03/03/2009

Ce que Kremlin veut, ...

Volga

Le Kremlin veut un nouveau chef de file en "Ossétie du Sud"...

 

Le Kremlin ne veut plus voir Eduard Kokoity, chef de la région séparatiste d' "Ossétie du Sud".

Les rapports sur le désaccord entre Moscou et ses régimes fantoches ont été suivies par les rumeurs que la Russie est à la recherche d'un nouveau candidat, qui présidera le gouvernement séparatiste. Apparemment, Jambulat Tedeev pourrait remplacer Kokoity prochainement.

Tedeev est l'entraîneur de l'équipe nationale russe des lutteurs et est une figure très influente dans la région sécessionniste de Géorgie...

 

 

 

 

Une déclaration parmi d'autres

Déclaration du chef des observateurs européens.

L'EUMM (European Union Monitoring Mission) estime que le cas des deux Géorgiens, Davit Kapanadze et Demur Chughladze, actuellement détenus en Ossétie du Sud, souligne la nécessité de réaliser des progrès dans la mise en œuvre de la prévention des incidents, mécanisme convenu par toutes les parties à Genève le 18 Février 2009.
Le chef de la Mission de surveillance de l'UE, l'ambassadeur Hansjörg Haber a commenté:
"Les détails exacts de ce qui s'est passé avec les deux Géorgiens donnés au cours des derniers jours ne sont pas encore clairs, mais l'affaire a fortement souligné la nécessité d'aborder la question de la circulation à travers la frontière administrative de façon systématique. Il est d'un intérêt légitime que les civils, des deux côtés de la frontière, soient en mesure de traverser sans se retrouver en prison ou devant un tribunal. Il doit y avoir une transparence sur les règles qui s'appliquent.
Ce n'est que par des réunions régulières entre toutes les parties, comme l'a récemment décidé à Genève, que de telles situations peuvent être clarifiées et qu'on pourra réduire les tensions, pour le bénéfice de tous. J'espère très sincèrement que des progrès peuvent être accomplis dans le tri les modalités de ces réunions, afin que de tels incidents puissent être évités à l'avenir, »

02/03/2009

L'opposition prépare sa guerre contre Saakashvili

 

L'opposition prépare sa guerre contre Saakashvili.

Les représentants de plusieurs partis de l'opposition ont discuté leur vision politique et autres plans avec des membres d'organisations non-gouvernementales. La réunion a été interdite aux médias. Les leaders d'opposition ont parlé de leurs plans pour avril. La plupart des partis d'opposition se préparent pour une manifestation à grande échelle le 9 avril avec la demande de démission du président Saakashvili démocratiquement réélu en janvier 2008.

L'opposition, très critique envers la politique du gouvernement lors de la crise d'août, a donné un ultimatum de 15 jours au président Saakashvili pour qu'il donne son accord à l'organisation d'un référendum sur l'organisation d'élections présidentielles anticipées. Le président, considérant - à juste titre - qu'il n'est pas question d'organiser ce référendum, et encore moins des élections anticipées. Effectivement, ayant déjà accédé à cette même demande fin 2007, il a gagné les élections avec 53% des voix, contre moins de 30% pour les partis de l'opposition.

L'opposition, que l'administration gouvernementale soupçonne d'être manipulée par Moscou qui essaye de diviser la population (dans le but non-caché de renverser le président Saakashvili) est elle-même très divisée, entre les ex-membres de la majorité passés dans l'opposition, et ceux ayant quitté le gouvernement aux lendemains de la Révolution des Roses, pour des raisons de corruption dans certains cas.

D.P.

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Afin de satisfaire la curiosité légendaire de certains lecteurs de ce blog, je me propose de vous préparer un dossier sur la situation politique en Géorgie, que je posterai prochaînement.

Un autre dossier sur les raisons de la guerre et les influances géopolitiques des régions actuellement sous occupation russe, est en préparation.

En vous remerciant pour votre soutient grandissant,

D.P.

A lire ci-dessous : Déclarations de Mr Gates et commentaires de Mr Bakradz.


Le Secrétaire d'Etat des EU, Mr Gates, à propos de Poutine et Medvedev et du "renouveau de l'Empire Russe".

