13/02/2010

Le Système Poutine

De nombreuses nouvelles pour lesquelles un résumé est en préparation... 

En attendant, je vous propose, pour ceux qui ne l'auraient pas vu ou ne s'en souviennent pas, un documentaire de France2 intitulé

"Le Système Poutine".

 

D.P.

NOTE - DERNIERE MINUTE :

Le lugeur géorgien Nodar Kumaritashvili est décédé ce vendredi des suites d'un terrible accident survenu à près de 140 km/h lors d'un entraînement sur la piste olympique de Whistler.

Lire la suite : Le Figaro

 

12/09/2009

Medvedev critique la politique post-sovietique de Poutine...

La politique de Poutine critiquée par Medvedev dans une tribune publiée hier à Moscou

Que se cache-t-il derrière les critiques qu’a formulées le Président Medvedev à l’encontre de son propre pays, hier, et publiées dans la plupart des médias russes?

«  Une économie inefficace, une sphère sociale à demi soviétique, une démocratie faible, des tendances démographiques négatives, et un Caucase instable. Ce sont de très gros problèmes, même pour un État tel que la Russie. » Il reproche aussi à la politique de Poutine – puisque c’est de cela qu’il s’agit concrètement – que la dépendance aux matières premières est humiliante, que le gouvernement est excessivement trop présent dans la société et l’économie, et il condamne « des siècles de corruption débilitante ».

Comment doit-on lire ces propos? Veut-il récupérer sa place de Président en se démarquant de son premier ministre encombrant? C’est ce que pensent beaucoup d’experts et autres éditorialistes, mais c’est sans doute trop simpliste tellement cela peut sembler évident. La Douma est presque totalement et exclusivement dévouée à Poutine, et Medvedev aurait besoin d’un plus large soutien au sein du gouvernement pour espérer obtenir plus d’autorité. A moins bien entendu que le Président Medvedev, par ce discours, tente de « récupérer » les mécontents du Kremlin...

La situation de crises dans laquelle se trouve la Russie étant ce qu’elle est, gravissime, il est clair que la politique doit prendre un virage au moins équivalent, mais certainement plus radical que celui effectué lors de la chute du mur en 1989, lorsque le monde soviétique s’est (soi-disant) écroulé. L’économie, trop dépendante des cours des hydrocarbures qui ont énormément chutés depuis début 2008, associée à la crise mondiale, et aux crises dans le Caucase - Ingouchie, Tchétchénie, Daguestan, Ossétie du Nord qui tous aspirent à plus de démocratie, et donc aimeraient s'éloigner de Moscou - c'est plus complexe que ça, mais ça résume la situation explosive du nord-Caucase, tout cela oblige Moscou à puiser dans les réserves fédérales à coup de milliards de roubles pour renflouer ce qui est encore renflouable, et pour financer les conflits. Medvedev annonce son projet de démanteler les grands groupes industriels protégés et financés par Poutine depuis plus de 10 ans, et parle de « système politique ouvert, flexible et intérieurement plus complexe »...

En même temps, il tente de faire passer une loi qui permettrait à la Russie, sous son ordre exclusif, d’ intervenir dans tout pays, militairement s’entend, pour protéger ses ressortissants. Cynique après ce qu’il a fait en Géorgie, et dangereux pour ce qu’il peut décider pour l’Ukraine, ou les pays baltes... L’octroie de passeports russes aurait-il débuté aussi dans ces régions, ainsi qu’ils l’ont fait il y a 4 ans en Abkhazie et en « Ossétie du Sud », donnant alors un prétexte supplémentaire à l’invasion de la Géorgie?

La présente tentative de Medvedev, « montrer au monde » qu’il y a une facette démocratique au sens occidental du terme au Kremlin, peut donc être interprétée très différemment selon que l’on puisse croire que la Russie post-soviétique est à ce jour capable de rentrer dignement – enfin ! - dans le XXIème siècle, ou non. La Russie nous montre chaque jour qu’ils n’ont aucunement l’intention de changer quoi que ce soit dans leur politique étrangère, que du contraire. Le non-respect de tous les traités signés en faveur de la Géorgie, l'implantation de bases militaires dans les territoires occupés, Medvedev et Poutine qui ont du faire face aux critiques de l’ONU, des USA et de l’UE pour leurs visites récentes dans ces territoires nous montrent au contraire que le Kremlin n’a aucune intention de respecter quoi que ce soit, ni les lois internationales, ni aucun droit constitutionnel. Parce que l’enjeu est de taille, et que la première puissance, celle qui dirige de fait la Russie, le FSB de Poutine, est totalement opposée à tout changement.

D.P.

 

05/02/2009

OTAN / OTSC


OTAN : positions claires sur le conflit

manif EU Bruxelles

Vingt-six Etats membres de l'Organisation du Traité Atlantique Nord l'unanimes pour soutenir la Géorgie dans son conflit avec la Russie. Lors de la session de la commission Géorgie-OTAN qui s'est tenue hier à Bruxelles, la Commission a invité la Russie à cesser de construire des bases militaires et la militarisation des deux régions occupées de Géorgie, l'Abkhazie et de l' "Ossétie du Sud", sinon, l'OTAN ne pourrait reprendre les liens avec la Russie.

