leurs intérêts mutuels. Comme vous le savez, ils se sont réunis pour une brève réunion à Bruxelles lors de la commission OTAN-Géorgie, mais ce sera une chance pour une plus longue discussion aujourd'hui de parler non seulement des relations bilatérales mais aussi la situation dans les zones de conflit, sur les négociations de Genève , sur le renouvellement de la MONUG. J'attends avec impatience les résultats de l'audience" a dit l'ambassadeur.

D'après Rustavi2

D.P.

08/04/2009

Saakashvili: Les portes de l'OTAN + Diplomates étrangers en poste à Tbilissi : Appel pour un dialogue

Diplomates étrangers en poste à Tbilissi : Appel pour un dialogue

A la veille des rassemblements de protestation, un des ambassadeurs du groupe de travail a invité les autorités et l'opposition, le 8 avril à s'engager dans un dialogue ouvert, à rechercher des solutions durables à des questions de grande importance pour la Géorgie.

Avec comme objectif de promouvoir les principes démocratiques et les procédures en Géorgie, les ambassadeurs du groupe de travail se réunit sur régulièrement. Il se compose des ambassadeurs des Etats participants de l'OSCE, au Conseil de l'Europe, le chef de la délégation de la Commission européenne et le Coordonnateur résident des Nations Unies.

Les ambassadeurs appellent toutes les forces politiques et les représentants du gouvernement, y compris les autorités chargées de la sécurité, à montrer un comportement responsable et l'attachement aux principes démocratiques lors de l'annonce des actions de protestation du 9 avril 2009, et d'exprimer leurs positions dans le cadre juridique, en évitant toute violence.

D.P. - D'après Rustavi2 et Civil.ge


Saakashvili: Les portes de l'OTAN restent ouvertes !

Le président Saakashvili a déclaré à la télévision lors d'une réunion avec le Président de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, John Tanner, à Tbilissi, que la récente déclaration du sommet de l'OTAN signifie que les portes de l'Alliance avaient été "réouvertes" pour la Géorgie.

En ce qui concerne l'OTAN, nous avons réussi à obtenir ce que nous espérions depuis longtemps. Les récentes décisions du sommet de Strasbourg et les déclarations d'Obama, du Président sortant et des secrétaires généraux de l'OTAN nous donnent de très sérieuses raisons d'être optimistes.

Si auparavant la principale question était de savoir si la Géorgie avait ou non un "plan d'action pour l'adhésion", ce document (déclaration finale du sommet de l'OTAN) dit que la Géorgie est sur la voie de l'OTAN, non directement par le biais de ce plan d'action - la question est posée séparément - mais par le biais de la Commission OTAN-Géorgie, et par un examen annuel de la Commission.

Cela signifie que, malgré l'agression, en dépit de la guerre et malgré la propagande qui est en cours contre nous, la route vers l'Alliance Atlantique-Nord a été rouverte pour la Géorgie. C'est le chemin vers la stabilité, vers la protection de l'ensemble de la région, ce qui est aussi la voie de la garantie économique.

On peut lire dans la déclaration finale du sommet des dirigeants de l'OTAN du 4 avril de Strasbourg / Kehl: Sans préjudice d'autres décisions qui doivent être prises concernant le plan d'action pour l'adhésion, le développement de programmes nationaux annuels aidera la Géorgie et l'Ukraine dans l'avancement de leurs réformes. L'examen annuel de ces programmes nous permettront de continuer à suivre de près la Géorgie et l'Ukraine, les progrès sur les réformes liées à leurs aspirations à l'adhésion à l'OTAN.

Le Président Saakashvili a également dit que, lors de sa visite en Géorgie, le général James Cartwright a présenté "un nouveau paquet" d'assistance à l'armée géorgienne.

Cela va aider la Géorgie à créer qualitativement de nouvelles forces armées, ce qui profitera à la Géorgie, et bénéficiera à l'ensemble de nos alliés, a déclaré le président Saakachvili.

D.P. - D'après Civil.ge et le site de l'OTAN

07/04/2009

Obama, à propos de la Russie.

 

Obama : conférence de presse à Strasbourg, à propos de la Russie.

Le président américain Barack Obama a dit, lors d'une conférence de presse commune avec le Président français, Nicolas Sarkozy, à Strasbourg, qu'il y avait un grand potentiel pour améliorer les relations avec la Russie, mais a ajouté que Moscou ne devrait pas revenir aux vieilles méthodes de gestion des affaires :
J'étais un critique de l'invasion russe de la Géorgie. Je continue à croire que malgré les efforts extraordinaires du Président Sarkozy pour négocier le cessez-le-feu, nous n'avons pas vu de stabilisation de la situation. De plus, je pense que nous devons envoyer un message très clair en Russie, comme quoi nous voulons travailler avec eux, mais nous ne pouvons pas retourner aux vieilles méthodes de gestion des affaires.

