24/06/2009

Andrey Ilarionov dévoile les projets de la Russie : la prochaine guerre aurait bien lieu.

Andrey Ilarionov, après avoir dénoncé que la guerre d'août 2008 avait bel et bien été préparée avec soin par les milices ossètes et abkhazes aidés des Russes et de leur 58ème armée bien avant l'été 2008, accuse à nouveau la Russie, cette fois de ne pas avoir abandonné leurs plans d'annexion de l'entièreté du territoire de Géorgie.

Andrey Ilarionov, c'est l'ancien conseiller économique de Vladimir Poutine, mais aussi un de ses premiers opposants puisqu'il a du démissionner en 2005. Il dira à cette occasion : « Je ne veux pas travailler avec le gouvernement que nous avons, ni aujourd'hui, ni demain. Lorsque j'ai accepté cette fonction, c'était pour un État où il y avait des possibilités et des espoirs d'évolution... mais une nouvelle croissance de cet État s'est produite et un modèle de corporatisme d'État s'est formé ».

La Russie prépare une nouvelle agression militaire contre la Géorgie. Le Kremlin va tenter de réaliser le plan commencé en août de l'année dernière et renverser le gouvernement géorgien, a-t-il déclaré lors d'une récente réunion.
Sergei Ilarionov a préciser que le plan de la Russie est de diviser la Géorgie en sept ou neuf régions sur base ethnique, que tous se combattent les uns avec les autres. Selon le plan, la stabilité politique intérieure doit être détruite en Géorgie, en vue de convaincre le monde entier que le pays n'a besoin de nul autre aide que celle de la Russie.
L'objectif principal est de réduire le pays et créer une zone militaire et politique au lieu de la bouillie, dans la mesure où tout serait détruit.

Cette nouvelle agression devrait, selon Ilarionov, débuter le 6 Juillet 2009...

A l'attention des médias belges : voici ce qu'il a dénoncé à propos du dernier conflit et publié sur le site du Times : il affirme que la guerre en Ossétie du Sud a été prévue par la Russie et les séparatistes depuis longtemps, que la Russie a préparé la guerre en Ossétie du Sud et organisé les provocations de Juillet 2008. Saakashvili n'a peut-être pas compris que la guerre avait débuté, parce que personne ne parlait de guerre en Géorgie. Je vous conseille de vous rendre en Ossétie et d'écouter ce qu'ils disaient: "il y aura une guerre, nous nous préparons pour la guerre, nous avons juste besoin de la protection de la 58-ème armée!''

Ilarionov nomme les sources d'Ossétie. Les annonces faites par le gouvernement russe au sujet de ses actions visant à protéger les citoyens russes sont une hypocrisie utilisée comme motif de départ des actes de guerre.

Les premiers nombres avancés en ce qui concerne le nettoyage ethnique ont été de 1400, puis de 1600 et plus tard de 3000 civils. La première annonce sur le génocide a été faite le 8 août à 5 heures par Kokoity qui était à Java, et n'était donc pas à Tskhinvali: il avait quitté la capitale dès le début des hostilités. La propagande officielle russe déclarait que les victimes de génocide étaient 1600. La Russie soutient cette version aujourd'hui encore , en dépit du fait que Poutine, qui s'est rendu à Vladikavkaz (Nord Caucase, en Ossétie du Nord) a déclaré qu'il y avait plusieurs dizaines de morts. Le groupe spécial du bureau de procureur général Russe a découvert après un mois de travail que 134 citoyens sont morts, 80% d'entre eux étaient des guerriers, et d'autres sont des citoyens pacifiques.

Nous pouvons dire qu'il y avait des bases militaires russes avant le début des activités militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud le 7 août (ndb:une base aérienne au moins en abkhazie). Le but du gouvernement russe était de changer le gouvernement de Saakashvili en Géorgie. Personne ne s'en cachait, pas même au sein du gouvernement Russe. La guerre avec la Géorgie était en préparation depuis 4 ans...

... sans qu'aucun média ne nous en informe. Raison pour laquelle les citoyens que nous sommes, mais aussi les politiques, avons difficile à défendre la Géorgie et son gouvernement, et préférons les accuser plutôt que d'imaginer que la Russie post-soviétique n'est pas celle qu'on essaie de vous faire voir.

Nous espérons tous que la Géorgie se sortira de cette crise, bien entendu, et pas uniquement parce qu'elle a toujours été dans son droit. Mais nous espérons sans doute plus encore, que les russes, après des siècles sous le joug d'autocrates et autres criminels officiels impunis, se réveilleront de leur longue torpeur et réaliseront combien la Russie est manipulée, utilisée aux seuls bénéfices de ses "dignitaires" aux mains ensanglantées. Sans quoi, d'autres peuples vont faire les frais de leur politique mégalomaniaque.

