01/06/2009

L'Union européenne a déclaré qu'elle « n'accepte pas la légalité des « élections » en « Ossétie du Sud »

L'Union européenne a déclaré qu'elle « n'accepte pas la légalité de ces « élections » en « Ossétie du Sud » séparatiste ce dimanche, et ni ses résultats. »

 

La présidence tchèque de l’Union Européenne a déclaré aujourd’hui 1er juin que «la tenue de ces élections est illégitime et constitue un recul dans la recherche d'un règlement pacifique et durable de la situation en Géorgie. L'UE réaffirme son ferme appui à la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues. »

Pour la petite histoire, voici les résultats de ces « élections »:

Parti de l’Unité (parti d’Edouard Kokoïty, actuel « président » pro-russes) : 46,3% = 17 sièges / 34

Parti Populaire (pro-Kokoïty) : 22,6% = 9 sièges / 34

Parti Communiste (pro-Kokoïty) : 22,2 = 8 sièges / 34

Le Parti La Mère Patrie, qui se décrit comme «une attitude constructive, et non pas d'opposition radicale", a obtenu 6,37% = 0 siège / 34. Pour obtenir un siège, il fallait faire au moins 7% des voix.

Pour ceux qui ne saisissent pas, c’est le genre de résultat auquel on pourrait s’attendre dans les Fourons (frontière linguistique Flandres/Wallonie) si les Flamands, sous protection hollandaise, chassent, tuent, expulsent les francophones qui y vivent, et empêchent les opposants flamands de voter, ou interdisent les partis d’opposition, etc...

Bon, on a bien ri, mais maintenant que son parti est assuré d'avoir tout le soutien nécessaire pour changer la "constitution", Kokoïty va pouvoir se faire réélire dans 2 ans pour l'éternité, à moins qu'il devienne premier ministre pour se permettre de se représenter 4 ans plus tard, méthode Poutine.

D.P.

 

Elections parlementaires en ossétie du sud


Les bureaux de vote ont ouvert à travers la région sécessionniste géorgienne d'Ossétie du Sud pour les élections législatives, à 8 heures ce matin. De nombreux journalistes de la Fédération de Russie couvrent l’événement.

Quatre partis sont en concurrence pour les 34 sièges du Parlement, mais la Commission centrale des élections a empêché les deux seules partis « infidèles au président Edouard Kokoity » de participer au scrutin.

Les séparatistes affirment que 110 observateurs étrangers de 20 pays ont suivi le processus...

Dans le reste de la Géorgie, et en principe dans le reste du monde sauf en Russie et au Nicaragua, on estime que ces élections n’ont aucune valeur légale.

« Ce qu'ils appellent les élections, est trop loin de la réalité des élections. Nous avons vu plusieurs « moniteurs » avec un passeport étranger, ne représentant personne sauf eux-mêmes. Je pense que personne ne va donner une légitimité à de telles actions. Ce que nous voyons est un régime d’occupation de la région », a dit Temur Lakobashvili, le ministre d'état géorgien pour la réinsertion.

Une journaliste géorgienne du quotidien Rezonansi a été refoulée du district d’ Akhalgori (région de Tskhinvali) par les combattants ossètes. Mari Otarashvili a pu entrer sur le territoire, sans aucune entrave, pour couvrir les élections, mais après avoir réalisé des interviews de plusieurs personnes au bureau de vote, des miliciens ossètes l’ont arrêtée et emmenée au poste de la Division de police. La journaliste pourrait avoir caché les enregistrements qu'elle a réalisé au bureau de vote.

Mari Otarashvili a donc été fouillée et interrogée, puis conduite au check-point russe, d'où l'U.E. l’a reconduite vers le territoire sous contrôle géorgien.

Les Géorgiens vivant à Akhalgori disent que l’'activité autour des élections est très faible. La situation est calme, seuls les contingents militaires supplémentaires ont été déployés dans les points de contrôle russes. Apparemment, la milice d' « Ossétie du sud » patrouille dans les villages géorgiens du district d’Akhalgori.

Peu ou pas de géorgien de souche vivant encore dans la province a pu se rendre dans les bureaux de vote.

D’après Rustavi2, civil.ge, Ria Novosti.

D.P.