14/04/2009

La guerre des médias n'a pas eu lieu.

 

Aujourd'hui, à Tbilissi, s'est tenu une réunion au ministère de la défense. L'administration géorgienne à invité les attachés militaires des délégations étrangères présentes dans la capitale à prendre connaissance du rapport géorgien sur les mouvements de troupes russes dans les territoires occupés.

L'attaché militaire Christian Fankode a déclaré après la réunion qu'ils étaient "préoccupés par les forces armées russes, ainsi que par la violation des eaux territoriales et de l'espace aérien géorgiens. Les informations que nous avons reçue de la partie géorgienne, coïncident avec les rapports de l'OSCE, l'ONU et l'UE" précise l'attaché militaire allemand.

Neuf mois après la fin de la guerre, on vous démontre que l'administration géorgienne n'exagère en rien la gravité des violations russes, et, ainsi nous démontre une nouvelle fois qu'elle ne nous ment pas. Chaque journée passée à écouter les déclarations du gouvernement ou d'un ministère géorgien avant, pendant et après la guerre (j'étais sur place du 21 juillet au 13 août) ont montré combien les autorités ont été honnêtes, jour après jour, envers leurs citoyens.

Les descriptions des événements relatés heure après heure depuis le 1er août, date du début des provocations des milices ossètes sous les ordres des russes, étaient aussi exactes que possible, peut-on prouver de plus en plus avec le temps. Des informations en constantes contradictions avec ce qui nous arrivait de Moscou, bien entendu. Et comme leurs diverses accusations (débiles pour ceux et celles qui connaissent la mentalité géorgienne) ne sont vérifiables qu'en enquêtant sérieusement dans les territoires séparatistes, les occupants russes empêchent les enquêteurs européens d'y accéder. L'UE laisse faire, trop heureuse de reprendre son business avec la Russie. (Détail : si abandon du projet Nabucco pour cause d'instabilité dans le Caucase, Schreuder et Berlusconi vont s'en mettre plein les poches, ayant de gros intérêts financiers privés dans Gazprom...)

Quand je pense à ce Dubié, sénateur belge, démocrate, etc... qui ose faire la leçon à Saakashvili parce qu'il est sois-disant tombé dans la provocation des russes, alors qu'il y est tombé lui-même les yeux grands ouverts et a osé ensuite répendre leurs inepties made in ussr, mensonges et manipulations russes sortant de sa bouche (sans s'en rendre compte ?!? A mon avis, il savait très bien ce qu'il faisait) et alimentant - grosse pub écolo - les médias anti-Bush/Cheney, et tout content d'ajouter son grain de sable dans les rouages de l'administration américaine et, surtout, de l'Otan... Pitoyable ! Mais tellement plus confortable que d'être journaliste anti-Poutine/Medvedev en Russie... (cfr Anna Politkovskaia, Dieu ait son âme)

Non, la guerre des médias n'a pas eu lieu. Il n'y eu que totale désinformation de la part des Russes, chaque info de leur part ayant été entièrement construite selon ce qu'ils voulaient qu'on croit, nous, occidentaux naïfs vis-à-vis du régime de Poutine. Il y a de (très très très) nombreux exemples, dont quelques-uns postés sur TbiliSite depuis presque 4 mois.

D.P.

13/04/2009

Entre Russie et Géorgie, l'Abkhazie.

Malkhaz Akishbaia, chef légitime du gouvernement de la province géorgienne d'Abkhazie, fera un exposé sur la situation dans cette province annexée illégalement à la Russie. Mr Akishbaia a dit que la situation est très grave dans la région sécessionniste, et exhorte la communauté internationale à soutenir le déploiement d'observateurs européens dans la zone de conflit.
Les autorités du gouvernement légitime d'Abkhazie font savoir que les séparatistes et les occupants russes continueront leurs provocations dans la région occupée et l'une de ces provocations à encore eu lieu ce dimanche. Des criminels ont agressé une famille  dans le village de Liah, dans le district de Tsalenjikha. Les témoins disent que les assaillants étaient à la fois des hommes armés abkhazes et des militaires russes. L'incident s'est produit à 200 mètres du poste de contrôle russe.

Depuis le cessez-le-feu signé par Medvedev, Sarkozy et Saakashvili, la Géorgie n'a de cesse de demander que ces accords soient respectés, mais la Russie, de fait, n'en tient absolument pas compte, et au contraire multiplie et intensifie les provocations.

