02/02/2009

"Journée du désaccord" avec Poutine: des dizaines d'interpellations

 C'est du "copié-collé" Paru dans "Le Parisien" de samedi. La Libre a fait de même en utilisant la dépêche d'AFP telle quelle... 2 jours plus tard.
 

"Journée du désaccord" avec Poutine: des dizaines d'interpellations

31.01.2009, 16h13

Des dizaines d'opposants, dont le chef du parti national-bolchévique Edouard Limonov, ont été interpellés à Moscou au début de manifestations dans le cadre d'une "journée du désaccord" avec le pouvoir, marquée samedi par des protestations de Saint-Pétersbourg à Vladivostok.

Ils réclamaient notamment la démission du Premier ministre russe Vladimir Poutine, qui, malgré la crise économique, conserve une cote de popularité très élevée de 83%, selon un récent sondage de l'institut indépendant Levada.
A peine avait-il prononcé quelques mots sur la place Trioumphalnaïa, dans le centre ville, que l'écrivain Edouard Limonov, 65 ans, était brutalement arrêté dans la plus grande confusion après avoir été jeté à terre, a constaté un correspondant de l'AFP.
"En dehors de Limonov, entre 10 et 15 personnes" ont été appréhendées au cours de cette manifestation non autorisée près de la statue du poète soviétique Vladimir Maïakovski, a déclaré le porte-parole de l'écrivain, Alexandre Averine.
D'impressionnants détachements de membres des forces anti-émeutes et d'agents en civil étaient déployés dans les environs immédiats et un hélicoptère survolait la scène.
Un petit rassemblement communiste, autorisé celui-là, avait auparavant eu lieu à cet endroit. Drapeaux rouges au vent, dans un froid glacial, les protestataires avaient eux aussi été placés sous haute surveillance, ceinturés de barrières métalliques et de cars de police.
Une dizaine d'opposants proches de l'ex-champion du monde d'échecs Garry Kasparov ont de leur côté été interpellés dans un autre quartier de la capitale russe, près de la station de métro Polianka, a constaté un deuxième journaliste de l'AFP.
Là encore surveillés par un hélicoptère, une cinquantaine de membres du Front civique uni et d'Oborona ("Défense") avaient commencé à défiler, en scandant "Nous avons besoin d'une autre Russie !" et "La Russie sans Poutine !", avant que des jeunes gens brusquement sortis de voitures, certains masqués, ne se mettent à les frapper avec des bâtons.
Le chef du mouvement de jeunesse d'opposition "My" ("Nous"), Roman Dobrokhotov, qui avait interrompu à la fin de l'année dernière un discours au Kremlin du président Dmitri Medvedev, a été arrêté près du siège du gouvernement, a annoncé Interfax.
Selon cette agence, la police de Moscou a fait état de 41 personnes appréhendées dans l'ensemble de la capitale.
Environ 7.000 policiers étaient mobilisés, a affirmé la radio indépendante Echo de Moscou.
Dans le même temps, non loin de la Place Rouge, une manifestation du parti au pouvoir Russie unie a réuni 5.000 personnes selon les organiseurs et 8.000 selon la police. Les participants ont crié "Medvedev ! Poutine ! Nous allons gagner ensemble !".
Les chaînes de télévision russes, contrôlées par le régime, ont diffusé des images de ce rassemblement, mais fait l'impasse sur les interpellations d'opposants.
D'autres manifestations se sont déroulées ailleurs en Russie, en particulier à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), où des opposants libéraux se sont relayés pour protester individuellement contre la politique du gouvernement.
Ils ont choisi cette tactique pour éviter les interpellations qui ont ponctué leurs précédentes marches "du désaccord", violemment dispersées, les manifestations individuelles étant possibles sans autorisation préalable.
Une manifestation organisée par le Parti communiste à Vladivostok (Extrême-Orient) a regroupé 3.000 personnes.

AFP

01/02/2009

Les States conseillent à la Russie de s'abstenir d'ouvrir une base navale en Abkhazie.

Les States conseillent à la Russie de s'abstenir d'ouvrir une base navale en Abkhazie.

