27/04/2009

Manifestations des opposants radicaux: un dangereux fiasco.


Manifestations : prolongations tumultueuses, conseils avisés et tendances pour les jours à venir.

Une bagarre a éclaté samedi soir entre les membres d'une patrouille du service d'ordre de l'opposition et une délégation d'habitants d'une rue jouxtant le Parlement. Les habitants, mécontents en raison de l'accès vers leurs maisons rendu impossible pour le ramassage des ordures et les services de secours depuis le début des manifestations, ont entammé une discussion avec les membres de la patrouille, mais ces derniers ont tabassé les habitants délégués, puis ont saisi leurs documents. Trois blessés dont un très grièvement... De l'autre côté, une enquête est en cours pour déterminer les sanctions à prendre à l'encontre du chef de la police de Tbilissi qui, pour avoir lancé un sachet rempli d'eau sur la tête de manifestants de l'opposition, risque d'être limogé. L'opposition, douze heures après les faits, réclame des sanctions immédiates.

Des incidents comparables, il y en a eu quelques uns ces derniers jours. Le gouvernement, tenant sa parole en ne faisant pas intervenir la police - afin d'éloigner tout risque de provocations d'un côté comme de l'autre et ne pas retomber dans le piège de fin 2007 - ne peut que constater les dégâts puis enquêter. Les leaders radicaux, après 17 jours d'actions en tout genre, semblent au bout d'arguments et s'attaquent à présent à la télévision publique, accusant les journalistes de biaiser les informations les concernant.

De plus en plus désunis, ils manquent d'effectifs et de partisans, et le mouvement devient de plus en plus pitoyable.

Mme Bourdjanadzé, ex-chef du parlement passée leader d'un parti d'opposition radical pro-russe, est soupçonnée par le peuple d'être financée par Moscou. Mr Alasaniya, ex-ambassadeur auprès de l'ONU lui aussi passé leader radical, souhaite le dialogue mais accuse le gouvernement de ne pas vouloir le dialogue. Salomé Zurabishvili, ex-diplomate française, ex-ministre des affaires étrangère de Saakashvili limogée pour incompétence, est ridiculisée dans une vidéo filmée alors qu'elle discourait à propos de Saakashvili "diable/démon" (et elle "ange"!) sur la tribune face aux manifestants, circule sur le net, à visionner (surtout écouter) ici.


Pour le coup, je pourrais ne rien écrire à propos de ces manifestations aussi affligeantes qu'inutiles, mais ce qui se passe actuellement à Tbilissi pourrait facilement dégénérer. Les membres de l'opposition n'ont pas l'air de vouloir renoncer et les provocations sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus graves. Mal entourés mais surtout mal dirigés, on ne sait à quoi ou à qui ils peuvent s'en prendre demain. Saakashvili, soutenu "par le reste du monde" (sauf par la Russie, cela va sans dire), ne fera rien pour envenimer les choses, tant il est surveillé de près par l'U.E. et, surtout, par l'Otan. Et pourvu qu'il en soit ainsi, car même s'il a des torts, personne n'aurait été capable, parmi les personnalités politiques d'un bord ou d'un autre, de redresser la Géorgie comme il l'a fait durant ses 3 premières années au pouvoir, et de même aujourd'hui, personne ne sait réellement qui pourrait le remplacer à la tête du pays qui soit capable de surmonter les crises actuelles et à venir.

S'agit-il du manque d' "expérience de démocratie" de la part de cette opposition radicale ou d'autres raison, le fait est que le mouvement, depuis le 9 avril, stagne entre injures grossières et critiques destructrice à l'encontre du pouvoir et de Saakashvili en particuler. Rien de constructif, aucun projet pour l'avenir du pays, aucun plan d'action, juste des cris et des provocations. Dans cette atmosphère tendue, la population, exaspérée d'être prise en otage par tant de bruit pour rien, et Tbilissi, qui pourrait voir ce désordre grandissant comme dangereux pour sa population et l'équilibre fragile du pays, pourrait être tentée d'intervenir pour arrêter l'escalade, ce qui serait sans doute lourd de conséquences pour tous, tant l'opposition radicale, animal mourant, a envie d'en découdre avec les autorités.

Tous les ambassadeurs des pays représentés à Tbilissi se sont réuni samedi au Sheraton Palace Metekhi. (Ca fait beaucoup de rimes en " i " ça!)