L'une de ces obligations était de revenir aux positions d'avant le 7 août. Mais les russes occupent des territoires qu'ils n'occupaient pas avant la guerre, envoient des troupes et des blindés supplémentaires dans les deux régions séparatistes, organisent des raids en Géorgie pour tenter de prendre quelques autres villages frontaliers, construisent des bases militaires en Géorgie, à savoir une base navale en Abkhazie, une base aérienne en "Ossétie du Sud", et quelques bases d'infanterie un peu partout dans les deux parties sécessionistes. La Russie n'ayant droit, toujours d'après l'accord signé, qu'a 3700 hommes maximum par province et aucune arme lourde, nous sommes loin du compte.

Beaucoup reprochent à la Géorgie de courtiser les Etats-Unis, mais n'est-ce pas à cause de l'Europe qui, depuis plus de 10 ans, joue au yoyo avec la Géorgie? Un coup je t'accepte, un coup je te jette.... Et l'Europe s'en arrange, trop occupée à courtiser la Russie et son gaz, au détriment de la Géorgie. L'Europe est cynique et lâche, l'Europe est égoïste et frileuse. L'Europe n'est pas digne de sa réputation de "gardien des valeurs démocratiques et des droits de l'homme". Parce que l'Europe a peur de la Russie, et elle a raison d'avoir peur, mais a tort de le faire savoir.

 

20/03/2009

En attendant le gros de la troupe


Le representant spécial de l'UE à Tbilissi

Peter Semneby, après sa réunion avec le porte-parole du Parlement Bakradze, a annoncé que l'Union Européenne ne reconnaît pas l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, cependant, il considère qu'il est nécessaire d'avoir des contacts avec les régimes séparatistes.
Peter Semneby a rencontré Mr Bakradze après sa visite dans la région séparatiste d'Abkhazie où il a tenu des réunions avec les représentants des "gouvernements" séparatistes. À la réunion avec le porte-parole du Parlement géorgien, ils ont parlé de la situation dans les régions dissidentes, des conséquences de la guerre d'Août et des relations Géorgie-Russie.
Semneby a dit que la situation est particulièrement préoccupante dans la zone Gali, qui est surtout peuplée de Géorgiens. Semneby a dit que ce peuple ne peut plus traverser le Pont d'Engury et donc, ils n'ont plus de liens avec leurs parents au-delà de la frontière administrative. Semneby affirme que c'est une violation grossière des droits de l'homme.

L'IRI mène des sondages publics en Géorgie

Une compagnie américaine a procédé à une recherche sociale en Géorgie, en vertu de l'ordre de l'International Republican Institute. 500 citoyens de la Géorgie ont été onterrogées. Les réponses ont été réparties comme suit:

Selon les résultats de l'enquête, la population de la Géorgie ont pour la plupart peur de la guerre. 61% de la demande des citoyens va pour le danger pour le pays avec les relations Russie/Géorgie, et les problèmes économiques du pays. Lorsqu'on demande si l'agression Russe est toujours en cours en Géorgie, 84 pour cent répondu «oui». Pensez-vous que la politique sociale et les activités devraient être axées sur le maintien de la stabilité dans la région - la question a reçu les réponses comme suit: - 86 pour cent pense que les hommes politiques devraient faire de leur mieux pour maintenir la stabilité politique du pays, 8 pour cent n'ont rien contre la politique conflits.

Le problème essentiel des 52% de la société en Géorgie est le chômage, le risque de guerre - 9% et la situation politique intérieure - de 6 pour cent. 81 pour cent des répondants ont répondu oui à la question de savoir si le gouvernement et l'opposition doivent continuer le dialogue, de 8 pour cent croient que le dialogue est en place.

03/03/2009

Une déclaration parmi d'autres

Déclaration du chef des observateurs européens.

L'EUMM (European Union Monitoring Mission) estime que le cas des deux Géorgiens, Davit Kapanadze et Demur Chughladze, actuellement détenus en Ossétie du Sud, souligne la nécessité de réaliser des progrès dans la mise en œuvre de la prévention des incidents, mécanisme convenu par toutes les parties à Genève le 18 Février 2009.
Le chef de la Mission de surveillance de l'UE, l'ambassadeur Hansjörg Haber a commenté:
"Les détails exacts de ce qui s'est passé avec les deux Géorgiens donnés au cours des derniers jours ne sont pas encore clairs, mais l'affaire a fortement souligné la nécessité d'aborder la question de la circulation à travers la frontière administrative de façon systématique. Il est d'un intérêt légitime que les civils, des deux côtés de la frontière, soient en mesure de traverser sans se retrouver en prison ou devant un tribunal. Il doit y avoir une transparence sur les règles qui s'appliquent.
Ce n'est que par des réunions régulières entre toutes les parties, comme l'a récemment décidé à Genève, que de telles situations peuvent être clarifiées et qu'on pourra réduire les tensions, pour le bénéfice de tous. J'espère très sincèrement que des progrès peuvent être accomplis dans le tri les modalités de ces réunions, afin que de tels incidents puissent être évités à l'avenir, »

