08/04/2009

Saakashvili: Les portes de l'OTAN + Diplomates étrangers en poste à Tbilissi : Appel pour un dialogue

Diplomates étrangers en poste à Tbilissi : Appel pour un dialogue

A la veille des rassemblements de protestation, un des ambassadeurs du groupe de travail a invité les autorités et l'opposition, le 8 avril à s'engager dans un dialogue ouvert, à rechercher des solutions durables à des questions de grande importance pour la Géorgie.

Avec comme objectif de promouvoir les principes démocratiques et les procédures en Géorgie, les ambassadeurs du groupe de travail se réunit sur régulièrement. Il se compose des ambassadeurs des Etats participants de l'OSCE, au Conseil de l'Europe, le chef de la délégation de la Commission européenne et le Coordonnateur résident des Nations Unies.

Les ambassadeurs appellent toutes les forces politiques et les représentants du gouvernement, y compris les autorités chargées de la sécurité, à montrer un comportement responsable et l'attachement aux principes démocratiques lors de l'annonce des actions de protestation du 9 avril 2009, et d'exprimer leurs positions dans le cadre juridique, en évitant toute violence.

D.P. - D'après Rustavi2 et Civil.ge


Saakashvili: Les portes de l'OTAN restent ouvertes !

Le président Saakashvili a déclaré à la télévision lors d'une réunion avec le Président de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, John Tanner, à Tbilissi, que la récente déclaration du sommet de l'OTAN signifie que les portes de l'Alliance avaient été "réouvertes" pour la Géorgie.

En ce qui concerne l'OTAN, nous avons réussi à obtenir ce que nous espérions depuis longtemps. Les récentes décisions du sommet de Strasbourg et les déclarations d'Obama, du Président sortant et des secrétaires généraux de l'OTAN nous donnent de très sérieuses raisons d'être optimistes.

Si auparavant la principale question était de savoir si la Géorgie avait ou non un "plan d'action pour l'adhésion", ce document (déclaration finale du sommet de l'OTAN) dit que la Géorgie est sur la voie de l'OTAN, non directement par le biais de ce plan d'action - la question est posée séparément - mais par le biais de la Commission OTAN-Géorgie, et par un examen annuel de la Commission.

Cela signifie que, malgré l'agression, en dépit de la guerre et malgré la propagande qui est en cours contre nous, la route vers l'Alliance Atlantique-Nord a été rouverte pour la Géorgie. C'est le chemin vers la stabilité, vers la protection de l'ensemble de la région, ce qui est aussi la voie de la garantie économique.

On peut lire dans la déclaration finale du sommet des dirigeants de l'OTAN du 4 avril de Strasbourg / Kehl: Sans préjudice d'autres décisions qui doivent être prises concernant le plan d'action pour l'adhésion, le développement de programmes nationaux annuels aidera la Géorgie et l'Ukraine dans l'avancement de leurs réformes. L'examen annuel de ces programmes nous permettront de continuer à suivre de près la Géorgie et l'Ukraine, les progrès sur les réformes liées à leurs aspirations à l'adhésion à l'OTAN.

Le Président Saakashvili a également dit que, lors de sa visite en Géorgie, le général James Cartwright a présenté "un nouveau paquet" d'assistance à l'armée géorgienne.

Cela va aider la Géorgie à créer qualitativement de nouvelles forces armées, ce qui profitera à la Géorgie, et bénéficiera à l'ensemble de nos alliés, a déclaré le président Saakachvili.

D.P. - D'après Civil.ge et le site de l'OTAN

07/04/2009

Saakashvili, à propos de dialogue. L'opposition, à propos de refus de dialogue.


Saakashvili, à propos de dialogue.

L'opposition, à propos de refus de dialogue.

Le président géorgien dit qu'il n'y a aucune autre possibilité que le dialogue politique. Mikheil Saakashvili dit que l'ignorance des idées et positions des uns et des autres ont mené le pays à la catastrophe plusieurs fois et maintenant le dialogue est nécessaire même avec la plupart des groupes politiques radicaux.

