29/07/2009

La diplomatie américaine et russe hausse le ton.

Loin du langage diplomatique adopté par Obama avec la Russie, Joe Biden, lors d'une rencontre avec des jeunes réfugiés d'ossétie et d'abkhazie, a déclaré que « la Russie utilisé un prétexte pour envahir votre région, dans l'espoir de détruire l'économie et convaincre le peuple que la démocratie ne fonctionne pas. » En accusant la Russie de l'invasion après utilisation d'un «prétexte», Biden réitère la position qu'il a prise lorsqu'il s'est rendu en Géorgie au cours de la guerre en tant que candidat à la présidentielle. Une version condamnant une nouvelle fois la Russie non seulement d'avoir organisé le conflit mais aussi de ne pas respecter les accords de cessez-le-feu.

Il ajoute par ailleurs que les Etats-Unis soutiendront économiquement non seulement l'Ukraine et la Géorgie qu'il a visité la semaine dernière, mais aussi tous les pays de l'ancienne URSS qui le désirent, et qu'il soutiendrait toute demande d'adhésion à l'OTAN. « La Russie s'est elle-même isolée des pays qui l'entourent, y compris parmi ses plus fidèles alliés qui commencent à dire des choses très dures contre la Russie... » a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis n'ont pas confirmé la demande du gouvernement géorgien pour l'achat d'armes de défense anti-aérienne et de munitions anti-chars, mais a par contre confirmé l'envoi de formateurs pour l'armée géorgienne, et d'observateurs non-armés pour seconder les effectifs européens dont le mandat a été prolongé pour une durée d'un an.

La réaction de la Russie ne s'est pas faite attendre. Rogozine a immédiatement déclaré qu'il empêcherait toute vente d'armes à la Géorgie, et sanctionnerait tout pays qui ne tiendrait compte de cet avertissement. Le président Saakashvili, quant à lui, souhaite vivement avoir les moyens de se défendre contre une nouvelle attaque russe « tout à fait envisageable » et que le refus éventuel des Etats-Unis de lui fournir du matériel de défense aboutirait sans doute à une nouvelle tentative du Kremlin d'envahir son pays.

La diplomatie internationale ne peut, sous aucun prétexte, effacer les crimes perpétrés par la Russie ces dix dernières années pour des raisons commerciales (gaz/pétrole). Mais elle se doit aussi de maintenir des « relations normales » avec le Kremlin qui, ne l'oublions pas, possède le plus grand arsenal d'armes de destruction massive, et c'est pas peu dire. Le Kremlin le sait, et « joue » avec cette idée. Le « bouton reset » de madame Clinton ne fut qu'un jouet dans les mains de Lavrov... Ce que les pays européens ayant appartenu à la sphère soviétique comprennent et dénoncent depuis longtemps, mais que l'"ancienne Europe" ne peut réellement comprendre, ce qui implique une diplomatie extrêmement frileuse de la part de cette dernière, et des médias trop confiants en la "Nouvelle Russie" de Poutine (et Medvedev).

Avez-vous déjà visité la Russie, ces dernières années? Non pas uniquement Moscou ou Saint-Petersbourg, vitrines de cette "nouvelle Russie capitaliste" mise en avant par le Kremlin (villes extraordinaires brûlant sous les néons de l'occident), mais les campagnes ou les petites villes de province. Là où, déjà du temps de Staline et de ses successeurs soviets on ne mangeait que des pommes de terre en remerciant le pouvoir de ne pas les laisser crever de faim, ils n'ont même plus de pommes de terre! C'est aussi cela, la "nouvelle Russie"! Alors que ces dix dernières années, le pouvoir a amassé des milliards de pétro-roubles jamais réinvestis dans de quelconques infrastructures pourtant indispensables dans les campagnes...

