19/02/2010

Résumé de la situation en Abkhazie

Après sa rencontre avec Dmitri Medvedev, Sergueï Baghapsh, le chef du régime séparatiste pro-Russe de la province géorgienne occupée d’Abkhazie, résume sa dernière visite à Moscou en parlant du déploiement des forces militaires russes sur le territoire abkhaze qui aurait été une décision prise par son gouvernement, et non par l’occupant russe. Dans les bureaux de l'agence de presse Itar Tass, le chef du régime séparatiste a aussi rencontré le président de la diaspora géorgienne Mikheil Khubutia. Mr Khubutia a déclaré aux journalistes, après la réunion, qu'ils ont parlé du problème de l`intégrité territoriale de Géorgie, que leurs positions divergeaient, mais toutefois, il estime que le dialogue doit être poursuivi. Medvedev, quant à lui, vient de déclarer le président géorgien Mikheil Saakashvili « persona non grata en Russie »... belle démonstration d’ouverture et de démocratie pour la Russie!

L'OTAN dénonce la signature mercredi d'un accord russo-abkhaze sur le déploiement d'une base militaire russe dans la province abkhaze. "L'OTAN considère les accords passés entre la Russie et les territoires géorgiens comme illégitimes, la position de l'OTAN à ce sujet reste inchangée", a indiqué Mme Romero citée par les médias internationaux. Elle a fortement critiqué la Russie d’avoir signer cet accord avec le régime fantoche de l'Abkhazie séparatiste, impliquant la construction d'une base militaire. La porte-parole de l'OTAN a aussi exprimé la position officielle de l'alliance concernant la coopération de la Fédération de Russie avec les séparatistes. Elle dit que l'accord signé viole les accords existants et a appelé Moscou à revenir sur la décision. «L'Alliance appelle la Russie à retirer ses troupes à la ligne où elles se trouvaient avant le conflit d'août 2008 et insiste sur l'accès des observateurs "à l'ensemble du territoire géorgien" ». L'accord porte sur une durée de 49 ans avec prorogation automatique tous les 15 ans, en contradiction avec les accords précédemment signés par Moscou, notamment le document de Sarkozy signé à la fin de la guerre de 2008.

A Gali, village géorgien et ethniquement géorgien situé en Abkhazie le long de la frontière avec la Mengrelie, où les soldats de la force d’occupation russe enlèvent et rançonnent nombre d’habitants chaque semaine, la situation est catastrophique : un mur de séparation, avec postes de gardes, tours d’observations etc..., se construit, pareil à celui de Berlin, sous l’oeil incrédule des observateurs européens présents en face... impuissants face aux enlèvements, face au nettoyage ethnique qui, tant que les soldats russes seront présents sur la terre géorgienne, ne cesseront jamais.

« L’indépendance » tant souhaitée par les abkhazes, ce ne sera jamais les russes qui la leur offriront, la Russie n’y ayant aucun intérêt. L’Abkhazie ne les intéressant que pour sa situation géopolitique, le peuple, comme depuis plusieurs siècles, n’ayant aucune valeur à leurs yeux, aucun effort d’aucune sorte n’est réalisé par les forces d’occupations en vue d’améliorer les conditions de vie des Abkhazes. Ils sont dépouillés de leurs terres au profit des oligarques et autres amis du régime de Poutine qui y construisent des datchas tout le long de la côte, de Sukhumi jusque Sochi, quand ce n’est des bases militaires, base navale, etc... La langue abkhaze n’étant plus la langue officielle, remplacée de plus en plus par le russe, alors même que le prétexte des abkhazes pour se séparer du reste de la Géorgie est basé sur leur besoin – légitime et toujours soutenu et guaranti par Tbilissi – de protéger leur culture.

A Sochi, ancienne ville géorgienne offerte par Staline à la Russie soviétique, les travaux continuent en préparation aux jeux olympiques d’hiver de 2014, faisant beaucoup de dégats sur les terres abkhazes, à croire qu’ils utilisent l’Abkhazie comme réservoir de matières premières naturelles tels les gravats du fond des rivières, dragués puis envoyés à Sochi, créant d’importants dégats écologiques, par exemple. La réserve de main d’oeuvre n’est pas Abkhaze, par contre,, ce qui crée quelques tensions parmis les citoyens abkhazes dont bon nombre est sans travail depuis... 20 ans.

