20/03/2009

En attendant le gros de la troupe


Le representant spécial de l'UE à Tbilissi

Peter Semneby, après sa réunion avec le porte-parole du Parlement Bakradze, a annoncé que l'Union Européenne ne reconnaît pas l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, cependant, il considère qu'il est nécessaire d'avoir des contacts avec les régimes séparatistes.
Peter Semneby a rencontré Mr Bakradze après sa visite dans la région séparatiste d'Abkhazie où il a tenu des réunions avec les représentants des "gouvernements" séparatistes. À la réunion avec le porte-parole du Parlement géorgien, ils ont parlé de la situation dans les régions dissidentes, des conséquences de la guerre d'Août et des relations Géorgie-Russie.
Semneby a dit que la situation est particulièrement préoccupante dans la zone Gali, qui est surtout peuplée de Géorgiens. Semneby a dit que ce peuple ne peut plus traverser le Pont d'Engury et donc, ils n'ont plus de liens avec leurs parents au-delà de la frontière administrative. Semneby affirme que c'est une violation grossière des droits de l'homme.

L'IRI mène des sondages publics en Géorgie

Une compagnie américaine a procédé à une recherche sociale en Géorgie, en vertu de l'ordre de l'International Republican Institute. 500 citoyens de la Géorgie ont été onterrogées. Les réponses ont été réparties comme suit:

Selon les résultats de l'enquête, la population de la Géorgie ont pour la plupart peur de la guerre. 61% de la demande des citoyens va pour le danger pour le pays avec les relations Russie/Géorgie, et les problèmes économiques du pays. Lorsqu'on demande si l'agression Russe est toujours en cours en Géorgie, 84 pour cent répondu «oui». Pensez-vous que la politique sociale et les activités devraient être axées sur le maintien de la stabilité dans la région - la question a reçu les réponses comme suit: - 86 pour cent pense que les hommes politiques devraient faire de leur mieux pour maintenir la stabilité politique du pays, 8 pour cent n'ont rien contre la politique conflits.

Le problème essentiel des 52% de la société en Géorgie est le chômage, le risque de guerre - 9% et la situation politique intérieure - de 6 pour cent. 81 pour cent des répondants ont répondu oui à la question de savoir si le gouvernement et l'opposition doivent continuer le dialogue, de 8 pour cent croient que le dialogue est en place.

17/03/2009

Sur Ria Novosti

Lu sur Ria Novosti

Medvedev : la Russie réarme sa force militaire.

Poutvedev

Le président Dmitry Medvedev, qui cherche à améliorer ses liens avec les États-Unis, a déclaré mardi que la Russie se réarme et renforce ses forces militaires et ses forces nucléaires, car les US et l'OTAN sont en pleine expansion en direction de ses frontières.

«Les tentatives visant à étendre l'infrastructure militaire de l'OTAN près des frontières de notre pays se poursuivent,» a dit à Medvedev lors d'une réunion annuelle avec le personnel du ministère de la Défense

La Russie déploiera des nouveaux missiles à têtes multiples d'ici décembre.

En décembre 2009, la Russie déploiera un régiment de missiles stratégiques de dernière génération RS-24 à têtes multiples, a annoncé mardi aux journalistes le commandant des Troupes des fusées stratégiques russes Nikolaï Solovtsov.

"Après le 5 décembre 2009, à l'expiration du traité START-1, un régiment de RS-24, comportant un poste de commandement et un groupe de missiles, deviendra opérationnel", a expliqué le général.

Chacun des missiles RS-24 porte quatre têtes au moins.

Note : écrire quelque chose de plus est totalement inutile.

Nabucco: Gazprom décline une offre de participation

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé lundi soir avoir décliné une invitation à participer à la construction du gazoduc international Nabucco, sous prétexte qu'il réalisait déjà le projet South Stream.

"Contrairement à Nabucco, nous avons réuni toutes les conditions nécessaires pour que notre projet (South Stream) soit réalisé. Nous avons le gaz, nous avons des débouchés, nous avons l'expérience technique des projets complexes", a déclaré le PDG adjoint de Gazprom, Alexandre Medvedev, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision russe Vesti.

"Qui court deux lièvres à la fois n'en prend aucun. Nous avons déjà misé sur un lièvre, et c'est celui-ci que nous courrons", a-t-il souligné.