Il résulte de cette réunion une déclaration commune: les diplomates considèrent le dialogue comme seul moyen de sortir de la situation et peut donner de l'espoir pour le développement pacifique de la manifestation. Les membres de l'opposition, refusant toujours le dialogue, étaient présents au Sheraton Palace Metekhi, lieu de ladite réunion, et ont fait des déclarations concernant les diplomates, réagissant à la déclaration faite par l'ambassadeur de France. Les membres de l' Alliance pour la Géorgie, dirigée par Irakli Alasania, ont déclaré qu'un ambassadeur est une position diplomatique et n'a pas le droit de faire des déclarations politiques, mais je me demande quelle sorte de déclarations Irakli a faites lorsqu'il était diplomate auprès de l'ONU....

La révolution des roses a eu lieu dans la dignité, et a eu pour conséquences un redressement spectaculaire de la Géorgie et un rééquilibre social évident. Nous en sommes très loin avec des gens comme Alasania ou Zourabishvili qui rampent entre violences stériles et déclarations de mauvais goût.

Pendant ce temps, les Russes attendent dans les provinces séparatistes, forts de plus de 10,000 hommes et blindés, pour... intervenir ?

D.P.

 

12/04/2009

Une nouvelle vague de manifestations à partir de lundi, sur fond de provocation militaire de la Russie...

Une nouvelle vague de manifestations à partir de lundi, sur fond de provocation militaire de la Russie...

Une des leaders de l'opposition radicale, Mme Burdjanadzé, a confirmé l'intention de continuer les manifestations dès lundi, après la trève du "dimanche des ramaux".

Malgré qu'il soit évident que demander de nouvelles élections présidentielles est inutile, dans tous les sens du terme, l'opposition a décidé de continuer leur mouvement, et de l'étendre à d'autres grandes villes en Géorgie, après avoir refusé tout dialogue avec le gouvernement.

Pendant ce temps, la flotte russe est "en transit" en Mer Noire, en provenance de Sébastopol, en Ukraine. Actuellement à un jet de pierre de la côte géorgienne, une vingtaine de navires de guerre fait route vers Novorossiysk, d'après le ministre russe de la défense.

D'autres manoeuvres, terrestres cette fois, ont également lieu en Géorgie, dans les territoires séparatistes d'Abkhazie et d' "Ossétie du Sud", "pour sécuriser les frontières, les protestations de l'opposition pouvant déborder", nous disent les russes.

D'après Civil.ge

D.P.

11/04/2009

L'opposition en échec après les manifestations.

 

L'opposition en échec après les manifestations.

Après les manifestations ayant duré 3 jours, les plus radicaux des leaders de l'opposition et les quelques 50.000 personnes les ayant suivis devant le Parlement, ont vu leur demande de démission du président Saakashvili, bien entendu, refusée.

Mikheil Saakashvili, lors d'une locution télévisée, a proposé aux parlementaires membres de l'opposition, qui refusent de participer aux débats du Parlement depuis plusieurs mois en signe de protestation, à rouvrir le dialogue, mais ni en public (faisant référence à la demande de l'opposition d'organiser un "show télévisé" pour tous les partis) ni simplement autour d'une table, mais bien au sein du Parlement, endroit où doit s'exprimer la démocratie.

Les manifestations se sont déroulées dans un calme exemplaire. Il n'y a eu aucune provocation ni d'un côté ni de l'autre, et les forces de l'ordre ne sont intervenues que dans quelques cas de désordres publics sans conséquences.

Mais les provocations étaient situées ailleurs : sur la scène faisant face aux manifestants, les leaders de l'opposition se relayaient pour diffuser leurs slogans aussi variés que possible, passant du "Micha Dehors !" au "Dehors Micha !". et en cela rien à dire puisque c'est pour cela que les mécontents étaient dans la rue.

Mais, pour vous dire combien le niveau d'éducation de certains responsables de partis d'opposition est élevé, nous avons aussi pu entendre crier dans la sono, résonnant dans toute la Géorgie et au-delà, "Micha, on n... ta mère" et autre marque d'inamitié du même acabit que je ne me permettrai pas de vous retranscrire ici. Et ce sont ces gens-là qui voudraient prendre le pouvoir? A présent, on comprend qu'ils aient refusé tout dialogue avec le gouvernement : ils doivent être rapidement en manque d'arguments!

Mais pourquoi, dès lors, autant de citoyens ont répondu à leur appel à manifester? Il semble évident qu'une large part de ces citoyens se disent mécontents des politiques du gouvernement, et verraient bien un autre président que Saakashvili à la tête du pays, mais ne pourraient faire un choix valable parmi les têtes de l'opposition. Beaucoup d'entre eux, aujourd'hui, comprennent qu'il n'y a pas grand chose à attendre d'une opposition qui se refuse à faire connaître son programme politique et/ou économique avant que d'être... au pouvoir.