Les discours comme : "Nous ne sommes pas intéressés par vos idées et nous ferons ce que nous voulons" a mené le pays à la catastrophe plusieurs fois. Aujourd'hui, notre expérience et la situation dans le pays quand 20 % de son territoire toujours occupés doivent être libérés de ses occupants, quand la crise économique mondiale frappe chaque famille en Géorgie, nous devrions nous écouter, a dit Saakashvili.

Les leaders des partis d'opposition, qui préparent pour Le 9 avril la manifestation, ont rencontré des ambassadeurs étrangers en poste en Géorgie aujourd'hui et ont présenté leurs plans et demandes, qu'ils vont faire entendre lors de la manifestation. De plus, les leaders d'opposition ont répondu au président, qui a dit plus tôt aujourd'hui que `aucune alternative autre que le dialogue`aujourd'hui, et que le dialogue était crucial même avec la plupart des groupes politiques 'radicaux'.
Si le radicalisme peut être mesuré, je ne peux pas imaginer qu'il y a plus radical que Saakashvili en Géorgie. Quant au dialogue, le dialogue est possible seulement pour une question, c'est la démission du président.

Daprès civil.ge et Rustavi2

D.P.

Obama, à propos de la Russie.

 

Obama : conférence de presse à Strasbourg, à propos de la Russie.

Le président américain Barack Obama a dit, lors d'une conférence de presse commune avec le Président français, Nicolas Sarkozy, à Strasbourg, qu'il y avait un grand potentiel pour améliorer les relations avec la Russie, mais a ajouté que Moscou ne devrait pas revenir aux vieilles méthodes de gestion des affaires :
J'étais un critique de l'invasion russe de la Géorgie. Je continue à croire que malgré les efforts extraordinaires du Président Sarkozy pour négocier le cessez-le-feu, nous n'avons pas vu de stabilisation de la situation. De plus, je pense que nous devons envoyer un message très clair en Russie, comme quoi nous voulons travailler avec eux, mais nous ne pouvons pas retourner aux vieilles méthodes de gestion des affaires.

Je pense qu'il est important pour les alliés de L'OTAN d'engager la Russie et reconnaître qu'ils ont des intérêts légitimes, dans certains cas nous avons aussi des intérêts communs, mais de même nous avons quelques désaccords principaux. Je pense que nous devrions être dans un dialogue avec eux (les Russes) de la façon de maintenir la stabilité, en respectant l'autonomie et l'indépendance de tous les pays en Europe - l'ouest, l'est, central, partout où ils sont.

Le même jour, le porte-parole du Département d'Etat américain, Robert Wood, a dit aux journalistes que la position américaine est restée très claire sur le besoin de troupes russes pour se retirer, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu du 12 août, sur ses positions d'avant la guerre.

Bien que nous ne soyons pas d'accord sur les causes et l'ordre des actions militaires d'août dernier, nous avons reconnu que nous devons persévérer dans nos efforts vers une solution paisible et durable de la situation, instable aujourd'hui.

Ne voulant parler que des différences significatives qui restent entre nous, nous soulignons néanmoins l'importance de l'accord en six points du 12 août , l'accord du 8 septembre et d'autres accords appropriés, et la poursuite de la coopération efficace dans les discussions de Genève pour apporter la stabilité à la région.

D'après Civil.ge

D.P.

 

Dialogue politique, manifestation catégorique, envahisseur despotique et manifestant rus... tique !!!


porte 07Les leaders de quelques partis d'opposition et quelques ONG ont rencontré Dimitri Shashkin, qui est responsable du dialogue politique avec l'opposition.  Ensemble, ils ont fondé une commission spéciale, qui travaillera sur des amendements à apporter à la constitution.

La composition de la commission et les dates n'a pas été définies. Les détails de l'accord seront annoncés la semaine prochaine.