10/06/2009

Les diplomates avertissent la société internationale du danger d'une nouvelle guerre entre Géorgie et Russie.

 

Les diplomates avertissent la société internationale du danger d'une nouvelle guerre entre Géorgie et Russie.

L'ancien représentant de l'Union Européenne en Géorgie, Denis Corboy : "La crainte d'une nouvelle intervention militaire russe en Géorgie n'est pas sans fond. Les entrainements militaires au Caucase en 2009, conduits à la frontière du nord de la Géorgie, sont soit des tentative de pression sur la Géorgie, soit une préparation pour la nouvelle guerre."

La Russie, qui sait depuis toujours combien il est difficile pour son armée de progresser facilement en territoire géorgien en hiver, avait attaqué et bombardé la Géorgie en août dernier, dans le but avoué d'avancer vers Tbilissi, mais la diplomatie européenne est intervenue presque immédiatement (juste 10 ans trop tard) pour faire arrêter les combats, et un cessez-le-feu a été signé, engageant les deux camps, entre autre, à regagner leurs positions d'avant le 7 août, date sois-disant du début des hostilités. 

La Russie, qui à ce jour n'a respecté aucun des points d'accords du cessez-le-feu, a sérieusement augmenté ses effectifs militaires dans les provinces séparatistes, passant de 3700 "soldats de la paix" à plus du triple par province entre septembre 2008 et février 2009. De plus, nombre de bases ont été réimplantées un peu partout en Abkhazie et en Ossétie, dont deux aéroports militaires et une base navale en construction sur les côtes abkhazes.

Bien entendu, Poutine et Medvedev accusent tous deux la Géorgie d'avoir augmenté ses effectifs de... policiers le long de la "frontière" sud ossète pour "légitimer" l'arrivée massive de soldats russes en Géorgie.

A près l'annexion progressive de l'Abkhazie et de la province de Samatchablo, plus connue sous le nom stalinien d'Ossétie du sud, annexion totalement concrétisée lors de la reconnaissance par la Russie (accessoirement aussi par le Nicaragua qui, en tant que "proche voisin" doit certainement bien connaitre la région!), les responsables russes doivent à présent mettre en oeuvre ce qu'ils n'ont pu réaliser lors de la guerre d'août : occuper l'ensemble du territoire géorgien. Ils n'attendent qu'une seule chose: une raison d'intervenir en dehors des deux provinces séparatistes. Ce que les manifestants anti-pouvoir à Tbilissi pourraient leur offrir, consciemment ou stupidement selon le leader d'opposition organisateurs des provocations en cours depuis deux mois dans la capitale géorgienne.

Parce que le danger est là: même si après deux mois de manifestations les opposants ont presque tous déserté la rue, que plus de la moitier des leaders de l'opposition parlementaire et non-parlementaire ont enfin accepté le dialogue avec Saakashvili, il reste les leaders les plus radicaux (ou têtus, c'est selon) pour provoquer le pouvoir et refuser le dialogue. Le moindre faux-pas pourrait donner à Poutine l'occasion rêvée d'intervenir et de renverser le président Saakashvili.

Les diplomates européens et américains ont prévenu depuis le début des manifestations qu'il est indispensable pour l'opposition géorgienne d'accepter le dialogue avec le gouvernement s'ils ne veulent pas qu'un tel scénario se réalise. Non seulement les irréductibles font la sourde oreille, mais de plus ils durcissent leurs positions, jouant en cela le jeu de la stratégie russe. Alors les diplomates et autres observateurs sur place haussent le ton et avertissent la communauté internationale des risques d'une reprise des hostilités cet été.

Au même moment, dans la province d'Abkhazie la présence russe commence à peser pour les habitants abkhazes. Les terres le long de la côte de la mer Noire sont presque entièrement réservées aux seuls russes, les compagnies de transports sont "rachetées" par la Russie, les habitations désertées par les géorgiens après les nettoyages ethniques des milices abkhazes sont soit démolies soit données à des citoyens russes, la langue russes est devenue la seule langue officielle et dans l'enseignement et dans les administrations, puisqu'il y a plus de russes en Abkhazie que d'Abkhazes.... Si la situation s'envenime en Abkhazie, un conflit armé entre abkhazes et russes peut s'amorcer et rapidement dégénérer, pour sans doute s'étendre à l'ensemble du territoire géorgien.