Pendant ce temps-là... A Gali encore, une femme enceinte qui voulait rejoindre le seul hôpital de la région et devait passer par le fameux pont contrôlé par les miliciens abkhazes et les russes, après avoir payé son « droit de passage » de 500 Laris (+/- 250$) aux miliciens, s'est vue refuser le passage par les soldats russes à l'autre extrêmité du pont, n'ayant plus les moyens de les payer. Je n'ai pas pu obtenir de ses nouvelles depuis, mais on peut imaginer dans quelles conditions elle a du accoucher, chez elle, sans assistance médicale. Pourrait-on imaginer un seul instant qu'un tel acte se produise dans nos pays « civilisés »? Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres relatés chaque jour par les habitants des régions bordant les « frontières » administratives ossètes et abkhazes.

En Moldavie (pro-russe) où des élections ont eu lieu ce week-end, les observateurs géorgiens présents parmi les délégations d'observateurs internationaux, ont été empêchés de faire leur travail et ont été enfermés dans un local, sans aucune assistance - nourritures ou boissons, etc... C'est dire que les méthodes russes n'ont pas changé depuis Staline...

N'étant à Tbilissi que pour quelques heures, je n'ai hélas pas le temps de vous énumérer la totalité des nouvelles que nous avons ici, mais dès mon retour à Bruxelles, je vous promet un billet très complet sur la situation dans le pays, et bien d'autres choses encore dont je vous laisse la surprise.

Bonnes vacances à tous,

D.P.

 

23/07/2009

Joe Biden en Géorgie : Soutien inconditionnel des USA et de l'Europe.


Toujours absents de la presse belge (RTBF, Le Soir et La Libre), ces informations sont primordiales pour l'avenir de la Géorgie, bien entendu, mais non seulement : à travers elles  toute l'Europe, au minimum du point de vue énergiétique, est concernée par la visite du Vice Président Biden. La semaine dernière, une autre info capitale a été ignorée par cette même "presse": les critiques virulentes adressées par la Communauté Européenne et par l'administration américaine à la Russie, suite à la visite de Medvedev dans la "capitale" abkhaze, Sukhumi. Une provocation gravissime de plus de la part de Moscou qui, de son côté, critique ouvertement la visite de Biden à Kiev et à Tbilissi, comme si elle avait enconre son mot à dire pour ce qui est des politiques menées par ces deux pays en recherche de liberté et de démocratie, mots que les Russes n'ont pas encore intégrés dans leur dictionnaire d'australopithèques (merci Gad!) post-staliniens.

Mais voici ce que la presse rapporte de la première journée de Biden à Tbilissi :

Le Vice President des Etats-Unis, Joe Biden, a déclaré à Tbilissi que sa visite visait à envoyer « un message simple, clair et sans équivoque à tous ceux qui écoutent et ceux qui ne veulent pas écouter, que l'Amérique est avec vous et restera avec la Géorgie. »

Biden a pris la parole lors d'un banquet tenu en son honneur organisé par le Président Saakashvili peu de temps après son arrivée à Tbilissi, ce mercredi soir.

Le Vice President Biden a déclaré que le États-Unis appuient la Géorgie, car « nous avons été inspirés par votre recherche d'indépendance, que la révolution de la rose a été la voix des "gens épris de liberté, que vous avez étendu bien au-delà des frontières de la Géorgie".
Biden a déclaré que les Etats-Unis ont un « partenariat avec la Géorgie, en cause nombre de défis sécuritaires, la sécurité énergétique et les valeurs partagées de démocratie ».

« Vous êtes dans le processus de construction institutionnelle, de ces attributs dont le pays a besoin pour maintenir la démocratie. Beaucoup d'autres peuples dans le monde cherchent, grâce à vous, de voir s’ils pouvent bénéficier de la révolution de la rose à pleine maturité et des racines très profondes de la démocratie ».

Le président Saakashvili, qui a accordé à Biden l'une des plus importantes décoration de Géorgie, la médaille de l’ordre de la Sainte Victoire, a dit que le Vice President a été l'un des plus ardents défenseurs de son pays. « Comme vous le savez, nous avons réussi à construire ici quelque chose qui n'a jamais existé dans cette région - un pays moderne et qui fonctionne », a-t- dit. « Nous pouvons être fiers d'avoir réalisé cela, mais nous savons qu'il reste encore beaucoup à faire » et a ajouté que, à cette fin il a décrit les propositions pour plus de réformes démocratiques, texte révélé au Parlement plus tôt cette semaine.

