09/03/2010

Nicolas Sarkozy accueille à bras ouverts Dmitri Medvedev à Paris

Mis à jour le 10 mars 2010 à 23:42

Alors que Nicolas Sarkozy accueillait à bras ouverts Dmitri Medvedev à Paris pour deux journées de travail sur les échanges commerciaux entre les deux pays, la presse française a largement commenté la signature pour la vente par la France de 4 bâtiments de guerre de classe Mistral à la marine russe, ainsi que les accords de partitipation de GDF-Suez dans le projet de pipeline russe South Stream, points d’orgue de ces deux jours de « foire commerciale ».

Certains quotidiens ont bien entendu décrit ces accords comme étant salvateurs pour l’industrie française et les chantiers navals de Saint-Nazaire, mais d’autres ont une nouvelle fois mis l’Elysée en garde : la France, qui fait partie de l’Alliance Atlantique, devrait refléchir à deux fois avant de vendre des bateaux de guerre particulièrement offensifs – tansport de troupe, de matériels lourds, d’hélicoptères – à un pays ayant déclaré l’Otan « ennemi n°1 de la Russie », et sachant que Moscou est encore en guerre en Géorgie, n’ayant pas encore retiré ses troupes des zones occupées (et construisant des bases navales, aériennes et terrestres un peu partout dans les provinces séparatistes) en contradiction avec l’accord en 6 points signé par la Russie, la Géorgie et... la France. Cela rend cette vente d’autant plus étonnante aux yeux d’une certaine presse française qui saute sur l’occasion pour critiquer la politique de Sarkozy. Ces signes plus qu’évidents de rapprochement entre les deux « vieux amis » sont en parfaite logique avec la mentalité de la présidence française : se mettre en valeur, se différencier des Etats-Unis, relancer l’économie du pays, à tout prix.

Bernard Kouchner à commenté la vente des Mistral disant que Dmitri, ce n’est pas Poutine. Un peu simple... et irréfléchit. Par contre, il a signalé son désaccord concernant la vente des bateaux aux russes.

Dmitri et Poutine savent jusqu'où ils peuvent aller ensemble. L'un, l'homme fort, patron du FSB, "patron" de Gazprom, chef de la Douma, des armées et des stratégies militaires. L'autre, comme le dit si bien Lilia Chevtsova, c'est à la fois la galerie, la mise en confiance des chefs d ‘états étrangers, et les relations publiques en général. Homme de loi, il est autant le conseiller de Poutine que Poutine l'est pour Medvedev sur les stratégies plus "tordues", comme la tentative d'envahir la Géorgie qui ne cache qu’à peine le besoin de s'approprier "définitivement" la province séparatiste géorgienne d'Abkhazie, pour des raisons non de protection des populations - illégitime - mais de pure géopolitique.

Une différence importante: sous Poutine, la Russie était dépendante de la seule vente d'hydrocarbures, et grâce notamment aux manières maffieuses de Gazprom, avec les moyens infinis du FSB pour s'approprier des marchés importants, en oragnisant des procès truqués contre les concurrents, ou en utilisant la guerre en Géorgie pour déstabiliser la région et faire capoter le projet de pipeline européen Nabucco... qui aujourd'hui est déserté par les compagnies Allemandes, Hollandaises, Françaises, Grècques... pourtant soutenues par l'Europe qui a annoncé injecter 200 millions d’euros il y a quelques jours, suite la visite de Medvedev à Paris..., au profit des projets russes Northstream et Southstream).

Aujourd'hui, sous Medvedev, ce sont les industriels de tous les secteurs qui demandent à être soutenus par le Kremlin, ces derniers ayant accompagné le président russe à Paris. Le Business des hydrocarbures (extrêmement juteux, faut-il encore le préciser!) accompli à 80%, Medvedev se doit d’attirer d'autres investisseurs occidentaux, par tous les moyens, et acheter quelques Mistral au passage, ce qui fait sans doute office de « remerciements » à la France pour le « rapprochement Franco-Russe », mais qui, très cyniquement, serviront à protéger les positions « acquises » illégalement en Mer Noire, en Géorgie.

Un quotidien français, France-Soir en l'occurence, a été racheté par un oligarque russe il y a peu. Le journal était en surcis, tout comme les chantiers de Saint-Nazaire, ce qui ne peut que faire du bien à l’économie en crise de l’Hexagone... et servira l'énorme outil de propagande du FSB. Tiens, à propos du FSB : jamais il n'y a eu autant d'espions russes que depuis ces deux dernières années, à Paris, et sans doute aussi dans de nombreuses capitales européennes. Coincidence?

