16/02/2009

Pour rire un peu : Lavrov accuse la Géorgie de Saakashvili d'avoir détruit l`intégrité territoriale !

 

Lu dans Der Spiegel, l'interview de Lavrov, ministre russe des affaires étrangères.

Lavrov accuse la Géorgie de Saakashvili d'avoir détruit l`intégrité territoriale !

" (...) Le président Mikhail Saakashvili a détruit l'intégrité territoriale géorgienne avec son ordre de bombarder une ville paisible en Sud Ossetie. C'était un crime contre son propre peuple, vu la violence  utilisée contre ceux que Saakashvili appelle ` les citoyens géorgiens, a-t-il dit.

De l'avis de Lavrov, la situation de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud n'est similaire à la situation au Kosovo qu'en surface. "Le Kosovo a également eu une guerre, une guerre longue et cruelle, qui, à notre avis, était totalement en désaccord avec les lois internationales. La guerre a été arrêté en 1999 grace aux Nations Unies et à la résolution 1244 honorée par la Serbie. Contrairement à l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, il n'y a pas de pression sur les Albanais du Kosovo. Il n'y a aucune raison de déclarer l'indépendance du Kosovo, » a déclaré Lavrov.

A la question de savoir si la Russie a été surprise de la réticence du monde à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, Lavrov dit : «La géopolitique ne nous concerne pas. Il est important de protéger les personnes, qui avaient été la cible de provocations et d'actes terroristes depuis les 20 dernières années ».

La Russie n'avait pas d'autre solution que de reconnaitre l'indépendance de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud dès que la Géorgie a refusé de discuter de leur statut, et a déclaré que la guerre n'était pas terminée, a dit Lavrov. L'OTAN et le Conseil de sécurité a refusé d'aborder le problème et a dit que la Géorgie serait réarmée, a déclaré le ministre. Ensuite, nous avons réalisé que nous avons été en mesure d'assurer la survie de l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie uniquement par leur reconnaissance comme États indépendants».

Source : Der Spiegel / Rustavi2

A mourir de rire. Les Russes étant les seuls (avec Dubié) à encore vouloir faire croire que ce sont les autorités géorgiennes qui auraient provoqué cette guerre et que la Russie n'aurait agit que pour des raisons "humanitaires". Ah. Et je suppose que leurs refus répétés d'autoriser les observateurs de l'OSCE de pouvoir observer se qui se passe dans les deux territoires séparatistes géorgiens et d'enquêter sur ce qui s'y passa durant la guerre, c'est aussi pour protéger les populations locales...

La Géorgie n'a jamais cessé de vouloir discuter des problèmes Abkhazes et "Ossètes", que ce soit avec les autorités russes ou internationales. Ce sont les Russes, pour rappel, qui ont refusé toute discussion à ce sujet, et ce depuis plus de 5 ans, tout en multipliant les provocations, qu'elles soient politiques, économiques ou terroristes. Et lorsque les autorités politiques et militaires géorgiennes ont tenté de joindre leurs homologues russes et "ossètes" entre le 1er et le 7 août, voyant que la situation en "Ossétie" se dégradait sous les diverses attaques des milices "ossètes" contre les villages géorgiens d' "Ossétie", ils ont été ignorés, et pour cause: l'invasion russe de l'entièreté de la Géorgie était à l'ordre du jour... CQFD.

Lavrov est encore plus poutiniste que Poutine. Il est notoire que le ministre Lavrov, tout comme Poutine, hais les géorgiens. Ses mensonges à New-York lors des différentes réunions de l'ONU durant la guerre d'août n'en sont que la partie visible. Lavrov, depuis le début de la guerre, prône la désinformation systématique, en contrant chaque évidence par un mensonge aussi gros que possible. Mais qui (à part Josy Dubié) peut y croire? La presse russe "anti-poutine" est assez claire à ce sujet, connaissant bien le personnage "Lavrov", extrémiste et raciste anti-géorgiens et anti-tchétchène notoire. En tout cas, ce n'est pas lui qui recevra le prix Nobel de la Paix, c'est certain !

D.P.