Le plan destiné à la Géorgie devrait sans doute être appliqué à la Russie, pour qu'ils se rendent compte de ce qu'ils font. Que penseraient-ils d'une distribution de passeports lithuaniens dans la ville russe enclavée de Kaliningrad, pour commencer?

Diverses sources (Rustavi, Ria Novosti, The Times, Wikipedia, le Journal du Dimanche)

D.P.

01/06/2009

L'Union européenne a déclaré qu'elle « n'accepte pas la légalité des « élections » en « Ossétie du Sud »

L'Union européenne a déclaré qu'elle « n'accepte pas la légalité de ces « élections » en « Ossétie du Sud » séparatiste ce dimanche, et ni ses résultats. »

 

La présidence tchèque de l’Union Européenne a déclaré aujourd’hui 1er juin que «la tenue de ces élections est illégitime et constitue un recul dans la recherche d'un règlement pacifique et durable de la situation en Géorgie. L'UE réaffirme son ferme appui à la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues. »

Pour la petite histoire, voici les résultats de ces « élections »:

Parti de l’Unité (parti d’Edouard Kokoïty, actuel « président » pro-russes) : 46,3% = 17 sièges / 34

Parti Populaire (pro-Kokoïty) : 22,6% = 9 sièges / 34

Parti Communiste (pro-Kokoïty) : 22,2 = 8 sièges / 34

Le Parti La Mère Patrie, qui se décrit comme «une attitude constructive, et non pas d'opposition radicale", a obtenu 6,37% = 0 siège / 34. Pour obtenir un siège, il fallait faire au moins 7% des voix.

Pour ceux qui ne saisissent pas, c’est le genre de résultat auquel on pourrait s’attendre dans les Fourons (frontière linguistique Flandres/Wallonie) si les Flamands, sous protection hollandaise, chassent, tuent, expulsent les francophones qui y vivent, et empêchent les opposants flamands de voter, ou interdisent les partis d’opposition, etc...

Bon, on a bien ri, mais maintenant que son parti est assuré d'avoir tout le soutien nécessaire pour changer la "constitution", Kokoïty va pouvoir se faire réélire dans 2 ans pour l'éternité, à moins qu'il devienne premier ministre pour se permettre de se représenter 4 ans plus tard, méthode Poutine.

D.P.

 

Elections parlementaires en ossétie du sud


Les bureaux de vote ont ouvert à travers la région sécessionniste géorgienne d'Ossétie du Sud pour les élections législatives, à 8 heures ce matin. De nombreux journalistes de la Fédération de Russie couvrent l’événement.

Quatre partis sont en concurrence pour les 34 sièges du Parlement, mais la Commission centrale des élections a empêché les deux seules partis « infidèles au président Edouard Kokoity » de participer au scrutin.

Les séparatistes affirment que 110 observateurs étrangers de 20 pays ont suivi le processus...

Dans le reste de la Géorgie, et en principe dans le reste du monde sauf en Russie et au Nicaragua, on estime que ces élections n’ont aucune valeur légale.

« Ce qu'ils appellent les élections, est trop loin de la réalité des élections. Nous avons vu plusieurs « moniteurs » avec un passeport étranger, ne représentant personne sauf eux-mêmes. Je pense que personne ne va donner une légitimité à de telles actions. Ce que nous voyons est un régime d’occupation de la région », a dit Temur Lakobashvili, le ministre d'état géorgien pour la réinsertion.

Une journaliste géorgienne du quotidien Rezonansi a été refoulée du district d’ Akhalgori (région de Tskhinvali) par les combattants ossètes. Mari Otarashvili a pu entrer sur le territoire, sans aucune entrave, pour couvrir les élections, mais après avoir réalisé des interviews de plusieurs personnes au bureau de vote, des miliciens ossètes l’ont arrêtée et emmenée au poste de la Division de police. La journaliste pourrait avoir caché les enregistrements qu'elle a réalisé au bureau de vote.

Mari Otarashvili a donc été fouillée et interrogée, puis conduite au check-point russe, d'où l'U.E. l’a reconduite vers le territoire sous contrôle géorgien.

Les Géorgiens vivant à Akhalgori disent que l’'activité autour des élections est très faible. La situation est calme, seuls les contingents militaires supplémentaires ont été déployés dans les points de contrôle russes. Apparemment, la milice d' « Ossétie du sud » patrouille dans les villages géorgiens du district d’Akhalgori.

Peu ou pas de géorgien de souche vivant encore dans la province a pu se rendre dans les bureaux de vote.

D’après Rustavi2, civil.ge, Ria Novosti.