Je pense qu'il est important pour les alliés de L'OTAN d'engager la Russie et reconnaître qu'ils ont des intérêts légitimes, dans certains cas nous avons aussi des intérêts communs, mais de même nous avons quelques désaccords principaux. Je pense que nous devrions être dans un dialogue avec eux (les Russes) de la façon de maintenir la stabilité, en respectant l'autonomie et l'indépendance de tous les pays en Europe - l'ouest, l'est, central, partout où ils sont.

Le même jour, le porte-parole du Département d'Etat américain, Robert Wood, a dit aux journalistes que la position américaine est restée très claire sur le besoin de troupes russes pour se retirer, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu du 12 août, sur ses positions d'avant la guerre.

Bien que nous ne soyons pas d'accord sur les causes et l'ordre des actions militaires d'août dernier, nous avons reconnu que nous devons persévérer dans nos efforts vers une solution paisible et durable de la situation, instable aujourd'hui.

Ne voulant parler que des différences significatives qui restent entre nous, nous soulignons néanmoins l'importance de l'accord en six points du 12 août , l'accord du 8 septembre et d'autres accords appropriés, et la poursuite de la coopération efficace dans les discussions de Genève pour apporter la stabilité à la région.

D'après Civil.ge

D.P.

 

Dialogue politique, manifestation catégorique, envahisseur despotique et manifestant rus... tique !!!


porte 07Les leaders de quelques partis d'opposition et quelques ONG ont rencontré Dimitri Shashkin, qui est responsable du dialogue politique avec l'opposition.  Ensemble, ils ont fondé une commission spéciale, qui travaillera sur des amendements à apporter à la constitution.

La composition de la commission et les dates n'a pas été définies. Les détails de l'accord seront annoncés la semaine prochaine.

Les changements à apporter à la Constitution étaient le point de départ des revendications des partis radicaux qui organisent la manifestation du 9 avril. Sans doute qu'en fait, il suffisait de le demander gentiment, ainsi que le firent aujourd'hui les partis moins radicaux, pour obtenir satisfaction.

La manifestation "au finish" aura bien sûr lieu, les revendications étant elles aussi devenues plus... radicales. Par ailleurs, ladite commission, sur la proposition des membres du Mouvement Démocratique Chrétien,  devrait être dirigée par le président Saakashvili, ce que les radicaux ne sont certainement pas prêts à accepter.

Pendant ce temps, Moscou s'organise : les bases militaires russes se renforcent. La construction de la base navale sur la côte abkhaze, à quelques kilomètres de Poti, va être entammée sous peu, ainsi que la base aérienne en Ossétie, à un "jet" de pierre de Tbilissi. Pour rappel, selon les lois internationales, ces bases russes seront situées en Europe, dans un pays faisant partie d'organisations internationales telles que le Conseil de l'Europe, La cours de justice Européenne, le Conseil des communes et régions d'Europe, etc...

A la Douma, bien du monde doit se frotter les mains en regardant ce qui se passe en Géorgie. Crise économique, politique, et impuissance face à l'occupation du territoire par l'armée russe; et l'Europe reste muette. Seul Obama a su exprimer un mécontentement légitime, malgré son besoin des russes dans les dossiers Iran et Afghanistan, défits aux conséquences O combien plus vitales pour le monde que le besoin de Gaz russe en Europe. Quoique. On dit que l'Europe est frileuse...

D.P.

photo D.P. TbiliSite

Un Russe a participé aux incendies en marge des manifs anti-OTAN à Strasbourg. Mais ça ne veut rien dire.

N'en tirons pas de conclusions trop hâtivement. N'allons pas écrire trop tôt que c'est sous les ordres de Moscou que ce resortissant russe a fait partie d'un groupe de casseurs ayant dévasté puis incendié quelques batiments à Strasbourg, en marge des manifestations de pacifistes anti-OTAN, hier après-midi. Ce serait une faute que de vouloir interpréter, dans un sens comme dans l'autre, une telle information.

Il sera impossible de connaître rapidement pour quelles raisons un ressortissant russe, pays non-membre de l'Otan (pas encore...!), a souhaité dicréditer une manifestation anti-Otan. Si une preuve existe que quelques casseurs russes, sous les ordres du KGB par exemple, ont infiltrés un groupe de casseurs allemands et/ou français, il ne faudra compter sur personne pour la révéler au public. Ce serait honnête, mais ce serait une faute d'apprenti sorcier...

Quoi qu'il en soit, les autorités vont-elles pouvoir enquêter en ce sens (S'ils y songent)? Dans l'affirmative, ils n'en diront rien. Alors nous ne saurons sans doute jamais ce qui a poussé ce citoyen russe à incendier des batiments strasbourgeois.

D.P.

29/03/2009

Moscou a durci le ton en réponse aux déclarations récentes de Barack Obama.

 

Russie-Etats-Unis: atlantisme (sans ukraine et géorgie) et redémarrage des relations bilatérales sont compatibles...