10/02/2009

Mariage princier à Tbilissi

Mariage princier à Tbilissi dimanche dernier. Sans doute un acte politique, mais pas seulement.

mis à jour le 10 fév. 12h28

Ce mariage est un événement un peu hors du commun, étant donné le contexte actuel : certaines erreurs, que personnellement je peux facilement comprendre - mais ça n'engage que moi, pèsent sur le président Saakashvili. Et bien que la confiance du peuple lui soit plutôt favorable, elle vacille quelque peu depuis la guerre; l'opposition, auparavant à la limite du ridicule dans ses discours populistes, se renforce grâce à l'arrivée de quelques personnalités venant du camp de Saakashvili principalement, mais manque encore beaucoup de crédibilité, étant elle-même très divisée, n'ayant en commun que le désir de prendre le pouvoir. Et enfin, nombreux sont aussi les gens qui ne voient aucune personnalité politique réellement capable de prendre les rennes et mieux faire que le président actuel ou quiconque de quelque parti que ce soit.

Ce mariage est donc très révélateur de l'ambiance qui règne à Tbilissi et dans le reste du pays.

Ceci dit, l'aspect émotionnel n'est pas à négliger non plus. A part certains dans les provinces pro-russes et qui n'ont pas cette mémoire parce qu'arrivés très récemment dans le Caucase Sud, tels les "Ossètes" qui sont arrivés entre la fin du 19ème et les années staliniennes, une très grande majorité des Géorgiens sait que, sans le colonialisme russe puis soviétique qui dura 200 ans, ce serait - peut-être - un(e) descendant(e) du roi Davit qui serait installé sur le trône...

Et c'est donc ce dimanche que le prince David Bagrationi-Moukhraneli et la princesse Anna Bagrationi-Grouzinski se sont mariés dans la cathédrale de la Trinité à Tbilissi.

David Bagrationi, qui est né en Espagne mais vit depuis 2003 en Géorgie, ne s'est jamais, à ma connaissance, impliqué dans la vie politique géorgienne. Mais ce mariage qui unit deux branches différentes de la famille royale, est un acte symbolique autant que politique. Symbolique parce que l'union des deux principales branches de la famille Bagrationi fait penser à l'union des ethnies géorgiennes en général, et politique... pour la même raison!

C'est clair, l'union fait la force. Tiens, c'est la devise de la Belgique ET de la Géorgie. C'est pas un hasard!

Sans doute aurait-il fallu, au lendemain de la chute de l'Urss, rétablir la monarchie rapidement... après un stage chez nous, histoire de comprendre comment deux peuples d'origines aussi éloignées que Wallons et Flamands n'ont pas (encore) déclenché de guerre civile! Mais est-ce que cela aurait empêché cette énième invasion russe de cet été? Quoi qu'il en soit, le débat reste ouvert... mais cela ne doit pas nous faire oublier combien la Géorgie est encore en souffrance, qu'il y a pas loin de 400.000 personnes déplacées par les deux guerres et n'ont que peu d'espoir de regagner leurs terres, eux ! 

(Pour la petite histoire, les provinces sécessionnistes, Abkhazie et "Ossétie du Sud", n'ayant jamais connu d'autres rois que les rois géorgiens, puisque eux-même géorgiens depuis presque toujours, ne pourront jamais compter sur un quelconque monarque pour les libérer du joug russe post-soviétique!)

Tiens, serais-je royaliste? Oui, de plus en plus! Je préfère que celui qui est responsable de nous soit un vieil arrivé plutôt qu'un arriviste parvenu, en général. Bien sûr, David Bagrationi, même si formé depuis quelques années pour cette éventualité, ne connait pas encore tous les rouages et les sensibilités de la société géorgienne. Il peut à présent  compter sur l'aide de son épouse...

Signalons aussi que le Patriarche Ilia II, qui les a marié dimanche, est le premier soutien de la monarchie géorgienne.


D.P.



08/02/2009

Le Kremlin "organise" les élections anticipées en Ukraine et en Géorgie... pour juin.


Le Kremlin "organise" les élections anticipées en Ukraine et en Géorgie... pour juin.

Civil Georgia, Tbilisi / 7 Fev.'09

            
Givi Targamadze, un représentant du parti au pouvoir, a dit le 7 février que le Kremlin avait commencé une campagne pour renverser la structure de l'Etat géorgien et ukrainien avant le mois de juin.

Le député Targamadze, le président de comité parlementaire pour la défense et la sécurité, a révélé aux journalistes que Viktor Yanukovich, leader de Parti de Régions pro-russe ukrainienne,  veut organiser des élections parlementaires et présidentielles " c'est le lancement d'une tentative de mettre en oeuvre le plan de la Russie de renverser la structure de l'Etat ukrainienne." Le député Targamadze ajoute : "Le Kremlin a même fixé un délai dans lequel ce processus doit être réalisé - au plus tard Juin.