M. Medvedev a souligné l'importance capitale du projet South Stream pour l'Europe. "D'ici 2020, l'Europe aura besoin de 100 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz par an, et il n'existe pas de gazoducs pour lui livrer cette quantité", a-t-il expliqué.

Le projet Nabucco est le prolongement du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum. Il doit permettre de transporter 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel caspien tous les ans à partir de 2014.

La Russie a avancé l'idée d'un autre gazoduc, South Stream, pour diversifier ses itinéraires d'exportation de gaz vers l'Europe centrale et méridionale. D'une capacité de 31 milliards de mètres cubes de gaz par an, ce gazoduc reliera la Russie à la Bulgarie en passant sous la mer Noire et en contournement l'Ukraine.

note (d.p.) : Le projet Nabucco, seule projet alternatif au gaz russe... Medvedev (l'autre) en est blanc depuis des années. C'est aussi une des principales raisons de la tentative d'annexion de la Géorgie par Moscou en août dernier.

Lien : editpress (par exemple)

14/03/2009

Sur les relations Géorgie/USA/Russie

Nouvelles du jour :

Comme je vous en avais dit un mot il y a peu, deux articles importants seront publiés bientôt sur TbiliSite. Ils éclairciront certaines idées sur la Russie, sur la Géorgie. Un article écrit par Alexander Brailovsky paru sur le site d'un journal en langue russe, sur la "culture impérialiste russe". L'autre article, écrit par Merab Kokotchachvili* (en exclusivité!), sur les relations entre les peuples de Géorgie à travers le temps et les influences. Ne les ratez surtout pas !

* Merab Kokotchachvili est cinéaste. Il a tourné de nombreuses fictions ainsi que quelques documentaires sur différents aspects de la Géorgie, ancienne ou moderne. Filmographie.

D.P.

Visite officielle de Mat Bryza en Géorgie.

Le Secrétaire d'Etat pour les affaires européennes et eurasiennes des États-Unis, Mat Bryza a rencontré le président du Parlement géorgien et a examiné toutes les dossiers importants avec Davit Bakradze, y compris la politique interne du pays et la manifestation de protestation, prévue par l'opposition (le 19 avril).

Matthew Bryza dit, si certaines personnes veulent exprimer leurs protestations, ce n'est pas un problème pour les États-Unis. Il a dit, il y a peut-être certains politiciens de Washington qui aiment ou n'aiment pas, les Etats-Unis soutiennent la Géorgie et non une personne spécifique.

Le sous-secrétaire d'État adjoint a déclaré que les différents avis peuvent s'exprimer librement dans le pays, c'est donc que la démocratie existe. Les gens ont le droit d'exprimer leurs propres positions dans le cadre de la loi, sans aucune violence. Les États-Unis se félicitent d'un dialogue actif qui peut aider au développement de la démocratie et le fonctionnement des élections à la date prévue. Cela signifie le renforcement et l'approfondissement de la démocratie qui rend la Géorgie stratégique pour les États-Unis, ajoute Mat Bryza.

Davit Bakradze a commenté la réunion avec le Sous-Secrétaire d'État adjoint pour l'Europe et l'Eurasie des États-Unis: le gouvernement géorgien est d'accord que tout le monde est admissible a le droit de protestater tant que c'est dans le cadre de la loi.

Demain Matthew Bryza aura des entretiens avec le l'opposition non-parlementaire.

Commentaires : La Géorgie, comme n'importe quelle nation au monde, en accord avec les désirs des citoyens, en accord avec ses besoins, ses ambitions, a le droit de choisir ses partenaires. Le président Chevarnadzé, en connaissance de cause puisqu' ancien ministre des affaires étrangères sous Gorbatchev, a entamé ces rapprochements vers l'occident dès son arrivée au pouvoir, en 1992, sans sortir de la C.E.I.. Mais la corruption, très importante à l'époque, n'a pas rendu les choses simples. En 2003, avec Saakashvili, le processus s'accélère. Les aides européennes et américaines, les investissements dans les infrastructures, les énergies, tout cela est possible grâce aux efforts de plus en plus conséquents accordés par Bruxelles ou Washington. Jour après jour, étape par étape, le pays se porte mieux, même si ce n'est pas encore parfait, loin s'en faut. Alors les ripostes russes s'intensifient, et se précisent. De provocations en provocations, pour finir par ouvertement violer le territoire géorgien etc...