Mr GATES a déclaré que le Premier ministre russe Vladimir Poutine semble vouloir affirmer le rôle de la Russie sur la scène internationale en bloquant avec insistance ce qui ne convient pas. Je crois personnellement que les russes essayent de revenir de ce qu'ils ont considéré comme une humiliation suprême l'écroulement - non seulement de l'Union soviétique, mais de l'empire russe.

"Et je pense que le Premier ministre Poutine le sent plus intensément que le président Medvedev. Peut-être est-ce une question d'ancienneté. Mais il s'est clairement décidé à affirmer le rôle de la Russie comme acteur international clé, et comme un pays qui peut bloquer quoi que ce soit qu'il n'aime pas. Et dans beaucoup de secteurs si nous ne passons pas par la Russie, ils ne coopéreront pas avec nous."

 

Mr Bakradze commente :

Le porte-parole du Parlement géorgien, le travailliste Bakradze a commenté la déclaration du Ministre de la Défense Nationale des EU, qui a accusé la Russie de tentatives de rétablir son influence impériale.
"La déclaration par M. Gates était un message clair pour Moscou que l'administration de la Maison Blanche ne changera pas sa position quant à l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie.

Mr Bakradze pense que la déclaration avant la réunion en Suisse entre le ministre des Affaires Etrangères russe et le Secrétaire d'Etat des EU n'a pas été faite par hasard.
"Après de telles déclarations nous devons être sûrs que les Etats-Unis démontreront le même appui à propos de l'intégrité territoriale et la souveraineté en Géorgie qu'ils avaient faite jusqu'ici. Mais de plus, cette déclaration est une explication claire des raisons de l'intervention de la Russie  en Août dernier, ajoute-t-il.

D'après Rustavi2

27/02/2009

Terry Davis à Moscou, Davit Bakradzé à Tbilissi

 

Le Conseillé du Secrétaire Général Européen Terry Davis à Moscou.

Le Conseillé du Secrétaire Général Européen Terry Davis a confirmé à Moscou aujourd'hui l'appui de l'Europe à propos de l'intégrité territoriale de la Géorgie. Il a donné  un entretien à la station radio l'Écho Moskvi. Il a dit que la Russie devrait comprendre pourquoi elle est isolée dans la reconnaissance des territoires séparatistes de Géorgie.

Monsieur Davis ajoute : "Nulle part ailleurs dans le monde un pays n'a reconnu ces régions, que la Russie a reconnu. Alors, la Russie doit se demander : pourquoi être entré dans cette situation ? Beaucoup de pays européens ont des problèmes semblables à ce qui est arrivé en Géorgie, problèmes avec quelques parties de pays qui sont dissidents. Nous avons un bon exemple avec la Tchétchénie, en Russie. Mais aucun pays n'a pris de tels étapes radicales pour faire ces régions indépendantes. Je pense que très peu parmi l'Assemblée ont soutenu la position du gouvernement russe sur la question du Caucase. Mais en même temps, la plupart des membres de l'Assemblée pensent qu' il est bon que la Russie participe au Conseil de l'Europe (PACE) et soit là pour s'ouvrir à la critique envers lui", a dit Terry Davis.

Davit Bakradzé se concentre sur des menaces russes

27.02.09 14:47

Davit Bakradze a rencontré les étudiants de l'Université Caucasienne aujourd'hui et a répondu aux questions des étudiants en politique étrangère.

Les étudiants étaient contents du dialogue. Le porte parole du Parlement Davit Bakradze a constaté les tentatives indirectes de la Russie pour s'immiscer dans les affaires internes de Géorgie et encourager les opposants au gouvernement en les poussant au désordre,"ce qui est nettement plus dangereux qu'une intervention militaire directe".

 

26/02/2009

Hillary Clinton critique Moscou


Le département d'Etat américain critique la Russie à propos de violations des droits de l'Homme en Géorgie.

Washington sermonne la Russie pour la guerre d'août en Géorgie. Hillary Clinton a présenté le premier rapport du Département d'État américain sur la violation de droits de l'homme lors de l'intervention russe du mois d'août, dans son rapport annuel sur la défense de droits de l'homme.