Non, sincèrement, comment pourrait-on imaginer que le représentant d'un pays possédant une telle histoire, une telle richesse culturelle, puisse être à ce point sans éducation?

Mikheil Saakashvili a été élu il y a un peu plus d'un an. Son mandat est de cinq ans. Les prochaines élections auront lieu en 2012 comme prévu par la constitution. Il n'y a aucune raison, ni ici ni ailleurs en démocratie, d'organiser un quelconque referendum sur ce sujet parce qu'une opposition refusant le dialogue tel que la législation le prévoit en fait la demande. Si des articles de la constitution, basée sur les textes de l'indépendance de 1921, doivent être modifiés, c'est au parlement d'en débattre.

Si l'opposition utilise au parlement les mêmes arguments avec le même vocabulaire que lors des manifestations de ces derniers jours, il y aura des jeunes sténos qui vont rougir, c'est certain!

D.P.


L'occupation militaire russe continue malgré l'accord de paix.

TIMES ONLINE 11 AVRIL

À un point de contrôle militaire qui ne devrait pas exister, un lieutenant russe a fait des excuses pour son incapacité d'offrir un bon thé. "Nous n'avons pas d'électricité pour l'instant" a-t-il dit en guidant les journalistes du Times vers un bâtiment fortifié derrière la frontière non reconnue entre la Géorgie et sa région dissidente d' "Ossétie du Sud".

Au moins trois chars russes sont enterrés autour du point de contrôle, sur une route de montagne étroite menant à la ville d'Akhalgori, leurs canon face au sud, vers Tbilissi. Huit mois après que le Président Medvedev ait signé un accord de paix pour un cessez-le-feu avec la Géorgie, en août dernier, l'occupation militaire russe continue. L'accord négocié par le Président Sarkozy exige que toutes les troupes se soient retirées aux positions antérieures au 7 août.

Bien que faisant partie d' "Ossétie du Sud", la zone d'Akhalgori était sous le contrôle de la Géorgie lorsque la guerre a commencé. La plupart des habitants de la ville et des villages environnants étaient Géorgiens. Akhalgori est maintenant sous la ferme autorité des séparatistes ossètes, soutenus par les militaires russes. Des troupes russes stationnent près du point de contrôle ou surveillent les postes d'observation protégés par des sacs de sable, et comme les hommes de la milice Ossète, ils inspectent les voitures traversant la frontière.

Le mot "Russia" a été peint sur une barrière de sécurité placée à travers la route. Installée dans une tranchée derrière le point de contrôle, l'Armée russe a placé des tentes camouflées et trois longues rangées de baraques portables qui fournissent le logement aux soldats. À l'intérieur d'une des cabines peu meublées, un jeune lieutenant a insisté pour que les civils, tant le géorgien que l'ossète, aient passé librement la frontière pour négocier des marchandises et rendre visite aux familles.

L'observatoire des droits de l'homme a constaté les choses très différemment en novembre, accusant la Russie de ne pas empêcher les milices ossètes "permettant l'attaque de Géorgiens ethniques dans Akhalgori".

Les véhicules avec des plaques d'immatriculation géorgiennes sont vraiment passé par le point de contrôle, bien que les soldats aient défendu notre journal d'entrer à Akhalgori. Les russes sont aussi interdit une équipe de la Mission de Contrôle de l'Union Européenne, une force à 200 surveillants du cessez-le-feu.

Steve Bird, le porte-parole de la mission en Géorgie, a dit que les moniteurs avaient reçu des rapports que des fermiers géorgiens étaient dans l'incapacité de passer les points de contrôle pour atteindre leur terre, qui a été prise par les milices ossètes. Les moniteurs ont intensifié les patrouilles cette semaine après l'enregistrement d'une augmentation de mouvements de troupe russes près de la frontière qui a coïncidé avec le début de protestations d'opposition dans Tbilisi.

Tandis que, reconnaissant que la Russie casse le cessez-le-feu, la communauté internationale apparaît vouloir insister sur ce point. L'OTAN a rétabli ses relations avec la Russie le mois dernier, qui avaient été suspendues pendant la guerre, et le Président Obama a fait comprendre que, tandis que lui et M. Medvedev n'étaient pasd'accord sur l'invasion de la Géorgie, sa priorité était d'améliorer les liens avec Moscou.

M. Bird a dit que la priorité était de mettre en oeuvre les mesures acceptées pendant des négociations récentes en Suisse. "Nous étions très clairs: leurs points de contrôle ne sont pas en au bon endroit!" a-t-il dit. "Nous faisons toujours pression sur eux pour qu'ils reculent mais les russes ont décidé que c'est un point stratégique, et y a mis beaucoup de troupes. Les Géorgiens y ont mis beaucoup de troupes aussi."

