13/02/2010

Le Système Poutine

De nombreuses nouvelles pour lesquelles un résumé est en préparation... 

En attendant, je vous propose, pour ceux qui ne l'auraient pas vu ou ne s'en souviennent pas, un documentaire de France2 intitulé

"Le Système Poutine".

 

D.P.

NOTE - DERNIERE MINUTE :

Le lugeur géorgien Nodar Kumaritashvili est décédé ce vendredi des suites d'un terrible accident survenu à près de 140 km/h lors d'un entraînement sur la piste olympique de Whistler.

Lire la suite : Le Figaro

 

15/01/2010

Le FSB (ex-KGB) ne fait plus recette...

 

Article complété le 17/01/2010 à 3h10 par D.P.

Le vice-ministre de l'Intérieur russe a accusé la Géorgie d'héberger des « militants ». L’accusation arrive deux semaines après que le Service Fédéral de Sécurité russe (FSB) ait déclaré, à propos de ces mêmes militants, qu'ils recevaient des fonds de la part non seulement de la Géorgie, mais aussi des Emirats Arabes, de la Turquie et de l'Azerbaïdjan.

Citant le vice-ministre de l'Intérieur Arkadi Yedelev, Ria Novosti insiste : "Les groupes terroristes sont entraînés dans des bases militaires en Géorgie par des instructeurs étrangers, pour commettre des actes terroristes sur le territoire de la Fédération de Russie." Paroles prononcées lors d’un discours à Vladikavkaz, en Ossétie (du nord).

Il y a quelques semaines encore, l’état-major de l’armée russe a déclaré « craindre que Saakashvili ne profite de l’absence de communications du à la neige entre l’armée russe présente en Ossétie (du nord) et celle dans la province d’ « ossétie du sud »(Géorgie occupée) pour "attaquer à nouveau Tskhinvali", et même les journalistes de l'Echo de Moscou en rient encore... C’est que plus grand monde ne peut encore croire les mensonges en provenance du FSB ou des ministères. Depuis des décénies, c'est la même méthodologie de propagande, les mêmes effets d'annonces sous la direction de Vladimir Poutine qu'à l'époque de Brejnev. Depuis que Poutine a déclaré qu’assassiner des journalistes faisait plus de bruit que de les laisser parler, finalement, quelques langues et quelques plumes se délient, se libèrent dans la presse d'opposition ET dans quelques médias proches du pouvoir, mais bien entendu, ne sont pas encore suffisemment relayés par les grands médias occidentaux, toujours à l’écoute, précisément, de Ria Novosti...

Alors en effet, si le KGB ne fait plus recette en Russie, leur technique ne semble pas encore coutumière pour nos journalistes peu méfiants, voir naïfs... Pour résumer le "problème", il faut se rendre compte d'où proviennent les informations diffusées par notre presse. En général, pour des raisons de budget, un journal comme Le Soir ou La Libre utilisera les dépêches d'agences officielles ou "indépendantes", comme Reuter ou AFP. Ces agences reprenant elles-mêmes trop souvent les dépêches provenant des services de presses gouvernementaux, Le Soir ou La Libre auront par conséquent relayé les nouvelles rédigées dans un bureau du FSB sous l'autorité de V. Poutine entre autre, sans prendre la peine d'y ajouter un avis éclairé: d'où viendrait-il?

Sans doute nos journalistes - non pas reporters, en voie de disparition - ne prennent pas la peine ne fut-ce que de creuser un peu plus loin dans l'information reçue. Si c'était le cas, nombre d'erreurs de jugement commis par nos élus ou simples citoyens aurait pu être évité. Et sans doute ce qui fut un énorme succès pour le FSB, ce fut de très très largement diffuser le fait que, dans le rapport Tagliavini, oui, c'est bien la Géorgie qui a attaqué Tskhinvali le premier (c'eût été un comble que ce ne soit les Russes) ommettant bien entendu d'en préciser les raisons, et ommettant surtout d'ajouter que, dans ce même rapport, on peut y lire les pires des accusations à l'encontre de Moscou, leur cupabilité de Génocide et de Nettoyage Ethnique, leurs provocations en attaquant durement les villages géorgiens des jours avant la contre-attaque géorgienne, la liste est imptressionante, je vous assure, j'en ai lu les 900 pages contrairement aux journalistes sus-nommés!