Nous pouvons supposer que la même échéance pour le même objectif a été fixé par le Kremlin à l'égard de Géorgie."
Environ une douzaine de partis d'opposition ont signé une déclaration commune le 29 janvier appelant à la démission du Président géorgien Mikhael Saakashvili.

Source : Civil Georgia


Un "Xième" civil géorgien kidnappé par un groupe armé ossète.

Civil Georgia, Tbilisi / 7 Feb.'09
            

Le ministère de l'intérieur a déclaré qu'un groupe de criminels armés Ossètes a enlevé aujourd'hui un citoyen géorgien après avoir volé une voiture sur le territoire géorgien.

La voiture, venant de Tbilissi et allant à l'ouest de la ville géorgienne de Zugdidi a été arrêtée par quatre hommes armés et détournée avec son conducteur en direction du village de Orchosani en Ossétie du Sud séparatiste, les trois autres passagers ayant été forcés de quitter la voiture sur le lieu de l'incident, selon le ministère géorgien de l'intérieur.

Le village de Orchosani est administrativement à l'intérieur des frontières de l'ancienne république autonome d'Ossétie du Sud et est située sur la pointe sud-est de la frontière administrative.

L'homme enlevé, Malkhaz Beuklishvili, était l'arbitre d'un match du championnat géorgien de football qui se déroulait à Zougdidi. Les médias géorgiens ont signalé que les ravisseurs avaient exigé une rançon 50.000 USD.

Source : Civil Georgia

Il faut noter que les enlèvements sont monnaie courante depuis l'invasion de la Géorgie par les troupes russes, mais que les demandes de rançon le sont nettement moins. D'habitude, les gens disparaissent, c'est tout. Et comme aucun contrôle ni enquête d'aucune sorte ne peuvent être effectuées dans les territoires séparatistes, que ce soit par la police géorgienne ou par des observateurs européens (malgré la signature des accords d'aout) qui peut les retrouver ?

On n'est pas sorti de l'auberge!

D.P.

07/02/2009

Le journalisme vu par La Une.

 

Hier soir, en zappant d'un JT à l'autre, je tombe sur celui de la RTBF diffusant un résumé de la rencontre U.E.-Russie. Bon, on sait que la RTBF a toujours été très critique à l'égard de la Géorgie, très certainement sous l'influance de leur ex-reporter Josy Dubié dont l'âme plâne toujours dans les locaux de la rédaction de la chaîne généraliste belge. De là à passer sous silence dans leur résumé ce que tous les journaux occidentaux ont, eux, relayés à juste titre, à savoir les critiques directes de Barroso envers la politique des droits de l'homme de Poutine et Medvedev (voir plus bas l'article sur les assassinats d'un avocat et de journalistes à Moscou)... Les problèmes gaziers furent là relégués à l'info secondaire...

A la suite de cette "absence d'info", la rtbf diffuse un reportage sur la présence des observateurs européens en Géorgie. Un de leurs journalistes se trouve à la bordure Est de la province d'Ossétie du Sud, côté géorgien bien sûr puisque les milices ossètes interdisent toujours l'entrée à tout non-russe, et encore. Il accompagne donc une patrouille d'observateurs et de médecins géorgiens sécurisée par des gendarmes géorgiens. Interview d'une villageoise, une dame agée, qui nous dit que, petit à petit, ça va mieux, qu'il n'est plus nécessaire d'aller se cacher dans les vignes (pour échapper aux milices ossètes - ndlr). Magnifique. Interview d'un responsable de la mission d'observation européenne qui nous dit que oui, tout va bien puisqu'il n'y a eu que 4 morts depuis le début de leur mission (on ne dit pas qui sont ces 4 morts ni pourquoi ils sont morts, mais juste que tout va bien). On ne parle pas non plus des 11 gendarmes géorgiens tués par les russes, les ossétiens et les abkhazes. On ne rappelle pas non plus que les russes avaient l'obligation de laisser les observateurs faire leur boulot dans les territoires occupés, et que si les russes se sont empressés de reconnaîtres ces territoires séparatistes, c'est justement pour empêcher toute mission d'observation de constater quelles furent exactement les exactions commises par l'armée russe et les milices ossètes sur le peuple géorgien dans les villages géorgiens d'Ossétie et d'Abkhazie (et qui perdurent). On ne parle pas non plus des projets militaires russes dans ces régions "annexées de fait" à la Grande Russie... Toutes ces violations indiscutables dont la rtbf ne parle jamais.