Le Kremlin voit des choses différemment, soutenant que M. Medvedev a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud après la guerre et que la Russie a un accord bilatéral en rapport aux troupes stationnées sur son territoire. La Russie a placé 3,800 hommes en 'Ossétie du Sud' et l'autre région dissidente de Géorgie, en Abkhazie.

A lire sur le site du Times

10/04/2009

Les journalistes belges prisonniers de Moscou?

Les journalistes belges prisonniers de Moscou?

Ce matin, dans La Libre, le quotidien bruxellois, on peut lire un article sur la manifestation des opposants radicaux qui s'est déroulée hier à Tbilissi.

La Libre, pour expliquer ces événements à ses lecteurs, n'a rien trouvé de mieux que de publier un article de leur correspondant à Moscou, un certain Boris Toumanov. C'est quand même incroyable que quand un média belge veut couvrir un événement ayant lieu en Géorgie, ils aillent le pondre à Moscou! Dubié (sénateur écolo ex-journaliste dont j'ai longuement parlé par ailleurs) enquête sur la guerre d'août en Géorgie en questionnant les russes d'Ossétie (Nord et Sud) et de Moscou, sans jamais mettre les pieds à Tbilissi ou ailleurs en Géorgie...

Le lecteur belge va finir par croire que la Géorgie est toujours une république russe, alors que ça fait 200 ans que ce pays ne souhaite qu'une chose : ne pas faire partie de la sphère d'influence russe!

Chers "journalistes" belges, arrêtez ce jeu dangereux qui consiste à faire croire à vos lecteurs que la Géorgie doit être gouvernée par Moscou. Arrêtez d'accuser le peuple géorgien de tous les maux dont l'accuse Moscou. Allez à Tbilissi, interrogez les géorgiens, les opposants et membres du gouvernement, interrogez les experts européens, ou qui vous voulez en Géorgie, mais STOP RUSSIA !!!

En 1943, vous interrogiez Josef Goebbels pour avoir des infos sur la résistance française?

D.P.

09/04/2009

Aujourd'hui 9 avril.

20 ans se sont écoulés depuis la tragédie du 9 avril.

Le 9 avril, Journée de l'Unité Nationale, est un jour férié en Géorgie. C'est ce jour-là, en 1989, exactement 7 mois avant la chute du mur de Berlin, qu'une manifestation pacifique a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants, réclamant l'indépendance de la Géorgie et, accessoirement mais élément déclencheur, que les sécessionnistes abkhazes soient poursuivis et châtiés pour leurs crimes.

Menés par le Comité pour l'Indépendance (dont Zviad Gamsakhurdia est un des responsables), les manifestants pacifiques (certains protestent par une grève de la faim) se rassemblent sur l'avenue Rustaveli, devant le Parlement de ce qui est encore la République Socialiste Soviétique de Géorgie.

Dans la soirée du 8 avril 1989, le général Igor Rodionov (un malade!), commandant du district militaire de Transcaucasie, ordonne la mobilisation de ses troupes.

Le détachement soviétique, avec des militaires armés de matraques et de bêches, avancent sur les manifestants qui se déplacent le long de l'Avenue Rustaveli, sous le commandement de Rodionov. Au cours de l'avance, les soldats attaquent les manifestants avec des pelles, une des armes favorites des forces spéciales soviétiques, infligeant des blessures importantes à toute personne atteinte.

20 morts, des centaines de blessés.

La Géorgie obtiendra son indépendance deux ans plus tard, le 9 avril 1991, avec à sa tête Zviad Gamsakhurdia.

Aujourd'hui, 9 avril 2009, les commémorations officielles se déroulent sous l'oeil attentif des médias étrangers. Une manifestation annoncée comme "pacifiste" doit réunir les opposant au gouvernement géorgien, avenue Rustaveli, devant le Parlement.

Rien lu encore dans la presse belge à ce sujet, mais vous en aurez en compte-rendu dès demain matin, voire avant.

D.P.

08/04/2009

Saakashvili: Les portes de l'OTAN + Diplomates étrangers en poste à Tbilissi : Appel pour un dialogue

Diplomates étrangers en poste à Tbilissi : Appel pour un dialogue

A la veille des rassemblements de protestation, un des ambassadeurs du groupe de travail a invité les autorités et l'opposition, le 8 avril à s'engager dans un dialogue ouvert, à rechercher des solutions durables à des questions de grande importance pour la Géorgie.

