22/02/2010

Manifestation / commémoration de la déportation des Tchétchènes et des Ingouches par Staline en 1944.

COMMUNIQUÉ

 

Bruxelles, le 21 février 2010

 

Manifestation / commémoration de la déportation des Tchétchènes et des Ingouches par Staline en 1944.

 

Ce mardi 23 février, comme chaque année, une manifestation est organisée pour marquer l'anniversaire de la déportation des Tchétchènes et Ingouches par Staline en 1944.


Cette année cependant, à cause des nombreux événements qui secouent le Caucase Nord, en Tchétchénie et en Ingouchie, mais aussi en Ossétie, au Daguestan, où Poutine et Medvedev agissent de manière très stalinienne avec les nombreux opposants - meurtres, disparitions, purges y sont quotidiens - nous devons ensemble dénoncer non seulement ces agissements inhumains contre les peuples du Caucase, mais aussi les carences des institutions internationales face aux abus massifs des droits de l'homme et des innombrables violations du droit international aux portes de l'Europe.


De même, nous nous devons de dénoncer les atrocités perpétrées en Géorgie par les forces d'occupation russes, et, en victimes ou en témoins, rappeler à tous qu'une guerre a encore cours en Géorgie, ce qui explique le soutien d'une grande partie de la diaspora géorgienne et sa présence lors de cette manifestation.

Depuis la « fin » de la guerre d'août 2008 durant laquelle la Russie s'est emparée de vingt pour-cent du territoire géorgien (intégrité territoriale reconnue par la totalité des membres de l'ONU y compris par la Russie en 1991), les abus des forces d'occupations russes et des régimes séparatistes soutenus par Moscou depuis 20 ans, restent très... préoccupants, et l'existence même de ces événements semble démontrer combien l'Europe démocratique est impuissante face à une Russie déterminée à recouvrer son hégémonie passée, au détriment des peuples qu'elle soumet, au détriment de l'Europe qu'elle manipule.


Date, heure : le 23 FEVRIER à 15 HEURES

Lieu de la manifestation : PLACE SHUMAN, 1040 BRUXELLES

Pour info : Nicolas Werth, Les crimes de masse sous Staline (1930-1953), Encyclopédie en ligne des violences de masse, [en ligne], publié le 28 décembre 2009, consulté le 22 février 2010, URL : http://www.massviolence.org/Les-crimes-de-masse-sous-Stal...-1930-1953, ISSN 1961-9898

Personne de contact : mail via ce blog (bouton « couriel » à gauche!)

 

Derek Prager

Tbilisite.skynetblogs

 

 

26/06/2009

Espionnage à Berlin, la suite

Version de l'opposition : Irakli Iashvili, l'un des fondateurs du parti d'opposition "nouveaux droits", dont le frère Mikheil a participé à la réunion à Berlin avec l'ancien ministre de l'intérieur Kakha Targamadzé, a commenté le scandale : Irakli Iashvili confirme que Levan Gachechiladze, Levan Gamkrelidze, Mikheil Iashvili ont rencontré Targamadze à Berlin. Ils ont reçu des informations très intéressantes lors de cette réunion. L'opposition avait l'appui des hommes d'affaires géorgiens en Russie, mais tout à coup, un jour, ils ont tous refusé de parrainer des rassemblements de l'opposition. Il s'est avéré après que ces personnes ont été rigoureusement mis en garde par les dirigeants russes de ne pas avoir des liens avec l'opposition géorgienne. Manifestement, la Russie ne veut pas être responsable de toute action politique en Géorgie, ils sont libres à présent de faire ce qu'ils veulent» a déclaré Irakli Iashvili.

Mikheil Iashvili possède une entreprise de transport en Russie. Il a été membre du conseil d'administration de la Georgian Airlines, arrêté pour le dépassement de ses fonctions officielles...