Il a également déclaré que l'opposition continue ses protestations de rue, ce qui fait partie de la démocratie.
Saakashvili a aussi déclaré que son palais présidentiel (inauguré il y a une semaine), où le dîner officiel avait lieu, « est à seulement 40 kilomètres des territoires occupés» - en se référant à Akhalgori en Ossétie du Sud sécessionniste, « mais je ne veux en rien vous effrayer! Je sais qu'il est très difficile de vous faire peur!», a ajouté Saakashvili, rappelant la visite en Géorgie de Biden le 18 août 2008, environ une semaine après la fin des hostilités militaires.

Saakashvili a déclaré que malgré les attaque de grande envergure par la Russie, « le peuple géorgien fier et ne renoncera jamais. Alors que nous sommes à portée d’arme ... nous croyons que la démocratie est plus que jamais nécessaire, permettez-moi d'être clair sur ce point: pour nous il n'y a pas de compromis entre la démocratie et de la sécurité. Notre environnement de sécurité ne peut être résolu que par l'investissement dans notre démocratie », at-il dit, et a ajouté que ce serait « un chemin long et difficile et la Géorgie a besoin de l'aide de ses amis à cet égard. »

À la fin de son discours, Saakashvili a rappelé à Biden, que lorsque «vous m'avez dit [après la guerre du mois d'août]: « Misha, de nombreuses personnes vous appellent ces jours-ci, mais beaucoup plus tard, cesseront de le faire, c'est inévitable, mais je ne vous abandonnerai jamais, je serai toujours là pour votre pays ». Vous avez été toujours là pour nous et le serez toujours. »

Le dîner, auquel ont également participé des membres de la délégation américaine, le gouvernement géorgien et des hauts fonctionnaires parlementaires, a été suivit par un concert d’artistes géorgiens, chants et danses folkloriques (superbes), Nino Katamadze, et la soprano d’origine abkhaze (je pense) entre autres.

D'après Civil.ge


Pendant ce temps, à Gali, ce village à la "frontière" abkhaze peuplé par 100% de géorgiens où décidément les soldats russes ne savent plus qu'inventer, les habitants qui souhaîtent traverser l'unique pont situé au centre du village doivent leur payer 500 roubles. D'un côté c'est compréhensible puisque ces soldats ne sont pas ou peu payés par Moscou... Avant-hier, onze personnes ont été enlevées contre rançon. Autre manière de se payer. Comme au 19ème siècle, quand ces mêmes soldats n'avaient que le pillage des zones conquises comme solde. Les policiers abkhazes (pas très méchants, contrairement aux milices séparatistes et aux soldats russes) ont été désarmés par les russes, ce qui a été considéré comme une trahison supplémentaire par les abkhazes. Certains d'entre eux, ayant refusé, ont quitté leurs postes pour rejoindre le maquis, si j'ose dire, dans les forêts avoisinantes. Mais leurs maisons ont directement été perquisitionnées et leurs familles interrogées par les autorités russes. C'est clair, les abkhazes commencent à "voir rouge"....

Comme je suis actuellement à Tbilissi pour quelques heures et qu'ailleurs en Géorgie je n'ai que très péniblement accès à un réseau internet, je n'ai pas beaucoup l'occasion de tenir mon blog à jour, et je m'en excuse auprès de vous. Sachez seulement que je suis très fier des géorgiens qui souffrent beaucoup de la présence des Russes sur leur territoire mais ne perdent pas espoir de revoir un jour leur pays uni, grâce à Saakashvili pour l'instant, avec ses qualités comme avec ses défauts parfois (il est souvent impulsif comme peut l'être un Sarkozy, mais, j'en suis convaincu, seul à pouvoir actuellement diriger le pays dans la direction souhaîtée par la majorité du peuple géorgien).