D.P.


05/05/2009

La Géorgie appelle une réponse de la communauté internationale

La Géorgie appelle une réponse de la communauté internationale au sujet de la situation le long des lignes de démarcation des régions sécessionnistes, où la Russie a déployé ses gardes-frontières et fortement renforce les frontières. La Géorgie a bien entendu évalué le fait comme une autre étape de l'annexion des territoires géorgiens.

Lors d'un briefing, Zurab Kachkachishvili, le chef du Département politique du Ministère des Affaires étrangères, a confirmé que les prochaines formations de l'OTAN-Géorgie ne seront pas reportées. Il a aussi répondu à l'accusation de l'opposition radicale au sujet de certains pays ayant renoncé à ces entrainements. Mr Kachkachishvili a dit que le gouvernement de Serbie a pris une telle décision en raison de la pression de la Fédération de Russie.

La Russie s'est en effet engagée à protéger les "frontières" suite aux accords signés la semaine dernière entre les autorités russes et les deux provinces géorgiennes séparatistes, dans leurs logiques d'annexion à la fédération de Russie. Pour ce faire, 10,000 militaires russes sont présents dans chacun des territoires sécessionnistes auxquels se sont ajoutés des troupes d'élites "gardes frontières" sous la direction d'un vétérant du FSB (ex-KGB) ayant servi en Tchéchénie et en Ossétie du Nord, Nikolai Lisinsky.

"Le commandement des gardes-frontières sera installé à Taskhinvali et d'autres seront déployés le long de la frontière. Les troupes russes déjà en Ossétie du Sud sont aussi déployées à la frontière" Il a dit cependant que l'entrée de troupes russes en Ossétie du Sud n'a rien à avoir avec les prochains exercices militaires de l'OTAN en Géorgie. "La frontière doit être sécurisée. Elle doit être inaccessible aux ennemis, mais transparente et accessible à ceux qui recherchent la paix avec nous, en particulier dans la résolution de certains problèmes sociaux et économiques", a-t-il affirmé.

Ils ne risquent pas grand chose, à vrai dire: cela fait depuis août que personne, à part quelques villageois osant s'y risquer, n'a plus passé cette nouvelle frontière européenne de fait, pas même les représentants de l'OSCE. Alors qu'en théorie, cette frontière n'existe pas, n'aurait jamais du exister, et certainement pas par la seule volonté russe.

La Russie ose encore parler de provocations de la part de la Géorgie, de l'Otan, de l'Europe pour diverses raisons, comme l'expulsion des deux espions russes de Bruxelles (ben oui, là c'est vrai, c'est la Belgique qui provoque la Russie, pas l'inverse). Mais leurs positions dans les provinces d'Abkhazie et de Samatchablo (ossétie du sud) sont une insulte à la communauté internationale, les nettoyages ethniques ayant encore cours tous les jours depuis août en sont la cerise sur le gâteau dont Poutine et la Douma se délectent. L'Europe a bien compris qu'il faudrait réagir - parce que ne pas réagir serait devenir complices - mais semble n'avoir aucune arme économique ou politique contre la Russie, leur premier fournisseur de Gaz.

 

D.P.

29/04/2009

Le programme Russe pour une annexion totale des territoires occupés arrive-t-elle en phase finale? Réflexions.

Texte mis à jour à 14h40

Le programme Russe pour une annexion totale des territoires occupés arrive-t-elle en phase finale? Réflexions.

Les4Les causes de la guerre d'août, préparée par Poutine depuis des années, sont enfin claires pour tout le monde. Aux yeux des russes, à partir de ce jeudi 30 avril, les provinces géorgiennes d'Abkhazie et de Samatchablo (ossétie du sud) seront considérées comme faisant partie de leur territoire, au même titre que l'Ingouchie ou l'Ossétie du Nord, à peu de choses près.


Après la signature par Medvedev, Bagapsh et Kokoïty en mars des accords de coopération militaires, avalisant la construction de bases navales en Abkhazie, et aériennes en ossétie du sud entre autre, ce jeudi les deux présidents de ces provinces géorgiennes signeront avec Medvedev un accord de coopération en matière de protection des frontières. Le Ministre des Affaires Etrangères abkhaze Sergueï Shamba a dit que l'accord est un pas de plus vers le renforcement des relations avec la Russie, qui est en réalité un "garant de la paix et la stabilité dans la région." C'est certain, et Medvedev doit certainement être d'accord avec lui.

Les zones frontalières sont bourrées de soldats russes et ossètes, ainsi que de chars. Pas autant qu'en août, où ils étaient près de 60.000 hommes et 3000 blindés, mais les troupes libérées de Tchéchénie (signature de fin de conflit, comme par hasard la semaine dernière, entre russes et tchétchènes) experts en génocide et exactions diverses, ne sont certainement pas loins.