Version du gouvernement : "Les gens sont les meilleurs juges et leur mémoire n'est pas courte, la Géorgie sait très bien qui est Kakha Targamadze, ce qu'il est et ce qu'il a comme liens."

En effet, Targamadzé, ancien ministre de l'intérieur, qui aurait du être recherché par interpol depuis des années, mais contre qui les autorités n'ont finalement rien fait, pour enlèvements, détournements de fonds, traffic de drogue, etc... mais il vit à présent à Moscou ayant pris la nationalité russe. Et a ses entrées au Kremlin...

Version d'Oleg Panfilov, le chef du "Centre pour le journalisme en situations extrêmes" à Moscou. Il compare les cellules improvisées (les tentes style croix-rouge déguisées en cellules de prison) installées par l'opposition à Tbilissi avec les rassemblements organisés par les "Nashi", mouvement des jeunesses pro-poutine et dit que le gouvernement russe fournit non seulement les finances, mais il donne aussi des recommandations pour l'organisation de campagnes de relations publiques. Le Kremlin veut la Géorgie dans son espace impérialiste et donne à l'opposition toute forme d'assistance!

Ce qu'on peut en dire : Trois membres de partis de l'opposition radicale, celle qui provoque les géorgiens et le parlement depuis novembre 2007, et manifeste depuis 75 jours à Tbilissi en exigeant la démission de Saakashvili, avec violences diverses, recontrent un ancien ministre qui aurait du être recherché par interpol et qui vit sous protection du Kremlin, de quoi peuvent-ils discuter?

D.P. sources : Rustavi2, youtube, civil.ge

27/04/2009

Manifestations des opposants radicaux: un dangereux fiasco.


Manifestations : prolongations tumultueuses, conseils avisés et tendances pour les jours à venir.

Une bagarre a éclaté samedi soir entre les membres d'une patrouille du service d'ordre de l'opposition et une délégation d'habitants d'une rue jouxtant le Parlement. Les habitants, mécontents en raison de l'accès vers leurs maisons rendu impossible pour le ramassage des ordures et les services de secours depuis le début des manifestations, ont entammé une discussion avec les membres de la patrouille, mais ces derniers ont tabassé les habitants délégués, puis ont saisi leurs documents. Trois blessés dont un très grièvement... De l'autre côté, une enquête est en cours pour déterminer les sanctions à prendre à l'encontre du chef de la police de Tbilissi qui, pour avoir lancé un sachet rempli d'eau sur la tête de manifestants de l'opposition, risque d'être limogé. L'opposition, douze heures après les faits, réclame des sanctions immédiates.

Des incidents comparables, il y en a eu quelques uns ces derniers jours. Le gouvernement, tenant sa parole en ne faisant pas intervenir la police - afin d'éloigner tout risque de provocations d'un côté comme de l'autre et ne pas retomber dans le piège de fin 2007 - ne peut que constater les dégâts puis enquêter. Les leaders radicaux, après 17 jours d'actions en tout genre, semblent au bout d'arguments et s'attaquent à présent à la télévision publique, accusant les journalistes de biaiser les informations les concernant.

De plus en plus désunis, ils manquent d'effectifs et de partisans, et le mouvement devient de plus en plus pitoyable.

Mme Bourdjanadzé, ex-chef du parlement passée leader d'un parti d'opposition radical pro-russe, est soupçonnée par le peuple d'être financée par Moscou. Mr Alasaniya, ex-ambassadeur auprès de l'ONU lui aussi passé leader radical, souhaite le dialogue mais accuse le gouvernement de ne pas vouloir le dialogue. Salomé Zurabishvili, ex-diplomate française, ex-ministre des affaires étrangère de Saakashvili limogée pour incompétence, est ridiculisée dans une vidéo filmée alors qu'elle discourait à propos de Saakashvili "diable/démon" (et elle "ange"!) sur la tribune face aux manifestants, circule sur le net, à visionner (surtout écouter) ici.