La Russie, qui investi de plus en plus à l'étranger, doit absolument trouver des investissements en Europe, et des investisseurs européens qui s'établiraient en Russie. Mais la guerre avec la Géorgie, les relations tendues avec l'Otan, le soutien à l'Iran (maintenant que les iraniens ont signé un accord pour la vente d'hydrocarbures à Gazprom - Nabucco n'aura pas un seul litre de gaz iranien - les Russes peuvent retourner leur veste et accepter de soutenir la politique américaine de sanctions contre l'Iran, timidement bien sûr), les très nombreux problèmes des droits de l'Homme, des libertés de la presses, etc... n'ont pas aidé Medvedev dans ces démarches. Engager l'ancien chancelier Gherard Schroder comme patron d'une filliale de Gazprom chargée de la construction du pipeline North Stream, est une idée de génie. Un ancien chef d'état démocrate européen travaillant avec le régime russe afin de recruter d'autres chefs d'états européens pour soutenir le programme russe d'étranglement de l'Europe par son futur monopole du Gaz... C’est un peu la même tactique que celle utilisée par Staline de soutenir Hitler, jusqu’en 1942, pour ensuite le renverser et hériter de son empire...

 

Le choix des 3 « grands » européens, Allemagne, Italie, France, comme partenaires pour des investissements massifs dans les projets de pipelines South Stream et North Stream s'explique dès lors aisément, et le retournement de veste de Sarkozy, du coup, de même. D'où sa précipitation à Tbilissi et à Moscou pour obtenir un cessez-le-feu, le 12 août 2008, et les erreurs très dommageables à la petite Géorgie, qui en découlèrent immenquablement. Et aujourd’hui, Moscou a gagné, en moins de 10 ans, tous les marchés gaziers d’Europe, de Chine et d’Inde, avec des retombées financières infinies pour les entreprises actionnaires et... pour Schroder, Berlusconi et Sarkozy, personnellement. Tel était le plan de Poutine depuis dix ans. Mission presque totalement menée à bien, avec les jeux de Sochi (ancienne ville géorgienne) en prime.

Mais que ces pays d’Europe acceptent ce jeu de dupes (pas les olympiques mais ceux des politico-financiers russes) c’est tomber dans un piège pourtant grossier, tant la « stratégie criminelle » est transparente. En impliquant les chefs d’états européens en personne, Poutine s’assure des marchés inespérés, et un soutien indéfectible. L’argent n’a pas d’odeur, le pouvoir pas d’odorat, et les citoyens que nous sommes... juste un peu pigeons. Pourtant, les états européens ex-soviétiques ont maintes fois allerté Bruxelles qui, c'est vrai, vient d'injecter 200 millions d'€ dans le pipeline Nabucco. Un signe? Une goutte d'eau dans le gaz russe. A l'image de la présidence européenne sans doute.

D’où l’importance de la vigilance, sans cesse.

 

En Géorgie, 300.000 personnes ont été déplacées par les conflits soutenus, organisés par la Russie. Victimes de la "nouvelle politique" de Poutine et Medvedev...

 

D.P.

 

Pour compléter cet article, je vous propose de lire celui paru dans Le Soir du 1er mars sur le sujet de la visite de Medvedev à Paris, de leur correspondant à... Moscou (ça ne s'invente pas) qui dit en clôture, "Tout cela ne pourrait toutefois n’être de la part du Kremlin qu’un message à usage interne : prévenir l’industrie russe, réputée très lente à se moderniser, qu’elle doit vite réagir…" (sic). J'en ris encore.

Plus instructif, l'article de Vincent Jauvert sur globe.blogs.nouvelobs.com

 

 

26/02/2010

Gary Kasparov au "Guardian"

Article de Gary Kasparov dans "The Guardian"

 

Le « Guardian » a publié ce mardi 23 un article intitulé «L'Europe ne doit pas séduire la Russie ! »écrit par le chef de l'opposition russe Gary Kasparov. Le voici, suivit d'un commentaire.

Dans les capitales des démocraties européennes, les dirigeants saluent une nouvelle ère de coopération avec la Russie. Berlin revendique une «relation spéciale» avec Moscou et va de l'avant sur une série de grands projets avec le géant énergétique russe Gazprom, dont une filiale est dirigée par l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi s'est rendu à Saint-Pétersbourg l'année dernière pour se joindre à la célébration de 59ème anniversaire de son « grand ami » Vladimir Putin. Et à Paris, des négociations sont en cours pour une vente importante d'armes qui permettrait à la Russie d'acquérir l'un des navires les plus avancés de la marine française."

Pendant ce temps, l'opposition démocratique en Russie est étouffée. Le 31 Janvier encore,  le gouvernement russe a refusé la tenue d'une réunion pacifique de citoyens qui voulaient manifester en faveur du ... droit à la liberté de réunion, consacré à l'article 31 de la Constitution de la Fédération de Russie: le "droit de se réunir pacifiquement et d'organiser des réunions, des rassemblements, des manifestations, des marches et des piquets de grève".

De même, les journalistes russes ont été de plus en plus harcelés pour avoir exprimé leurs critiques du gouvernement. Mais les poursuites ne sont pas vraiment le pire pour les journalistes russes qui omettent de signaler les nouvelles de manière "patriote". En 2009, plus d'une douzaine de journalistes, de militants des droits de l'homme et d'opposants politiques ont été tués.