Moscou ne veut pas perdre la face, et il est fort probable que toutes leurs provocations, toute leur propagande anti sud-caucasiens et particulièrement géorgiens, qui s'amplifient depuis 5 ans, peuvent trouver un dénouement malheureux si nos dirigeants n'y opposent pas une politique efficace rapidement. Quelques faits démontrent que les européens ont compris que Moscou était capable de défier l'Europe, que ce concept n'a en fait jamais disparu de la politique russe. Les réunions de ces deux derniers jours à Strasbourg et leurs conclusions inévitables quant aux nettoyages ethniques perpétrés, au minimum, sous la protection des militaires russes, en seront une preuve aux yeux de tous.

Alors le message que les milieux officiels de Moscou essayent de faire passer devient bien plus vicieux et bien plus efficace qu'une guerre directe, coûteuse et mal vue aux yeux du monde. Moscou veut la Géorgie? Alors elle l'aura... morceau par morceau, province après province. A peine les deux provinces géorgiennes abkhaze et ossète annexées, Moscou prend déjà à son compte les manifestations de l'opposition radicale qui ont lieu depuis près de 3 semaines à Tbilissi. La propagande nous dit que les revendications des opposants sont justifiées par le besoin de se rapprocher de Moscou. Ce qui justifierait une intervention "musclée". Phase suivante dans le programme de propagande : expliquer qu'avant l'URSS et la Russie tsariste, la Géorgie a toujours été formée de petits pays indépendants. Bien entendu, on est très loin de la vérité historique, mais on le sait depuis des décénies, qui s'embarrasse de ce genre de détails...?

Cette déclaration à elle seule traduit exactement ce que veulent les russes depuis toujours, et qu'il s'agit de dénoncer. Les européens, tout comme les States, soutiennent l'intégrité territoriale géorgienne et ne cachent pas leur désaccord avec la Russie concernant leur politique anti-géorgienne. C'est à la fois heureux pour les Géorgiens qui ne souhaitent pas revenir sous le joug russe, mais aussi dangereux pour le monde, Moscou voyant d'un très mauvais oeil l'occident défendre ce petit pays avec autant d'énergie, mais profitant au mieux des divisions au sein de l'Europe, surtout alimentées par l'Italie et l'Allemagne, et au sein de l'Otan, alimentées par ... la Belgique notamment.

L'occident, dès la "chute" de l'urss, a imaginé  que Moscou changerait, que la Russie parviendrait à chanter à l'unisson dans le concert des nations. Le système communiste? Plus jamais ça ! C'était sans savoir que les nouveaux régimes n'ont pas tenus leurs promesses, trop occuppés à s'enrichir à outrance sur le dos de la population, et que la pauvreté grandissante du peuple russe permettrait à plus d'un nostalgique de l'Union soviétique de soutenir cette politique bien plus dangereuse encore pour le monde que ne le fut l'union soviétique.

Lorsque nous relisons l'ensemble des événements politiques qui ont marqué la Russie ces dix dernières années, particulièrement dans les politiques énergétiques et internationales, du fait le plus visible au fait le plus insignifiant, on remarque très nettement que tout se résume à un seul objectif: enrichir la cour. Pour le malheur des Géorgiens, toutes provinces confondues, le Sud Caucase est une des clés vers plus de richesses encore pour le pouvoir russe.

Il s'agit souvent de cupidité en lieu et place d'humanité et de respect dans l'histoire des civilisations. Les crises actuelles démontrent combien peu de choses ont changé. En Géorgie, cela fait depuis les Romains qu'il en est ainsi. Chaque civilisation conquérante a toujours tenté, et parfois réussi, de diviser le royaume de Géorgie pour faciliter l'invasion ou l'annexion. Ce qui a changé avec ce siècle, c'est que lcontrairement à un empereur ou à un secrétaire général du parti communiste par exemple, un élu doit agir rapidement. Et brutalement s'il le faut, le respect des populations concernées par cette "nouvelle politique" étant le moindre des soucis des décideurs et des acteurs de cette politique, tout comme sous Staline, tout comme depuis 2000 ans. Et que veut le peuple? Il aimerait vivre décemment et libre, c'est tout.

Aujourd'hui, mercredi 29 avril, beaucoup d'accusations fondées à l'encontre de la Russie concernant la guerre d'août ont été confirmées par le Conseil de l'Europe. Il serait temps, à présent, de mettre en pratique les résolutions votées à Strasbourg... Combien d'années encore?

D.P.