Par contre, sur le ton de l'ironie, notre reporter insiste sur le fait qu'il soit mal venu de dire "frontière" et non "bordure" quand on parle de la limite entre la province d'Ossétie (ou d'Abkhazie) et le reste de la Géorgie. Oui, côté géorgien, on a le droit d'être susceptible sur ce point. Parce que la Géorgie ne demande qu'une chose : que les lois internationales soient respectées. C'est tout. Si notre journaliste avait été capable d'expliquer le contexte, tout le monde aurait compris la nuance. A moins que la Belgique soit le 3ème pays à reconnaître les provinces séparatistes, après la Russie et le Vénézuela?

D.P.

Voir le podcast du journal du 06/02 19h30 sur le site de la RTBF

 

06/02/2009

Barroso et Poutine : l' U.E. critique Moscou, Moscou réplique. Blasant !

 

Barroso et Poutine : l' U.E. critique Moscou, Moscou réplique. Blasant !

D'après France24

La Commission européenne a critiqué vendredi à Moscou la situation des droits de l'Homme en Russie après les meurtres récents de journalistes et de défenseurs des libertés publiques, Vladimir Poutine contre-attaquant sur ce thème, tout en revenant sur la crise du gaz.

"Dans l'opinion publique (européenne), il y a une certaine inquiétude à la suite d'événements récents en Russie, en l'occurrence les meurtres de journalistes et de défenseurs des droits de l'Homme", a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Il s'exprimait au cours d'une conférence de presse commune avec le chef du gouvernement russe Vladimir Poutine, à l'issue d'une rencontre entre une importante délégation de la Commission et de hauts dirigeants russes.

(...)

M. Poutine a répondu en appelant les Européens à se pencher sur les violations des droits de l'Homme existant chez eux, considérant par ailleurs que les problèmes russes et européens en la matière ne pouvaient être séparés.

"Nous ne sommes pas satisfaits de la manière dont est traité le problème des minorités russophones dans les pays baltes. Nous savons qu'il y a des violations des droits des immigrés dans les pays d'Europe. Nous connaissons l'état des systèmes carcéraux de certains pays européens. Nous aussi on a ces problèmes", a lancé M. Poutine.


05/02/2009

OTAN / OTSC


OTAN : positions claires sur le conflit

manif EU Bruxelles

Vingt-six Etats membres de l'Organisation du Traité Atlantique Nord l'unanimes pour soutenir la Géorgie dans son conflit avec la Russie. Lors de la session de la commission Géorgie-OTAN qui s'est tenue hier à Bruxelles, la Commission a invité la Russie à cesser de construire des bases militaires et la militarisation des deux régions occupées de Géorgie, l'Abkhazie et de l' "Ossétie du Sud", sinon, l'OTAN ne pourrait reprendre les liens avec la Russie.

L'alliance atlantique reste ferme sur sa position à moins que le Kremlin puisse démontrer l'évolution de sa politique à l'égard de la Géorgie et ses régions séparatistes.
Une nouvelle phase du programme de partenariat annuel avec la Géorgie va bientôt commencer. Elle implique de mener de nouvelles réformes dans les domaines militaires, politiques et juridiques. En Mars, une alliance de l'OTAN se rendra en Géorgie, qui coordonnera la mise en œuvre du programme.

Source : Rustavi2

Côté Russe, la réponse à l'OTAN est claire, elle aussi :

MOSCOU, 4 février - RIA Novosti. Moscou accueille aujourd'hui le sommet de l'Organisation du Traité de sécurité collective, destiné à modifier sa structure: l'OTSC se pourvoira de ses propres forces armées, lit-on mercredi dans le quotidien Kommersant.

L'automne dernier, à l'époque où la Russie s'est trouvée au bord d'une confrontation avec l'Occident suite à la guerre avec la Géorgie, le président russe Dmitri Medvedev a proposé de créer dans le cadre de l'OTSC une force collective de déploiement rapide (FCDR). La réalisation de cette idée transformera cette organisation dirigée par Moscou en véritable alliance politique et militaire.