Après avoir étouffé la critique interne par rapport à ses actions dans le Caucase, le gouvernement russe porte maintenant son attention à ceux qui les critiquent de l'étranger - et il est encouragé en ce sens par les entreprises et par les gouvernements européens. La dernière victime des censeurs de Moscou et de leurs amis occidentaux est appelé Perviy Kavkazskiy. Cette jeune station de télévision en langue Russe a été, jusqu'à la fin de Janvier, librement accessible aux personnes vivant dans les zones russophones. Maintenant, Eutelsat - le premier fournisseur européen de satellites basé à Paris - refuse d'appliquer le contrat négocié avec la station.

Il semble que la société russe Interspoutnik ait fait une offre qu' Eutelsat ne pouvais pas refuser, le 15 Janvier, soutenant la possibilité de millions de dollars d'échanges avec des exploitations médias du géant gazier russe Gazprom à condition qu'Eutelsat cesse de faire affaires avec la chaîne du Caucase en question. Eutelsat a capitulé et a envoyé un message désastreux au monde: pas de télévision en langue russe qui ne soit pas contrôlée par le Kremlin ne sera autorisée en Fédération de Russie. Même si ellel est basée à l'étranger. Même si elle a un contrat avec un fournisseur européen de satellites.

La chaîne par satellite en langue anglaise, Russia Today, financée et contrôlée par le gouvernement russe, n'est pas confrontée à de tels problèmes avec les opérateurs de satellites européens. Cette chaîne a récemment lancé un blitz publicitaire aux Etats-Unis et au Royaume-Uni avec des scènes montrant le visage du président américain Barack Obama en morphing vers celui du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Personne n'a soulevé d'inquiétudes sur la Russie d'aujourd'hui et les téléspectateurs de l'Ouest sont autorisés à recevoir la propagande déjà diffusée en Russie. Mais l'idée même d'un canal alternatif en langue russe semble trop "provocatrice" pour certains Européens. L'adhésion à ces politiques est une violation flagrante de l'esprit de la législation européenne protégeant la liberté de la presse, et les tribunaux français vont bientôt constater que l'opérateur a violé plus que l'esprit de la loi, l'affaire contre Eutelstat se déroulant dans les semaines à venir.

Pourtant, ce n'est que le dernier exemple de la complicité européenne dans la consolidation du pouvoir politique du Kremlin à l'intérieur du pays et de la reconstitution de l'armée utilisée pour contraindre les nations qui se trouvent juste à sa frontière. Tel est le contexte dans lequel je reçois les récents rapports selon lesquels le gouvernement français entend aller de l'avant avec la vente à la Russie d'un ou plusieurs navires d'assaut amphibie de la classe Mistral. L'armée russe n'a pas caché ses intentions pour l'utilisation de ces armes. En Septembre de l'année dernière, l'amiral russe Vladimir Vysotsky a triomphalement déclaré qu' "un bateau comme cela aurait permis à la flotte de la mer Noire d'accomplir sa mission [envahir la Géorgie] en 40 minutes au lieu de 26 heures».

Il y a un peu plus d'un an, alors que les chars russes occupent des parties de la Géorgie, le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer a déclaré qu'il ne pouvait y avoir "aucune sorte d'affaire habituelle avec la Russie dans les circonstances actuelles". Les forces russes occupent toujours le territoire géorgien, en violation du cessez le feu négocié par le président français Nicolas Sarkozy, et pourtant l'Otan, elle aussi, est de retour aux affaires, comme d'habitude, avec le régime de Poutine.

Que Moscou ferme les journaux d'opposition, arrête les journalistes qui ne veulent pas suivre la ligne du gouvernement, et soumette à leur tyranie ses voisins démocratiques...  certains dirigeants européens ne sont pas silencieux. Au contraire, ils arguent en faveur de liens plus étroits avec Moscou, pour une coopération énergétique, pour des ventes d'armes !

Les dirigeants européens doivent prendre position pour la liberté d'expression et la défense de la liberté des médias qu'ils permettent chez eux. Cela commence par faire clairement comprendre aux entreprises européennes qu'elles ne sont pas censées être les instruments dociles du Kremlin a sa censure. Les mêmes dirigeants devraient également montrer que, au début du 21e siècle, on ne peut pas occuper un territoire étranger [la Géorgie] sans conséquences. Elle n'implique évidemment pas vendre des armes aux forces d'occupation. L'enjeu n'est pas seulement la liberté des citoyens russes, mais aussi le sens même de l'Europe et l'honneur de l'Europe.

Gary Kasparov

Source :  " Don't cosy up to Russia, Europe !" Guardian.co.uk, Tuesday February 23 2010 


Gary Kasparov nous rappelle à sa manière, et surtout selon sa position de chef de l'opposition en Russie et donc du point de vue russe avant tout, le danger réel qui pèse sur nos démocraties en soutenant les politiques de Poutine.

Durant plus de 70 ans, l'Europe n'a jamais hésité à critiquer la Russie soviétique, à juste titre faut-il le dire, mais tout en faisant des affaires avec ses dirigeants, cautionnant ainsi les déportations, le génocide de millions de citoyens en achetant le Gaz de Sibérie pour chauffer nos maisons, finançant, du même coup, l'ensemble de leurs politiques. Par exemple.