Le document dit comment la Russie a eu recours à la force disproportionnée contre Géorgie et a déployé ses forces à l'intérieur des frontières reconnues dans le monde entier.

Selon le rapport, l'opération militaire a provoqué le meurtre de beaucoup de civils pacifiques et que les bandits armés Ossetiens ont commencé à piller et massacrer les civils, en forçant plus de 150.000 Géorgiens à fuir leur maison, et laissé les militaires russes occuper les territoires de Géorgie.

Avec la guerre d'août, le rapport de Département américain d'État a aussi concerné les élections présidentielles (de 2008) qui ont été accomplies conformément aux normes de l'OSCE. (Notons que ces élections sont à nouveau contestées par l'opposition, frustrée de n'avoir obtenu que 27% des voix, contre 53% pour le président sortant. Beaucoup d'observateurs indépendants doutent de l'intégrité patriotique de nombre d'opposants, vraissembleblement conseillés et financés par Moscou... Cette stratégie étant très utilisée par les russes pour tenter de mettre en place leurs hommes de paille, tel qu'en Tchétchénie, en Ingouchie, en Ukraine, et dans nombre d'ex-républiques se terminant en "stan")

Dans son premier rapport par le nouveau Secrétaire d'Etat, la Russie est aussi critiquée pour la pression sur les médias ainsi que pour les meurtres de journalistes.

 

23/02/2009

La stratégie de Moscou.

 

La stratégie de Moscou.

A bon entendeur...

En lien aux pourparlés de Genève, par Pavel Felgenhauer, spécialiste des questions de défense et journaliste russe. Extrait.

Ce qui semble déranger le plus l'Union européenne, ce sont les contradictions dans les messages de la diplomatie Russe lors des pourparlés de Genève. Moscou a forcé l'Abkhazie (récalcitrante) et l'Ossétie du Sud dans des concessions pendant les pourparlers. Mais de telles avancées peuvent s'avérer de peu de conséquence si Moscou poursuit une stratégie "diviser-et-conquérir" - le désir des Nations unies pour se charger de l'Abkhazie, l'OSCE pour traiter avec l' "Ossétie du Sud" et l'UE pour prendre la responsabilité de la Géorgie - ce qui pourrait sévèrement limiter l'efficacité de l'Ouest dans la région. 

Quelques cyniques pourraient dire que Moscou veut gagner du temps. En effet, Felgenhauer nous prédit une autre guerre Russie-Géorgie, une simple question de temps.

La première guerre - que Felgenhauer a prédit longtemps avant son apparition - a été perçue comme une récompense pour la Russie de l'antipathie envers le président géorgien Mikheil Saakashvili et son action résolue de l'adhésion à l'OTAN. Mais Felgenhauer dit qu'il y a plus à la stratégie à long terme de Moscou : "La Russie ne peut supporter Saakashvili, elle ne peut pas aimer l'OTAN, mais il y a aussi une autre chose : l'Arménie et des troupes russes en Arménie sont coupées de la Russie. Il n'y a aucun transit possible par la terre. Cela signifie que la technologie ne peut pas être exportée pour des réparations ou modernisation. Une telle situation ne peut pas durer longtemps."

Les bases arméniennes sont importantes pour Moscou, soutient Felgenhauer, comme un symbole des ambitions russes dans le Caucase du Sud. L'Arménie est un proche allié russe, mais son isolement pourrait pousser Erevan "à chercher dans l'autre sens", dit Felgenhauer. La domination par la Russie de la Géorgie enlèverait cette menace et isolerait à son tour l'Azerbaïdjan, qui résiste actuellement à la Russie et lance des ballons d'essai à l'UE et aux Etats-Unis.

Felgenhauer prédit que la prochaine attaque des russes en Géorgie sera une "guerre à une fin victorieuse." Il a dit aussi que son théâtre principal pourrait être la route entre Gori et Mtshketa, à 20 km de Tbilissi. Mais Felgenhauer dit aussi que Tbilisi ne serait pas en soi l'objectif stratégique supérieur de l'armée russe : "Ce qui est important n'est pas tant de Tbilisi. Mais à l'ouest de Tbilisi il y a l'aéroport international Tbilisi et beaucoup de terrains d'aviation. Cela est important, dit Felgenhauer, parce qu'actuellement en Ossétie du Sud, nous n'avons pas une seule piste permanente, le terrain étant très inégal. La plus proche base aérienne russe est actuellement à Beslan, en Ossétie du Nord...