Les changements à apporter à la Constitution étaient le point de départ des revendications des partis radicaux qui organisent la manifestation du 9 avril. Sans doute qu'en fait, il suffisait de le demander gentiment, ainsi que le firent aujourd'hui les partis moins radicaux, pour obtenir satisfaction.

La manifestation "au finish" aura bien sûr lieu, les revendications étant elles aussi devenues plus... radicales. Par ailleurs, ladite commission, sur la proposition des membres du Mouvement Démocratique Chrétien,  devrait être dirigée par le président Saakashvili, ce que les radicaux ne sont certainement pas prêts à accepter.

Pendant ce temps, Moscou s'organise : les bases militaires russes se renforcent. La construction de la base navale sur la côte abkhaze, à quelques kilomètres de Poti, va être entammée sous peu, ainsi que la base aérienne en Ossétie, à un "jet" de pierre de Tbilissi. Pour rappel, selon les lois internationales, ces bases russes seront situées en Europe, dans un pays faisant partie d'organisations internationales telles que le Conseil de l'Europe, La cours de justice Européenne, le Conseil des communes et régions d'Europe, etc...

A la Douma, bien du monde doit se frotter les mains en regardant ce qui se passe en Géorgie. Crise économique, politique, et impuissance face à l'occupation du territoire par l'armée russe; et l'Europe reste muette. Seul Obama a su exprimer un mécontentement légitime, malgré son besoin des russes dans les dossiers Iran et Afghanistan, défits aux conséquences O combien plus vitales pour le monde que le besoin de Gaz russe en Europe. Quoique. On dit que l'Europe est frileuse...

D.P.

photo D.P. TbiliSite

Un Russe a participé aux incendies en marge des manifs anti-OTAN à Strasbourg. Mais ça ne veut rien dire.

N'en tirons pas de conclusions trop hâtivement. N'allons pas écrire trop tôt que c'est sous les ordres de Moscou que ce resortissant russe a fait partie d'un groupe de casseurs ayant dévasté puis incendié quelques batiments à Strasbourg, en marge des manifestations de pacifistes anti-OTAN, hier après-midi. Ce serait une faute que de vouloir interpréter, dans un sens comme dans l'autre, une telle information.

Il sera impossible de connaître rapidement pour quelles raisons un ressortissant russe, pays non-membre de l'Otan (pas encore...!), a souhaité dicréditer une manifestation anti-Otan. Si une preuve existe que quelques casseurs russes, sous les ordres du KGB par exemple, ont infiltrés un groupe de casseurs allemands et/ou français, il ne faudra compter sur personne pour la révéler au public. Ce serait honnête, mais ce serait une faute d'apprenti sorcier...

Quoi qu'il en soit, les autorités vont-elles pouvoir enquêter en ce sens (S'ils y songent)? Dans l'affirmative, ils n'en diront rien. Alors nous ne saurons sans doute jamais ce qui a poussé ce citoyen russe à incendier des batiments strasbourgeois.

D.P.

02/04/2009

Opposition : le manifeste

 

La manifestation anti Saakashvili devrait se dérouler "à partir du 9 avril"...

La manifestation des partis opposants, annoncée depuis plusieurs semaine, le temps nécessaire pour rassembler une opposition divisée, devrait débuter le 9 avril pour se terminer... lorsque le président Saakashvili aura démissionné.

L'opposition, très contestée en Géorgie, mais aussi dans la diaspora, en Belgique comme ailleurs, prétend être prête à renverser le pouvoir "à tout prix, dans les limites de la législation". Mais lorsqu'on lit le "manifeste" publié il y a peu sur le site civil.ge, on peut comprendre à quoi il faut s'attendre durant la manifestation et aussi prévoir ce qui peut se passer en cas de succès, s'ils obtiennent la tenue de nouvelles élections (les dernières élections présidentielles ont eu lieu il y a 15 mois), et s'ils les gagnent bien entendu.

Pourquoi cette manifestation?