Photos : d'après Novaia Gazeta

 

22/04/2009

La présidence de l'OSCE : "La détention était inacceptable" + bonus : ARTICLE PARU DANS NEWSWEEK

La présidence de l'OSCE : "La détention était inacceptable"

Les autorités "sud-ossètes" provoquent L'OSCE. Et toujours aucun contrôle possible dans la province séparatiste.

Le bureau du Président du Parlement d'Ossétie séparatiste a libéré les deux observateurs de l'OSCE qu'ils avaient arrêtés plus tôt aujourd'hui, les accusant de violer la frontière de l'Ossétie du Sud. Le chef séparatiste a déclaré aux médias étrangers, après l'incident, que les observateurs européens ont été arrêtés pour violation des frontières, les accusant de provocations !
Les moniteurs sont maintenant libérés dans le bureau de l'OSCE dans le village de Karaleti. Les séparatistes les ont arrêté alors qu'ils patrouillaient dans le secteur de Nikozi-Avnevi, sur la route en zone de conflit. L'OSCE a publié une déclaration spéciale sur l'incident.

ATHÈNES, le 21 avril 2009

La présidente de l'OSCE en exercice, la ministre grecque des Affaires étrangères Dora Bakoyannis, a déclaré aujourd'hui qu'elle se félicite de la libération de deux militaires non armés de l'OSCE par les agents de surveillance d'Ossétie du Sud, mais leur détention est décrite comme étant totalement inacceptable.

Les deux moniteurs - un Hongrois et un ressortissant turc - ont été arrêtés ce matin près du village de Nikozi, au sud de la frontière administrative. Ils ont été libérés après environ deux heures et demie.

«Je suis soulagée que les deux agents de surveillance militaires aient été libérés, mais leur détention est totalement inacceptable et ont ajouté des tensions inutiles dans la région », a déclaré Bakoyannis. « Il est crucial que toutes les parties agissent de façon constructive pour contribuer à la sécurité. Cela comprend le respect du mandat et de l'immunité diplomatique de l'OSCE dans leur travail de surveillance des officiers militaires.»

Mme Bakoyannis a ajouté: « Ce dernier incident souligne une fois de plus, l'importance de définir le cadre permettant le libre contrôle de la zone de conflit. Les dernières propositions de la présidence grecque de fournir le cadre d'une opération de surveillance, qui soit opérationnelle et significative, ainsi que sans danger pour les agents de l'OSCE. »

L'OSCE dispose de 20 agents de surveillance militaire en Géorgie. En Février, les miliciens d'Ossétie du Sud ont arrêté deux officiers, libérés ensuite après près de trois heures.

D'après le site de l'OSCE et Rustavi2


ARTICLE PARU DANS NEWSWEEK CE 18 AVRIL :

Les Géorgiens veulent de meilleures relations avec la Russie, qui ne se pliera pas à Saakashvili.

Il y a cinq ans, des dizaines de milliers de Géorgiens sont descendus dans la rue pour renverser un gouvernement corrompu pro-russe et mettre avocat américain vif, jeune et instruit au pouvoir.

Il s'agit d'espoir non seulement pour la Géorgie, mais pour une série de pays post-soviétique, pays qui ont acquis l'indépendance, mais sont toujours enlisés dans le capitalisme et la dépendance politique à Moscou. Le nouveau chef de la Géorgie, Mikheil Saakashvili, a été "énergique, bien éduqué, il aimait prendre des risques", se souvient Burzhanadze Nino, un de ses plus proches alliés pendant la révolution de la rose. "Il a eu 100 % de soutien dans son pays et pratiquement 100 % d'appui à l'Ouest, aucun autre président au monde que le président Saakachvili n'a eu autant de chance".

Maintenant Saakachvili a des projet pro-occidentaux qui se distinguent : l'adhésion à l'OTAN, la création d'une société ouverte, l'éradication de la corruption et la réforme de l'économie. Au début d'avril, à nouveau des milliers de manifestants se sont rassemblés à Tbilissi, cette fois pas pour soutenir le président, mais exiger sa démission. Ils ont appelé Saakachvili "lâche" pour avoir perdu la guerre de l'été dernier contre la Russie, et disent qu'il a des catastrophes sur la tête de la Géorgie vu l'arrogance face à son grand voisin. Le dégoût du peuple pour la guerre est devenu un piège pour Saakachvili, avec la grande majorité des Géorgiens disant qu'ils veulent de meilleures relations avec la Russie, et Moscou disant que cela ne se produira pas tant que Saakachvili est au pouvoir.