Même pour les plus ignorants, tenter de faire croire au monde que la Géorgie, avec ces 4 millions d'habitants et ces quelques milliers de soldats, ne rêve que de se battre contre l'armée rouge...vous y croyez?

Mais nous en reparlerons : un dossier est en préparation, qui mettra en parallèle les informations belges, russes, géorgiennes, françaises et... chinoises. Un vrai régal.

D.P.

 

11/11/2009

Berlin

Alors que les médias commémorent la chute du mur de Berlin en présence de nombreux chefs d'états, un autre mur "soviétique" demeure aux portes de l'Europe, tout nouveau, le ciment à peine séché... le monde l'ignore. Un mur dressé par le même peuple que celui qui a dressé celui de Berlin, le même peuple que celui qui a installé des dictatures dans la moitié de l'Europe et de l'Asie.

La Géorgie est émiettée, fractionnée, fragmentée, meurtrie par la seule volonté de quelques uns, à la tête de cette Russie dite démocratique.

Ces quelques semaines passées, près de vingt personnes ont été enlevées par l'armée russe et les milices séparatistes abkhazes et "sud ossètes", dont 4 jeunes de 14 ans. A part les autorités géorgiennes bien sûr, et les quelques observateurs de l'EUMM qui tentent en vain depuis plusieurs jours d'arriver à un accord avec les autorités du gouvernement fantoche d'"Ossétie du sud", personne ne bouge.

Et la province d'Abkhazie coupée du reste de la Géorgie... Oui, sincèrement, c'est prodigieux de pouvoir fêter la chute du mur, celui de Berlin. Et penser à ceux qui sont tombés et ont lutté pour que cela soit possible. Mais qui va lutter pour faire tomber les nouveaux murs érigés honteusement en ce début de XXIème siècle?

Certains sont tellement fiers d'avoir pu "gagner" la guerre froide. Ceux-là même qui paradent à Berlin depuis deux jours. Ceux-là même qui ensuite ont marchandé la liberté de leurs citoyens à coup de centaines de millions de $ (je n'en savais rien jusqu'à hier...). Et ceux-là même qui aujourd'hui troquent la reconnaissance des territoires conquis en Géorgie contre quelques contrats d'armements lourds avec les insatisfaits (à juste titre, mais faut pas se tromper de cible!) d'Amérique du Sud...

Il y a vingt ans, nous aurions pu ne pas nous satisfaire de la seule chute du mur de Berlin. Nous n'avons pas « jugé utile » d'envoyer les décideurs soviétiques devant leurs responsabilités, comme nous l'avons fait à Nuremberg ou à Den Hage envers d'autres criminels de guerres ou de génocidaires. Les millions de morts, victimes de 70 ans de mensonges du Soviet Suprême, du KGB, et de tous les secrétaires généraux du PC, ne verrons jamais leurs bourreaux devant une court de justice. Impunis ils resteront, et donc ils ne s'arrêteront jamais. Autre doctrine, mêmes méthodes? Presque. La machine de propagande n'est plus dirigée vers son propre peuple, mais sert admirablement le ministère des affaires étrangères...

La Russie fête l'anniversaire de la chute d'un mur, d'un côté, et en construisent un autre, discrètement, à 4000 km de Berlin.

Il y a un peu plus d'un an, Moscou a lancé son offensive sur la Géorgie, planifiée depuis plusieurs années. Mais Moscou n'a pas réussi à s'emparer de la totalité du territoire géorgien. C'était leur but, pourtant. Les russes auraient-ils construit un mur le long de la frontière turque? Et l'Europe se serait-elle tue, dans ce cas-là aussi?

Contre quoi l'Europe a-t-elle troqué son silence? La Russie est cynique. La Russie est dangereuse. La Russie est la première puissance nucléaire. La Russie, c'est Gazprom. Autant de raisons. Mais personne n'est dupe.