Dernière chose avant de repartir vers la fraîcheur des montagnes géorgiennes : quelques photos de lieux que je ne suis pas prêt d'oublier tellement c'est magique :

Géo 2009_0185Sur la route menant vers Tusheti.

Géo 2009_0224

Tusheti, après 70 km de sentiers tortueux et périlleux : un cadeau de la nature à quelques km de la Russie (frontières Daguestan/Tchétchénie/Géorgie)

Géo 2009_0304

Tusheti, vue du village côté "hiver", pris du village côté "été". Seul un couple y vit toute l'année. L'unique route qui y mène étant très dangereuse, et totalement fermée les mois d'hiver, seul un hélico peut leur venir en aide en cas de pépin...

Géo 2009_0680

Cignari, ville entièrement (ou presque) restaurée par le gouvernement géorgien. Une perle perchée au-dessus de la vallée qui borde la chaîne du Caucase. Bien plus impressionnant que la Côte d'Azur!

Géo 2009_0574

Tsinandali, le chateau du prince Tchavtchavadze donné aux russes vers 1850 en paiement d'une rançon. Abrite actuellement le musée dédié à la famille princière. Somptueux (à l'échelle géorgienne), entouré d'un parc qui fait face au Caucase. Le prince Alexandre Tchavtchavadze était un poète éminent, mais aussi un grand amateur de vins. Il fut le premier à utiliser les méthodes de vinifications à la française en Géorgie, pourtant pays du vin depuis plus de 5000 ans. Dans la cave, ont peut encore y trouver des crus de l'époque napoléonienne.... (Les occupants soviétiques, qui n'y connaissaient rien, en ont laissés quelques uns!)

 

Bonnes vacances à tous!

D.P. (photos et textes)

20/04/2009

L'opposition fête la Paques, les soldats russes se renforcent.

L'opposition fête la Paques autour d'une grande table... dans la rue.

Les membres de l'opposition géorgienne ont organisé une fête à l'extérieur de la chancellerie dans le district de Avlabari. Une table de 100 personnes et a des oeufs de Pâques, des gâteaux et du vin de région de Kakheti - seule chose que je leur envie!.

Un des Leader, Koba Davitashili, y fut le tamada. Le Parti travailliste a aussi  participé à la fête, puis a tenu un "rallye de Pâques" à l'extérieur des batiments de la télévision publique (GPB). Les membres du parti ont distribué des œufs de Pâques et des gâteaux. Salome Zurabishvili, l'un des leaders de l'opposition radicale s'est également jointe à la fête. Ce fut certainement très sympatique, mais ce n'est pas encore aujourd'hui que l'opposition radicale décidera d'accepter le dialogue avec le gouvernement, malgré ce qu'a conseillé Peter Semneby, le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud, à savoir :

L'opposition devrait "mettre de côté" et "pas nécessairement abandonner ", leur demande de démission immédiate du président Saakashvili. Les autorités ne devraient pas non plus utiliser le dialogue pour marginaliser l'opposition, a déclaré Peter Semneby, le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud.

"Les enjeux ici portent sur l'avenir de la Géorgie, de la manière dont la Géorgie est gouvernée, de la culture politique de la Géorgie, de la manière dont la Géorgie est considérée dans le monde, ce qui influence aussi la façon dont la Géorgie, les partenaires et les amis peuvent se comporter avec la Géorgie. Il a également déclaré que, bien que l'UE jouant un rôle de médiateur ne serait pas appropriée, l'UE était prête à envisager "un rôle" qui pourrait être acceptable pour les deux parties."

 

Occupants Russes renforcent encore leurs positions en Géorgie (Abkhazie)

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infographie www.samchoblo.org

Du nouveau matériel et les contingents militaires sont déployés en Abkhazie, la région sécessionniste de Géorgie.

Le processus a débuté quand Dmitri Medvedev a fait une déclaration concernant les exercices de l'OTAN en Géorgie prévus pour le 16 mai 2009.