Ce que l'opposition reproche au gouvernement actuel, ce sont surtout les "erreurs" dans les gestions des différentes crises qui secouent le pays depuis deux ans. La crise d'août et l'agression russe bien sûr, mais aussi les crises antérieures dans les relations Russie/Géorgie avec le blocus des produits vinicoles et agricoles e.a., crise du gaz, et, pour terminer, la crise financière actuelle. Le ministère de la justice ainsi que la liberté de la presse sont de même critiqués par les opposants.

Souvent vous avez pu lire sur ce blog l'avis que l'on peut avoir à propos de la gestion du pays depuis ces 4 ou 5 dernières années. Le bilan, pour de nombreux observateurs, est nettement positif. La corruption sous Shevarnadzé était telle qu'il semblait impossible de l'éradiquer. Aujourd'hui, dans le classement mondial en la matière, la Géorgie se positionne bien avant certains pays d'Europe. La police et la douane, les fonctions publiques en général ont été totalement réorganisés. D'autre part, les infrastructures et les énergies, l'armée, les transports, les soins de santés et la mutuelle, la cultures, toutes ces choses qui n'existaient plus depuis 15 ans ont été les priorités du gouvernement Saakashvili, et à présent que ces projets sont devenus réalité, l'opposition critique tout ce que le gouvernement n'a pas encore pu réaliser, ou pas encore su corriger.

On peut critiquer aussi le président géorgien d'avoir cassé les relations avec la Russie. Là aussi, le débat n'a pas de sens. La Russie ne laissant aucun choix. Saakashvili n'a jamais eu l'intention de rompre avec les Russes. Mais ne garder que des relations commerciales avec ceux les ayant vexé, puisqu'ils avaient des vues nettement plus larges sur le Caucase, leur soutien aux séparatistes ne pouvaient aboutir qu'à des problèmes sérieux.

De la responsabilité de Saakashvili ou de Poutine dans la guerre d'août, nous pouvons affirmer aujourd'hui qu'elle était souhaitée, prévue, organisée et enfin provoquée par Poutine. Saakashvili est sans nul doute tombé dans le piège. La question qu'il faut se poser, c'est ce qu'il aurait pu faire pour éviter la guerre sans perdre définitivement non seulement les territoires géorgiens séparatistes, mais aussi ses désirs d'Europe. Car une chose est certaine, la Géorgie ne veut en aucun cas se retrouver sous le giron russe, et en cela on doit pouvoir les comprendre!

L'opposition actuelle, née d'une très petite part de la population que les réformes n'ont pas encore (suffisamment) touchés, mais initialisée par des anciens membres du gouvernement déçus d'avoir perdu leur poste et leurs privilèges pour la plupart, ensuite rejoints par des politiciens ou diplomates ayant une vision nettement pro-russe et qu'on peut soupçonner de vouloir manipuler tout le monde à des fins kagébistes, cette opposition donc profite d'une situation rendue instable suite à la guerre pour tenter de renverser Saakashvili, et récupérer ainsi les voix de ceux qui ont été touchés directement ou indirectement par le conflit.

Pas très constructive non plus, l'opposition. Aucun programme électoral, aucun projet d'avenir. Uniquement des critiques, des provocations, des effets d'annonces la plupart du temps. Mais un manifeste a été publié, qui concerne la manifestation du 9 avril.

Le voici, un peu complété par quelques indispensables remarques...

Manifeste de l'opposition

www.Civil.ge

Les autorités ont récemment mis le développement de l'État dans une impasse. Le pays est en état de profonde crise politique (provoqué par l'oppostion), économique (dégats dus à la guerre ajoutés à la crise économique mondiale) et sociale (depuis 20 ans, mais ça va très nettement mieux. Les gens ont la mémoire courte. Comment vivaient-ils il y a 10 ans à peine?). Les violations ininterrompues des droits de l'homme par les autorités (effet d'annonce); infractions sur les droits de propriété privée (corruption que Saakashvili tente d'enrayer définitivement); le plongeon du pouvoir judiciaire dans la sénilité (réformes prévues pour les 2 prochaines années), et la Géorgie a déclenché le désespoir et le nihilisme, aussi bien que la crainte d'une grande partie de la population suite à la provocation militaire mise en scène et amorcée par la Russie en août 2008 (...l'opposition aurait fait mieux, c'est certain!..).