La FCDR devraient réunir des unités militaires mobiles des sept pays de l'organisation. Il est probable que la plupart des forces seront fournies par la Russie (une division aéroportée et une brigade aéroportée d'assaut) et le Kazakhstan (une brigade aéroportée d'assaut), le reste des alliées se limitant à un bataillon.

"La Russie est certainement intéressée à l'existence d'une organisation, qui constituerait, ne serait-ce que vaguement le contrepoids de l'OTAN", estime Andreï Fedorov, directeur des programmes politiques du Conseil pour la politique extérieure et de défense. "Cela semble tout à fait logique, car le potentiel des partenaires de la Russie au sein de l'OTSC est à peine efficace et la situation à intérieur de certains de ces pays est loin d'être stable. C'est cependant à cause de ces circonstances que toute nouvelle construction, quel que soit son nom, sera en premier lieu un "tigre de papier" qui pourrait être utile dans une guerre de l'information, mais serait inefficace en pratique. De plus, l'élargissement de l'OTSC semble peu probable contrairement à celui de l'OTAN, et ne pourrait toucher que l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie".

Des sources au ministère russe des Affaires étrangères, qui ont participé à la préparation de la reforme militaire de l'OTSC, appellent à ne pas dramatiser cette réorganisation. "Dire que la Russie transforme l'OTSC en contrepoids de l'OTAN revient à faire preuve d'une perception simplifiée des objectifs de la FCDR. Il ne faut pas oublier que certains pays de l'organisation ont des frontières avec l'Afghanistan instable", a expliqué au Kommersant un haut diplomate russe.

Source : Kommersant / Ria Novosti

Afghanistan instable... Il s'agit plutôt de contrer les éventuelles révoltes dans certaines régions séparatistes, ou les soutenir, selon les cas. Tchétchénie, Ingouchie, Transnitrie, Ukraine, Azerbaidjan, Abkhazie, Osséties, Géorgie, voire même un pays balte, (...) à l'aide d'une armée "multinationale" dont les interventions seraient sans doute plus aisément justifiables, légitimables (intervention décidée unanimement, etc...).

D.P.

Un journal russe publie une interview de Baghapsh.

Le chef du gouvernement séparatiste abkhaze Sergueï Bagapsh explique que l'Europe n'a pas d'autre choix, qu'un jour ils auront à reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de "l'Ossétie du Sud" si ils veulent imposer la paix et la stabilité dans le Caucase.
La Komsomolskaya Pravda a publié un entretien avec le chef séparatiste. Baghapsh dit que la reconnaissance de l'Abkhazie ne dépend pas du nombre d'États ayant reconnu les 2 régions, parce que le plus grand état du monde, la Russie les a déjà reconnues.
A Propos de la surveillance internationale de la région sécessionniste, Baghapsh dit que les observateurs ne devraient pas observer l'Abkhazie, mais la Géorgie, d'où le danger vient.
Le correspondant du journal questionne le chef séparatiste sur son attitude à l'égard des Géorgiens, et comme sa femme est d'origine géorgienne. Baghapsh a été très ironique dans sa réponse. "Ma femme est d'orgigine de Gali, mais elle est meilleure séparatiste que moi!"

Le gouvernement géorgien offre des terres aux réfugiés (zone de Tserovani)

Les personnes déplacées lors du conflit russo-géorgien, et qui sont actuellement logées dans la zone de Tserovani, recevront de la part du gouvernement géorgien des terres.

Le ministre géorgien chargé des déplacés du conflit est arrivé à Tserovani avec les représentants de la société Shirnkhofer pour distribuer des produits divers aux réfugiés.

04/02/2009

A chaque jour son agression. L'Europe impuissante.

Attaque par des soldats russes d'une famille géorgienne près de Gali.

La population géorgienne du district de Gali vit dans la crainte permanente: non seulement les séparatistes abkhazes, mais aussi les occupants russes, s'en prennent chaque jour à une famille géorgienne. Hier soir, la famille de Givi Ekeria a été agressée avant d'être cambriolée. Ils ont tous été battus par les occupants russes. Blessés, ils étaient inconscients en arrivant à l'hôpital. Les occupants ont volé tout ce qu'il y avait comme valeurs puis ont fuit à bord d'un véhicule UAZ.
La famille ont demandé de l'aide à la Mission des Nations Unies, car
l'hôpital central de Zugdidiils ne prend pas les blessés géorgiens, les Russes ne les laissant pas franchir la frontière administrative.
La famille a identifié les soldats. Ils disent qu'ils sont en faction au poste de contrôle de la région de Gali.