La propagande russe a réussi à totalement retourner le rapport « Tagliavini » à son avantage, avec un cynisme rarement atteint auparavant, en utilisant tous les faits non-prouvés par ce rapport pour accuser la Géorgie d'avoir commencé la guerre. Ne dépendant que des preuves qu'ils n'ont pas accepté de fournir aux enquêteurs, leur mensonge n'en a été que plus aisé à diffuser auprès de ceux qui voulaient bien le répéter, telle une grande partie des médias francophones, occultant ainsi une vérité toute autre, celle d'un génocide, celle d'un nettoyage ethnique.

Dimanche soir, la télévision géorgienne diffusait un film du réalisateur russe Andrei Nekrasov

« Russian Lessons ». Ce film, projeté discrètement à Moscou, StPetersbourg, Londres, Bruxelles, ..., a été diffusé à la télévision pour la première fois par une chaîne géorgienne dimanche dernier. Visible via satellite, heureusement, et aussi par internet, ce qui a été rendu impossible le serveur ayant été bloqué, et tout téléchargement rendu impossible sur les sites spécialisés.... Ce film dénonce le cynisme avec lequel Moscou se joue du reste du monde, prenant la guerre Russie-Géorgie non comme exemple, mais comme preuve de ce cynisme.

Le film est finalement visible (en russe, sous-titres géorgiens) ici ou ici. Pour l'instant...

D.P.

 

01/07/2009

Tbilisite, le blog belge qui résume l'actualité géorgienne en français

Pour ceux qui n'auraient pas suivi....

L'actualité dans ce pays du Sud-Caucase aux portes de l'Europe, à l'histoire multi-millénaire, s'y vit chaque jour avec la même intensité, tant elle est enrichie par les provocations quotidiennes en provenance de Moscou...

L'été dernier, le monde a été secoué par l'invasion russe et les bombardements sur tout le territoire de Géorgie. Comment cela a-t-il pu se produire, sous les yeux des observateurs de l'OSCE et de l'ONU présents dans ces zones à risques depuis presque 20 ans, sans que quiconque ne puisse le prédise afin d'empêcher le pire de se produire? Mais les autorités géorgiennes ont maintes fois prévenu la communauté internationales de l'imminence d'un tel conflit, sans que l'Europe ne bouge, alors que la Géorgie fait partie du Conseil de l'Europe.

Les Etats-unis ont envoyé quelques instructeurs pour former les officiers géorgiens et aider à moderniser l'armée qui, jusqu'en 2003, ne bénéficiait que de financements très limités depuis des années. Durant ce conflit, c'est sans doute ce qui a aidé le plus efficacement à la survie de ces dizaines de milliers de réfugiés fuyant leurs villages incendiés et pillés par les milices.

La guerre éclair d'août 2008 a vu plus d'une centaine de milliers de personnes déplacées, la plupart vers Tbilissi, d'autre vers l'Ossétie du Nord. Un nouveau drame, moins de vingt ans après les premiers nettoyages ethniques de 1992-1994, la première guerre civile, où ils étaient plus de 300,000 géorgiens à fuir la province sécessionniste d'Abkhazie, dont la milice était à l'époque déjà soutenue par l'armée russe...

Présent en Géorgie à de nombreuses reprises entre 1998 et 2008 - et donc durant la guerre - j'ai vu ce pays aux infrastructures déplorables et à la corruption pourrissante, souvenir de l'ère soviétique, se muer rapidement en un état démocratique qui aurait pu être, j'ose le dire, idyllique... si Moscou n'y avait pas des intérêts considérables. Tous les enjeux géopolitiques importants pour l'administration de Poutine, puis de Medvedev, ont amené les Russes à tout entreprendre, surtout illégalement bien entendu, pour garder un pied en Géorgie: la manipulation des extrémistes séparatistes issus de la première guerre civile, leur financement, leur armement, et surtout le soutien politique de la Douma et du FSB ont transformé les deux provinces géorgiennes en un bouillon explosif où toute idée anti-raciale a été stigmatisée ces dix dernières années, facilité en cela par l'absence d'une force d'interposition neutre, pourtant demandée par la Géorgie depuis 1994, mais toujours, bien entendu, refusée par le côté russe, partie prenante du conflit, voire partie dirigeante du conflit.