La démission de Mikheil Saakashvili et la tenue des premières élections présidentielles sont exigés (Ils rêvent, dans la mesure où les dernières élections présidentielles ont eu lieu il y a 15 mois, déjà avancées à cause de l'opposition, et que Saakashvili a gagnées presque facilement) tout d'abord pour sauver l'avenir du pays (On attend encore leur programme. Inexistant.)

Seulement ensuite il sera possible de construire un état démocratique, légal, où l'autorité de la loi sera établie, le pouvoir judiciaire sera indépendant et juste et les droits fondamentaux de chaque citoyen seront protégés (ce qui n'est déjà pas le cas dans ce manifeste! Ca commence fort!) .

Nous réaffirmons que le 9 avril 2009, nous allons lancer une manifestation de protestation pacifique (10 membres de la formation de Burjanadzé ont été arrêtés pour achat d'armes illégales...) qui nous permettra d'obtenir de Mikheil Saakashvili sa démission du poste de président, et la tenue d'élections présidentielles.

Nous affirmons également que:

  1. Cette manifestation de protestation exprime la volonté de la grande partie de la population du pays (réunis avec peine, cela représente actuellement 25% de la population);

  2. La manifestation sera pacifique et aura lieu dans les limites de la Constitution (on verra);

  3. Nous allons agir en conformité avec la volonté du peuple et avec l'accord du peuple (exprimé comment?);

  4. Les plans d'action des groupes de la société civile et les forces politiques participant au rassemblement seront organisés et coordonnés avec les autres;

  5. Nous, fidèles à ce manifeste, nous nous engageons à respecter et coopérer avec les politiciens, les groupes politiques et les représentants de la société qui participent à ce rallye. (ceux qui ne participent pas, on ignore leurs demandes? Et si il n'y a obéissance que vis-à-vis d'eux-même on arrivera à l'anarchie totale!) Dans le même temps, nous vous proposons une co-participation dans le processus de construction d'un état libre et démocratique, à tous les supporters et les membres des autorités présentes qui partagent nos aspirations, en temps opportun (Rêvent-ils d'un gouvernement sans opposants, avec des postes uniquement pour leur pouvoir? Ils reprochent ça au gouvernement actuel, alors que c'est l'oppostion qui a fait le choix de quitter le parlement, contre l'avis de celui-ci! Après une manif anarchique, on aura droit a une dictature ?)

Nous croyons que notre pays va prendre le chemin du développement démocratique dans un avenir proche (Ce n'est pas le cas actuellement?) en raison d'un sage, raisonnable (après l'achat d'armes), unie et des actions ciblées (par les Russes?), ainsi que grâce à l'appui de la communauté internationale (il n'y a aucun appui connu. Tout juste une tolérance démocratique obligatoire).

Conclusion provisoire :

La démocratie, la connaissance de ses droits et ses devoirs, tout ce que nous connaissons en Europe occidentale, est encore un problème pour l'opposition. Elle est frustrée de ne plus faire partie du pouvoir ou du contre-pouvoir alors qu'ils s'en sont exclu eux-même. Parce qu'incapable d'avoir été une bonne opposition au sein du parlement, préférant critiquer le pouvoir depuis leur fauteuil chez eux, devant la télé toute la journée, en rejetant ses propres fautes sur le gouvernement en place, ou disant à qui veut entendre qu'ils auraient mieux fait s'ils étaient au pouvoir.