02/02/2009

"Journée du désaccord" avec Poutine: des dizaines d'interpellations

 C'est du "copié-collé" Paru dans "Le Parisien" de samedi. La Libre a fait de même en utilisant la dépêche d'AFP telle quelle... 2 jours plus tard.
 

"Journée du désaccord" avec Poutine: des dizaines d'interpellations

31.01.2009, 16h13

Des dizaines d'opposants, dont le chef du parti national-bolchévique Edouard Limonov, ont été interpellés à Moscou au début de manifestations dans le cadre d'une "journée du désaccord" avec le pouvoir, marquée samedi par des protestations de Saint-Pétersbourg à Vladivostok.

Ils réclamaient notamment la démission du Premier ministre russe Vladimir Poutine, qui, malgré la crise économique, conserve une cote de popularité très élevée de 83%, selon un récent sondage de l'institut indépendant Levada.
A peine avait-il prononcé quelques mots sur la place Trioumphalnaïa, dans le centre ville, que l'écrivain Edouard Limonov, 65 ans, était brutalement arrêté dans la plus grande confusion après avoir été jeté à terre, a constaté un correspondant de l'AFP.
"En dehors de Limonov, entre 10 et 15 personnes" ont été appréhendées au cours de cette manifestation non autorisée près de la statue du poète soviétique Vladimir Maïakovski, a déclaré le porte-parole de l'écrivain, Alexandre Averine.
D'impressionnants détachements de membres des forces anti-émeutes et d'agents en civil étaient déployés dans les environs immédiats et un hélicoptère survolait la scène.
Un petit rassemblement communiste, autorisé celui-là, avait auparavant eu lieu à cet endroit. Drapeaux rouges au vent, dans un froid glacial, les protestataires avaient eux aussi été placés sous haute surveillance, ceinturés de barrières métalliques et de cars de police.
Une dizaine d'opposants proches de l'ex-champion du monde d'échecs Garry Kasparov ont de leur côté été interpellés dans un autre quartier de la capitale russe, près de la station de métro Polianka, a constaté un deuxième journaliste de l'AFP.
Là encore surveillés par un hélicoptère, une cinquantaine de membres du Front civique uni et d'Oborona ("Défense") avaient commencé à défiler, en scandant "Nous avons besoin d'une autre Russie !" et "La Russie sans Poutine !", avant que des jeunes gens brusquement sortis de voitures, certains masqués, ne se mettent à les frapper avec des bâtons.
Le chef du mouvement de jeunesse d'opposition "My" ("Nous"), Roman Dobrokhotov, qui avait interrompu à la fin de l'année dernière un discours au Kremlin du président Dmitri Medvedev, a été arrêté près du siège du gouvernement, a annoncé Interfax.
Selon cette agence, la police de Moscou a fait état de 41 personnes appréhendées dans l'ensemble de la capitale.
Environ 7.000 policiers étaient mobilisés, a affirmé la radio indépendante Echo de Moscou.
Dans le même temps, non loin de la Place Rouge, une manifestation du parti au pouvoir Russie unie a réuni 5.000 personnes selon les organiseurs et 8.000 selon la police. Les participants ont crié "Medvedev ! Poutine ! Nous allons gagner ensemble !".
Les chaînes de télévision russes, contrôlées par le régime, ont diffusé des images de ce rassemblement, mais fait l'impasse sur les interpellations d'opposants.
D'autres manifestations se sont déroulées ailleurs en Russie, en particulier à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), où des opposants libéraux se sont relayés pour protester individuellement contre la politique du gouvernement.
Ils ont choisi cette tactique pour éviter les interpellations qui ont ponctué leurs précédentes marches "du désaccord", violemment dispersées, les manifestations individuelles étant possibles sans autorisation préalable.
Une manifestation organisée par le Parti communiste à Vladivostok (Extrême-Orient) a regroupé 3.000 personnes.

AFP

01/02/2009

Les States conseillent à la Russie de s'abstenir d'ouvrir une base navale en Abkhazie.

Les States conseillent à la Russie de s'abstenir d'ouvrir une base navale en Abkhazie.