Le meilleur temps pour la guerre, selon Felgenhauer, serait entre Juin et août, lorsque les cols de haute montagne sont déneigés. Il a ajouté que les forces russes auraient besoin d'au moins deux mois pour réduire progressivement les opérations avant le retour de l'hiver en octobre. 

Felgenhauer imagine l'éventualité d'une intervention de la part des Etats-Unis. Il note que le but principal du Président Barack Obama est la victoire en Afghanistan, et il aura besoin d'effectuer des transits pour les provisions et les hommes par la Russie et des pays dans sa sphère d'influence. En échange, l'idée de Moscou est que les Etats-Unis seront enclins à négocier son intérêt pour la Géorgie.

Ainsi, de l'avis de Felgenhauer, une guerre est presque inévitable. "La seule voie que vous pourriez imaginer pour l'éviter, dit-il, consiste en ce qu'il y ait un changement de régime à Tbilissi, ou le changement de régime à Moscou..."

Extrait de l'article paru sur Eurasianet.org

D.P.

21/02/2009

Les portes de l'Otan restent ouvertes à la Géorgie.

Les portes de l'OTAN restent ouvertes à la Géorgie.

21.02.09 12:18

La porte de l'OTAN reste ouverte à la Géorgie. La décision a été une nouvelle fois exprimée publiquement après la réunion de la commission OTAN-Géorgie, à Cracovie, en Pologne. Tbilissi va envoyer une unité militaire pour appuyer l'opération antiterroriste en Afghanistan. L'OTAN travaille sur l'élargissement futur: un plan spécifique pour aider la Géorgie dans le cadre de ce processus a été l'un des premiers points à l'ordre du jour des pourparlers.

La Russie a été sermonnée à Cracovie une nouvelle fois à propos de la reconnaissance de l'Abkhazie et de l' "Ossétie du Sud", ainsi que de la construction de bases militaires sur les territoires occupés. La réunion de la commission OTAN-Géorgie a duré quarante minutes. Les ministres de la défense de l'OTAN ont discuté des détails du programme national annuel.

Ingénieurs allemands agressés dans le district de Gali

21.02.09

Sept hommes armés masqués ont kidnappé deux ingénieurs travaillant sur l'installation de matériel allemand Enguri à la centrale hydroélectrique à Cheghali, dans le district de Gali. Les hommes armés ont brutalement agressé les ingénieurs allemands et ont saisi leur argent.

La milice abkhaze devait assurer la sécurité des spécialistes allemands, mais sont complices des agresseurs. L'un des spécialistes allemands, a été battu seulement parce qu'il avait un contrat signé avec le Ministère géorgien de l'énergie.

D'après Rustavi2 et Civil.ge

20/02/2009

A Genève, les négociations reprennent.


En Belgique, aucun quotidien ni J.T. ne semble avoir relayé cette information (ou alors discrètement) concernant la réunion ayant eu lieu à Genève il y a 3 jours, présidée par l'UE, l'ONU et l'OSCE, à laquelle participaient la Russie, l' "Ossétie du Sud" et la Géorgie. Je vous invite donc à prendre connaissance du communiqué de presse paru sur le site de la diplomatie française, et ensuite de lire un dossier paru sur le site du JDD (journal français) sur la situation géo-politique et énergétique dans le Caucase sud. Extrêmement intéressant.

 

Communiqué de presse (diplomatie française)

Caucase : une étape franchie sur la voie de la stabilité et la sécurité de la région (17-18.02.09)


Une nouvelle session des discussions internationales de Genève, prévues par les accords du 12 août et du 8 septembre et co-présidées par l'Union européenne, les Nations unies et l'OSCE, s'est tenue les 17 et 18 février. Toutes les parties y ont participé.

La France salue l'adoption, à l'occasion de cette quatrième réunion, de mécanismes de prévention et de règlement des incidents qui doivent maintenant trouver sur le terrain une traduction concrète.