D.P.

26/05/2009

Abkhazie: l'opposition met en question l'entente avec Moscou

L'opposition abkhaze met en question l'entente avec Moscou

Les mouvements de l'opposition abkhaze "remettent en question l'existence de l'Abkhazie en tant qu'Etat indépendant", lit-on lundi dans le quotidien Kommersant.

"La vente des sites vitaux pour l'Abkhazie se soldera par une soumission de la république à la Russie" écrit le rédacteur en chef du journal indépendant "Pravda de Tchegem" Inal Khachig. "Tout le monde comprend que l'intérêt de la Russie envers l'Abkhazie est énorme et que les compagnies russes tenteront de s'emparer de tout ce qu'ils peuvent ici".

"On tente de nous faire croire qu'on nous a offert l'indépendance et que nous devons payer pour ça. Ce n'est pas pourtant le cas", a récemment annoncé Astamour Tania, coprésident du parti Forum de l'unité populaire d'Abkhazie. L'Abkhazie est selon lui devenue un Etat souverain, parce qu'elle avait toujours gardé l'indépendance de ses décisions: "Pendant une époque, nous avions des relations tendues avec la Russie. Si nous avions fait tout que les représentants de Moscou nous disaient, l'Abkhazie serait aujourd'hui une république autonome au sein de la Géorgie et accueillerait un contingent de l'OTAN".

La récente visite du président de la Douma (chambre basse du parlement russe) Boris Gryzlov à Soukhoumi, la "capitale" abkhaze, n'a fait que jeter de l'huile sur le feu. Celui-ci a déclaré que l'Abkhazie lancerait dans un avenir proche l'extraction de matières inertes pour les Jeux olympiques de 2014 et que la Russie logerait dans la république 100.000 ouvriers chargés de la construction de Sotchi. Plusieurs médias abkhazes ont critiqué les plans russes, tandis que l'opposition annonçait que l'Abkhazie était destinée au repos des touristes et pas au logement gratuit des travailleurs immigrés.

"Les partenaires russes ne comprennent malheureusement pas les traits spécifiques de l'Abkhazie, c'est pourquoi chaque visite de ce type fait surgir chez nous un grand nombre de problèmes", a reconnu un fonctionnaire du gouvernement abkhaze sous couvert d'anonymat.

Nezavissimaïa gazeta et Kommersant

Bientôt, nous reparlerons de l'Abkhazie : opposants ou non, leurs plaintes à l'encontre de la Russie, justifiées, ne portent que sur l'économie, le pillage des Russes sur leur province. Des questions de pognons. Mais quand seront-ils prêts à dénoncer leurs propres crimes perpétrés par leurs milices sous protection russe: les nettoyages ethniques contre les populations non-abkhazes, particulièrement contre les géorgiens encore présents dans la province séparatiste, et qui sont légion dans la zone de Gali, le long de la "frontière" entre les provinces mingrèle et abkhaze, et dans la vallée de Kodori d'où ils viennent encore de chasser les derniers géorgiens à y vivre: des moines expulsés de leur abbaye avec l'aide des soldats russes.

Nous reparleront en ces termes aussi à propos de l'Ossétie du Sud (Samatchablo).

Et nous rappelerons aussi que les autorités géorgiennes, ces dernières années, ont toujours proposé aux deux provinces d'être autonomes au sein de la Géorgie, en toute liberté. Comme nous rappelerons que les autorités géorgiennes ne refuseront pas d'avoir des relations normales avec la Russie, sauf que cette Russie s'en prend ouvertement à la Géorgie en manipulant les autorités séparatistes depuis plus de 10 ans...

  Il n'y a pas de mouvement anti-russes, il n'y a pas de mouvement anti-abkhazes ou ossètes. Cela n'a jamais été une question d'ethnie pour les géorgiens, mais une question de territoire.