Avec la "chute" de l'empire soviétique, rien n'a réellement changé, ni d'un côté ni de l'autre, mais le business a pris le pas sur la politique, et la politique de Poutine, c'est le business. Poutine, c'est le super-patron de l'immense entreprise, l'Etat/Gazprom, mais contrairement à Total ou Exxon par exemple, ne contrôle pas uniquement quelques équipes de vente et autres hommes de mains pour faire des affaire, mais bien les dizaines de milliers d'hommes du FSB (ex-KGB), avec la coûteuse complicité de la Douma, et... de l'armée, et pas n'importe laquelle. Une des plus brutales, et je reste poli. La soi-disant démocratisation de la Russie (et de la CEI) permettant enfin le business "sans déshonneur" pour les chefs d'états occidentaux. Ce n'est pas qu'ils se trompent, c'est qu'ils s'en arrangent. Mais avec la guerre en Géorgie, Poutine a été "un peu trop loin" et il a fallu l'arrêter. (Laissons-lui les deux provinces séparatistes quand-même! En "oubliant" de dater le document de cessez-le-feu par exemple... Ce qui fut fait. Document caduque. Merci messieurs Sarkozy et Kouchner. Quelques centaines de morts, 200.000 déplacés en Géorgie... )

La guerre de Géorgie était une évidence pour beaucoup de citoyens russes et ex-soviétiques, tant ce petit pays  était critiqué, diabolisé par les médias d'Etat et dans de nombreux meetings politiques. Si un attentat avait lieu, c'était soit les Tchétchènes financés par des géorgiens, soir des Géorgiens financés par des azéris. Comme en 1999 avec les seuls tchétchènes, avant la deuxième guerre de Moscou contre Grozny décidée par Poutine. Le FSB a une expérience dans la propagande de plus de 80 ans...

Depuis 2005, toutes les ripostes des forces de paix géorgiennes aux tirs provocateurs des milices séparatistes ont systématiquement été décrites en inversant les rôles, malgré la présence d'observateurs européens sur place, dans les provinces d'Abkhazie et d'ossétie du sud. Ajoutez à cela bon nombre de manipulations, de payements de commissions, de violations de toutes sortes de lois nationales et internationales, et vous obtenez les conditions idéales pour bombarder et envahir son voisin ( "et ami historique" d'après Medvedev ). Ce qui fut fait.

Aujourd'hui, Moscou commence à en récolter les fruits, au détriment de 4.5 millions de Géorgiens (Abkhazes et sud-ossètes compris). Le piège a marché à merveille, les affaires vont reprendre de plus belle. Le chaos provoqué depuis 20 ans dans le Caucase par Moscou permet à Poutine d'empêcher "pour raisons de sécurité" le passage du pétrole de la Caspienne par la Géorgie. Donc, il faut acheter le gaz et pétrole russes, investir dans les pipelines russes, et payer l'Etat russe, c'est à dire Poutine.

La boucle est bouclée.

Mais l'armée d'occupation en Géorgie, elle, s'impose gravement. Pas pour maintenir le chaos spécialement, mais pour... "sécuriser" la Mer Noire (et les jeux de Sochi, à quelques km de la Géorgie) tout en maintenant le chaos.

Gary Kasparov a raison quand il dit qu'il s'agit de l'honneur de l'Europe. Ne pas cautionner un tel jeu de massacres, massacre des libertés en Russie, massacre de toute idée démocrate, massacre des valeurs humanistes, massacre des consciences, celles qui survivent aux propagandes et aux assassinats, au nom du profit de quelques uns.

Comme toujours.

D.P.

traduction de l'article de Kasparov : D.P.

SHAKE YOUR SOUL

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23/02/2010

L E S G R O S T I T R E S D E L A V R O V

L E S   G R O S   T I T R E S   D E   L A V R O V

Sergueï Lavrov, lors de son interview à la station de radio Ekho Moskvy la semaine dernière, a une nouvelle fois diffusé les contre-vérités usuelles concernant l'agression de la Russie en août 2008. Niant les faits rapportés dans le rapport Tagliavini de l'Union Européenne, lequel est, rappelons-le, clair quant aux accusations de fortes provocations de la part des russes, que ce soit en Abkhazie ou en « Ossétie du sud », les jours précédant le 07 août.

Rappelons qu'avant d'intervenir et de déclencher ce qui deviendra une (tentative d') invasion totale de la Géorgie (en prenant soin de continuer le nettoyage ethnique débuté il y a près de 20 ans dans les deux provinces séparatistes, de piller, d'assassiner, de raser les villages géorgiens et de bombarder des civils dans tout le pays...) il a été clairement établi que Moscou n'a jamais considéré son rôle de « force de maintien de la paix » comme tel, mais bien comme une force d'abord de préparation à l'annexion de l'Abkhazie et de l' « ossétie du sud », ensuite de russification massive et intensive des populations par le FSB, empêchant en cela toute idée d'un retour à la mère-patrie géorgienne, avec en « récompense » l'octroi d'un passeport russe, de force pour certains, sur le territoire géorgien, bafouant les lois plus élémentaire du droit international. Et enfin la remise en état des infrastructures leur permettant de faire pénétrer très rapidement leurs armées et leurs blindés stationnés juste de l'autre côté des frontières géorgiennes depuis plusieurs mois... Tout cela sans sanctions, sans même d'avertissements de la part de la communauté internationale. L'Europe a laissé faire, sans doute trop occupée à se demander quel serait le prix à payer pour... sa prochaine facture de Gaz russe.