Il s'agit d'une étape utile sur la voie du retour à la stabilité et à la sécurité dans la région.

Les discussions ont également porté sur la situation des personnes déplacées et réfugiées.

Nous appelons toutes les parties à poursuivre les travaux dans un esprit constructif sur la base des propositions des co-présidents afin d'améliorer le sort des populations en Ossétie du Sud et à permettre le plein accès humanitaire à cette région.

Nous souhaitons que les discussions internationales de Genève se poursuivent dans les meilleurs délais./.

GEORGIE
DISCUSSIONS INTERNATIONALES DE GENEVE
COMMUNIQUE CONJOINT
DES CHEFS DE MISSION DE L'UNION EUROPEENNE,
DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES
ET DE L'ORGANISATION POUR LA SECURITE
ET LA COOPERATION EN EUROPE


(Genève, 18 février 2009)

Les participants aux pourparlers de Genève viennent d'achever le quatrième cycle de discussions. Deux groupes de travail se sont de nouveau réunis en parallèle afin d'aborder les questions de sécurité et de stabilité dans la région, ainsi que les questions humanitaires.

Les co-présidents se sont félicités de la résolution 1866 du Conseil de sécurité des Nations unies du 13 février, qui proroge le mandat de la mission des Nations unies et appelle à l'intensification de nos efforts, ici à Genève.

Lors des pourparlers de Genève des 17 et 18 février, les participants ont discuté et adopté d'un commun accord des propositions de mécanismes conjoints de prévention des incidents et de réponse à ceux-ci.

Les mécanismes envisagés sont créés en vue de favoriser la paix, la stabilité et la sécurité et de prévenir les incidents susceptibles d'entraîner des souffrances pour les populations civiles ou une détérioration de la situation, et, si nécessaire, d'y remédier.

Ces mécanismes visent à permettre une réaction rapide et adéquate à la situation en matière de sécurité, s'agissant notamment des incidents et des enquêtes sur ceux-ci, de la sécurité des installations et des infrastructures vitales, en luttant contre les activités criminelles et en veillant à l'acheminement efficace de l'aide humanitaire, et de toute autre question pouvant affecter la stabilité et la sécurité, l'accent étant mis sur la prévention des incidents et la réponse à ceux-ci.

Ces mécanismes permettront des contacts réguliers entre les structures responsables de la sécurité et de l'ordre public dans les zones de tension, ainsi qu'entre les organisations internationales concernées. Ces instances se réuniront sur une base hebdomadaire, ou plus fréquemment si nécessaire. Les premières sessions seront organisées prochainement. Pour procéder au suivi des incidents, il pourra être convenu d'effectuer des visites conjointes.

L'adoption de ces propositions constitue une étape importante contribuant à instaurer la stabilité et la sécurité.

Dans le cadre du second groupe de travail, les participants ont salué certaines évolutions positives sur le terrain, notamment la reprise de l'approvisionnement en gaz de Tskhinvali, grâce aux efforts de l'OSCE. Les co-modérateurs ont proposé, pour surmonter les difficultés actuelles d'acheminement de l'aide humanitaire vers les populations d'Ossétie du Sud qui en ont besoin, d'organiser des convois empruntant simultanément les routes du nord et du sud. Malheureusement, nous ne sommes pas encore parvenus à un accord sur cette proposition. Les discussions bilatérales sur ce sujet se poursuivront d'ici notre prochaine réunion.

Les participants sont convenus de concentrer prochainement leurs efforts sur les questions de facilitation du retour volontaire, dans la sécurité et la dignité, des réfugiés, des personnes déplacées dans leur propre pays et des autres personnes déplacées. A cet égard, les questions de sécurité sont très importantes, ce qui illustre l'interdépendance entre les deux groupes de travail.

Ces questions concernent notamment la reconstruction des habitations et des infrastructures, le redressement économique et social dans les zones de retour, les droits de propriété et de logement, les obstacles juridiques au retour durable (exigences en matière de documents à fournir, d'enregistrement et d'identification) et l'organisation des retours volontaires, y compris les visites de reconnaissance.

La question de l'accès à l'eau sera également évoquée.