Les "anti-américains" peuvent juger la politique des Etats-Unis comme ils le désirent, et faire semblant de ne pas comprendre pourquoi les géorgiens préfèrent travailler avec eux plutôt que de retourner sous le giron russe. S'ils connaissaient ne fut-ce qu'un peu l'histoire de Géorgie (et parallèlement, l'histoire de la Russie) ils comprendraient déjà que les Géorgiens, pour rien au monde, n'accepteront de "capituler" face à la Russie, qu'elle soit de Poutine ou d'un autre président. Vouloir se rapprocher de l'occident, via les Etats-Unis ou l'Europe ou même via les deux, quitte à essuyer les salves punitives russes durant des années, est non seulement légitime, mais une nécessité vitale pour les géorgiens.

Le temps a passé, et les médias, alimentés par la crise, ont enterré le conflit. Mais depuis la guerre, la Géorgie, amputée de deux de ses provinces, a cessé d'exister pour elle-même aux yeux du monde. L'importance géo-stratégique du Sud-Caucase, colossale, devient évidente. Les géorgiens le savent depuis toujours, les occidentaux le savent grâce aux réactions rapides et très médiatisées de Sarko dès le début du conflit. Mais les russes le savent depuis tellement plus longtemps...

Que préfèreriez-vous: être marié à quelqu'un qui profite parfois de vos avantages mais qui vous donne tout ce dont vous avez besoin, ou vivre avec un ex-geôlier impuissant et alcoolique, perfide et pervers, un "ami qui vous veut du bien" mais qui vous dépouille de tout avec le sourire macabre de celui qui pense en même temps à ce dont il est capable, le pire, si un jour vous osez parler de divorce?

L' occident investit, permettant aux gens d'accéder - enfin! - aux avantages liés au mode de vie moderne quasi-mondial. Les russes, pendant ce temps, manipulent, mentent, trichent, massacrent en masse, anihilisent les oppositions jusqu'à pousser le peuple à regretter Staline!

D.P.

11/03/2009

Interview de Kokoity à propos de l'allocation de terres à l'armée russe.

Interview de Kokoity à propos de l'allocation de terres à l'armée russe.

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Le chef séparatiste de l' "Ossétie du Sud" Eduard Kokoity annonce qu'il va allouer des terres dans la région de Tskhinvali pour les bases militaires russes, et ce pour une période de 99 ans. " Je pense de même que nous allouerons des territoires pour des bases militaires russes aussi, cependant, c'est au "Parlement" de prendre la décision finale" a dit Kokoity.

La signature prochaine avec la Russie à propos d'un traité de défense commune de frontières d'Ossétie du Sud fait aussi partie de ses espoirs. Le leader séparatiste a aussi nié les rapports conflictuels qu'il a avec les autorités Russes. "La Russie remplit toutes les obligations prises en ce qui concerne la reconstruction de la région de Tskhinvali".

Le côté géorgien considère que la proposition de Kokoity n'est pas sérieuse et est une action illégale de plus. En cas de signature de l'accord entre la Russie et le régime Kokoity, Tbilisi l'annulera officiellement.

Pour la petite histoire

à propos du déserteur russe, demandeur d'asile à Tbilissi.

Six semaines après avoir quitté l'armée russe pour demander l'asile en Géorgie, l'ancien sergent Alexander Junior Glukhov a troqué la vie sur le front de l'Ossétie du Sud contre un nouvel appartement et de nouveaux amis à Tbilissi.

Glukhov a fuit son bataillon, à la mi-janvier, se plaignant des mauvaises relations avec ses officiers et de mauvaise conditions de vie dans le camp des sécessionnistes d'Ossétie du Sud, dans le district d'Akhalgori.

Assis dans un café de Tbilissi ce 9 mars, l'ancien soldat, vêtu d'une veste en cuir, T-shirt et jeans, semble à l'aise, bien loin de l'image du simple soldat russe montré à la télévision un peu plus d'un mois auparavant.

Pour Tbilissi et Moscou, les 21 ans de la République autonome d'Oudmourtie est devenu un symbole de la guerre d'août 2008. Après que la désertion de Glukhov a été rendue publique à la fin janvier, des responsables russes ont d'abord prétendu qu'il avait été enlevé, et l'incident a menacé de mettre en péril la paix fragile entre la Russie et la Géorgie. Moscou, cependant, a atténué son discours dès qu'il est devenu évident que Glukhov avait quitté son poste volontairement.