Tbilissi. 01.02.09 - 15:03

La Russie doit s'abstenir d'ouvrir une base navale dans la région sécessionniste d'Abkhazie en Géorgie, et devraient convenir de proroger le mandat de l'ONU de surveillance dans la région, a déclaré un haut représentant des États-Unis. «Nous avons négocié des compromis que la Russie a refusé jusqu'à présent, »dit-il. «Nous espérons que la Russie ne rejetera pas le compromis de l'Organisation des Nations Unies ». Le sous-secrétaire d'Etat adjoint Matthew Bryza estime que la Russie viole ses engagements.

Les médias russes, en se fondant sur ce que les séparatistes ont rapporté cette semaine que l'Abkhazie espère signer un accord sur une base navale et une base aérienne d'ici quelques mois, mais il n'y a pas eu de confirmation officielle de la part de Moscou.

La Russie s'est engagée à réduire ses troupes aux niveaux et aux lieux d'avant la guerre Russie-Géorgie, a déclaré Matthew Bryza. "La Russie est déjà en violation de ces engagements ... Le déploiement d'une base navale serait une autre violation".

Lien : Rustavi2

Déclaration du Ministère des Affaires étrangères géorgien.

Tbilissi - 01.02.09 - 16:29

Le Ministère des Affaires étrangères de Géorgie a publié une déclaration concernant l'agression armée mis en œuvre par les occupants russes sur les moniteurs européens et des journalistes étrangers. La déclaration dit:

Selon le ministère de l'intérieur, le 31 Janvier 2009, à 11 heures, les observateurs europeens et les journalistes d'une télévision lituanienne en visite à Shamgona, dans la région de Zougdidi, afin de préparer un reportage sur l'explosion du pont dans le village de Tagiloni, de l'autre côté de la rivière Enguri. Les forces d'occupation russes ont tiré plusieurs coups de fusils automatiques dans le but de perturber l'enregistrement. Heureusement, l'incident n'a pas causé de blessures ou de pertes.

Cette nouvelle attaque dans le territoire adjacent à l'Abkhazie et de la région de Tskhinvali en Géorgie est une provocation de plus commise par la force d'occupation. Il convient de souligner que ce sont les journalistes qui sont devenus les cibles des attaques, en témoigne les observateurs. Il est évident que l'objectif était d'intimider les journalistes et la communauté internationale en empêchant les médias de fournir une information indépendante sur la situation actuelle dans les régions sous occupation russe.

Le Ministère des affaires étrangères géorgien exprime sa vive protestation au cours de cette insolent attentat commis par la force d'occupation et, dans ce contexte, réitère une fois de plus la nécessité d'établir un mécanisme efficace pour la prévention des incidents et des enquêtes sur le terrain, mais la proposition se révèle inacceptable pour la Russie.

Lien : Rustavi2

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Sur les traces de Noutsa Scola - Photo D.P.

 

 

29/01/2009

Guerre des médias jamais ne cessera.

Bonjour à tous.

Aujourd'hui, comme chaque jour ou presque, j'ai fait un grand tour dans la guerre des médias. Et je vous livre ici quelques extraits parmi les plus importants, version russe et version géorgienne.

Je vous laisse juges, un lien vers l'article complet à la fin de la page pour compléter les infos.

Bonne lecture.

Concernant le soldat russe retrouvé à Tbilissi :

MOSCOU, 27 janvier - RIA Novosti.

Alexandre Drobychevski, porte-parole du ministère russe de la Défense, a déjà annoncé à RIA Novosti que le soldat Gloukhov qui sert sur le territoire de l'Ossétie du Sud, a été capturé par les services secrets géorgiens et transporté à Tbilissi. Le militaire a qualifié de provocation l'information diffusée par les médias géorgiens, selon laquelle le sous-officier a délibérément déserté pour passer du côté de la Géorgie.

Le militaire Alexandre Gloukhov enlevé par les services secrets géorgiens en Ossétie du Sud fait l'objet d'un conditionnement psychologique, a annoncé mardi à RIA Novosti le porte-parole de l'armée de Terre, le colonel Igor Konachenkov.