26/02/2009

Hillary Clinton critique Moscou


Le département d'Etat américain critique la Russie à propos de violations des droits de l'Homme en Géorgie.

Washington sermonne la Russie pour la guerre d'août en Géorgie. Hillary Clinton a présenté le premier rapport du Département d'État américain sur la violation de droits de l'homme lors de l'intervention russe du mois d'août, dans son rapport annuel sur la défense de droits de l'homme.

Le document dit comment la Russie a eu recours à la force disproportionnée contre Géorgie et a déployé ses forces à l'intérieur des frontières reconnues dans le monde entier.

Selon le rapport, l'opération militaire a provoqué le meurtre de beaucoup de civils pacifiques et que les bandits armés Ossetiens ont commencé à piller et massacrer les civils, en forçant plus de 150.000 Géorgiens à fuir leur maison, et laissé les militaires russes occuper les territoires de Géorgie.

Avec la guerre d'août, le rapport de Département américain d'État a aussi concerné les élections présidentielles (de 2008) qui ont été accomplies conformément aux normes de l'OSCE. (Notons que ces élections sont à nouveau contestées par l'opposition, frustrée de n'avoir obtenu que 27% des voix, contre 53% pour le président sortant. Beaucoup d'observateurs indépendants doutent de l'intégrité patriotique de nombre d'opposants, vraissembleblement conseillés et financés par Moscou... Cette stratégie étant très utilisée par les russes pour tenter de mettre en place leurs hommes de paille, tel qu'en Tchétchénie, en Ingouchie, en Ukraine, et dans nombre d'ex-républiques se terminant en "stan")

Dans son premier rapport par le nouveau Secrétaire d'Etat, la Russie est aussi critiquée pour la pression sur les médias ainsi que pour les meurtres de journalistes.

 

23/02/2009

La stratégie de Moscou.

 

La stratégie de Moscou.

A bon entendeur...

En lien aux pourparlés de Genève, par Pavel Felgenhauer, spécialiste des questions de défense et journaliste russe. Extrait.

Ce qui semble déranger le plus l'Union européenne, ce sont les contradictions dans les messages de la diplomatie Russe lors des pourparlés de Genève. Moscou a forcé l'Abkhazie (récalcitrante) et l'Ossétie du Sud dans des concessions pendant les pourparlers. Mais de telles avancées peuvent s'avérer de peu de conséquence si Moscou poursuit une stratégie "diviser-et-conquérir" - le désir des Nations unies pour se charger de l'Abkhazie, l'OSCE pour traiter avec l' "Ossétie du Sud" et l'UE pour prendre la responsabilité de la Géorgie - ce qui pourrait sévèrement limiter l'efficacité de l'Ouest dans la région. 

Quelques cyniques pourraient dire que Moscou veut gagner du temps. En effet, Felgenhauer nous prédit une autre guerre Russie-Géorgie, une simple question de temps.

La première guerre - que Felgenhauer a prédit longtemps avant son apparition - a été perçue comme une récompense pour la Russie de l'antipathie envers le président géorgien Mikheil Saakashvili et son action résolue de l'adhésion à l'OTAN. Mais Felgenhauer dit qu'il y a plus à la stratégie à long terme de Moscou : "La Russie ne peut supporter Saakashvili, elle ne peut pas aimer l'OTAN, mais il y a aussi une autre chose : l'Arménie et des troupes russes en Arménie sont coupées de la Russie. Il n'y a aucun transit possible par la terre. Cela signifie que la technologie ne peut pas être exportée pour des réparations ou modernisation. Une telle situation ne peut pas durer longtemps."