Les médias russes décrivent Glukhov, souvent montré en train de manger un hamburger dans un McDonald's de Tbilissi tout en parlant avec les médias géorgiens et internationaux, comme un objet à ridiculiser plutôt que comme une victime.

En Géorgie, des experts en politique avaient d'abord prévu que des dizaines de soldats russes suivraient l'exemple de Glukhov et traverseraient l'Ossétie du Sud, cherchant bains chauds et repas chauds à Tbilissi. Un tel scénario, bien sûr, n'a pas eu lieu. En même temps, Shota Utiashvili, porte-parole du Ministère des affaires intérieures, a déclaré à EurasiaNet que Moscou avait cessé de prendre contact avec le gouvernement géorgien sur le retour du déserteur.

Aujourd'hui, Glukhov vit seul dans un deux-pièces à Tbilissi, et a dit qu'il a une petite amie géorgienne "connaissant bien le russe" qu'il a rencontrée grâce à un "ami". Toujours au chômage, il partage son temps entre un job dans une salle de gym et à regarder des comédies téléchargées sur Internet. Il a refusé de dire où il vit dans la capitale géorgienne.

Mr Glukhov a dit avoir visité la ville de Mtskheta, ancienne capitale de Géorgie, non loin de Tbilissi. Il a noté qu'il étudie le géorgien; malgré une conversation simple, il dit qu'il n'a pas eu "trop de succès" avec la langue géorgienne pour le moment.

"J'ai pris l'habitude de la vie en Géorgie," at-il dit, soulignant qu'il envisage de s'y établir définitivement.

Quelle liberté de mouvement Glukhov a-t-il, le fait n'est pas clair. Alors que l'ex-soldat affirme qu'il peut se balader autour de Tbilissi "par lui-même", à pied, il a aussi déclaré que son "ami" Paata, qu'il décrit comme un fonctionnaire du ministère des Réfugiés et du Logement, le pousse à ses destinations. Paata, qui a refusé de donner son nom, ou de confirmer son lieu de travail "pour des raisons de sécurité", contacte également Glukhov via Internet

Glukhov attend avec impatience un emploi par l'intermédiaire du ministère des Réfugiés et du Logement, qui, selon lui, a pris toutes les dispositions pour son appartement ainsi que le versement d'une indemnité journalière de 10 €. Le ministère fournit tous les autres besoins, at-il dit. Les fonctionnaires du ministère n'ont voulu faire aucun commentaires.

Ré-établir le contact avec sa famille reste une tache périlleuse. La presse russe a récemment mis l'accent sur une prétendue tentative de sa mère de lui rendre visite à Tbilissi. Les autorités géorgiennes ont déclaré que Galina Glukhova n'a pas été autorisée à se rendre à Tbilissi après avoir atteint Tskhinvali, la capitale d'Ossétie du Sud. Voyager en provenance du territoire contrôlé par les séparatistes est risqué sur les deux côtés de la frontière administrative entre la Géorgie et la région de Shida Kartli.

D'après Eurasianet.org

D.P.

 

 

Luc Van den Brande enquête à Moscou

Luc Van den Brande enquête à Moscou: droits démocratiques de plus en plus respectés en Russie !

D' après  Konstantin Kossatchev,  président du Comité pour les Affaires internationales de la Douma, Luc Van den Brande et Theodoros Pangalos, en visite depuis lundi à Moscou pour le compte de l'APCE, ont constaté un progrès dans le développement du système politique russe. 

"Nous nous apercevons que sur toute une série de positions, les co-rapporteurs de l'APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe) constatent un progrès, qu'il s'agisse du perfectionnement du système politique en Russie, de la garantie de la liberté des médias, de l'indépendance du système judiciaire ou du travail du parquet" nous dit Konstantin Kossatchev.

Nous attendons de pouvoir lire le rapport qui sera officiellement remis  à l'ACPE pour prendre connaissance des détails de leur "enquête", si toutefois il est rendu publique. 

Ce qui est de notoriété publique, par contre, et qui semble ne pas avoir été mentionné lors de la conférence de presse de Messieurs Van den Brande et Pangalos à Moscou, c'est le nombre de meurtres politiques perpétrés contres des journalistes en Russie. Ce mois-ci, le mensuel d'opposition Sovercheno Sekretno a publié un article sur les disparus et les assassinés parmi les journalistes russe durant ces 15 dernières années:

- entre 1991 et 2006, 36 journalistes tués pour lesquels seulement 8 enquêtes furent ordonnées par le système judiciaire. Sur ces 8 enquêtes, seulement 4 aboutissent.