Ils se dirigent vers Gali, village géorgien situé sur la frontière entre les provinces d'Abkhazie et de Mingrelie, et le village de Zemo Abkhazeti situé sur la frontière entre les provinces Abkhazie et Svanetie, près de la vallée de Kodori. Deux districts repris par les russes en août. Les occupants contrôlent toutes les hauteurs. Les soldats russes et la milice abkhaze confirment dans leurs conversations avec les habitants qu'ils sont en attente de futurs développements. Par ailleurs, les occupants ont agressé la famille Torua aujourd'hui dans le village de Saberio, mais on n'en connait pas encore la raison.

On n'est pas sortis de l'auberge.

D.P.

14/04/2009

Dans quelle langue faut-il vous le dire?

 

Dans quelle langue faut-il vous le dire?

Le Haut Commissaire de l'OSCE pour les minorités nationales, Knut Vollebaek, appelle à mettre fin à la pression exercée sur la population géorgienne en Abkhazie, dans une déclaration publiée aujourd'hui. En voici un résumé :

«Je suis profondément préoccupé par les récents développements dans le district de Gali, en Abkhazie, qui ont conduit à une détérioration de la situation sécuritaire dans la région. En accord avec mon mandat de prévention des conflits, je prie instamment les autorités de facto de mettre fin à la pression exercée sur la population géorgienne dans le district de Gali, à travers la limitation de leurs droits à l'enseignement obligatoire, à la "passportisation", aux l'enrôlements forcés dans les forces armées abkhazes, ainsi qu'aux restrictions à leur liberté de mouvement ».

«Je regrette également la décision des dirigeants de facto de fermer la frontière administrative de l'Abkhazie, ce qui rend de plus en plus difficile pour la population de maintenir les contacts familiaux, l'accès nécessaire aux soins de santé ou de vendre leurs produits sur l'autre côté de la frontière de facto. Je suis également préoccupé par le fait que ces pratiques coercitives, qui violent le droit international, peuvent déstabiliser encore plus la déjà fragile situation inter-ethnique dans la région que de nombreux Géorgiens quittent par la force».

«Je répète que les normes internationales exigent que toute autorité exerçant sa compétence sur la population même si elle n'est pas reconnue par la communauté internationale, doit respecter les droits de tous les hommes, y compris ceux des personnes appartenant à des communautés ethniques différentes. Je prie instamment les autorités de facto à s'abstenir de toute intimidation et d'imposition de l'Abkhazie sur la citoyenneté et la conscription forcée des Géorgiens vivant dans le district de Gali. J'invite également les autorités de facto de respecter les droits à l'éducation des Géorgiens qui y résident et de permettre aux élèves géorgiens dans la région d'étudier dans la langue géorgienne ».

«Bien que je comprenne et félicite la volonté des autorités abkhazes de facto à renforcer l'identité et la langue abkhaze, je tiens à souligner que cela devrait être fait d'une manière qui n'affecte pas les droits des personnes appartenant à d'autres communautés ethniques en la région à maintenir et à développer leur langue et leur culture ».

D'après Rustavi2

D.P.

20/03/2009

En attendant le gros de la troupe


Le representant spécial de l'UE à Tbilissi

Peter Semneby, après sa réunion avec le porte-parole du Parlement Bakradze, a annoncé que l'Union Européenne ne reconnaît pas l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, cependant, il considère qu'il est nécessaire d'avoir des contacts avec les régimes séparatistes.
Peter Semneby a rencontré Mr Bakradze après sa visite dans la région séparatiste d'Abkhazie où il a tenu des réunions avec les représentants des "gouvernements" séparatistes. À la réunion avec le porte-parole du Parlement géorgien, ils ont parlé de la situation dans les régions dissidentes, des conséquences de la guerre d'Août et des relations Géorgie-Russie.
Semneby a dit que la situation est particulièrement préoccupante dans la zone Gali, qui est surtout peuplée de Géorgiens. Semneby a dit que ce peuple ne peut plus traverser le Pont d'Engury et donc, ils n'ont plus de liens avec leurs parents au-delà de la frontière administrative. Semneby affirme que c'est une violation grossière des droits de l'homme.