Les bases arméniennes sont importantes pour Moscou, soutient Felgenhauer, comme un symbole des ambitions russes dans le Caucase du Sud. L'Arménie est un proche allié russe, mais son isolement pourrait pousser Erevan "à chercher dans l'autre sens", dit Felgenhauer. La domination par la Russie de la Géorgie enlèverait cette menace et isolerait à son tour l'Azerbaïdjan, qui résiste actuellement à la Russie et lance des ballons d'essai à l'UE et aux Etats-Unis.

Felgenhauer prédit que la prochaine attaque des russes en Géorgie sera une "guerre à une fin victorieuse." Il a dit aussi que son théâtre principal pourrait être la route entre Gori et Mtshketa, à 20 km de Tbilissi. Mais Felgenhauer dit aussi que Tbilisi ne serait pas en soi l'objectif stratégique supérieur de l'armée russe : "Ce qui est important n'est pas tant de Tbilisi. Mais à l'ouest de Tbilisi il y a l'aéroport international Tbilisi et beaucoup de terrains d'aviation. Cela est important, dit Felgenhauer, parce qu'actuellement en Ossétie du Sud, nous n'avons pas une seule piste permanente, le terrain étant très inégal. La plus proche base aérienne russe est actuellement à Beslan, en Ossétie du Nord...

Le meilleur temps pour la guerre, selon Felgenhauer, serait entre Juin et août, lorsque les cols de haute montagne sont déneigés. Il a ajouté que les forces russes auraient besoin d'au moins deux mois pour réduire progressivement les opérations avant le retour de l'hiver en octobre. 

Felgenhauer imagine l'éventualité d'une intervention de la part des Etats-Unis. Il note que le but principal du Président Barack Obama est la victoire en Afghanistan, et il aura besoin d'effectuer des transits pour les provisions et les hommes par la Russie et des pays dans sa sphère d'influence. En échange, l'idée de Moscou est que les Etats-Unis seront enclins à négocier son intérêt pour la Géorgie.

Ainsi, de l'avis de Felgenhauer, une guerre est presque inévitable. "La seule voie que vous pourriez imaginer pour l'éviter, dit-il, consiste en ce qu'il y ait un changement de régime à Tbilissi, ou le changement de régime à Moscou..."

Extrait de l'article paru sur Eurasianet.org

D.P.

16/02/2009

Encore des atteintes aux droits en Abkhazie


Les enseignants dans le district de Gali face à de sérieux problèmes...

Le délai donné aux pédagogues des écoles publiques du district de Gali pour obtenir les passeports des citoyens abkhazes, expire aujourd'hui. Les séparatistes armés et les occupants russes organisent des raids dans les écoles du district de Gali. Les classes ont été interrompues dans les écoles de trois villages - Zemo Barghebi, Sida et Khushukuri.

Les enseignants sont forcés de déclarer qu'ils rejettent la citoyenneté de la Géorgie et doivent demander la citoyenneté de l'Abkhazie. Après la procédure, ils recevront les nouveaux passeports des citoyens de l'Abkhazie, région occupée par la Russie. Si les pédagogues refusent de prendre de nouveaux passeports, les séparatistes menacent de les évincer de l'école et du district de Gali, à l'aide des unités spéciales. Les enseignants demandent l'aide urgente de la MONUG.

D.P.
Source : Rustavi2

 

Pour rire un peu : Lavrov accuse la Géorgie de Saakashvili d'avoir détruit l`intégrité territoriale !

 

Lu dans Der Spiegel, l'interview de Lavrov, ministre russe des affaires étrangères.

Lavrov accuse la Géorgie de Saakashvili d'avoir détruit l`intégrité territoriale !

" (...) Le président Mikhail Saakashvili a détruit l'intégrité territoriale géorgienne avec son ordre de bombarder une ville paisible en Sud Ossetie. C'était un crime contre son propre peuple, vu la violence  utilisée contre ceux que Saakashvili appelle ` les citoyens géorgiens, a-t-il dit.

De l'avis de Lavrov, la situation de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud n'est similaire à la situation au Kosovo qu'en surface. "Le Kosovo a également eu une guerre, une guerre longue et cruelle, qui, à notre avis, était totalement en désaccord avec les lois internationales. La guerre a été arrêté en 1999 grace aux Nations Unies et à la résolution 1244 honorée par la Serbie. Contrairement à l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, il n'y a pas de pression sur les Albanais du Kosovo. Il n'y a aucune raison de déclarer l'indépendance du Kosovo, » a déclaré Lavrov.

A la question de savoir si la Russie a été surprise de la réticence du monde à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, Lavrov dit : «La géopolitique ne nous concerne pas. Il est important de protéger les personnes, qui avaient été la cible de provocations et d'actes terroristes depuis les 20 dernières années ».