- en 2007 : 8 journalistes assassinés, souvent en pleine rue, en pleine journée, d'une balle dans la tête.

- en 2008 : 5 journalistes disparus, probablement tués eux aussi.

Tout cela sans parler d'actes d'intimidations, difficilement comptabilisables, mais rien que pour l'année dernière, 69 cas de journalistes physiquement attaqués ont été ressensés...

En 2009, suite aux meurtres de maître Markelov, l'ancien avocat d'Anna Politkovskaïa, la journaliste assassinée 2 ans plus tôt, et d'une autre journaliste stagiaire au Novaia Gazeta, un télégramme a du être envoyé au président Medvedev pour qu'il autorise les manifestations de soutien aux familles des deux victimes. Autorisation accordée, à condition de ne pas porter de signes, inscriptions ou autres pancartes...

Et il ne s'agit ici que de ce que l'on sait, et uniquement en ce qui concerne la presse. Mais si l'on comptabilise les assassinats, les emprisonnements, les manipulations, les intimidations, les chantages et autres menaces dont bon nombre d'opposants au régime de Poutine doivent faire face depuis 10 ans, ce n'est pas d'un article d'une page dont nous aurons besoin, mais bien de l'ensemble des pages du journal.

Par ailleurs, pour faire face à une montée grandissante de désirs de séparatismes dans le Caucase Nord (Ingouchie, Ossétie du Nord), le FSB (ex-KGB) a trouvé une solution toute simple : les faire passer pour des terroristes et les abattre lors d'opérations antiterroristes. Cela pose moins de problèmes que Guantanamo, et ne laisse pas de traces. Surtout dans nos journaux.

Le quotidien russe Ria Novosti :

MOSCOU, 11 mars -  243 extrémistes ont été tués par les services secrets dans le sud de la Russie en 2008, a fait savoir mercredi le Service fédéral de sécurité (FSB) dans un communiqué.

"243 terroristes, dont 23 chefs de gang, ont été abattus dans 29 opérations antiterroristes lorsqu'ils tentaient de résister aux forces de l'ordre", précise le communiqué.

"Les activités des gangs armés et des formations clandestines à caractère religieux et extrémiste dans le Caucase du Nord ainsi que la poussée des mouvements de jeunes néo nazis recourant à la tactique des violences extrémistes restent parmi les principales menaces terroristes en Russie", constate le FSB.


 

Une chanson qui plombe l'Eurovision.

 

Un disco qui plombe le concours eurovision. (voir ici )

Comme nous pouvions nous y attendre, la Russie a fait savoir qu'elle n'autoriserait pas à la Géorgie de se présenter au concours Eurovision de la chanson si elle ne modifie pas les paroles, ou si elle ne choisit pas un autre représentant. Le groupe Stefane & 3G, qui avait remporté le concours national, a intitulé sa chanson "We don't wanna put in" ce qui, aux yeux des Russes, "est un acte politique incompatible avec un concours qui se veut apolitique" sic le chef de la Duma.

A Moscou, des manifestants pro-Kremlin ont défilé devant le parlement, puis devant l'ambassade de Géorgie.

Ceci dit, on pouvait s'y attendre, je n'aurait pas décidé autrement à la place des Russes. Mais bravo pour le coup. Les organisateurs géorgiens avaient d'abord décidé le boycott mais ont finalement osé la provocation. Avec humour.

La candidate devant concourir pour la Russie, Anastasia Prikhodko, pose elle aussi un problème, semble-t-il, à la Duma et à une partie de l'opinion publique russe: elle n'est pas Russe mais Ukrénienne, et les refrains de sa chansons sont écrits en ukrénien (les couplets en russe). Chez nous, entre français, belges, luxembourgeois et... québéquois, on ne se pose plus la question  depuis longtemps de savoir qui chante en quel langue et pour quel pays il chante !

Pour se consoler de toutes ces tellement mauvaises nouvelles :-)) voici la vidéo des gagnants du concours eurovision junior 2008. (non diffusé en Belgique). Une petite perle dans le genre ! La Russie n'y a rien trouvé à redire, pourtant...

D.P.