Depuis la dernière offensive russe d'août dernier, et malgré l'accord en 6 points signé par Saakashvili, Medvedev et Sarkozy, la Russie a entrepris de s'installer définitivement sur le territoire géorgien, y construisant de nombreuses bases militaires, y organisant de grandes manoeuvres, tout en accusant les quelques dizaines de patrouilles de police géorgienne et les observateurs onusiens d'approcher « leurs frontières » de trop près... C'est que depuis, la Russie a reconnu l'indépendance des provinces séparatistes, et donc imagine que cela leur donne tous les droits sur ces territoires à présent totalement annexés à la Russie, faisant fi de toutes les accusations  émises à leur encontre, préférant noyer le poisson en accusant la Géorgie des mêmes "crimes". Les exemples ne manquent pas, tous l'ont constaté en suivant les informations ET russe ET géorgienne durant le conflit.

Cet été, officiellement, plus aucun observateur ne sera présent sur le territoire géorgien. La Russie et les séparatistes se retrouvent dès lors libres d'entreprendre de nouvelles avancées sur le territoire de Géorgie non encore occupé. La moindre étincelle pourrait mettre à nouveau le feu aux poudres, et les autorités géorgiennes ne peuvent que constater, dénoncer, prévenir encore et encore du danger. Comme au printemps 2008, comme depuis 20 ans. Il ne sera jamais question pour les russes de quitter les territoires qu'ils occupent de fait depuis bientôt 90 ans, si on compte les années soviétiques, et il n'est pas question pour la Géorgie d'abandonner ses provinces aux russes sous prétexte qu'ils les ont unilatéralement reconnues comme « indépendantes ».

Toutes les diplomaties du monde sont officiellement opposées à la politique de Poutine sur la « question géorgienne » à part le Nicaragua par solidarité avec l'administration russe, ainsi que la Transnitrie et le Haut Karabagh...

Pour résumer, car ce serait trop long et trop compliqué à détailler, c'est le commerce des hydrocarbures, dont dépendent un grand nombre de pays d'Europe et dans lesquels certains chefs d'états ont personnellement des intérêts financiers potentiellement très importants, tel Berlusconi ou l'ex-chancelier allemand Schreuder (mais ça c'est une autre histoire!), qui motive les russes dans leur tentative d'annexion.  Et l'Europe, quant à elle, a oublié que le Sud-Caucase est une alternative primordiale pour leur indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie (il serait temps de se réveiller!). En effet, la route que doivent emprunter les gazoducs en provenance de la mer Caspienne passe par la Géorgie, et c'est la raison première, voire unique, des intérêts de Moscou vis-à-vis de son ancienne république: le contrôle de ce passage leur permettrait de contrôler la quasi-totalité de l'approvisionnement en hydrocarbures et en Gaz vers l'Europe... ce que l'Union Européenne a totalement sous-estimé. Une arme de chantage absolu pour la Russie et qui peut mener l'Europe entière en guerre (juste économique?) contre la très gourmande Russie post-soviétique.

Le combat pour l'empêchement de l'entrée de la Géorgie au sein de l'Alliance Atlantique (OTAN) est bien entendu logique dans ce contexte, car si la Géorgie fait partie de l'Alliance, l'Alliance aura l'obligation légale de forcer la Russie à quitter le territoire géorgien, de force s'il le faut, puisque l'ensemble des pays membres ont le devoir de défendre n'importe quel autre pays membre contre toute attaque étrangère, ce qui serait le cas de la Géorgie...

Dans ce même contexte, il est fort peu probable que la fédération de Russie dirigée par le clan Poutine et l'ex-KGB, devenu FSB, retire ses troupes des territoires occupés et fasse marche arrière pour rendre à César ce qui appartient - de droit - à César, ni pour la Géorgie d'accepter de quelconques concessions vis-à-vis de la Russie concernant l'indépendance des provinces séparatistes.

Aujourd'hui 1er juillet, la reprise des discussions entre toutes les parties (Russie, Géorgie ainsi que les représentants des territoires séparatistes) à Genève devrait logiquement aboutir... à rien du tout, la Russie refusant le terme « provinces géorgiennes » et les géorgiens refusant bien entendu toute autre dénomination pour qualifier ses provinces séparatistes.

D.P.

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02/02/2009

"Journée du désaccord" avec Poutine: des dizaines d'interpellations

 C'est du "copié-collé" Paru dans "Le Parisien" de samedi. La Libre a fait de même en utilisant la dépêche d'AFP telle quelle... 2 jours plus tard.
 