Pour le coup, je pourrais ne rien écrire à propos de ces manifestations aussi affligeantes qu'inutiles, mais ce qui se passe actuellement à Tbilissi pourrait facilement dégénérer. Les membres de l'opposition n'ont pas l'air de vouloir renoncer et les provocations sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus graves. Mal entourés mais surtout mal dirigés, on ne sait à quoi ou à qui ils peuvent s'en prendre demain. Saakashvili, soutenu "par le reste du monde" (sauf par la Russie, cela va sans dire), ne fera rien pour envenimer les choses, tant il est surveillé de près par l'U.E. et, surtout, par l'Otan. Et pourvu qu'il en soit ainsi, car même s'il a des torts, personne n'aurait été capable, parmi les personnalités politiques d'un bord ou d'un autre, de redresser la Géorgie comme il l'a fait durant ses 3 premières années au pouvoir, et de même aujourd'hui, personne ne sait réellement qui pourrait le remplacer à la tête du pays qui soit capable de surmonter les crises actuelles et à venir.

S'agit-il du manque d' "expérience de démocratie" de la part de cette opposition radicale ou d'autres raison, le fait est que le mouvement, depuis le 9 avril, stagne entre injures grossières et critiques destructrice à l'encontre du pouvoir et de Saakashvili en particuler. Rien de constructif, aucun projet pour l'avenir du pays, aucun plan d'action, juste des cris et des provocations. Dans cette atmosphère tendue, la population, exaspérée d'être prise en otage par tant de bruit pour rien, et Tbilissi, qui pourrait voir ce désordre grandissant comme dangereux pour sa population et l'équilibre fragile du pays, pourrait être tentée d'intervenir pour arrêter l'escalade, ce qui serait sans doute lourd de conséquences pour tous, tant l'opposition radicale, animal mourant, a envie d'en découdre avec les autorités.

Tous les ambassadeurs des pays représentés à Tbilissi se sont réuni samedi au Sheraton Palace Metekhi. (Ca fait beaucoup de rimes en " i " ça!)

Il résulte de cette réunion une déclaration commune: les diplomates considèrent le dialogue comme seul moyen de sortir de la situation et peut donner de l'espoir pour le développement pacifique de la manifestation. Les membres de l'opposition, refusant toujours le dialogue, étaient présents au Sheraton Palace Metekhi, lieu de ladite réunion, et ont fait des déclarations concernant les diplomates, réagissant à la déclaration faite par l'ambassadeur de France. Les membres de l' Alliance pour la Géorgie, dirigée par Irakli Alasania, ont déclaré qu'un ambassadeur est une position diplomatique et n'a pas le droit de faire des déclarations politiques, mais je me demande quelle sorte de déclarations Irakli a faites lorsqu'il était diplomate auprès de l'ONU....

La révolution des roses a eu lieu dans la dignité, et a eu pour conséquences un redressement spectaculaire de la Géorgie et un rééquilibre social évident. Nous en sommes très loin avec des gens comme Alasania ou Zourabishvili qui rampent entre violences stériles et déclarations de mauvais goût.

Pendant ce temps, les Russes attendent dans les provinces séparatistes, forts de plus de 10,000 hommes et blindés, pour... intervenir ?

D.P.

 

20/04/2009

L'opposition fête la Paques, les soldats russes se renforcent.

L'opposition fête la Paques autour d'une grande table... dans la rue.

Les membres de l'opposition géorgienne ont organisé une fête à l'extérieur de la chancellerie dans le district de Avlabari. Une table de 100 personnes et a des oeufs de Pâques, des gâteaux et du vin de région de Kakheti - seule chose que je leur envie!.