Bzzz - Bzikebi

10/03/2009

Abkhazie vs Russie: une occupation biaisée

Abkhazie vs Russie : une occupation biaisée

Les Russes sont, depuis quelques années déjà mais intensément depuis la fin de la guerre d'août, en passe de prendre le contrôle de l'Abkhazie en s'appropriant tous les postes clés, y compris les entreprises et le contrôle de la côte, ports et les stations balnéaires. Les relations entre les autorités russes en Abkhazie et les citoyens abkhazes sont de plus en plus tendues 6 mois après la guerre d'août qui "les libérèrent du joug géorgien". La population abkhaze comprend qu'il existe une situation difficile à gérer pour  eux, simples citoyens.

L'ethnie abkhaze (prononcez "APRAZE"), qui a toujours été faible en nombre dans "sa province", pourrait se trouver assimilée et complètement disparaître, remplacée par les Russes. Il faut rappeler qu'à présent, il est interdit de donner cours aux enfants dans une autre langue que le russe si les instituteurs souhaitent être payés par le gouvernement abkhaze. De même, depuis toujours, y compris durant la période soviétique, la province géorgienne d'Abkhazie a été peuplée par une très grande majorité de géorgiens. L'ethnie abkhaze a toujours enseigné dans sa langue maternelle.

Depuis la fin de l'Union soviétique, les autorités séparatistes ont changé considérablement la donne. La guerre civile de 1992 a chassé les géorgiens, plus de 300,000 personnes, hors d'Abkhazie, échappant à un nettoyage ethnique ayant fait plusieurs milliers de morts. Entre 1994 et 2003, la situation a été gelée, Shevarnadzé ne souhaitant pas reprendre un conflit qui serait perdu d'avance. Les Géorgiens d'Abkhazie ne peuvent regagner leurs propriétés, occupées par des Abkhazes ou des Russes, si toutefois les habitations n'ont pas été rasées durant la guerre.

En 2003, lors de la campagne pour les élections présidentielles, Saakashvili annonce son intention de récupérer les trois territoires séparatistes par le dialogue, et quelques mois après son arrivée au pouvoir, le gouverneur d'Adjarie cède sous sa pression: Aslan Abashidzé est contraint de fuir... à Moscou. L'Adjarie retourne sous le contrôle de Tbilissi, et depuis prospère grâce aux nombreux investissements dans les infrastructures routières, énergétique (eau/gaz/elec graduellement rétablis) - et portuaires ainsi que touristiques.

Poutine doit se préparer à la riposte, en soutenant les deux autres régimes séparatistes, en organisant nombre de provocations aux frontières avec la Géorgie, utilisant ses "forces de paix" et les milices ossètes ou abkhazes pour quelques échauffourées avec les villages géorgiens en "Ossétie du sud" ou dans les régions frontalières contrôlées par les forces de paix géorgiennes, en finançant l'opposition géorgienne contre le gouvernement de Saakashvili, et, en Russie, en mettant en place une propagande anti-géorgiens, les investisseurs géorgiens à Moscou sont parfois contraints de revendre leurs société quand elle n'est pas simplement démentelée, par exemple. Des affiches aux vitrines de magasins, partout en Russie, représentant le "Caucasien qu'il faut haïr à tout prix", propagande anti-Saakashvili, diabolisé, etc... C'est qu'il ne faudrait pas que les peuples de ces régions aux dirrigeants fantoches pro-russes puissent être séduits par l'évolution de leur ex-pays... les seuls investissement russes n'ayant profité qu'aux seuls russes ou aux maffieux locaux!

Leurs infrastructures sont dans un état lamentable, aussi bien en "Ossétie du sud" qu'en Abkhazie, où rien - quasi - n'a été reconstruit depuis 1994, les Russes n'ayant rien reconstruit depuis l'ère soviétique, alors que la Géorgie voit son PIB augmenter de 10 à 15 % chaque année, investissant intensément pour amener le pays sur les rails de l'occident.