L'IRI mène des sondages publics en Géorgie

Une compagnie américaine a procédé à une recherche sociale en Géorgie, en vertu de l'ordre de l'International Republican Institute. 500 citoyens de la Géorgie ont été onterrogées. Les réponses ont été réparties comme suit:

Selon les résultats de l'enquête, la population de la Géorgie ont pour la plupart peur de la guerre. 61% de la demande des citoyens va pour le danger pour le pays avec les relations Russie/Géorgie, et les problèmes économiques du pays. Lorsqu'on demande si l'agression Russe est toujours en cours en Géorgie, 84 pour cent répondu «oui». Pensez-vous que la politique sociale et les activités devraient être axées sur le maintien de la stabilité dans la région - la question a reçu les réponses comme suit: - 86 pour cent pense que les hommes politiques devraient faire de leur mieux pour maintenir la stabilité politique du pays, 8 pour cent n'ont rien contre la politique conflits.

Le problème essentiel des 52% de la société en Géorgie est le chômage, le risque de guerre - 9% et la situation politique intérieure - de 6 pour cent. 81 pour cent des répondants ont répondu oui à la question de savoir si le gouvernement et l'opposition doivent continuer le dialogue, de 8 pour cent croient que le dialogue est en place.

21/02/2009

Les portes de l'Otan restent ouvertes à la Géorgie.

Les portes de l'OTAN restent ouvertes à la Géorgie.

21.02.09 12:18

La porte de l'OTAN reste ouverte à la Géorgie. La décision a été une nouvelle fois exprimée publiquement après la réunion de la commission OTAN-Géorgie, à Cracovie, en Pologne. Tbilissi va envoyer une unité militaire pour appuyer l'opération antiterroriste en Afghanistan. L'OTAN travaille sur l'élargissement futur: un plan spécifique pour aider la Géorgie dans le cadre de ce processus a été l'un des premiers points à l'ordre du jour des pourparlers.

La Russie a été sermonnée à Cracovie une nouvelle fois à propos de la reconnaissance de l'Abkhazie et de l' "Ossétie du Sud", ainsi que de la construction de bases militaires sur les territoires occupés. La réunion de la commission OTAN-Géorgie a duré quarante minutes. Les ministres de la défense de l'OTAN ont discuté des détails du programme national annuel.

Ingénieurs allemands agressés dans le district de Gali

21.02.09

Sept hommes armés masqués ont kidnappé deux ingénieurs travaillant sur l'installation de matériel allemand Enguri à la centrale hydroélectrique à Cheghali, dans le district de Gali. Les hommes armés ont brutalement agressé les ingénieurs allemands et ont saisi leur argent.

La milice abkhaze devait assurer la sécurité des spécialistes allemands, mais sont complices des agresseurs. L'un des spécialistes allemands, a été battu seulement parce qu'il avait un contrat signé avec le Ministère géorgien de l'énergie.

D'après Rustavi2 et Civil.ge

16/02/2009

Encore des atteintes aux droits en Abkhazie


Les enseignants dans le district de Gali face à de sérieux problèmes...

Le délai donné aux pédagogues des écoles publiques du district de Gali pour obtenir les passeports des citoyens abkhazes, expire aujourd'hui. Les séparatistes armés et les occupants russes organisent des raids dans les écoles du district de Gali. Les classes ont été interrompues dans les écoles de trois villages - Zemo Barghebi, Sida et Khushukuri.

Les enseignants sont forcés de déclarer qu'ils rejettent la citoyenneté de la Géorgie et doivent demander la citoyenneté de l'Abkhazie. Après la procédure, ils recevront les nouveaux passeports des citoyens de l'Abkhazie, région occupée par la Russie. Si les pédagogues refusent de prendre de nouveaux passeports, les séparatistes menacent de les évincer de l'école et du district de Gali, à l'aide des unités spéciales. Les enseignants demandent l'aide urgente de la MONUG.