"Journée du désaccord" avec Poutine: des dizaines d'interpellations

31.01.2009, 16h13

Des dizaines d'opposants, dont le chef du parti national-bolchévique Edouard Limonov, ont été interpellés à Moscou au début de manifestations dans le cadre d'une "journée du désaccord" avec le pouvoir, marquée samedi par des protestations de Saint-Pétersbourg à Vladivostok.

Ils réclamaient notamment la démission du Premier ministre russe Vladimir Poutine, qui, malgré la crise économique, conserve une cote de popularité très élevée de 83%, selon un récent sondage de l'institut indépendant Levada.
A peine avait-il prononcé quelques mots sur la place Trioumphalnaïa, dans le centre ville, que l'écrivain Edouard Limonov, 65 ans, était brutalement arrêté dans la plus grande confusion après avoir été jeté à terre, a constaté un correspondant de l'AFP.
"En dehors de Limonov, entre 10 et 15 personnes" ont été appréhendées au cours de cette manifestation non autorisée près de la statue du poète soviétique Vladimir Maïakovski, a déclaré le porte-parole de l'écrivain, Alexandre Averine.
D'impressionnants détachements de membres des forces anti-émeutes et d'agents en civil étaient déployés dans les environs immédiats et un hélicoptère survolait la scène.
Un petit rassemblement communiste, autorisé celui-là, avait auparavant eu lieu à cet endroit. Drapeaux rouges au vent, dans un froid glacial, les protestataires avaient eux aussi été placés sous haute surveillance, ceinturés de barrières métalliques et de cars de police.
Une dizaine d'opposants proches de l'ex-champion du monde d'échecs Garry Kasparov ont de leur côté été interpellés dans un autre quartier de la capitale russe, près de la station de métro Polianka, a constaté un deuxième journaliste de l'AFP.
Là encore surveillés par un hélicoptère, une cinquantaine de membres du Front civique uni et d'Oborona ("Défense") avaient commencé à défiler, en scandant "Nous avons besoin d'une autre Russie !" et "La Russie sans Poutine !", avant que des jeunes gens brusquement sortis de voitures, certains masqués, ne se mettent à les frapper avec des bâtons.
Le chef du mouvement de jeunesse d'opposition "My" ("Nous"), Roman Dobrokhotov, qui avait interrompu à la fin de l'année dernière un discours au Kremlin du président Dmitri Medvedev, a été arrêté près du siège du gouvernement, a annoncé Interfax.
Selon cette agence, la police de Moscou a fait état de 41 personnes appréhendées dans l'ensemble de la capitale.
Environ 7.000 policiers étaient mobilisés, a affirmé la radio indépendante Echo de Moscou.
Dans le même temps, non loin de la Place Rouge, une manifestation du parti au pouvoir Russie unie a réuni 5.000 personnes selon les organiseurs et 8.000 selon la police. Les participants ont crié "Medvedev ! Poutine ! Nous allons gagner ensemble !".
Les chaînes de télévision russes, contrôlées par le régime, ont diffusé des images de ce rassemblement, mais fait l'impasse sur les interpellations d'opposants.
D'autres manifestations se sont déroulées ailleurs en Russie, en particulier à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), où des opposants libéraux se sont relayés pour protester individuellement contre la politique du gouvernement.
Ils ont choisi cette tactique pour éviter les interpellations qui ont ponctué leurs précédentes marches "du désaccord", violemment dispersées, les manifestations individuelles étant possibles sans autorisation préalable.
Une manifestation organisée par le Parti communiste à Vladivostok (Extrême-Orient) a regroupé 3.000 personnes.

AFP

01/02/2009

Les States conseillent à la Russie de s'abstenir d'ouvrir une base navale en Abkhazie.

Les States conseillent à la Russie de s'abstenir d'ouvrir une base navale en Abkhazie.

Tbilissi. 01.02.09 - 15:03

La Russie doit s'abstenir d'ouvrir une base navale dans la région sécessionniste d'Abkhazie en Géorgie, et devraient convenir de proroger le mandat de l'ONU de surveillance dans la région, a déclaré un haut représentant des États-Unis. «Nous avons négocié des compromis que la Russie a refusé jusqu'à présent, »dit-il. «Nous espérons que la Russie ne rejetera pas le compromis de l'Organisation des Nations Unies ». Le sous-secrétaire d'Etat adjoint Matthew Bryza estime que la Russie viole ses engagements.