Je cite Lavrov : « Moscou n'avait pas de plans pour s'emparer de Tbilissi en août 2008. C'est M. Saakachvili qui parle toujours de cela », ajoutant que « une idée comme celle-ci ne peut provenir que de son imagination malade. (Le journaliste a répondu en disant que Saakachvili parle quand il n'a aucune cravate dans sa bouche. Haha.) Notre tâche [en août 2008] a été facile: elle était de défendre les citoyens pacifiques et nos casques bleus. Comme pour les actions hors des frontières de l'Ossétie du Sud, sur le territoire de la Géorgie, nous avons travaillé uniquement sur les points d'où provenaient les tirs visant l'Ossétie du Sud », a donc déclaré le ministre russe, ajoutant que, lorsque cette tirs ont cessé, les troupes russes étaient de retour sur territoire sud-ossète.

« Rien n'était prévu », a- t-il encore ajouté. Quel cynisme... Les troupes russes, suivies par des milices et mercenaires divers, tout en bombardant Poti, Gori, Tbilissi, Kutaisi, Telavi, Batumi, Bakuriani et 36 villages répartis dans toute la Géorgie, sont descendues jusque Kaspi... 30 km de Tbilissi. Sans l'intervention (10 ans trop tard) de l'Europe et de Sarkozy (qui a très mal géré cette crise, soi dit en passant), Là aussi, ce sont des faits depuis longtemps dénoncés, mais pour lesquelles la force de la propagande russe a réussi à jeter le discrédit aux yeux des médias occidentaux.

Le Rapport Tagliavini... Parlons-en. Incomplet bien que déjà pas mal documenté, un résumé tendancieux, probablement tronqué par maintes fausses preuves (notons que les éléments fournis par Tbilissi étaient accompagnés de nombreuses preuves en images satellites et autre enregistrement, ce que les russes étrangement n'ont pu faire). Sa remise au parlement européen eu lieu le 30 septembre 2009, et déjà à partir du 26 septembre les russes faisaient courir le bruit - via Lavrov notamment - que c'étaient les géorgiens qui avaient commencé la guerre, et que Moscou n'avait fait que son devoir en tentant de protéger « sa population » (des russes donc, depuis la distribution généreuse de passeports russes en ossétie du sud). Quatre jours avant que Mme Tagliavini remette ce rapport... Le lavage de cerveaux, ceux de nos journalistes en premier, ceux de nos élus en second, ont pour beaucoup été convaincus de la véracité de ce discours. Pour preuve, les titres des articles parus à l'époque. Sans équivoque, c'est Tbilissi qui attaqua le premier! Sans équivoque? D'accord, les titres le disent. Il ne faut pas fâcher Moscou. Mais lisez les articles jusqu'au bout, ces articles que la plupart des lecteurs ne prennent la peine de lire, ni même le FSB apparemment, et déjà le journaliste un peu pus scrupuleux nous nuance son titre,expliquant ce que moi-même je vous explique ici : LE mensonge russe.

Un jour sera diffusé sur nos ondes le film de Sir Andrei Nekrasov, cinéaste-documentariste russe présent en Ossétie et en ossétie du sud avant, pendant et après la guerre. "Les Leçons Russes", un reportage. Pas une fiction comme celle sortie des studios du FSB. Du vécu, et par un russe qui plus est!

Lavrov devrait en chiquer ses boutons de manchettes... mais vu l'aisance avec laquelle il trompe le monde, je doute qu'un seul sourcil ne fronce.

 

D.P.

 

22/02/2010

Manifestation / commémoration de la déportation des Tchétchènes et des Ingouches par Staline en 1944.

COMMUNIQUÉ

 

Bruxelles, le 21 février 2010

 

Manifestation / commémoration de la déportation des Tchétchènes et des Ingouches par Staline en 1944.

 

Ce mardi 23 février, comme chaque année, une manifestation est organisée pour marquer l'anniversaire de la déportation des Tchétchènes et Ingouches par Staline en 1944.


Cette année cependant, à cause des nombreux événements qui secouent le Caucase Nord, en Tchétchénie et en Ingouchie, mais aussi en Ossétie, au Daguestan, où Poutine et Medvedev agissent de manière très stalinienne avec les nombreux opposants - meurtres, disparitions, purges y sont quotidiens - nous devons ensemble dénoncer non seulement ces agissements inhumains contre les peuples du Caucase, mais aussi les carences des institutions internationales face aux abus massifs des droits de l'homme et des innombrables violations du droit international aux portes de l'Europe.