Depuis la fin de la guerre, la cote de popularité de Saakashvili a glissé de 80 pour cent à 30 pour cent, et de mauvaises relations avec la Russie ont rendu le ralentissement économique particulièrement douloureux. Il ya trois ans, la Russie a commencé à couper le commerce des vins et des produits agricoles en provenance de Géorgie, et, après la guerre, a complètement arrêté les échanges trans-frontaliers, se traduisant par une baisse de 70 pour cent des exportations géorgiennes. L'investissement étranger a également chuté, de $ 525 millions de dollars au deuxième trimestre de 2008 à $ 188 millions de dollars au quatrième trimestre.

Les signes de la lutte anti-Saakashvili sur ses promesses économiques sont partout. À Kutaisi, en Géorgie de la deuxième plus grande ville (population: 200000), l'étroite rue pavée du centre de la ville ressemble à Tallinn, en Estonie, avec des bâtiments fraîchement peint, boutique de cafés et les églises restaurées, mais de l'eau du robinet moins de trois heures par jour et tous les autres côtés de la ville datant de l'ère soviétique, les usines ont fait faillite dans les années 1990. "Regardez derrière la façade brillante, et vous verrez la pourriture et les pauvres de notre ville», dit Tsisfer Kansheli, un ancien directeur d'usine.

Plus inquiétant pour Saakashvili, nombreux sont ceux qui parlent aujourd'hui avec nostalgie des jours de libre-échange avec Moscou. «Ma famille a vendu des fruits et légumes vers la Russie depuis des décennies, nous voulons que la frontière soit rouverte pour le commerce», déclare Banzeladze Bela, un chômeur exportateur. À l'Université d'Etat de Gori, les étudiants craignent que Saakashvili avait mis trop de foi dans l'Ouest. "Est-ce que notre président aurait mal choisi ses partenaires stratégiques? dit Edgar Khasakhashvili, étudiant en droit et réfugié géorgien d'Ossétie du Sud.

Saakashvili se sent de plus en plus isolé. Les responsables géorgiens semblent troublés par l'offre de "reset" des relations avec Moscou de l'administration Obama, et pour sa perception de retraite pour l'entrée de la Géorgie dans l'OTAN. La semaine dernière, des responsables géorgiens ont rencontré la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, qui a confirmé les plans américains pour renforcer la coopération avec la Géorgie sur la formation militaire. Pendant ce temps, le Congrès des États-Unis a approuvé 242,5 millions de dollars en aide de ce mois, mais les subventions des États-Unis ne va pas remplacer les relations commerciales avec la Russie- ce que le président russe Dmitri Medvedev a clairement indiqué que ce ne sera pas le cas tant que Saakachvili est au pouvoir.

La Géorgie est aujourd'hui encore plus libérale et économiquement plus forte que beaucoup de ses voisins. Mais pour lui-même, si rien d'autre, Saakachvili devra trouver un moyen de désamorcer les tensions politiques. Après tout, les Géorgiens ne veulent pas d'un dirigeant qui sacrifie la prospérité et la sécurité de son pays pour le bien d'un engouement pour l'OTAN et de l'Ouest. Ils veulent un homme pragmatique qui permette de fermer la porte quand c'est nécessaire, et de rouvrir le commerce avec la Russie. Saakachvili aura à travailler dur pour convaincre son peuple qu'il est cet homme.

 

 

11/03/2009

Interview de Kokoity à propos de l'allocation de terres à l'armée russe.

Interview de Kokoity à propos de l'allocation de terres à l'armée russe.

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Le chef séparatiste de l' "Ossétie du Sud" Eduard Kokoity annonce qu'il va allouer des terres dans la région de Tskhinvali pour les bases militaires russes, et ce pour une période de 99 ans. " Je pense de même que nous allouerons des territoires pour des bases militaires russes aussi, cependant, c'est au "Parlement" de prendre la décision finale" a dit Kokoity.

La signature prochaine avec la Russie à propos d'un traité de défense commune de frontières d'Ossétie du Sud fait aussi partie de ses espoirs. Le leader séparatiste a aussi nié les rapports conflictuels qu'il a avec les autorités Russes. "La Russie remplit toutes les obligations prises en ce qui concerne la reconstruction de la région de Tskhinvali".

Le côté géorgien considère que la proposition de Kokoity n'est pas sérieuse et est une action illégale de plus. En cas de signature de l'accord entre la Russie et le régime Kokoity, Tbilisi l'annulera officiellement.

Pour la petite histoire

à propos du déserteur russe, demandeur d'asile à Tbilissi.

Six semaines après avoir quitté l'armée russe pour demander l'asile en Géorgie, l'ancien sergent Alexander Junior Glukhov a troqué la vie sur le front de l'Ossétie du Sud contre un nouvel appartement et de nouveaux amis à Tbilissi.

Glukhov a fuit son bataillon, à la mi-janvier, se plaignant des mauvaises relations avec ses officiers et de mauvaise conditions de vie dans le camp des sécessionnistes d'Ossétie du Sud, dans le district d'Akhalgori.