Lien : Ria Novosti

Je n'ai plus trouvé l'article paru sur le site de la chaîne de télé nationale géorgienne - paru le 27 - mais voici ce qu'on peut y lire aujourd'hui :

Russia confirms that Russian soldier left base voluntarily

29.01.09 - Moscow

Russian defense ministry confirms that the Russian soldier Aleksandr Glukhov left the base in Georgia`s occupied region of Tskhinvali voluntarily. The ministry commission conducted internal investigation, which clarified that the soldier had walked out of Tskhinvali and surrendered to Georgian authorities, as it was reported by Georgian side.
Russian officials fail to explain why the Junior Sgt. Aleksandr Glukhov might have made such a decision, but they presume it must be tied with his health problems.
Russian online newspaper Izvestia has also published an article about the soldier`s case. The author has looked into Glukhov`s biography and found out that the boy had mental problems at the age of eight and studied in a special class.

(Le ministère de la Défense Nationale russe confirme que le soldat russe Aleksandr Glukhov a volontairement quitté la base dans la région occupée de Tskhinvali. La commission du ministère a dirigé l'enquête interne, qui a confirmé que le soldat avait marché de Tskhinvali et s'était rendu aux autorités géorgiennes, comme il a été annoncé par le côté géorgien. Les fonctionnaires russes ne peuvent expliquer pourquoi le cadet Sergent Aleksandr Glukhov pourrait avoir pris une telle décision, mais ils présument que ce doit être lié à ses problèmes de santé.

Le journal en ligne russe Izvestia a aussi publié un article à propos du soldat. L'auteur a examiné la biographie de Glukhov et a découvert que le garçon avait des problèmes mentaux à l'âge de huit ans et avait du étudier dans une classe spéciale.)

Lien : Rustavi2

Les autorités russes doivent certainement beaucoup s'amuser à imaginer tout et n'importe quoi pour diaboliser ses ennemis et défendre ses propres intérêts! La guerre des médias... quelles différences entre 1939 et aujourd'hui? Personnellement, ça ne me fait pas beaucoup rire. Parce qu'une part non négligeable de la population, téléguidée, ne fait plus la différence entre l'info du Kremlin et les "réalités de terrain" depuis très longtemps. Des habitudes qui ne se perdent pas, ni pour le pouvoir (issu de l'ex-KGB) ni pour la population (issue du stalinisme).

Le gouvernement russe n'ayant que peu de respect pour sa population en général, et encore moins pour la population des "territoires conquis".

A propos d'une base navale russe en Abkhazie, à présent. Je pensais vous en avoir parlé déjà mais je remarque que non. Si ce projet se réalise, cela peut être lourd de conséquences pour tous.

MOSCOU, RIA Novosti

Kommersant

Abkhazie: une nouvelle base navale russe pour narguer Tbilissi

Reconnues par la Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud entament actuellement l'aménagement de leurs frontières avec la Géorgie, lit-on mercredi dans le quotidien Kommersant.

Les nouvelles frontières des républiques différeront de l'ancienne démarcation administrative. Selon Kommersant, l'Ossétie du Sud obtiendra notamment le district d'Akhalgori ainsi que plusieurs villages situés dans les gorges de Bolchaïa Liakhva et Malaïa Liakhva. Tout cela se soldera inexorablement par un regain de tension entre Moscou et Tbilissi.

(...)

La déclaration concernant la construction d'une base à Otchamtchira a créé la surprise: les militaires abkhazes estiment qu'il est beaucoup plus simple de créer une telle base à Soukhoumi, qui possède déjà un port maritime. "A Otchamtchira, il faut tout construire de zéro", a expliqué une source au ministère abkhaze de la Défense. "Et la mer ici n'est pas profonde".

(...)

Les militaires semblent cependant prêts à payer cher pour ce site. "Otchamtchira est une région stratégique importante qui se trouve à deux pas de la frontière avec la Géorgie, ce qui permettra aux navires russes de contrôler les eaux territoriales géorgiennes", a souligné un député du parlement géorgien. "Soukhoumi est moins bien adaptée à ces fins".

Selon Tbilissi, les autorités russes ont non seulement des ambitions stratégiques, mais aussi un intérêt économique sur le plateau continental d'Otchamtchira. "Otchamtchira est un lieu unique, les experts estiment depuis longtemps qu'il pourrait contenir des gisements de gaz et de pétrole", a fait remarquer Alexandre Rondeli, ancien ministre géorgien des Affaires étrangères et président de la Fondation des études stratégiques et internationales. "La Russie n'a apparemment pas assez de ses propres ressources, vu qu'elle aspire à mettre la main sur les nôtres".   

Vedomosti

lien : Ria Novosti