La Russie n'avait pas d'autre solution que de reconnaitre l'indépendance de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud dès que la Géorgie a refusé de discuter de leur statut, et a déclaré que la guerre n'était pas terminée, a dit Lavrov. L'OTAN et le Conseil de sécurité a refusé d'aborder le problème et a dit que la Géorgie serait réarmée, a déclaré le ministre. Ensuite, nous avons réalisé que nous avons été en mesure d'assurer la survie de l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie uniquement par leur reconnaissance comme États indépendants».

Source : Der Spiegel / Rustavi2

A mourir de rire. Les Russes étant les seuls (avec Dubié) à encore vouloir faire croire que ce sont les autorités géorgiennes qui auraient provoqué cette guerre et que la Russie n'aurait agit que pour des raisons "humanitaires". Ah. Et je suppose que leurs refus répétés d'autoriser les observateurs de l'OSCE de pouvoir observer se qui se passe dans les deux territoires séparatistes géorgiens et d'enquêter sur ce qui s'y passa durant la guerre, c'est aussi pour protéger les populations locales...

La Géorgie n'a jamais cessé de vouloir discuter des problèmes Abkhazes et "Ossètes", que ce soit avec les autorités russes ou internationales. Ce sont les Russes, pour rappel, qui ont refusé toute discussion à ce sujet, et ce depuis plus de 5 ans, tout en multipliant les provocations, qu'elles soient politiques, économiques ou terroristes. Et lorsque les autorités politiques et militaires géorgiennes ont tenté de joindre leurs homologues russes et "ossètes" entre le 1er et le 7 août, voyant que la situation en "Ossétie" se dégradait sous les diverses attaques des milices "ossètes" contre les villages géorgiens d' "Ossétie", ils ont été ignorés, et pour cause: l'invasion russe de l'entièreté de la Géorgie était à l'ordre du jour... CQFD.

Lavrov est encore plus poutiniste que Poutine. Il est notoire que le ministre Lavrov, tout comme Poutine, hais les géorgiens. Ses mensonges à New-York lors des différentes réunions de l'ONU durant la guerre d'août n'en sont que la partie visible. Lavrov, depuis le début de la guerre, prône la désinformation systématique, en contrant chaque évidence par un mensonge aussi gros que possible. Mais qui (à part Josy Dubié) peut y croire? La presse russe "anti-poutine" est assez claire à ce sujet, connaissant bien le personnage "Lavrov", extrémiste et raciste anti-géorgiens et anti-tchétchène notoire. En tout cas, ce n'est pas lui qui recevra le prix Nobel de la Paix, c'est certain !

D.P.

08/02/2009

Le Kremlin "organise" les élections anticipées en Ukraine et en Géorgie... pour juin.


Le Kremlin "organise" les élections anticipées en Ukraine et en Géorgie... pour juin.

Civil Georgia, Tbilisi / 7 Fev.'09

            
Givi Targamadze, un représentant du parti au pouvoir, a dit le 7 février que le Kremlin avait commencé une campagne pour renverser la structure de l'Etat géorgien et ukrainien avant le mois de juin.

Le député Targamadze, le président de comité parlementaire pour la défense et la sécurité, a révélé aux journalistes que Viktor Yanukovich, leader de Parti de Régions pro-russe ukrainienne,  veut organiser des élections parlementaires et présidentielles " c'est le lancement d'une tentative de mettre en oeuvre le plan de la Russie de renverser la structure de l'Etat ukrainienne." Le député Targamadze ajoute : "Le Kremlin a même fixé un délai dans lequel ce processus doit être réalisé - au plus tard Juin.

Nous pouvons supposer que la même échéance pour le même objectif a été fixé par le Kremlin à l'égard de Géorgie."
Environ une douzaine de partis d'opposition ont signé une déclaration commune le 29 janvier appelant à la démission du Président géorgien Mikhael Saakashvili.

Source : Civil Georgia


Un "Xième" civil géorgien kidnappé par un groupe armé ossète.

Civil Georgia, Tbilisi / 7 Feb.'09
            

Le ministère de l'intérieur a déclaré qu'un groupe de criminels armés Ossètes a enlevé aujourd'hui un citoyen géorgien après avoir volé une voiture sur le territoire géorgien.