Un des Leader, Koba Davitashili, y fut le tamada. Le Parti travailliste a aussi  participé à la fête, puis a tenu un "rallye de Pâques" à l'extérieur des batiments de la télévision publique (GPB). Les membres du parti ont distribué des œufs de Pâques et des gâteaux. Salome Zurabishvili, l'un des leaders de l'opposition radicale s'est également jointe à la fête. Ce fut certainement très sympatique, mais ce n'est pas encore aujourd'hui que l'opposition radicale décidera d'accepter le dialogue avec le gouvernement, malgré ce qu'a conseillé Peter Semneby, le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud, à savoir :

L'opposition devrait "mettre de côté" et "pas nécessairement abandonner ", leur demande de démission immédiate du président Saakashvili. Les autorités ne devraient pas non plus utiliser le dialogue pour marginaliser l'opposition, a déclaré Peter Semneby, le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud.

"Les enjeux ici portent sur l'avenir de la Géorgie, de la manière dont la Géorgie est gouvernée, de la culture politique de la Géorgie, de la manière dont la Géorgie est considérée dans le monde, ce qui influence aussi la façon dont la Géorgie, les partenaires et les amis peuvent se comporter avec la Géorgie. Il a également déclaré que, bien que l'UE jouant un rôle de médiateur ne serait pas appropriée, l'UE était prête à envisager "un rôle" qui pourrait être acceptable pour les deux parties."

 

Occupants Russes renforcent encore leurs positions en Géorgie (Abkhazie)

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infographie www.samchoblo.org

Du nouveau matériel et les contingents militaires sont déployés en Abkhazie, la région sécessionniste de Géorgie.

Le processus a débuté quand Dmitri Medvedev a fait une déclaration concernant les exercices de l'OTAN en Géorgie prévus pour le 16 mai 2009.

Ils se dirigent vers Gali, village géorgien situé sur la frontière entre les provinces d'Abkhazie et de Mingrelie, et le village de Zemo Abkhazeti situé sur la frontière entre les provinces Abkhazie et Svanetie, près de la vallée de Kodori. Deux districts repris par les russes en août. Les occupants contrôlent toutes les hauteurs. Les soldats russes et la milice abkhaze confirment dans leurs conversations avec les habitants qu'ils sont en attente de futurs développements. Par ailleurs, les occupants ont agressé la famille Torua aujourd'hui dans le village de Saberio, mais on n'en connait pas encore la raison.

On n'est pas sortis de l'auberge.

D.P.

13/04/2009

Interview de Saakashvili - Newsweek.

Interview de Mikheil Saakashvili par NEWSWEEK

Dans la plus grande manifestation de l'opposition en Géorgie depuis Novembre 2007, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées sur Rustaveli Avenue, jeudi dernier, pour exiger la démission de Saakachvili. Le président se retira dans sa résidence, où il a parlé avec Newsweek (Anna Nemtsova) à propos des manifestations, de ses rapports difficiles avec la Russie et de la façon dont l'Occident l'a largement abandonné au cours des derniers mois.

Extraits:

Qui veut votre démission?
La plupart des chômeurs. Nous avons environ 250.000 personnes sans travail en raison de nos réformes. Un grand pourcentage de ces personnes n'ont pas réussi à trouver eux-mêmes un travail dans la nouvelle économie. Et avec la lutte contre la corruption et la criminalité, nous avons mis des milliers de personnes en prison. Rien qu'à Tbilissi, nous avons condamné 8000 personnes, et tous les membres de leur famille sont là aujourd'hui, me demandant de démissionner.

Quel est le plus douloureux dans la critique?
Je ne suis pas blessé par les critiques en Géorgie, et je suis à l'écoute de deux chaînes de télévision d'opposition tout au long de la journée! Mais je ne m'attendais pas que l'Ouest arrêterait toutes les relations avec nous, en attente de la fin des manifestations. Une délégation officielle française a décidé de reporter sa visite. Une société turque a proposé la signature d'un contrat prévu qu'après le 9 avril, et une société arabe après le 12 avril. Quel est le problème avec ces gens?  Annulerions-nous une visite en France pour leurs manifestations à Paris ou à Strasbourg?