Assis dans un café de Tbilissi ce 9 mars, l'ancien soldat, vêtu d'une veste en cuir, T-shirt et jeans, semble à l'aise, bien loin de l'image du simple soldat russe montré à la télévision un peu plus d'un mois auparavant.

Pour Tbilissi et Moscou, les 21 ans de la République autonome d'Oudmourtie est devenu un symbole de la guerre d'août 2008. Après que la désertion de Glukhov a été rendue publique à la fin janvier, des responsables russes ont d'abord prétendu qu'il avait été enlevé, et l'incident a menacé de mettre en péril la paix fragile entre la Russie et la Géorgie. Moscou, cependant, a atténué son discours dès qu'il est devenu évident que Glukhov avait quitté son poste volontairement.

Les médias russes décrivent Glukhov, souvent montré en train de manger un hamburger dans un McDonald's de Tbilissi tout en parlant avec les médias géorgiens et internationaux, comme un objet à ridiculiser plutôt que comme une victime.

En Géorgie, des experts en politique avaient d'abord prévu que des dizaines de soldats russes suivraient l'exemple de Glukhov et traverseraient l'Ossétie du Sud, cherchant bains chauds et repas chauds à Tbilissi. Un tel scénario, bien sûr, n'a pas eu lieu. En même temps, Shota Utiashvili, porte-parole du Ministère des affaires intérieures, a déclaré à EurasiaNet que Moscou avait cessé de prendre contact avec le gouvernement géorgien sur le retour du déserteur.

Aujourd'hui, Glukhov vit seul dans un deux-pièces à Tbilissi, et a dit qu'il a une petite amie géorgienne "connaissant bien le russe" qu'il a rencontrée grâce à un "ami". Toujours au chômage, il partage son temps entre un job dans une salle de gym et à regarder des comédies téléchargées sur Internet. Il a refusé de dire où il vit dans la capitale géorgienne.

Mr Glukhov a dit avoir visité la ville de Mtskheta, ancienne capitale de Géorgie, non loin de Tbilissi. Il a noté qu'il étudie le géorgien; malgré une conversation simple, il dit qu'il n'a pas eu "trop de succès" avec la langue géorgienne pour le moment.

"J'ai pris l'habitude de la vie en Géorgie," at-il dit, soulignant qu'il envisage de s'y établir définitivement.

Quelle liberté de mouvement Glukhov a-t-il, le fait n'est pas clair. Alors que l'ex-soldat affirme qu'il peut se balader autour de Tbilissi "par lui-même", à pied, il a aussi déclaré que son "ami" Paata, qu'il décrit comme un fonctionnaire du ministère des Réfugiés et du Logement, le pousse à ses destinations. Paata, qui a refusé de donner son nom, ou de confirmer son lieu de travail "pour des raisons de sécurité", contacte également Glukhov via Internet

Glukhov attend avec impatience un emploi par l'intermédiaire du ministère des Réfugiés et du Logement, qui, selon lui, a pris toutes les dispositions pour son appartement ainsi que le versement d'une indemnité journalière de 10 €. Le ministère fournit tous les autres besoins, at-il dit. Les fonctionnaires du ministère n'ont voulu faire aucun commentaires.

Ré-établir le contact avec sa famille reste une tache périlleuse. La presse russe a récemment mis l'accent sur une prétendue tentative de sa mère de lui rendre visite à Tbilissi. Les autorités géorgiennes ont déclaré que Galina Glukhova n'a pas été autorisée à se rendre à Tbilissi après avoir atteint Tskhinvali, la capitale d'Ossétie du Sud. Voyager en provenance du territoire contrôlé par les séparatistes est risqué sur les deux côtés de la frontière administrative entre la Géorgie et la région de Shida Kartli.

D'après Eurasianet.org

D.P.

 

 

Interview de Kokoity à propos de l'allocation de terres à l'armée russe.

Interview de Kokoity à propos de l'allocation de terres à l'armée russe.

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Le chef séparatiste de l' "Ossétie du Sud" Eduard Kokoity annonce qu'il va allouer des terres dans la région de Tskhinvali pour les bases militaires russes, et ce pour une période de 99 ans. " Je pense de même que nous allouerons des territoires pour des bases militaires russes aussi, cependant, c'est au "Parlement" de prendre la décision finale" a dit Kokoity.

La signature prochaine avec la Russie à propos d'un traité de défense commune de frontières d'Ossétie du Sud fait aussi partie de ses espoirs. Le leader séparatiste a aussi nié les rapports conflictuels qu'il a avec les autorités Russes. "La Russie remplit toutes les obligations prises en ce qui concerne la reconstruction de la région de Tskhinvali".