Les médias russes, en se fondant sur ce que les séparatistes ont rapporté cette semaine que l'Abkhazie espère signer un accord sur une base navale et une base aérienne d'ici quelques mois, mais il n'y a pas eu de confirmation officielle de la part de Moscou.

La Russie s'est engagée à réduire ses troupes aux niveaux et aux lieux d'avant la guerre Russie-Géorgie, a déclaré Matthew Bryza. "La Russie est déjà en violation de ces engagements ... Le déploiement d'une base navale serait une autre violation".

Lien : Rustavi2

Déclaration du Ministère des Affaires étrangères géorgien.

Tbilissi - 01.02.09 - 16:29

Le Ministère des Affaires étrangères de Géorgie a publié une déclaration concernant l'agression armée mis en œuvre par les occupants russes sur les moniteurs européens et des journalistes étrangers. La déclaration dit:

Selon le ministère de l'intérieur, le 31 Janvier 2009, à 11 heures, les observateurs europeens et les journalistes d'une télévision lituanienne en visite à Shamgona, dans la région de Zougdidi, afin de préparer un reportage sur l'explosion du pont dans le village de Tagiloni, de l'autre côté de la rivière Enguri. Les forces d'occupation russes ont tiré plusieurs coups de fusils automatiques dans le but de perturber l'enregistrement. Heureusement, l'incident n'a pas causé de blessures ou de pertes.

Cette nouvelle attaque dans le territoire adjacent à l'Abkhazie et de la région de Tskhinvali en Géorgie est une provocation de plus commise par la force d'occupation. Il convient de souligner que ce sont les journalistes qui sont devenus les cibles des attaques, en témoigne les observateurs. Il est évident que l'objectif était d'intimider les journalistes et la communauté internationale en empêchant les médias de fournir une information indépendante sur la situation actuelle dans les régions sous occupation russe.

Le Ministère des affaires étrangères géorgien exprime sa vive protestation au cours de cette insolent attentat commis par la force d'occupation et, dans ce contexte, réitère une fois de plus la nécessité d'établir un mécanisme efficace pour la prévention des incidents et des enquêtes sur le terrain, mais la proposition se révèle inacceptable pour la Russie.

Lien : Rustavi2

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Sur les traces de Noutsa Scola - Photo D.P.

 

 

29/01/2009

Guerre des médias jamais ne cessera.

Bonjour à tous.

Aujourd'hui, comme chaque jour ou presque, j'ai fait un grand tour dans la guerre des médias. Et je vous livre ici quelques extraits parmi les plus importants, version russe et version géorgienne.

Je vous laisse juges, un lien vers l'article complet à la fin de la page pour compléter les infos.

Bonne lecture.

Concernant le soldat russe retrouvé à Tbilissi :

MOSCOU, 27 janvier - RIA Novosti.

Alexandre Drobychevski, porte-parole du ministère russe de la Défense, a déjà annoncé à RIA Novosti que le soldat Gloukhov qui sert sur le territoire de l'Ossétie du Sud, a été capturé par les services secrets géorgiens et transporté à Tbilissi. Le militaire a qualifié de provocation l'information diffusée par les médias géorgiens, selon laquelle le sous-officier a délibérément déserté pour passer du côté de la Géorgie.

Le militaire Alexandre Gloukhov enlevé par les services secrets géorgiens en Ossétie du Sud fait l'objet d'un conditionnement psychologique, a annoncé mardi à RIA Novosti le porte-parole de l'armée de Terre, le colonel Igor Konachenkov.

Lien : Ria Novosti

Je n'ai plus trouvé l'article paru sur le site de la chaîne de télé nationale géorgienne - paru le 27 - mais voici ce qu'on peut y lire aujourd'hui :

Russia confirms that Russian soldier left base voluntarily

29.01.09 - Moscow

Russian defense ministry confirms that the Russian soldier Aleksandr Glukhov left the base in Georgia`s occupied region of Tskhinvali voluntarily. The ministry commission conducted internal investigation, which clarified that the soldier had walked out of Tskhinvali and surrendered to Georgian authorities, as it was reported by Georgian side.
Russian officials fail to explain why the Junior Sgt. Aleksandr Glukhov might have made such a decision, but they presume it must be tied with his health problems.
Russian online newspaper Izvestia has also published an article about the soldier`s case. The author has looked into Glukhov`s biography and found out that the boy had mental problems at the age of eight and studied in a special class.