Les participants sont convenus de se réunir de nouveau au printemps, à une date restant à déterminer./.

 


Occupation russe : Plus que pour la Géorgie : une menace pour le corridor Est-Ouest.


Par HdlM, mercredi 18 février 2009 à 18:03

Une autre série de négociations internationales à propos des territoire géorgien d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud est en cours cette semaine à Genève.

La Russie renforce ses prises, la transformation des deux territoires occupés en des garnisons militaires. En outre, les forces russes s'accrochent au district d' Akhalgori et au village de Perevi, qui ne font pas partie de l'Ossétie du Sud. Cette accumulation de l'armée russe a d'importantes conséquences stratégiques, non seulement pour la Géorgie, mais pour le corridor est-ouest.

Six mois après la phase chaude de la guerre de la Russie sur la Géorgie, la Russie continue de violer les accords en Six Point qu'elle a signé avec la Géorgie et la présidence de l'Union européenne. Selon cet accord, les forces russes doivent se retirer d' Akhalgori et de Perevi et aucune forces de maintien de la paix en Abkhazie et en Ossétie du Sud présentes avant la guerre ne doivent rester. Au lieu de cela, ils creusent. Les sources du gouvernement géorgien estiment que plus de 10.000 hommes de troupes russes occupent désormais le territoire géorgien d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud Comprennant infanterie légère, des blindés et des forces spéciales, équipées de chars, blindés de transport de troupes, des hélicoptères, des roquettes et des batteries de défense aérienne. En Ossétie du Sud, la construction a dont l'achèvement est en cours de quatre bases militaires russes. Parmi celle-ci est la base de Ugardanta, près de Java, furtivement commencé par la Russie en 2006, figurant en bonne place dans l'attaque Russe sur la Géorgie en août 2008. En Abkhazie, il y a depuis longtemps des doutes si conformément à son affirmation la Russie se soit retirée de l'ancienne base aérienne soviétique de Gudauta, comme il était convenu de le faire dans les Accords d'Istanbul en 1999. Maintenant, les avions de combat et des avions-cargos russes fréquentent l'endroit, qui, curieusement, semble avoir été bien entretenu au fil des ans. La Russie est également occupée à la réhabilitation de l'ancienne base navale à Otchamtchira et de la construction d'autres installations en Abkhazie.

L'accumulation massive de forces russes en Abkhazie et en Ossétie du Sud consolide son occupation de ces territoires géorgiens. Ceci menace également le corridor est-ouest à travers le Caucase du Sud, d'un intérêt vital pour l'occident. La Russie et ses frappes de missiles à coté de l'oléoduc Bakou-Supsa en août dernier ont été les premiers plans dans la tactique du Kremlin visant à étouffer le corridor est-ouest.

Cela allait à peu près passer inaperçus dans tous les commentaires sur l'attaque russe en août sur la Géorgie témoigne du grave autisme stratégique qui a pris possession de l'ouest.

Les graines de ce conflit ont été semés avec l'effondrement de l'Union soviétique et le rétablissement de l'indépendance géorgienne. Cependant ces graines ont germé, en 1994, lorsque le président azéri Heydar Aliyev a conclu "l'affaire du siècle" : l'exploitation des ressources en hydrocarbures de la mer Caspienne pour l'ouest. "La Russie ne peut pas décider de cette question», a dit Aliyev. En 1999, l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie ont signé l'accord qui a conduit à l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). Le contrat BTC a été conclu aux marges de la même conférence que celle au cours de laquelle la Russie a signé des accords d'Istanbul, ou elle a accepté de retirer ses forces militaires de Géorgie. Poutine et ses acolytes n'ont jamais oublié ce rapprochement. BTC offre l'accès de l'énergie de la mer Caspienne et d'Asie centrale à l'ouest, en offrant un choix des clients pour la production d'Etats sans littoral maritime. Parallèlement au BTC, les flux de gaz naturel de la mer Caspienne du champ Shah Deniz par l'intermédiaire du gazoduc du Caucase du Sud à la ville turque d'Erzurum, à destination des consommateurs de toute l'Europe. Le pipeline Bakou-Supsa et le chemin de fer Bakou-Batoumi pour transporter des hydrocarbures pétroliers par les ports Géorgiens de la mer Noire. Ensemble, ces conduits d'énergie constituent la masse critique nécessaire de promouvoir et de soutenir un large corridor commercial Est-Ouest. À cet égard, le chemin de fer Kars-Tbilissi-Bakou sera un support multi-usages, ce qui porte le développement commercial le long de sa route et au-delà. Que ce soit par des pipelines, le rail, la route ou par le biais de l'eau des détroits turcs ou via le Danube et le Rhin, nous avons la possibilité de relier la mer Caspienne et de l'Eurasie au cœur d'un système d'échange de l'Atlantique Nord qui s'étend de Batoumi et de Ceyhan, dans l'est du pays à Houston, à l'ouest. Et avec le commerce viennent des personnes, de sorte que le corridor est-ouest sera également la voie à des idées, ce qui est peut-être la perspective la plus importante.