Si les ossètes sont venus du nord pour s'installer du côté ensoleillé du Caucase il y a plus de 150 ans, et que les géorgiens les ont accepté sans réticences dans la province de Samatchablo, respectant leurs coutumes et leur langue, ce n'est pas pour qu"ensuite ils revendiquent ce territoire. Et même en admettant l'inadmissible, qu'ils aient des droits sur cette terre géorgienne, ont-ils fait le bon choix en se laissant piloter par les autorités russes? Ils n'ont pas eu de choix à faire. Poutine a fait le choix pour eux, et les ossètes en sont autant  coupables que victimes. Coupables d'avoir laissé Kokoïty au pouvoir et d'avoir plus que collaboré aux plans de nettoyage ethnique, et victimes car la Russie transforme l' "Ossétie du Sud" en une province russe pillée par les russes et où les spécificités ethiques ossètes sont anihilés par une éducation 100% russophone...

D.P.

18/04/2009

Plus de 10.000 soldats russes dans les territoires séparatistes: pour en découdre avec l'Otan?

 

Plus de 10.000 soldats russes dans les territoires séparatistes: pour en découdre avec l'Otan?

Aujourd'hui, à Moscou, le chef des séparatistes abkhazes Sergei Bagapsh a menacé d'organiser des exercices militaires avec les russes en réponse aux exercices de l'Otan devant avoir lieu en Géorgie entre le 16 mai et le 1er juin près de Tbilissi.

Il s'agit de manoeuvres auxquelles doivent participer des militaires de 19 nations faisant partie de l'Alliance Atlantique, en tout 1300 hommes non-armés.

Ces exercices sont prévus de longue date, avant juin 2008. Les réactions de la part des régimes séparatistes et de Moscou se sont fait attendre...

"Ces exercices sont organisés régulièrement depuis plusieurs années. C'est un événement habituel, et je n'y vois rien d'extraordinaire" sic l'ambassadeur américain en Russie John Beyrle.

En effet, et la Russie y participe quelques fois, faut-il ajouter.

La Russie prépare donc une "riposte". Mais pourquoi se sentir visé? L'Otan s'en prendrait-t-il à la vie de citoyens russes durant leurs manoeuvres?Provocations? Et envahir un pays, n'est-ce pas plus qu'une provocation?

De toute façon, avec ou sans les manoeuvres de l'Otan dans la région, les russes sont prêts non pas à "riposter", mais bien à envahir la Géorgie. C'est prévu depuis longtemps aussi. Après un premier essai aux résultats mitigés en août, et alors que j'écris ces mots, une vingtaine de batiments croisent au large entre Soukhumi et Poti, 300 chars en Abkhazie et sans doute autant en Ossétie. Et minimum 10.000 hommes déjà présents sur le territoire géorgien. Second essai.

Un rapport, révélé par une agence de presse géorgienne, dit que des unités de la 58e armée mettent en œuvre l'agression sur la Géorgie à partir du territoire de l'Abkhazie, et de prendre Poti ainsi que les districts de la région de Samegrelo. En cas de succès, l'armée russe se déplacera vers la ville de Kutaisi Samtredia  par district. Comme pour les différentes unités de la 58e armée situés en Ossétie du Sud occupée, ils vont essayer de bloquer l'axe Tbilissi-Igoeti Kaspi et Mtskheta 

Selon l'agence de presse, la source d'information a souligné que l'existence de ce plan d'invasion ne doit pas forcément impliquer une reprise de la guerre dans un avenir proche entre Géorgie et Russie.

Si c'est comme ça...

D.P.

05/02/2009

OTAN / OTSC


OTAN : positions claires sur le conflit

manif EU Bruxelles

Vingt-six Etats membres de l'Organisation du Traité Atlantique Nord l'unanimes pour soutenir la Géorgie dans son conflit avec la Russie. Lors de la session de la commission Géorgie-OTAN qui s'est tenue hier à Bruxelles, la Commission a invité la Russie à cesser de construire des bases militaires et la militarisation des deux régions occupées de Géorgie, l'Abkhazie et de l' "Ossétie du Sud", sinon, l'OTAN ne pourrait reprendre les liens avec la Russie.

L'alliance atlantique reste ferme sur sa position à moins que le Kremlin puisse démontrer l'évolution de sa politique à l'égard de la Géorgie et ses régions séparatistes.
Une nouvelle phase du programme de partenariat annuel avec la Géorgie va bientôt commencer. Elle implique de mener de nouvelles réformes dans les domaines militaires, politiques et juridiques. En Mars, une alliance de l'OTAN se rendra en Géorgie, qui coordonnera la mise en œuvre du programme.