L'alliance atlantique reste ferme sur sa position à moins que le Kremlin puisse démontrer l'évolution de sa politique à l'égard de la Géorgie et ses régions séparatistes.
Une nouvelle phase du programme de partenariat annuel avec la Géorgie va bientôt commencer. Elle implique de mener de nouvelles réformes dans les domaines militaires, politiques et juridiques. En Mars, une alliance de l'OTAN se rendra en Géorgie, qui coordonnera la mise en œuvre du programme.

Source : Rustavi2

Côté Russe, la réponse à l'OTAN est claire, elle aussi :

MOSCOU, 4 février - RIA Novosti. Moscou accueille aujourd'hui le sommet de l'Organisation du Traité de sécurité collective, destiné à modifier sa structure: l'OTSC se pourvoira de ses propres forces armées, lit-on mercredi dans le quotidien Kommersant.

L'automne dernier, à l'époque où la Russie s'est trouvée au bord d'une confrontation avec l'Occident suite à la guerre avec la Géorgie, le président russe Dmitri Medvedev a proposé de créer dans le cadre de l'OTSC une force collective de déploiement rapide (FCDR). La réalisation de cette idée transformera cette organisation dirigée par Moscou en véritable alliance politique et militaire.

La FCDR devraient réunir des unités militaires mobiles des sept pays de l'organisation. Il est probable que la plupart des forces seront fournies par la Russie (une division aéroportée et une brigade aéroportée d'assaut) et le Kazakhstan (une brigade aéroportée d'assaut), le reste des alliées se limitant à un bataillon.

"La Russie est certainement intéressée à l'existence d'une organisation, qui constituerait, ne serait-ce que vaguement le contrepoids de l'OTAN", estime Andreï Fedorov, directeur des programmes politiques du Conseil pour la politique extérieure et de défense. "Cela semble tout à fait logique, car le potentiel des partenaires de la Russie au sein de l'OTSC est à peine efficace et la situation à intérieur de certains de ces pays est loin d'être stable. C'est cependant à cause de ces circonstances que toute nouvelle construction, quel que soit son nom, sera en premier lieu un "tigre de papier" qui pourrait être utile dans une guerre de l'information, mais serait inefficace en pratique. De plus, l'élargissement de l'OTSC semble peu probable contrairement à celui de l'OTAN, et ne pourrait toucher que l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie".

Des sources au ministère russe des Affaires étrangères, qui ont participé à la préparation de la reforme militaire de l'OTSC, appellent à ne pas dramatiser cette réorganisation. "Dire que la Russie transforme l'OTSC en contrepoids de l'OTAN revient à faire preuve d'une perception simplifiée des objectifs de la FCDR. Il ne faut pas oublier que certains pays de l'organisation ont des frontières avec l'Afghanistan instable", a expliqué au Kommersant un haut diplomate russe.

Source : Kommersant / Ria Novosti

Afghanistan instable... Il s'agit plutôt de contrer les éventuelles révoltes dans certaines régions séparatistes, ou les soutenir, selon les cas. Tchétchénie, Ingouchie, Transnitrie, Ukraine, Azerbaidjan, Abkhazie, Osséties, Géorgie, voire même un pays balte, (...) à l'aide d'une armée "multinationale" dont les interventions seraient sans doute plus aisément justifiables, légitimables (intervention décidée unanimement, etc...).

D.P.

Un journal russe publie une interview de Baghapsh.

Le chef du gouvernement séparatiste abkhaze Sergueï Bagapsh explique que l'Europe n'a pas d'autre choix, qu'un jour ils auront à reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de "l'Ossétie du Sud" si ils veulent imposer la paix et la stabilité dans le Caucase.
La Komsomolskaya Pravda a publié un entretien avec le chef séparatiste. Baghapsh dit que la reconnaissance de l'Abkhazie ne dépend pas du nombre d'États ayant reconnu les 2 régions, parce que le plus grand état du monde, la Russie les a déjà reconnues.
A Propos de la surveillance internationale de la région sécessionniste, Baghapsh dit que les observateurs ne devraient pas observer l'Abkhazie, mais la Géorgie, d'où le danger vient.
Le correspondant du journal questionne le chef séparatiste sur son attitude à l'égard des Géorgiens, et comme sa femme est d'origine géorgienne. Baghapsh a été très ironique dans sa réponse. "Ma femme est d'orgigine de Gali, mais elle est meilleure séparatiste que moi!"

Le gouvernement géorgien offre des terres aux réfugiés (zone de Tserovani)

Les personnes déplacées lors du conflit russo-géorgien, et qui sont actuellement logées dans la zone de Tserovani, recevront de la part du gouvernement géorgien des terres.

Le ministre géorgien chargé des déplacés du conflit est arrivé à Tserovani avec les représentants de la société Shirnkhofer pour distribuer des produits divers aux réfugiés.