D'après Kommerzant

Le problème de l'OTAN passe au premier plan des relations russo-américaines quelques jours avant la rencontre des présidents Dmitri Medvedev et Barack Obama, qui se déroulera le 1er avril à Londres, lit-on vendredi dans le quotidien Vremia novosteï.

Ainsi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rappelé hier la vigilance de Moscou envers les plans d'élargissement de l'Alliance à l'est, alors que le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Andreï Nesterenko a exprimé la préoccupation face aux actions de l'OTAN en Arctique. (ndlr : missions d'entraînement prévues de longue date et auxquelles la Russie devait participer, mais annulées par elle après la guerre de Géorgie)

Moscou a durci le ton en réponse aux déclarations récentes de Barack Obama. Ce dernier a confirmé au cours de la rencontre avec le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jaap de Hoop Scheffer son attachement au redémarrage des relations avec la Russie, sous réserve que cela ne "porte pas préjudice à la solidarité atlantique". Les pays qui veulent adhérer à l'OTAN, auront la possibilité de s'y intégrer, a affirmé le président.

Le directeur de l'Institut d'analyse politique et miliaire, Alexandre Charavine appelle à ne pas considérer "l'atlantisme" d'Obama comme un obstacle au redémarrage des relations avec la Russie: "L'OTAN possède des principes stricts d'appartenance volontaire, auxquels les Etats-Unis ne pourront pas renoncer. On ne fera pourtant aucune tentative pour accepter l'Ukraine et la Géorgie à l'Alliance, au contraire tout sera fait afin d'empêcher leur intégration". Le redémarrage des relations avec la Russie est, selon lui, beaucoup plus important pour les Etats-Unis que "l'élargissement de l'OTAN par l'admission de Kiev et Tbilissi".

L'expert du Centre Carnegie de Moscou Maria Lipman rappelle que "les Américains n'ont jamais - ni avant Obama, ni sous Obama - évoqué un renoncement à l'élargissement de l'OTAN". Il s'agit d'une des "questions très compliquées" qui sera discutée "longtemps et minutieusement". "Les priorités actuelles des Etats-Unis sont l'Iran, l'Afghanistan et le Proche-Orient. La situation dans ces régions semble très difficile", fait-elle remarquer. "Quant aux priorités de la Russie, elles restent toujours une énigme". Selon Mme Lipman, c'est dans le domaine du désarmement que Moscou et Washington pourraient progresser le plus rapidement: "Les Etats-Unis sont intéressés par le succès de la rencontre de Londres".

Revue de presse Ria Novosti / Kommerzant

06/03/2009

Russie : Partenaire ? Menace ? Nouvel ennemi ? Nul n'est d'accord.

Puisque les analyses proposées par les médias belges sont à nouveaux égales à pas grand chose, malgré que le siège de tant d'organisations internationales soient situées en Belgique, je vous propose un article éclairé sur les "nouvelles relations"  entre occident  et Russie paru dans le Figaro ce matin.

Voici cet article à lire de bout en bout, absolument.

Son lien : http://www.lefigaro.fr/

Un extrait :

(...) Partenaire ? Menace ? Nouvel ennemi ? Nul n'est d'accord. Seule certitude à Washington : la relation russo-américaine dont hérite Barack Obama est à zéro et doit d'urgence être redéfinie. «Mon espoir est que nous puissions avoir une relation constructive, dans les domaines où nous pouvons avancer dans le respect et l'intérêt mutuel», a expliqué mardi le président américain. «Nous avons besoin d'appuyer sur le bouton redémarrage», avait déjà lancé en février le vice-président Joe Biden à Munich pour conjurer «tout retour à la guerre froide». Mais cela dépend-il vraiment de nous ?, s'inquiètent les sceptiques.

L'agenda que la secrétaire d'État, Hillary Clinton, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, vont devoir explorer vendredi dans leurs entretiens de Genève est en tout cas loin d'être riant. Négociations de désarmement au point mort. Désaccord profond sur le rôle de l'Otan, dont l'élargissement à l'Est est perçu par les États-Unis comme un facteur régional stabilisateur tandis que Moscou y voit une atteinte à sa sphère traditionnelle d'influence. Inquiétude de Washington sur l'utilisation croissante par Moscou de l'arme énergétique. Conflit ouvert sur la question des valeurs, le Kremlin rejetant agressivement le modèle démocratique de l'Occident. Colère froide de la Russie sur le dossier du Kosovo. Tension russo-américaine extrême après l'invasion russe de la Géorgie. Relations économiques ténues. Les sujets de griefs n'ont cessé de s'accumuler, débouchant sur une relation «totalement atrophiée», confie Angela Stent, directrice du centre pour les études eurasiennes de l'Université de Georgetown. «On se retrouve trente ans en arrière sans aucun garde-fou institutionnel pour dialoguer», insiste-t-elle. (...)