Qui parraine l'opposition géorgienne?
La plupart de l'argent, des millions de dollars, provient de l'oligarchie russe. Je possède les documents qui le prouvent, que je n'ai pas encore rendus publiques. La question de savoir si l'argent est envoyé de Russie sous la supervision du gouvernement russe, cela je ne le sais pas encore.

Certains experts prédisent un nouveau conflit militaire en raison de l'instabilité sociale en Géorgie. serait-il possible que la Russie et  la Géorgie  commencent une autre guerre?
Le gouvernement russe serait sans doute heureux de me voir quitter mon poste. Je pourrais supposer que certaines des autorités militaires de la Russie pensent que d'attaquer la Géorgie aujourd'hui, de dire plus tard que c'était moi qui ai envahi la Russie pour détourner l'attention de mon opposition. Il ya une semaine, des chars russes sont arrivés en Ossétie du Sud. Nous avons des informations comme quoi il ya environ 5.000 troupes russes sur le territoire de l'Ossétie du Sud, et 5000 autres  en Abkhazie.

Pensez-vous que le président Medvedev serait favorable à l'idée d'une nouvelle guerre avec la Géorgie?
Je ne pense pas qu'il apprécierait une telle idée, comme j'ai vu comment il était heureux lorsque le Président Obama lui a donné la moitié d'un sourire...  La Russie a clairement entendu Obama à propos de la guerre d'août. Il l'a appelé "l'invasion", et que par ce seul mot Obama trace une ligne rouge entre la Russie et la Géorgie que ni Poutine ni Medvedev ne sont intéressés à traverser à nouveau.

Newsweek, 11 avril.

12/04/2009

Une nouvelle vague de manifestations à partir de lundi, sur fond de provocation militaire de la Russie...

Une nouvelle vague de manifestations à partir de lundi, sur fond de provocation militaire de la Russie...

Une des leaders de l'opposition radicale, Mme Burdjanadzé, a confirmé l'intention de continuer les manifestations dès lundi, après la trève du "dimanche des ramaux".

Malgré qu'il soit évident que demander de nouvelles élections présidentielles est inutile, dans tous les sens du terme, l'opposition a décidé de continuer leur mouvement, et de l'étendre à d'autres grandes villes en Géorgie, après avoir refusé tout dialogue avec le gouvernement.

Pendant ce temps, la flotte russe est "en transit" en Mer Noire, en provenance de Sébastopol, en Ukraine. Actuellement à un jet de pierre de la côte géorgienne, une vingtaine de navires de guerre fait route vers Novorossiysk, d'après le ministre russe de la défense.

D'autres manoeuvres, terrestres cette fois, ont également lieu en Géorgie, dans les territoires séparatistes d'Abkhazie et d' "Ossétie du Sud", "pour sécuriser les frontières, les protestations de l'opposition pouvant déborder", nous disent les russes.

D'après Civil.ge

D.P.

10/04/2009

Les journalistes belges prisonniers de Moscou?

Les journalistes belges prisonniers de Moscou?

Ce matin, dans La Libre, le quotidien bruxellois, on peut lire un article sur la manifestation des opposants radicaux qui s'est déroulée hier à Tbilissi.

La Libre, pour expliquer ces événements à ses lecteurs, n'a rien trouvé de mieux que de publier un article de leur correspondant à Moscou, un certain Boris Toumanov. C'est quand même incroyable que quand un média belge veut couvrir un événement ayant lieu en Géorgie, ils aillent le pondre à Moscou! Dubié (sénateur écolo ex-journaliste dont j'ai longuement parlé par ailleurs) enquête sur la guerre d'août en Géorgie en questionnant les russes d'Ossétie (Nord et Sud) et de Moscou, sans jamais mettre les pieds à Tbilissi ou ailleurs en Géorgie...

Le lecteur belge va finir par croire que la Géorgie est toujours une république russe, alors que ça fait 200 ans que ce pays ne souhaite qu'une chose : ne pas faire partie de la sphère d'influence russe!