Tbilissi. 01.02.09 - 15:03

La Russie doit s'abstenir d'ouvrir une base navale dans la région sécessionniste d'Abkhazie en Géorgie, et devraient convenir de proroger le mandat de l'ONU de surveillance dans la région, a déclaré un haut représentant des États-Unis. «Nous avons négocié des compromis que la Russie a refusé jusqu'à présent, »dit-il. «Nous espérons que la Russie ne rejetera pas le compromis de l'Organisation des Nations Unies ». Le sous-secrétaire d'Etat adjoint Matthew Bryza estime que la Russie viole ses engagements.

Les médias russes, en se fondant sur ce que les séparatistes ont rapporté cette semaine que l'Abkhazie espère signer un accord sur une base navale et une base aérienne d'ici quelques mois, mais il n'y a pas eu de confirmation officielle de la part de Moscou.

La Russie s'est engagée à réduire ses troupes aux niveaux et aux lieux d'avant la guerre Russie-Géorgie, a déclaré Matthew Bryza. "La Russie est déjà en violation de ces engagements ... Le déploiement d'une base navale serait une autre violation".

Lien : Rustavi2

Déclaration du Ministère des Affaires étrangères géorgien.

Tbilissi - 01.02.09 - 16:29

Le Ministère des Affaires étrangères de Géorgie a publié une déclaration concernant l'agression armée mis en œuvre par les occupants russes sur les moniteurs européens et des journalistes étrangers. La déclaration dit:

Selon le ministère de l'intérieur, le 31 Janvier 2009, à 11 heures, les observateurs europeens et les journalistes d'une télévision lituanienne en visite à Shamgona, dans la région de Zougdidi, afin de préparer un reportage sur l'explosion du pont dans le village de Tagiloni, de l'autre côté de la rivière Enguri. Les forces d'occupation russes ont tiré plusieurs coups de fusils automatiques dans le but de perturber l'enregistrement. Heureusement, l'incident n'a pas causé de blessures ou de pertes.

Cette nouvelle attaque dans le territoire adjacent à l'Abkhazie et de la région de Tskhinvali en Géorgie est une provocation de plus commise par la force d'occupation. Il convient de souligner que ce sont les journalistes qui sont devenus les cibles des attaques, en témoigne les observateurs. Il est évident que l'objectif était d'intimider les journalistes et la communauté internationale en empêchant les médias de fournir une information indépendante sur la situation actuelle dans les régions sous occupation russe.

Le Ministère des affaires étrangères géorgien exprime sa vive protestation au cours de cette insolent attentat commis par la force d'occupation et, dans ce contexte, réitère une fois de plus la nécessité d'établir un mécanisme efficace pour la prévention des incidents et des enquêtes sur le terrain, mais la proposition se révèle inacceptable pour la Russie.

Lien : Rustavi2

NBh01

Sur les traces de Noutsa Scola - Photo D.P.

 

 

29/01/2009

Guerre des médias jamais ne cessera.

Bonjour à tous.

Aujourd'hui, comme chaque jour ou presque, j'ai fait un grand tour dans la guerre des médias. Et je vous livre ici quelques extraits parmi les plus importants, version russe et version géorgienne.

Je vous laisse juges, un lien vers l'article complet à la fin de la page pour compléter les infos.

Bonne lecture.

Concernant le soldat russe retrouvé à Tbilissi :

MOSCOU, 27 janvier - RIA Novosti.

Alexandre Drobychevski, porte-parole du ministère russe de la Défense, a déjà annoncé à RIA Novosti que le soldat Gloukhov qui sert sur le territoire de l'Ossétie du Sud, a été capturé par les services secrets géorgiens et transporté à Tbilissi. Le militaire a qualifié de provocation l'information diffusée par les médias géorgiens, selon laquelle le sous-officier a délibérément déserté pour passer du côté de la Géorgie.

Le militaire Alexandre Gloukhov enlevé par les services secrets géorgiens en Ossétie du Sud fait l'objet d'un conditionnement psychologique, a annoncé mardi à RIA Novosti le porte-parole de l'armée de Terre, le colonel Igor Konachenkov.