Ce que j'aimerais dénoncer ici, ce n'est pas tant le désir des Abkhazes ou des Ossètes à vouloir obtenir leur indépendance, mais bien les totales contradictions de ces peuples qui, pour sois-disant protéger leur culture, langue et traditions, peuvent accepter de se faire assimiler par les Russes à ce point! Surtout quand on sait que la Géorgie a toujours respectés et protégés les minorités, comme d'autres minorités géorgiennes: la preuve la plus évidente est que ces cultures sont toujours bien présentes après des centaines d'années en territoire géorgien (pas le cas des Ossètes arrivés du Caucase nord en Géorgie sous Staline). Mais ce que décident les Russes et que réalisent les régimes fantoches séparatistes, c'est finalement d'obtenir le contraire de ce que ces peuples désiraient pour eux-même. Au lieu d'être respectés au sein de la communauté des peuples de Géorgie et - finalement - au sein de la communauté internationale, ils se retrouvent à perdre tout ce qui faisaient leurs particularités culturelles. Quel gâchis!

Interview de Baghapsh parue dans le journal russe Komsomolskaya Pravda.

Baghapsh

Le président de facto de la région sécessionniste géorgienne  d'Abkhazie Sergey Baghapsh affirme qu'il n'est pas particulièrement intéressé d'être reconnus par d'autres pays que la Russie.
" La chose la plus importante est que le grand Etat russe nous ait reconnu ", a déclaré Baghapsh dans une interview avec le journal russe Komsomolskaya Pravda. "La reconnaissance internationale ne dépend pas du nombre de pays à le faire. Le Sahara Occidental est reconnu par 48 Etats, si je ne me trompe, mais l'ONU ne l'a pas reconnu. La même situation existe à Chypre-Nord", a déclaré le leader de facto abkhaze, ajoutant que" si les pays européens veulent la paix et la stabilité dans le Caucase, ils devront reconnaître l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. "

Baghapsh a aussi noté que la Géorgie est aujourd'hui un pays qui se respecte, soulignant qu'il ne dispose pas d'une mauvaise attitude à l'égard du peuple géorgien. "Ma femme est géorgienne, elle est de la région de Gali.. Elle est même plus séparatiste que moi. Lorsque les journalistes occidentaux, à propos de mon attitude à l'égard des Géorgiens, je dis qu'ils sont une nation talentueuse. Dieu leur a donné tout - ils chantent, ils dansent, ils peuvent faire beaucoup d'autres choses, donc il faut arrêter l'envoi de ces occidentaux, des instructeurs militaires! "

Sergey Baghapsh déclare que la Russie n'a pas le pouvoir de donner la permission de construire des bases militaires dans la région sécessionniste d'Abkhazie. "Personne ne nous oblige. C'est notre souhait. Il y aura la base de Gudauta et une base navale sera développée dans la région d'Otchamtchira. Il y aura un certain nombre de militaires russes en Abkhazie, à notre demande - je l'ai toujours souligné.
Dans son interview Baghapsh souligne que l'avenir de l'Abkhazie est entièrement dépendante de l'aide de la Russie. Il mentionne que le gouvernement de facto a besoin de passer plusieurs lois pour rendre l'Abkhazie plus attrayant pour les Russes. "J'ai interdit la GAI [patrouille de police abkhaze] de l'arrêt de véhicules avec des plaques d'immatriculation russes. Ces gens sont ici pour se reposer. Nous allons résoudre le problème du passage de la frontière. Les citoyens de la frontière russo-abkhaze ne doivent pas être torturés par des procédures de contrôle. Et il y aura une nouveauté: à présent, il est interdit aux non-citoyens abkhazes d'acheter de l'immobilier en Abkhazie. (note : toutes les villas de la côte de la Mer Noire entre Sochi (Russie) et Shamshira (20 km de Poti) a été achetée par des businessmen russes et autres méritants de Russie, politiques, militaires, etc... D.P.) Nous devons passer en revue cette situation et donner aux citoyens russes la chance d'acheter l'immobilier sans obtenir la citoyenneté Abkhazienne. Nous n'avons aucune autre solution, nous n'avons aucun pays proche à part la Russie.

D'après Komsomolskaya Pravda

D.P.


 

08/03/2009

Il fallait oser, ils l'ont fait !!!

 

EUROVISION 2009 : Du disco eighties contre Poutine.

Pour le geste, bravo !

S'ils n'ont musicalement (commercialement) aucune chance de remporter la première place lors de la finale de l'Eurovision, le geste fort de la Géorgie en votant pour STEFANE & 3G lors de la finale nationale démontre combien parmi la population reste importante la résistance à l'invasion de leur pays par l'armée russe. Mais le plus fort, c'est que l'Eurovision, cette année, est organisé par... Moscou !

D.P.