Chers "journalistes" belges, arrêtez ce jeu dangereux qui consiste à faire croire à vos lecteurs que la Géorgie doit être gouvernée par Moscou. Arrêtez d'accuser le peuple géorgien de tous les maux dont l'accuse Moscou. Allez à Tbilissi, interrogez les géorgiens, les opposants et membres du gouvernement, interrogez les experts européens, ou qui vous voulez en Géorgie, mais STOP RUSSIA !!!

En 1943, vous interrogiez Josef Goebbels pour avoir des infos sur la résistance française?

D.P.

09/04/2009

Aujourd'hui 9 avril.

20 ans se sont écoulés depuis la tragédie du 9 avril.

Le 9 avril, Journée de l'Unité Nationale, est un jour férié en Géorgie. C'est ce jour-là, en 1989, exactement 7 mois avant la chute du mur de Berlin, qu'une manifestation pacifique a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants, réclamant l'indépendance de la Géorgie et, accessoirement mais élément déclencheur, que les sécessionnistes abkhazes soient poursuivis et châtiés pour leurs crimes.

Menés par le Comité pour l'Indépendance (dont Zviad Gamsakhurdia est un des responsables), les manifestants pacifiques (certains protestent par une grève de la faim) se rassemblent sur l'avenue Rustaveli, devant le Parlement de ce qui est encore la République Socialiste Soviétique de Géorgie.

Dans la soirée du 8 avril 1989, le général Igor Rodionov (un malade!), commandant du district militaire de Transcaucasie, ordonne la mobilisation de ses troupes.

Le détachement soviétique, avec des militaires armés de matraques et de bêches, avancent sur les manifestants qui se déplacent le long de l'Avenue Rustaveli, sous le commandement de Rodionov. Au cours de l'avance, les soldats attaquent les manifestants avec des pelles, une des armes favorites des forces spéciales soviétiques, infligeant des blessures importantes à toute personne atteinte.

20 morts, des centaines de blessés.

La Géorgie obtiendra son indépendance deux ans plus tard, le 9 avril 1991, avec à sa tête Zviad Gamsakhurdia.

Aujourd'hui, 9 avril 2009, les commémorations officielles se déroulent sous l'oeil attentif des médias étrangers. Une manifestation annoncée comme "pacifiste" doit réunir les opposant au gouvernement géorgien, avenue Rustaveli, devant le Parlement.

Rien lu encore dans la presse belge à ce sujet, mais vous en aurez en compte-rendu dès demain matin, voire avant.

D.P.

08/04/2009

Saakashvili: Les portes de l'OTAN + Diplomates étrangers en poste à Tbilissi : Appel pour un dialogue

Diplomates étrangers en poste à Tbilissi : Appel pour un dialogue

A la veille des rassemblements de protestation, un des ambassadeurs du groupe de travail a invité les autorités et l'opposition, le 8 avril à s'engager dans un dialogue ouvert, à rechercher des solutions durables à des questions de grande importance pour la Géorgie.

Avec comme objectif de promouvoir les principes démocratiques et les procédures en Géorgie, les ambassadeurs du groupe de travail se réunit sur régulièrement. Il se compose des ambassadeurs des Etats participants de l'OSCE, au Conseil de l'Europe, le chef de la délégation de la Commission européenne et le Coordonnateur résident des Nations Unies.

Les ambassadeurs appellent toutes les forces politiques et les représentants du gouvernement, y compris les autorités chargées de la sécurité, à montrer un comportement responsable et l'attachement aux principes démocratiques lors de l'annonce des actions de protestation du 9 avril 2009, et d'exprimer leurs positions dans le cadre juridique, en évitant toute violence.

D.P. - D'après Rustavi2 et Civil.ge


Saakashvili: Les portes de l'OTAN restent ouvertes !