Lien : Ria Novosti

Je n'ai plus trouvé l'article paru sur le site de la chaîne de télé nationale géorgienne - paru le 27 - mais voici ce qu'on peut y lire aujourd'hui :

Russia confirms that Russian soldier left base voluntarily

29.01.09 - Moscow

Russian defense ministry confirms that the Russian soldier Aleksandr Glukhov left the base in Georgia`s occupied region of Tskhinvali voluntarily. The ministry commission conducted internal investigation, which clarified that the soldier had walked out of Tskhinvali and surrendered to Georgian authorities, as it was reported by Georgian side.
Russian officials fail to explain why the Junior Sgt. Aleksandr Glukhov might have made such a decision, but they presume it must be tied with his health problems.
Russian online newspaper Izvestia has also published an article about the soldier`s case. The author has looked into Glukhov`s biography and found out that the boy had mental problems at the age of eight and studied in a special class.

(Le ministère de la Défense Nationale russe confirme que le soldat russe Aleksandr Glukhov a volontairement quitté la base dans la région occupée de Tskhinvali. La commission du ministère a dirigé l'enquête interne, qui a confirmé que le soldat avait marché de Tskhinvali et s'était rendu aux autorités géorgiennes, comme il a été annoncé par le côté géorgien. Les fonctionnaires russes ne peuvent expliquer pourquoi le cadet Sergent Aleksandr Glukhov pourrait avoir pris une telle décision, mais ils présument que ce doit être lié à ses problèmes de santé.

Le journal en ligne russe Izvestia a aussi publié un article à propos du soldat. L'auteur a examiné la biographie de Glukhov et a découvert que le garçon avait des problèmes mentaux à l'âge de huit ans et avait du étudier dans une classe spéciale.)

Lien : Rustavi2

Les autorités russes doivent certainement beaucoup s'amuser à imaginer tout et n'importe quoi pour diaboliser ses ennemis et défendre ses propres intérêts! La guerre des médias... quelles différences entre 1939 et aujourd'hui? Personnellement, ça ne me fait pas beaucoup rire. Parce qu'une part non négligeable de la population, téléguidée, ne fait plus la différence entre l'info du Kremlin et les "réalités de terrain" depuis très longtemps. Des habitudes qui ne se perdent pas, ni pour le pouvoir (issu de l'ex-KGB) ni pour la population (issue du stalinisme).

Le gouvernement russe n'ayant que peu de respect pour sa population en général, et encore moins pour la population des "territoires conquis".

A propos d'une base navale russe en Abkhazie, à présent. Je pensais vous en avoir parlé déjà mais je remarque que non. Si ce projet se réalise, cela peut être lourd de conséquences pour tous.

MOSCOU, RIA Novosti

Kommersant

Abkhazie: une nouvelle base navale russe pour narguer Tbilissi

Reconnues par la Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud entament actuellement l'aménagement de leurs frontières avec la Géorgie, lit-on mercredi dans le quotidien Kommersant.

Les nouvelles frontières des républiques différeront de l'ancienne démarcation administrative. Selon Kommersant, l'Ossétie du Sud obtiendra notamment le district d'Akhalgori ainsi que plusieurs villages situés dans les gorges de Bolchaïa Liakhva et Malaïa Liakhva. Tout cela se soldera inexorablement par un regain de tension entre Moscou et Tbilissi.

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La déclaration concernant la construction d'une base à Otchamtchira a créé la surprise: les militaires abkhazes estiment qu'il est beaucoup plus simple de créer une telle base à Soukhoumi, qui possède déjà un port maritime. "A Otchamtchira, il faut tout construire de zéro", a expliqué une source au ministère abkhaze de la Défense. "Et la mer ici n'est pas profonde".

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Les militaires semblent cependant prêts à payer cher pour ce site. "Otchamtchira est une région stratégique importante qui se trouve à deux pas de la frontière avec la Géorgie, ce qui permettra aux navires russes de contrôler les eaux territoriales géorgiennes", a souligné un député du parlement géorgien. "Soukhoumi est moins bien adaptée à ces fins".

Selon Tbilissi, les autorités russes ont non seulement des ambitions stratégiques, mais aussi un intérêt économique sur le plateau continental d'Otchamtchira. "Otchamtchira est un lieu unique, les experts estiment depuis longtemps qu'il pourrait contenir des gisements de gaz et de pétrole", a fait remarquer Alexandre Rondeli, ancien ministre géorgien des Affaires étrangères et président de la Fondation des études stratégiques et internationales. "La Russie n'a apparemment pas assez de ses propres ressources, vu qu'elle aspire à mettre la main sur les nôtres".   

Vedomosti

lien : Ria Novosti