 

06/03/2009

Russie : Partenaire ? Menace ? Nouvel ennemi ? Nul n'est d'accord.

Puisque les analyses proposées par les médias belges sont à nouveaux égales à pas grand chose, malgré que le siège de tant d'organisations internationales soient situées en Belgique, je vous propose un article éclairé sur les "nouvelles relations"  entre occident  et Russie paru dans le Figaro ce matin.

Voici cet article à lire de bout en bout, absolument.

Son lien : http://www.lefigaro.fr/

Un extrait :

(...) Partenaire ? Menace ? Nouvel ennemi ? Nul n'est d'accord. Seule certitude à Washington : la relation russo-américaine dont hérite Barack Obama est à zéro et doit d'urgence être redéfinie. «Mon espoir est que nous puissions avoir une relation constructive, dans les domaines où nous pouvons avancer dans le respect et l'intérêt mutuel», a expliqué mardi le président américain. «Nous avons besoin d'appuyer sur le bouton redémarrage», avait déjà lancé en février le vice-président Joe Biden à Munich pour conjurer «tout retour à la guerre froide». Mais cela dépend-il vraiment de nous ?, s'inquiètent les sceptiques.

L'agenda que la secrétaire d'État, Hillary Clinton, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, vont devoir explorer vendredi dans leurs entretiens de Genève est en tout cas loin d'être riant. Négociations de désarmement au point mort. Désaccord profond sur le rôle de l'Otan, dont l'élargissement à l'Est est perçu par les États-Unis comme un facteur régional stabilisateur tandis que Moscou y voit une atteinte à sa sphère traditionnelle d'influence. Inquiétude de Washington sur l'utilisation croissante par Moscou de l'arme énergétique. Conflit ouvert sur la question des valeurs, le Kremlin rejetant agressivement le modèle démocratique de l'Occident. Colère froide de la Russie sur le dossier du Kosovo. Tension russo-américaine extrême après l'invasion russe de la Géorgie. Relations économiques ténues. Les sujets de griefs n'ont cessé de s'accumuler, débouchant sur une relation «totalement atrophiée», confie Angela Stent, directrice du centre pour les études eurasiennes de l'Université de Georgetown. «On se retrouve trente ans en arrière sans aucun garde-fou institutionnel pour dialoguer», insiste-t-elle. (...)

 

 

Hillary à Bruxelles : soutien à la Géorgie réaffirmé.

 

Un "détail" murmuré dans les médias belges, mais mis en avant sur le site de l'Otan, tout comme dans la plupart des discussions ayant eu lieu aujourd'hui à Bruxelles entre les ministres européens et l'administration Obama.

Communiqué de presse de l'OTAN

" Les ministres Alliés ont conclu un accord aujourd'hui pour formellement reprendre le Dialogue entre RUSSIE et L'OTAN , y compris au niveau Ministériel, dès que possible après le Sommet Strasbourg/Kehl.
Ils ont consenti à utiliser le NRC comme un forum pour le dialogue avec la Russie sur toutes les questions - où ils sont d'accord ou en désaccord - en vue de la résolution de problèmes et la reconstruction de la coopération."

" À cet égard, on voit la reconnaissance par la Russie de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud comme états indépendants, son intention de construire une nouvelle base militaire (navale) en Abkhazie et sa mise en oeuvre suspendue du traité CFE, comme les secteurs primordiaux de préoccupations des Alliés.
Les ministres recommanderont vivement à la Russie de rencontrer ses engagements en ce qui concerne la Géorgie."

(...)

La Commission GÉORGIE / OTAN s'est réunie à Bruxelles pour la deuxième fois au niveau des ministres des Affaires Etrangères. Elle a discuté une gamme de questions d'intérêt commun tant pour la Géorgie que pour l'Alliance.
Pendant la réunion, les Ministres ont échangé des points de vues sur le développement du Programme national Annuel de la Géorgie (ANP), qui formera la base de la coopération entre l'OTAN et la Géorgie, aussi bien que sur le progrès de réformes que la Géorgie a consenties à entreprendre.  (note : et déjà bien entammées !)

Pendant la réunion, le Ministre des Affaires étrangères géorgien Mr Vachadze et ses homologues ont aussi parlé de la situation de sécurité régionale, et sur les possibilités d'augmenter la relation entre GÉORGIE et OTAN.

source : http://www.nato.int/home.htm

D.P.