De même, nous nous devons de dénoncer les atrocités perpétrées en Géorgie par les forces d'occupation russes, et, en victimes ou en témoins, rappeler à tous qu'une guerre a encore cours en Géorgie, ce qui explique le soutien d'une grande partie de la diaspora géorgienne et sa présence lors de cette manifestation.

Depuis la « fin » de la guerre d'août 2008 durant laquelle la Russie s'est emparée de vingt pour-cent du territoire géorgien (intégrité territoriale reconnue par la totalité des membres de l'ONU y compris par la Russie en 1991), les abus des forces d'occupations russes et des régimes séparatistes soutenus par Moscou depuis 20 ans, restent très... préoccupants, et l'existence même de ces événements semble démontrer combien l'Europe démocratique est impuissante face à une Russie déterminée à recouvrer son hégémonie passée, au détriment des peuples qu'elle soumet, au détriment de l'Europe qu'elle manipule.


Date, heure : le 23 FEVRIER à 15 HEURES

Lieu de la manifestation : PLACE SHUMAN, 1040 BRUXELLES

Pour info : Nicolas Werth, Les crimes de masse sous Staline (1930-1953), Encyclopédie en ligne des violences de masse, [en ligne], publié le 28 décembre 2009, consulté le 22 février 2010, URL : http://www.massviolence.org/Les-crimes-de-masse-sous-Stal...-1930-1953, ISSN 1961-9898

Personne de contact : mail via ce blog (bouton « couriel » à gauche!)

 

Derek Prager

Tbilisite.skynetblogs

 

 

19/02/2010

Résumé de la situation en Abkhazie

Après sa rencontre avec Dmitri Medvedev, Sergueï Baghapsh, le chef du régime séparatiste pro-Russe de la province géorgienne occupée d’Abkhazie, résume sa dernière visite à Moscou en parlant du déploiement des forces militaires russes sur le territoire abkhaze qui aurait été une décision prise par son gouvernement, et non par l’occupant russe. Dans les bureaux de l'agence de presse Itar Tass, le chef du régime séparatiste a aussi rencontré le président de la diaspora géorgienne Mikheil Khubutia. Mr Khubutia a déclaré aux journalistes, après la réunion, qu'ils ont parlé du problème de l`intégrité territoriale de Géorgie, que leurs positions divergeaient, mais toutefois, il estime que le dialogue doit être poursuivi. Medvedev, quant à lui, vient de déclarer le président géorgien Mikheil Saakashvili « persona non grata en Russie »... belle démonstration d’ouverture et de démocratie pour la Russie!

L'OTAN dénonce la signature mercredi d'un accord russo-abkhaze sur le déploiement d'une base militaire russe dans la province abkhaze. "L'OTAN considère les accords passés entre la Russie et les territoires géorgiens comme illégitimes, la position de l'OTAN à ce sujet reste inchangée", a indiqué Mme Romero citée par les médias internationaux. Elle a fortement critiqué la Russie d’avoir signer cet accord avec le régime fantoche de l'Abkhazie séparatiste, impliquant la construction d'une base militaire. La porte-parole de l'OTAN a aussi exprimé la position officielle de l'alliance concernant la coopération de la Fédération de Russie avec les séparatistes. Elle dit que l'accord signé viole les accords existants et a appelé Moscou à revenir sur la décision. «L'Alliance appelle la Russie à retirer ses troupes à la ligne où elles se trouvaient avant le conflit d'août 2008 et insiste sur l'accès des observateurs "à l'ensemble du territoire géorgien" ». L'accord porte sur une durée de 49 ans avec prorogation automatique tous les 15 ans, en contradiction avec les accords précédemment signés par Moscou, notamment le document de Sarkozy signé à la fin de la guerre de 2008.

A Gali, village géorgien et ethniquement géorgien situé en Abkhazie le long de la frontière avec la Mengrelie, où les soldats de la force d’occupation russe enlèvent et rançonnent nombre d’habitants chaque semaine, la situation est catastrophique : un mur de séparation, avec postes de gardes, tours d’observations etc..., se construit, pareil à celui de Berlin, sous l’oeil incrédule des observateurs européens présents en face... impuissants face aux enlèvements, face au nettoyage ethnique qui, tant que les soldats russes seront présents sur la terre géorgienne, ne cesseront jamais.

« L’indépendance » tant souhaitée par les abkhazes, ce ne sera jamais les russes qui la leur offriront, la Russie n’y ayant aucun intérêt. L’Abkhazie ne les intéressant que pour sa situation géopolitique, le peuple, comme depuis plusieurs siècles, n’ayant aucune valeur à leurs yeux, aucun effort d’aucune sorte n’est réalisé par les forces d’occupations en vue d’améliorer les conditions de vie des Abkhazes. Ils sont dépouillés de leurs terres au profit des oligarques et autres amis du régime de Poutine qui y construisent des datchas tout le long de la côte, de Sukhumi jusque Sochi, quand ce n’est des bases militaires, base navale, etc... La langue abkhaze n’étant plus la langue officielle, remplacée de plus en plus par le russe, alors même que le prétexte des abkhazes pour se séparer du reste de la Géorgie est basé sur leur besoin – légitime et toujours soutenu et guaranti par Tbilissi – de protéger leur culture.