La voiture, venant de Tbilissi et allant à l'ouest de la ville géorgienne de Zugdidi a été arrêtée par quatre hommes armés et détournée avec son conducteur en direction du village de Orchosani en Ossétie du Sud séparatiste, les trois autres passagers ayant été forcés de quitter la voiture sur le lieu de l'incident, selon le ministère géorgien de l'intérieur.

Le village de Orchosani est administrativement à l'intérieur des frontières de l'ancienne république autonome d'Ossétie du Sud et est située sur la pointe sud-est de la frontière administrative.

L'homme enlevé, Malkhaz Beuklishvili, était l'arbitre d'un match du championnat géorgien de football qui se déroulait à Zougdidi. Les médias géorgiens ont signalé que les ravisseurs avaient exigé une rançon 50.000 USD.

Source : Civil Georgia

Il faut noter que les enlèvements sont monnaie courante depuis l'invasion de la Géorgie par les troupes russes, mais que les demandes de rançon le sont nettement moins. D'habitude, les gens disparaissent, c'est tout. Et comme aucun contrôle ni enquête d'aucune sorte ne peuvent être effectuées dans les territoires séparatistes, que ce soit par la police géorgienne ou par des observateurs européens (malgré la signature des accords d'aout) qui peut les retrouver ?

On n'est pas sorti de l'auberge!

D.P.

07/02/2009

Le journalisme vu par La Une.

 

Hier soir, en zappant d'un JT à l'autre, je tombe sur celui de la RTBF diffusant un résumé de la rencontre U.E.-Russie. Bon, on sait que la RTBF a toujours été très critique à l'égard de la Géorgie, très certainement sous l'influance de leur ex-reporter Josy Dubié dont l'âme plâne toujours dans les locaux de la rédaction de la chaîne généraliste belge. De là à passer sous silence dans leur résumé ce que tous les journaux occidentaux ont, eux, relayés à juste titre, à savoir les critiques directes de Barroso envers la politique des droits de l'homme de Poutine et Medvedev (voir plus bas l'article sur les assassinats d'un avocat et de journalistes à Moscou)... Les problèmes gaziers furent là relégués à l'info secondaire...

A la suite de cette "absence d'info", la rtbf diffuse un reportage sur la présence des observateurs européens en Géorgie. Un de leurs journalistes se trouve à la bordure Est de la province d'Ossétie du Sud, côté géorgien bien sûr puisque les milices ossètes interdisent toujours l'entrée à tout non-russe, et encore. Il accompagne donc une patrouille d'observateurs et de médecins géorgiens sécurisée par des gendarmes géorgiens. Interview d'une villageoise, une dame agée, qui nous dit que, petit à petit, ça va mieux, qu'il n'est plus nécessaire d'aller se cacher dans les vignes (pour échapper aux milices ossètes - ndlr). Magnifique. Interview d'un responsable de la mission d'observation européenne qui nous dit que oui, tout va bien puisqu'il n'y a eu que 4 morts depuis le début de leur mission (on ne dit pas qui sont ces 4 morts ni pourquoi ils sont morts, mais juste que tout va bien). On ne parle pas non plus des 11 gendarmes géorgiens tués par les russes, les ossétiens et les abkhazes. On ne rappelle pas non plus que les russes avaient l'obligation de laisser les observateurs faire leur boulot dans les territoires occupés, et que si les russes se sont empressés de reconnaîtres ces territoires séparatistes, c'est justement pour empêcher toute mission d'observation de constater quelles furent exactement les exactions commises par l'armée russe et les milices ossètes sur le peuple géorgien dans les villages géorgiens d'Ossétie et d'Abkhazie (et qui perdurent). On ne parle pas non plus des projets militaires russes dans ces régions "annexées de fait" à la Grande Russie... Toutes ces violations indiscutables dont la rtbf ne parle jamais.

Par contre, sur le ton de l'ironie, notre reporter insiste sur le fait qu'il soit mal venu de dire "frontière" et non "bordure" quand on parle de la limite entre la province d'Ossétie (ou d'Abkhazie) et le reste de la Géorgie. Oui, côté géorgien, on a le droit d'être susceptible sur ce point. Parce que la Géorgie ne demande qu'une chose : que les lois internationales soient respectées. C'est tout. Si notre journaliste avait été capable d'expliquer le contexte, tout le monde aurait compris la nuance. A moins que la Belgique soit le 3ème pays à reconnaître les provinces séparatistes, après la Russie et le Vénézuela?

D.P.

Voir le podcast du journal du 06/02 19h30 sur le site de la RTBF