Le côté géorgien considère que la proposition de Kokoity n'est pas sérieuse et est une action illégale de plus. En cas de signature de l'accord entre la Russie et le régime Kokoity, Tbilisi l'annulera officiellement.

Pour la petite histoire

à propos du déserteur russe, demandeur d'asile à Tbilissi.

Six semaines après avoir quitté l'armée russe pour demander l'asile en Géorgie, l'ancien sergent Alexander Junior Glukhov a troqué la vie sur le front de l'Ossétie du Sud contre un nouvel appartement et de nouveaux amis à Tbilissi.

Glukhov a fuit son bataillon, à la mi-janvier, se plaignant des mauvaises relations avec ses officiers et de mauvaise conditions de vie dans le camp des sécessionnistes d'Ossétie du Sud, dans le district d'Akhalgori.

Assis dans un café de Tbilissi ce 9 mars, l'ancien soldat, vêtu d'une veste en cuir, T-shirt et jeans, semble à l'aise, bien loin de l'image du simple soldat russe montré à la télévision un peu plus d'un mois auparavant.

Pour Tbilissi et Moscou, les 21 ans de la République autonome d'Oudmourtie est devenu un symbole de la guerre d'août 2008. Après que la désertion de Glukhov a été rendue publique à la fin janvier, des responsables russes ont d'abord prétendu qu'il avait été enlevé, et l'incident a menacé de mettre en péril la paix fragile entre la Russie et la Géorgie. Moscou, cependant, a atténué son discours dès qu'il est devenu évident que Glukhov avait quitté son poste volontairement.

Les médias russes décrivent Glukhov, souvent montré en train de manger un hamburger dans un McDonald's de Tbilissi tout en parlant avec les médias géorgiens et internationaux, comme un objet à ridiculiser plutôt que comme une victime.

En Géorgie, des experts en politique avaient d'abord prévu que des dizaines de soldats russes suivraient l'exemple de Glukhov et traverseraient l'Ossétie du Sud, cherchant bains chauds et repas chauds à Tbilissi. Un tel scénario, bien sûr, n'a pas eu lieu. En même temps, Shota Utiashvili, porte-parole du Ministère des affaires intérieures, a déclaré à EurasiaNet que Moscou avait cessé de prendre contact avec le gouvernement géorgien sur le retour du déserteur.

Aujourd'hui, Glukhov vit seul dans un deux-pièces à Tbilissi, et a dit qu'il a une petite amie géorgienne "connaissant bien le russe" qu'il a rencontrée grâce à un "ami". Toujours au chômage, il partage son temps entre un job dans une salle de gym et à regarder des comédies téléchargées sur Internet. Il a refusé de dire où il vit dans la capitale géorgienne.

Mr Glukhov a dit avoir visité la ville de Mtskheta, ancienne capitale de Géorgie, non loin de Tbilissi. Il a noté qu'il étudie le géorgien; malgré une conversation simple, il dit qu'il n'a pas eu "trop de succès" avec la langue géorgienne pour le moment.

"J'ai pris l'habitude de la vie en Géorgie," at-il dit, soulignant qu'il envisage de s'y établir définitivement.

Quelle liberté de mouvement Glukhov a-t-il, le fait n'est pas clair. Alors que l'ex-soldat affirme qu'il peut se balader autour de Tbilissi "par lui-même", à pied, il a aussi déclaré que son "ami" Paata, qu'il décrit comme un fonctionnaire du ministère des Réfugiés et du Logement, le pousse à ses destinations. Paata, qui a refusé de donner son nom, ou de confirmer son lieu de travail "pour des raisons de sécurité", contacte également Glukhov via Internet

Glukhov attend avec impatience un emploi par l'intermédiaire du ministère des Réfugiés et du Logement, qui, selon lui, a pris toutes les dispositions pour son appartement ainsi que le versement d'une indemnité journalière de 10 €. Le ministère fournit tous les autres besoins, at-il dit. Les fonctionnaires du ministère n'ont voulu faire aucun commentaires.

Ré-établir le contact avec sa famille reste une tache périlleuse. La presse russe a récemment mis l'accent sur une prétendue tentative de sa mère de lui rendre visite à Tbilissi. Les autorités géorgiennes ont déclaré que Galina Glukhova n'a pas été autorisée à se rendre à Tbilissi après avoir atteint Tskhinvali, la capitale d'Ossétie du Sud. Voyager en provenance du territoire contrôlé par les séparatistes est risqué sur les deux côtés de la frontière administrative entre la Géorgie et la région de Shida Kartli.

D'après Eurasianet.org

D.P.

 

 

03/03/2009

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