D.P.
Source : Rustavi2

 

05/02/2009

OTAN / OTSC


OTAN : positions claires sur le conflit

manif EU Bruxelles

Vingt-six Etats membres de l'Organisation du Traité Atlantique Nord l'unanimes pour soutenir la Géorgie dans son conflit avec la Russie. Lors de la session de la commission Géorgie-OTAN qui s'est tenue hier à Bruxelles, la Commission a invité la Russie à cesser de construire des bases militaires et la militarisation des deux régions occupées de Géorgie, l'Abkhazie et de l' "Ossétie du Sud", sinon, l'OTAN ne pourrait reprendre les liens avec la Russie.

L'alliance atlantique reste ferme sur sa position à moins que le Kremlin puisse démontrer l'évolution de sa politique à l'égard de la Géorgie et ses régions séparatistes.
Une nouvelle phase du programme de partenariat annuel avec la Géorgie va bientôt commencer. Elle implique de mener de nouvelles réformes dans les domaines militaires, politiques et juridiques. En Mars, une alliance de l'OTAN se rendra en Géorgie, qui coordonnera la mise en œuvre du programme.

Source : Rustavi2

Côté Russe, la réponse à l'OTAN est claire, elle aussi :

MOSCOU, 4 février - RIA Novosti. Moscou accueille aujourd'hui le sommet de l'Organisation du Traité de sécurité collective, destiné à modifier sa structure: l'OTSC se pourvoira de ses propres forces armées, lit-on mercredi dans le quotidien Kommersant.

L'automne dernier, à l'époque où la Russie s'est trouvée au bord d'une confrontation avec l'Occident suite à la guerre avec la Géorgie, le président russe Dmitri Medvedev a proposé de créer dans le cadre de l'OTSC une force collective de déploiement rapide (FCDR). La réalisation de cette idée transformera cette organisation dirigée par Moscou en véritable alliance politique et militaire.

La FCDR devraient réunir des unités militaires mobiles des sept pays de l'organisation. Il est probable que la plupart des forces seront fournies par la Russie (une division aéroportée et une brigade aéroportée d'assaut) et le Kazakhstan (une brigade aéroportée d'assaut), le reste des alliées se limitant à un bataillon.

"La Russie est certainement intéressée à l'existence d'une organisation, qui constituerait, ne serait-ce que vaguement le contrepoids de l'OTAN", estime Andreï Fedorov, directeur des programmes politiques du Conseil pour la politique extérieure et de défense. "Cela semble tout à fait logique, car le potentiel des partenaires de la Russie au sein de l'OTSC est à peine efficace et la situation à intérieur de certains de ces pays est loin d'être stable. C'est cependant à cause de ces circonstances que toute nouvelle construction, quel que soit son nom, sera en premier lieu un "tigre de papier" qui pourrait être utile dans une guerre de l'information, mais serait inefficace en pratique. De plus, l'élargissement de l'OTSC semble peu probable contrairement à celui de l'OTAN, et ne pourrait toucher que l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie".

Des sources au ministère russe des Affaires étrangères, qui ont participé à la préparation de la reforme militaire de l'OTSC, appellent à ne pas dramatiser cette réorganisation. "Dire que la Russie transforme l'OTSC en contrepoids de l'OTAN revient à faire preuve d'une perception simplifiée des objectifs de la FCDR. Il ne faut pas oublier que certains pays de l'organisation ont des frontières avec l'Afghanistan instable", a expliqué au Kommersant un haut diplomate russe.

Source : Kommersant / Ria Novosti

Afghanistan instable... Il s'agit plutôt de contrer les éventuelles révoltes dans certaines régions séparatistes, ou les soutenir, selon les cas. Tchétchénie, Ingouchie, Transnitrie, Ukraine, Azerbaidjan, Abkhazie, Osséties, Géorgie, voire même un pays balte, (...) à l'aide d'une armée "multinationale" dont les interventions seraient sans doute plus aisément justifiables, légitimables (intervention décidée unanimement, etc...).

D.P.