A Sochi, ancienne ville géorgienne offerte par Staline à la Russie soviétique, les travaux continuent en préparation aux jeux olympiques d’hiver de 2014, faisant beaucoup de dégats sur les terres abkhazes, à croire qu’ils utilisent l’Abkhazie comme réservoir de matières premières naturelles tels les gravats du fond des rivières, dragués puis envoyés à Sochi, créant d’importants dégats écologiques, par exemple. La réserve de main d’oeuvre n’est pas Abkhaze, par contre,, ce qui crée quelques tensions parmis les citoyens abkhazes dont bon nombre est sans travail depuis... 20 ans.

13/02/2010

Le Système Poutine

De nombreuses nouvelles pour lesquelles un résumé est en préparation... 

En attendant, je vous propose, pour ceux qui ne l'auraient pas vu ou ne s'en souviennent pas, un documentaire de France2 intitulé

"Le Système Poutine".

 

D.P.

NOTE - DERNIERE MINUTE :

Le lugeur géorgien Nodar Kumaritashvili est décédé ce vendredi des suites d'un terrible accident survenu à près de 140 km/h lors d'un entraînement sur la piste olympique de Whistler.

Lire la suite : Le Figaro

 

25/01/2010

Medvedev - Saakashvili : négociations

Président géorgien se félicite du début des négociations sur la réouverture des frontières et la reprise des vols directs avec la Fédération de Russie, le président de l `administration a publié une déclaration spéciale pour répondre à ce que le président russe a déclaré lors du Forum international des médias hier à Moscou.
President`s press speaker Manana Manjgaladze introduced the content of the statement to media today. Président de l `orateur presse Manana Manjgaladze a présenté le contenu de la déclaration aux médias aujourd'hui. She said Georgia had never blocked Russian product and it will not face embargo even in the future; in addition, the citizens of Russia, who have no ties with Russian intelligence, can travel to Georgia without obstacles. Elle a dit que la Géorgie n'a jamais bloqué le produit russe et il ne connaîtra pas d'embargo, même dans l'avenir, en outre, les citoyens de la Russie, qui n'ont aucun lien avec l'intelligence de Russie, peut Voyage à la Géorgie sans obstacles.
Manjgaladze said the government of Georgia was prepared to begin negotiations about the reopening of Zemo Larsi border with Russia and resuming flights. Manjgaladze dit que le gouvernement de la Géorgie est prête à entamer des négociations sur la réouverture de Zemo Larsi frontière avec la Russie et la reprise des vols.
`These restrictions were imposed by Russia one-sidedly even before 2008 and in 2003 they suspended visa free regime with Georgia. «Ces restrictions ont été imposées par la Russie d'une manière unilatérale, même avant 2008 et en 2003, ils ont suspendu régime sans visa avec la Géorgie. If they act like Georgia and lift these restrictions, Georgia will only welcome the decision, despite the fact that Russia is the occupant country in this conflict and only Georgia can have complaints against the aggressor,` Manjgaladze said. Si elles agissent comme la Géorgie et de lever ces restrictions, la Géorgie que se féliciter de la décision, en dépit du fait que la Russie est le pays des occupants dans ce conflit et que la Géorgie peut avoir des plaintes déposées contre l'agresseur, `Manjgaladze dit.
Russian president said at the forum of media yesterday that he would not talk with the current leadership of Georgia; however, it did not mean that Russia did not want to have relations with Georgian people. Président russe a déclaré lors du Forum des médias hier qu'il ne voulait pas parler avec les dirigeants actuels de la Géorgie, mais elle ne signifie pas que la Russie ne voulait pas avoir de relations avec le peuple géorgien.
`I have repeatedly said that I am not going to communicate with the incumbent president and some other leaders. »J'ai dit à plusieurs reprises que je ne vais pas à communiquer avec le président sortant et certains autres dirigeants. We have separate ways. Nous avons les moyens distincts. Our evaluation of the events is too different. Notre évaluation des événements est trop différente. But it does not mean that we should postpone all other relations. Mais cela ne signifie pas que nous devions reporter toutes les autres relations. There are old friendship and a special history between our peoples, ` Medvedev said. Il ya la vieille amitié et une histoire particulière entre nos peuples, »a dit M. Medvedev.
Rustavi2 Rustavi2

19:31 Écrit par TbiliSite dans Coeur du Blog : les TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/01/2010

Le FSB (ex-KGB) ne fait plus recette...

 

Article complété le 17/01/2010 à 3h10 par D.P.

Le vice-ministre de l'Intérieur russe a accusé la Géorgie d'héberger des « militants ». L’accusation arrive deux semaines après que le Service Fédéral de Sécurité russe (FSB) ait déclaré, à propos de ces mêmes militants, qu'ils recevaient des fonds de la part non seulement de la Géorgie, mais aussi des Emirats Arabes, de la Turquie et de l'Azerbaïdjan.