Avec comme objectif de promouvoir les principes démocratiques et les procédures en Géorgie, les ambassadeurs du groupe de travail se réunit sur régulièrement. Il se compose des ambassadeurs des Etats participants de l'OSCE, au Conseil de l'Europe, le chef de la délégation de la Commission européenne et le Coordonnateur résident des Nations Unies.

Les ambassadeurs appellent toutes les forces politiques et les représentants du gouvernement, y compris les autorités chargées de la sécurité, à montrer un comportement responsable et l'attachement aux principes démocratiques lors de l'annonce des actions de protestation du 9 avril 2009, et d'exprimer leurs positions dans le cadre juridique, en évitant toute violence.

D.P. - D'après Rustavi2 et Civil.ge


Saakashvili: Les portes de l'OTAN restent ouvertes !

Le président Saakashvili a déclaré à la télévision lors d'une réunion avec le Président de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, John Tanner, à Tbilissi, que la récente déclaration du sommet de l'OTAN signifie que les portes de l'Alliance avaient été "réouvertes" pour la Géorgie.

En ce qui concerne l'OTAN, nous avons réussi à obtenir ce que nous espérions depuis longtemps. Les récentes décisions du sommet de Strasbourg et les déclarations d'Obama, du Président sortant et des secrétaires généraux de l'OTAN nous donnent de très sérieuses raisons d'être optimistes.

Si auparavant la principale question était de savoir si la Géorgie avait ou non un "plan d'action pour l'adhésion", ce document (déclaration finale du sommet de l'OTAN) dit que la Géorgie est sur la voie de l'OTAN, non directement par le biais de ce plan d'action - la question est posée séparément - mais par le biais de la Commission OTAN-Géorgie, et par un examen annuel de la Commission.

Cela signifie que, malgré l'agression, en dépit de la guerre et malgré la propagande qui est en cours contre nous, la route vers l'Alliance Atlantique-Nord a été rouverte pour la Géorgie. C'est le chemin vers la stabilité, vers la protection de l'ensemble de la région, ce qui est aussi la voie de la garantie économique.

On peut lire dans la déclaration finale du sommet des dirigeants de l'OTAN du 4 avril de Strasbourg / Kehl: Sans préjudice d'autres décisions qui doivent être prises concernant le plan d'action pour l'adhésion, le développement de programmes nationaux annuels aidera la Géorgie et l'Ukraine dans l'avancement de leurs réformes. L'examen annuel de ces programmes nous permettront de continuer à suivre de près la Géorgie et l'Ukraine, les progrès sur les réformes liées à leurs aspirations à l'adhésion à l'OTAN.

Le Président Saakashvili a également dit que, lors de sa visite en Géorgie, le général James Cartwright a présenté "un nouveau paquet" d'assistance à l'armée géorgienne.

Cela va aider la Géorgie à créer qualitativement de nouvelles forces armées, ce qui profitera à la Géorgie, et bénéficiera à l'ensemble de nos alliés, a déclaré le président Saakachvili.

D.P. - D'après Civil.ge et le site de l'OTAN

07/04/2009

Saakashvili, à propos de dialogue. L'opposition, à propos de refus de dialogue.


Saakashvili, à propos de dialogue.

L'opposition, à propos de refus de dialogue.

Le président géorgien dit qu'il n'y a aucune autre possibilité que le dialogue politique. Mikheil Saakashvili dit que l'ignorance des idées et positions des uns et des autres ont mené le pays à la catastrophe plusieurs fois et maintenant le dialogue est nécessaire même avec la plupart des groupes politiques radicaux.

Les discours comme : "Nous ne sommes pas intéressés par vos idées et nous ferons ce que nous voulons" a mené le pays à la catastrophe plusieurs fois. Aujourd'hui, notre expérience et la situation dans le pays quand 20 % de son territoire toujours occupés doivent être libérés de ses occupants, quand la crise économique mondiale frappe chaque famille en Géorgie, nous devrions nous écouter, a dit Saakashvili.

Les leaders des partis d'opposition, qui préparent pour Le 9 avril la manifestation, ont rencontré des ambassadeurs étrangers en poste en Géorgie aujourd'hui et ont présenté leurs plans et demandes, qu'ils vont faire entendre lors de la manifestation. De plus, les leaders d'opposition ont répondu au président, qui a dit plus tôt aujourd'hui que `aucune alternative autre que le dialogue`aujourd'hui, et que le dialogue était crucial même avec la plupart des groupes politiques 'radicaux'.
Si le radicalisme peut être mesuré, je ne peux pas imaginer qu'il y a plus radical que Saakashvili en Géorgie. Quant au dialogue, le dialogue est possible seulement pour une question, c'est la démission du président.

Daprès civil.ge et Rustavi2

D.P.