Cela a été la perspective de l'ouverture du centre eurasien qui a provoqué l'attaque de la Russie sur la Géorgie. L'annonce d'un choc géopolitique, un affrontement entre l'histoire et la post-histoire, un affrontement entre l'impérialisme du 19ème siècle et la mondialisation-21e siècle, Le Kremlin aspire à étrangler n'importe quelle influence occidentale significative dans le centre Eurasien.

Maintenant, de la partie occupée du territoire géorgien, des forces aériennes et terrestres russes menacent les pipelines d'énergie, la route l'Est-Ouest et le chemin de fer, et le port de Poti. Les forces aériennes et navales russes menacent Poti et de Batoumi, grands port géorgiens. Pendant ce temps, la marine russe est discrètement de retour en Méditerranée, avec la rénovation de la base de Tarse de l'ex-Union soviétique, en Syrie, juste en face du port turc de Ceyhan, le terminus de l'oléoduc BTC.

Il ne faut pas exagérer le pouvoir de l'anémique flotte russe de la mer Noire. Mettre tous les morceaux ensemble et voir que les Russes jouent géopolitique alors que les Occidentaux jouent à faire des clins d' œils.

16/02/2009

Pour la petite histoire.

Sergei Lavrov et Vladimir Poutine, pas tout à fait Russes...

En effet, pour ceux qui ne le savaient pas, messieurs Poutine, PM, et Lavrov, Ministre des affaires étrangères, ont un point commun pas commun: tous deux ont des origines géorgiennes. Pas tout à fait, mais il est un fait qu'ils ont tous les deux des racines profondes en Géorgie.

Poutine, né à St Petersbourg, a vécu quelques années en Géorgie avec sa mère et son Beau-père géorgien. Pas de chance pour Vladimir, son beau-père, alcoolique, le battait. Adolescent, il est parti vivre chez ses grands-parents dans le nord de Moscou, près de Tourginov. Les cartes postales de Géorgie ne doivent pas lui plaire outre mesure...

Et Lavrov, quant à lui, bien que né à Moscou, est issu de la communauté arménienne de Tbilissi par son père.

Je ne vais pas me permettre de tirer une quelconque conclusion à ce sujet, n'étant pas

psy (- chiatre).

D.P.

Encore des atteintes aux droits en Abkhazie


Les enseignants dans le district de Gali face à de sérieux problèmes...

Le délai donné aux pédagogues des écoles publiques du district de Gali pour obtenir les passeports des citoyens abkhazes, expire aujourd'hui. Les séparatistes armés et les occupants russes organisent des raids dans les écoles du district de Gali. Les classes ont été interrompues dans les écoles de trois villages - Zemo Barghebi, Sida et Khushukuri.

Les enseignants sont forcés de déclarer qu'ils rejettent la citoyenneté de la Géorgie et doivent demander la citoyenneté de l'Abkhazie. Après la procédure, ils recevront les nouveaux passeports des citoyens de l'Abkhazie, région occupée par la Russie. Si les pédagogues refusent de prendre de nouveaux passeports, les séparatistes menacent de les évincer de l'école et du district de Gali, à l'aide des unités spéciales. Les enseignants demandent l'aide urgente de la MONUG.

D.P.
Source : Rustavi2