Citant le vice-ministre de l'Intérieur Arkadi Yedelev, Ria Novosti insiste : "Les groupes terroristes sont entraînés dans des bases militaires en Géorgie par des instructeurs étrangers, pour commettre des actes terroristes sur le territoire de la Fédération de Russie." Paroles prononcées lors d’un discours à Vladikavkaz, en Ossétie (du nord).

Il y a quelques semaines encore, l’état-major de l’armée russe a déclaré « craindre que Saakashvili ne profite de l’absence de communications du à la neige entre l’armée russe présente en Ossétie (du nord) et celle dans la province d’ « ossétie du sud »(Géorgie occupée) pour "attaquer à nouveau Tskhinvali", et même les journalistes de l'Echo de Moscou en rient encore... C’est que plus grand monde ne peut encore croire les mensonges en provenance du FSB ou des ministères. Depuis des décénies, c'est la même méthodologie de propagande, les mêmes effets d'annonces sous la direction de Vladimir Poutine qu'à l'époque de Brejnev. Depuis que Poutine a déclaré qu’assassiner des journalistes faisait plus de bruit que de les laisser parler, finalement, quelques langues et quelques plumes se délient, se libèrent dans la presse d'opposition ET dans quelques médias proches du pouvoir, mais bien entendu, ne sont pas encore suffisemment relayés par les grands médias occidentaux, toujours à l’écoute, précisément, de Ria Novosti...

Alors en effet, si le KGB ne fait plus recette en Russie, leur technique ne semble pas encore coutumière pour nos journalistes peu méfiants, voir naïfs... Pour résumer le "problème", il faut se rendre compte d'où proviennent les informations diffusées par notre presse. En général, pour des raisons de budget, un journal comme Le Soir ou La Libre utilisera les dépêches d'agences officielles ou "indépendantes", comme Reuter ou AFP. Ces agences reprenant elles-mêmes trop souvent les dépêches provenant des services de presses gouvernementaux, Le Soir ou La Libre auront par conséquent relayé les nouvelles rédigées dans un bureau du FSB sous l'autorité de V. Poutine entre autre, sans prendre la peine d'y ajouter un avis éclairé: d'où viendrait-il?

Sans doute nos journalistes - non pas reporters, en voie de disparition - ne prennent pas la peine ne fut-ce que de creuser un peu plus loin dans l'information reçue. Si c'était le cas, nombre d'erreurs de jugement commis par nos élus ou simples citoyens aurait pu être évité. Et sans doute ce qui fut un énorme succès pour le FSB, ce fut de très très largement diffuser le fait que, dans le rapport Tagliavini, oui, c'est bien la Géorgie qui a attaqué Tskhinvali le premier (c'eût été un comble que ce ne soit les Russes) ommettant bien entendu d'en préciser les raisons, et ommettant surtout d'ajouter que, dans ce même rapport, on peut y lire les pires des accusations à l'encontre de Moscou, leur cupabilité de Génocide et de Nettoyage Ethnique, leurs provocations en attaquant durement les villages géorgiens des jours avant la contre-attaque géorgienne, la liste est imptressionante, je vous assure, j'en ai lu les 900 pages contrairement aux journalistes sus-nommés!

Même pour les plus ignorants, tenter de faire croire au monde que la Géorgie, avec ces 4 millions d'habitants et ces quelques milliers de soldats, ne rêve que de se battre contre l'armée rouge...vous y croyez?

Mais nous en reparlerons : un dossier est en préparation, qui mettra en parallèle les informations belges, russes, géorgiennes, françaises et... chinoises. Un vrai régal.

D.P.

 

La planète mobilisée au secours d'HAÏTI

HAITI : La planète, mobilisée, envoie des vivres, des médicaments, des hommes et du matériel. 

Alors qu'elle n'a aucune relation diplomatique avec l'île depuis que Port-au-Prince a reconnu Taïwan... la Chine fut le premier état à envoyer de l'aide humanitaire: Bravo! Quelle réactivité! 

L'aide envoyée par la Géorgie inclut 48 sortes de médicaments et 20 tonnes de bandages, de bandages de plâtre, des béquilles, d'alcool de méthyle, de tables chirurgicales, de fauteuils roulants, d'antibiotiques, etc...

"Le gouvernement géorgien a pris la décision la nuit dernière d'envoyer de l'aide. C'est une décision très importante; la Géorgie elle-même fait face aux difficultés financières et économiques; néanmoins la Géorgie ne peut pas rester indifférente envers le peuple de Haïti," a déclaré Nino Kalandadze, la vice-ministre des Affaires Etrangères lors d'une interview sur la chaIne Imedi.

Pour envoyer vos dons à partir de la Belgique

(regroupement de plusieurs ONG dont la Croix-Rouge et Oxfam-Solidarité)

000-0000012-12

MSF-Belgique : 000-0000060-60


 


 


09:48 Écrit par TbiliSite dans Coeur du Blog : les TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/12/2009

A VOIR : DeCORATIONS DE NOËL A TBILISSI; FABULEUX !!!

A VOIR : DeCORATIONS DE NOËL A TBILISSI; FABULEUX !!!

 

18:42 Écrit par TbiliSite dans Coeur du Blog : les TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel, tbilissi, tbilisi |  Facebook |