(Le ministère de la Défense Nationale russe confirme que le soldat russe Aleksandr Glukhov a volontairement quitté la base dans la région occupée de Tskhinvali. La commission du ministère a dirigé l'enquête interne, qui a confirmé que le soldat avait marché de Tskhinvali et s'était rendu aux autorités géorgiennes, comme il a été annoncé par le côté géorgien. Les fonctionnaires russes ne peuvent expliquer pourquoi le cadet Sergent Aleksandr Glukhov pourrait avoir pris une telle décision, mais ils présument que ce doit être lié à ses problèmes de santé.

Le journal en ligne russe Izvestia a aussi publié un article à propos du soldat. L'auteur a examiné la biographie de Glukhov et a découvert que le garçon avait des problèmes mentaux à l'âge de huit ans et avait du étudier dans une classe spéciale.)

Lien : Rustavi2

Les autorités russes doivent certainement beaucoup s'amuser à imaginer tout et n'importe quoi pour diaboliser ses ennemis et défendre ses propres intérêts! La guerre des médias... quelles différences entre 1939 et aujourd'hui? Personnellement, ça ne me fait pas beaucoup rire. Parce qu'une part non négligeable de la population, téléguidée, ne fait plus la différence entre l'info du Kremlin et les "réalités de terrain" depuis très longtemps. Des habitudes qui ne se perdent pas, ni pour le pouvoir (issu de l'ex-KGB) ni pour la population (issue du stalinisme).

Le gouvernement russe n'ayant que peu de respect pour sa population en général, et encore moins pour la population des "territoires conquis".

A propos d'une base navale russe en Abkhazie, à présent. Je pensais vous en avoir parlé déjà mais je remarque que non. Si ce projet se réalise, cela peut être lourd de conséquences pour tous.

MOSCOU, RIA Novosti

Kommersant

Abkhazie: une nouvelle base navale russe pour narguer Tbilissi

Reconnues par la Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud entament actuellement l'aménagement de leurs frontières avec la Géorgie, lit-on mercredi dans le quotidien Kommersant.

Les nouvelles frontières des républiques différeront de l'ancienne démarcation administrative. Selon Kommersant, l'Ossétie du Sud obtiendra notamment le district d'Akhalgori ainsi que plusieurs villages situés dans les gorges de Bolchaïa Liakhva et Malaïa Liakhva. Tout cela se soldera inexorablement par un regain de tension entre Moscou et Tbilissi.

(...)

La déclaration concernant la construction d'une base à Otchamtchira a créé la surprise: les militaires abkhazes estiment qu'il est beaucoup plus simple de créer une telle base à Soukhoumi, qui possède déjà un port maritime. "A Otchamtchira, il faut tout construire de zéro", a expliqué une source au ministère abkhaze de la Défense. "Et la mer ici n'est pas profonde".

(...)

Les militaires semblent cependant prêts à payer cher pour ce site. "Otchamtchira est une région stratégique importante qui se trouve à deux pas de la frontière avec la Géorgie, ce qui permettra aux navires russes de contrôler les eaux territoriales géorgiennes", a souligné un député du parlement géorgien. "Soukhoumi est moins bien adaptée à ces fins".

Selon Tbilissi, les autorités russes ont non seulement des ambitions stratégiques, mais aussi un intérêt économique sur le plateau continental d'Otchamtchira. "Otchamtchira est un lieu unique, les experts estiment depuis longtemps qu'il pourrait contenir des gisements de gaz et de pétrole", a fait remarquer Alexandre Rondeli, ancien ministre géorgien des Affaires étrangères et président de la Fondation des études stratégiques et internationales. "La Russie n'a apparemment pas assez de ses propres ressources, vu qu'elle aspire à mettre la main sur les nôtres".   

Vedomosti

lien : Ria Novosti