Le président Saakashvili a déclaré à la télévision lors d'une réunion avec le Président de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, John Tanner, à Tbilissi, que la récente déclaration du sommet de l'OTAN signifie que les portes de l'Alliance avaient été "réouvertes" pour la Géorgie.

En ce qui concerne l'OTAN, nous avons réussi à obtenir ce que nous espérions depuis longtemps. Les récentes décisions du sommet de Strasbourg et les déclarations d'Obama, du Président sortant et des secrétaires généraux de l'OTAN nous donnent de très sérieuses raisons d'être optimistes.

Si auparavant la principale question était de savoir si la Géorgie avait ou non un "plan d'action pour l'adhésion", ce document (déclaration finale du sommet de l'OTAN) dit que la Géorgie est sur la voie de l'OTAN, non directement par le biais de ce plan d'action - la question est posée séparément - mais par le biais de la Commission OTAN-Géorgie, et par un examen annuel de la Commission.

Cela signifie que, malgré l'agression, en dépit de la guerre et malgré la propagande qui est en cours contre nous, la route vers l'Alliance Atlantique-Nord a été rouverte pour la Géorgie. C'est le chemin vers la stabilité, vers la protection de l'ensemble de la région, ce qui est aussi la voie de la garantie économique.

On peut lire dans la déclaration finale du sommet des dirigeants de l'OTAN du 4 avril de Strasbourg / Kehl: Sans préjudice d'autres décisions qui doivent être prises concernant le plan d'action pour l'adhésion, le développement de programmes nationaux annuels aidera la Géorgie et l'Ukraine dans l'avancement de leurs réformes. L'examen annuel de ces programmes nous permettront de continuer à suivre de près la Géorgie et l'Ukraine, les progrès sur les réformes liées à leurs aspirations à l'adhésion à l'OTAN.

Le Président Saakashvili a également dit que, lors de sa visite en Géorgie, le général James Cartwright a présenté "un nouveau paquet" d'assistance à l'armée géorgienne.

Cela va aider la Géorgie à créer qualitativement de nouvelles forces armées, ce qui profitera à la Géorgie, et bénéficiera à l'ensemble de nos alliés, a déclaré le président Saakachvili.

D.P. - D'après Civil.ge et le site de l'OTAN

07/04/2009

Saakashvili, à propos de dialogue. L'opposition, à propos de refus de dialogue.


Saakashvili, à propos de dialogue.

L'opposition, à propos de refus de dialogue.

Le président géorgien dit qu'il n'y a aucune autre possibilité que le dialogue politique. Mikheil Saakashvili dit que l'ignorance des idées et positions des uns et des autres ont mené le pays à la catastrophe plusieurs fois et maintenant le dialogue est nécessaire même avec la plupart des groupes politiques radicaux.

Les discours comme : "Nous ne sommes pas intéressés par vos idées et nous ferons ce que nous voulons" a mené le pays à la catastrophe plusieurs fois. Aujourd'hui, notre expérience et la situation dans le pays quand 20 % de son territoire toujours occupés doivent être libérés de ses occupants, quand la crise économique mondiale frappe chaque famille en Géorgie, nous devrions nous écouter, a dit Saakashvili.

Les leaders des partis d'opposition, qui préparent pour Le 9 avril la manifestation, ont rencontré des ambassadeurs étrangers en poste en Géorgie aujourd'hui et ont présenté leurs plans et demandes, qu'ils vont faire entendre lors de la manifestation. De plus, les leaders d'opposition ont répondu au président, qui a dit plus tôt aujourd'hui que `aucune alternative autre que le dialogue`aujourd'hui, et que le dialogue était crucial même avec la plupart des groupes politiques 'radicaux'.
Si le radicalisme peut être mesuré, je ne peux pas imaginer qu'il y a plus radical que Saakashvili en Géorgie. Quant au dialogue, le dialogue est possible seulement pour une question, c'est la démission du président.

Daprès civil.ge et Rustavi2

D.P.