Source : Rustavi2

Côté Russe, la réponse à l'OTAN est claire, elle aussi :

MOSCOU, 4 février - RIA Novosti. Moscou accueille aujourd'hui le sommet de l'Organisation du Traité de sécurité collective, destiné à modifier sa structure: l'OTSC se pourvoira de ses propres forces armées, lit-on mercredi dans le quotidien Kommersant.

L'automne dernier, à l'époque où la Russie s'est trouvée au bord d'une confrontation avec l'Occident suite à la guerre avec la Géorgie, le président russe Dmitri Medvedev a proposé de créer dans le cadre de l'OTSC une force collective de déploiement rapide (FCDR). La réalisation de cette idée transformera cette organisation dirigée par Moscou en véritable alliance politique et militaire.

La FCDR devraient réunir des unités militaires mobiles des sept pays de l'organisation. Il est probable que la plupart des forces seront fournies par la Russie (une division aéroportée et une brigade aéroportée d'assaut) et le Kazakhstan (une brigade aéroportée d'assaut), le reste des alliées se limitant à un bataillon.

"La Russie est certainement intéressée à l'existence d'une organisation, qui constituerait, ne serait-ce que vaguement le contrepoids de l'OTAN", estime Andreï Fedorov, directeur des programmes politiques du Conseil pour la politique extérieure et de défense. "Cela semble tout à fait logique, car le potentiel des partenaires de la Russie au sein de l'OTSC est à peine efficace et la situation à intérieur de certains de ces pays est loin d'être stable. C'est cependant à cause de ces circonstances que toute nouvelle construction, quel que soit son nom, sera en premier lieu un "tigre de papier" qui pourrait être utile dans une guerre de l'information, mais serait inefficace en pratique. De plus, l'élargissement de l'OTSC semble peu probable contrairement à celui de l'OTAN, et ne pourrait toucher que l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie".

Des sources au ministère russe des Affaires étrangères, qui ont participé à la préparation de la reforme militaire de l'OTSC, appellent à ne pas dramatiser cette réorganisation. "Dire que la Russie transforme l'OTSC en contrepoids de l'OTAN revient à faire preuve d'une perception simplifiée des objectifs de la FCDR. Il ne faut pas oublier que certains pays de l'organisation ont des frontières avec l'Afghanistan instable", a expliqué au Kommersant un haut diplomate russe.

Source : Kommersant / Ria Novosti

Afghanistan instable... Il s'agit plutôt de contrer les éventuelles révoltes dans certaines régions séparatistes, ou les soutenir, selon les cas. Tchétchénie, Ingouchie, Transnitrie, Ukraine, Azerbaidjan, Abkhazie, Osséties, Géorgie, voire même un pays balte, (...) à l'aide d'une armée "multinationale" dont les interventions seraient sans doute plus aisément justifiables, légitimables (intervention décidée unanimement, etc...).

D.P.

Un journal russe publie une interview de Baghapsh.

Le chef du gouvernement séparatiste abkhaze Sergueï Bagapsh explique que l'Europe n'a pas d'autre choix, qu'un jour ils auront à reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de "l'Ossétie du Sud" si ils veulent imposer la paix et la stabilité dans le Caucase.
La Komsomolskaya Pravda a publié un entretien avec le chef séparatiste. Baghapsh dit que la reconnaissance de l'Abkhazie ne dépend pas du nombre d'États ayant reconnu les 2 régions, parce que le plus grand état du monde, la Russie les a déjà reconnues.
A Propos de la surveillance internationale de la région sécessionniste, Baghapsh dit que les observateurs ne devraient pas observer l'Abkhazie, mais la Géorgie, d'où le danger vient.
Le correspondant du journal questionne le chef séparatiste sur son attitude à l'égard des Géorgiens, et comme sa femme est d'origine géorgienne. Baghapsh a été très ironique dans sa réponse. "Ma femme est d'orgigine de Gali, mais elle est meilleure séparatiste que moi!"

Le gouvernement géorgien offre des terres aux réfugiés (zone de Tserovani)

Les personnes déplacées lors du conflit russo-géorgien, et qui sont actuellement logées dans la zone de Tserovani, recevront de la part du gouvernement géorgien des terres.

Le ministre géorgien chargé des déplacés du conflit est arrivé à Tserovani avec les représentants de la société Shirnkhofer pour distribuer des produits divers aux réfugiés.