Un journal russe publie une interview de Baghapsh.

Le chef du gouvernement séparatiste abkhaze Sergueï Bagapsh explique que l'Europe n'a pas d'autre choix, qu'un jour ils auront à reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de "l'Ossétie du Sud" si ils veulent imposer la paix et la stabilité dans le Caucase.
La Komsomolskaya Pravda a publié un entretien avec le chef séparatiste. Baghapsh dit que la reconnaissance de l'Abkhazie ne dépend pas du nombre d'États ayant reconnu les 2 régions, parce que le plus grand état du monde, la Russie les a déjà reconnues.
A Propos de la surveillance internationale de la région sécessionniste, Baghapsh dit que les observateurs ne devraient pas observer l'Abkhazie, mais la Géorgie, d'où le danger vient.
Le correspondant du journal questionne le chef séparatiste sur son attitude à l'égard des Géorgiens, et comme sa femme est d'origine géorgienne. Baghapsh a été très ironique dans sa réponse. "Ma femme est d'orgigine de Gali, mais elle est meilleure séparatiste que moi!"

Le gouvernement géorgien offre des terres aux réfugiés (zone de Tserovani)

Les personnes déplacées lors du conflit russo-géorgien, et qui sont actuellement logées dans la zone de Tserovani, recevront de la part du gouvernement géorgien des terres.

Le ministre géorgien chargé des déplacés du conflit est arrivé à Tserovani avec les représentants de la société Shirnkhofer pour distribuer des produits divers aux réfugiés.

21/01/2009

"Education" abkhaze...

 

Bonjour à tous!

Non, je ne cèderai pas à l'envie d'écrire un article "Spécial Obama". Tout le monde en parle déjà et je n'ai rien à ajouter à ce sujet. Wait and see, mais bravo déjà pour sa première décision : la fermeture de Guantanamo.

Non. Aujourd'hui, il me faut d'abord relayer une info importante:

Des ambassadeurs de l'Union européenne sont concernés par les attaques récentes sur des policiers géorgiens entourant les chefs des missions de l'Union Européenne en mission en Géorgie. Ces derniers expriment leur vive inquiétude quant aux attaques récentes sur la police géorgienne effectuant leurs devoirs légaux.
Un policier géorgien a été tué par un tireur isolé près de la Ligne de Frontière Administrative avec l'Ossétie du Sud le 16 janvier 2009.

Deux d'entre eux ont été blessés à la frontière Ossète du Sud hier encore.
Onze policiers géorgiens tués depuis les accords de cessez-le-feu...
Les Chefs de missions de l'Union européenne en Géorgie exigent l'accès d'observateurs internationaux en Ossétie du Sud et Abkhazie.

Par ailleurs, il me faut aussi dénoncer une "petite" injustice qui démontre une fois de plus combien la Russie n'a pas changé depuis Staline (toute proportion gardée) :

Les séparatistes abkhaze forcent les pédagogues des écoles géorgiennes de la zone de Gali, Abkhazie, en Géorgie, d'enseigner avec de nouveaux manuels imprimés par leur ministère de l'Education Nationale.
Les manuels, en langue russe, refont l'Histoire et la géographie dans la voie idéologique  décidée par les séparatistes.
Le ministre de l'Education nationale séparatiste est arrivé dans la zone de Gali et a promis aux enseignants locaux d'augmenter leur salaire de 40% s'ils acceptent de collaborer...

Ce qui démontre une fois de plus combien toute la population abkhaze est manipulée par le pouvoir séparatiste...

Il y a encore de nombreux géorgiens non-abkhazes dans la région séparatiste, principalement entre Zugdidi et Gali. Les Géorgiens, en plus de subir les incessantes provocations des séparatistes, sont de plus en plus souvent victimes de "racisme" de la part des populations abkhazes. Les écoles ne sont pas financées, impossibilité de trouver du travail, impossibilité de vendre les produits agricoles, et leur situation ne cesse d'empirer depuis la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de l'Abkhazie.

Vive l'Abkhazie libre et indépendante? Ha!