Que ce soient Bourjanadzé, Alasania, Gamsacourdia (fils) ou les autres, il s'agit plus de problèmes d'égo, de rancunes et de vengeances personnelles que de désir de changer le pays. Nombre de responsables de l'opposition sont d'anciens membres du gouvernement ou du parlement qui, profitant des difficultés actuelles (crises) pour essayer de convaincre les géorgiens que tout est la faute du pouvoir en place, et en cela probablement guidés par une Russie multiprésente dans l'opposition, provoque la présidence et sappe le moral du peuple.

Mikheil Saakashvili n'a plus rien à prouver quant à ses capacités à gouverner. Ce qu'il a réalisé en 5 ans de pouvoir est gigantesque lorsqu'on compare l'état actuel du pays à la période Shevarnadze. Même s'il a fait nombre d'erreurs, personne n'aurait gouverné ce pays aussi efficacement que lui. Y compris dans sa gestion de l'attaque russe d'août. L'opposition n'aurait certainement pas tenté une contre-attaque, n'aurait pas demandé l'aide de l'Union Européenne, et les territoires séparatistes seraient actuellement russes sans que soient reconnue aux yeux du monde comme agression aux lois internationnales l'invasion des territoires géorgiens par la Russie.

D.P.

Source : Civil.ge

A lire aussi, les déclarations de Mikheil Saakashvili à propos de la manifestation sur le blog du Journal du Dimanche (France)

 

 

31/03/2009

Compte-rendu de notre entrevue avec Isabelle Durant, sénatrice Ecolo, à propos du "rapport Dubié/Defraigne"

I Durant photo rtbf

Isabelle Durant :

à propos du "rapport Dubié/Defraigne".

Bruxelles, jeudi 26 mars, début d'après-midi. Nous arrivons à la maison des parlementaires un peu en avance, mais nous ne devons pas attendre trop longtemps madame la sénatrice: Isabelle Durant arrive presque à l'heure, accompagnée par Francisco PADILLA, son conseiller en affaires internationales.

Je suis nerveux, non pas à cause de cette entrevue, mais de peur de ne pas pouvoir me retenir quant aux gros mots qui me viennent en tête à propos de ce rapport, tant il y a de quoi. Mais après les présentations d'usages, lorsqu'il a fallu lancer la discussion, face à madame Durant, le calme qui me caractérise en temps normal reprend le dessus! Il faut dire qu'en exposant le point de vue géorgien et, bien entendu, tout en expliquant nos griefs contre Josy Dubié et sa visite partiale en Ossétie, je voyais Madame Durant nous écouter attentivement, sans beaucoup réagir sinon pour quelques précisions, corrections ou avis divergeants.

Ce qu'il en est sorti, après 50 minutes d'intérêts sincèrement réciproques pour nos positions, nos points de vues, c'est que les Ecolos ne connaissent pas grand chose ni de la situation en Géorgie, ni de l'histoire de Géorgie, ni de ce qui s'est réellement déroulé en août, mais ne demandent pas mieux que de connaître. Et 50 minutes, c'était très peu. Nous aurions pu discuter encore quelques heures.

Ce qui ressort de cette entrevue, finalement, c'est quoi..? Difficile de répondre. Nous pensons qu'il est positif que Ecolo, à travers Isabelle Durant et Francisco Padilla, souhaîte peut-être en savoir plus avant de "re-juger" les événements d'août différemment de Dubié, mais a besoin de preuves au moins aussi solides et fondées que les témoignages recueillis par Dubié en Ossétie. Mais, ce que je pense aussi, c'est que même avec ces preuves, jamais Ecolo ne fera machine arrière, pour plusieurs raisons:  

1. Il existe déjà tant de preuves accessibles, surtout pour des parlementaires, que s'ils le voulaient, ils auraient déjà fait leur erratum depuis longtemps.
2. Les intérêts européens pour la Russie sont incontournables, intérêts dans des relations étroites positives afin d'éviter un retour à la guerre froide (au moment où je vous écris, les Russes construisent des bases navales et aériennes en Géorgie!!!), et sans doute aussi intérêts gaziers, une erreur au moment où il est question de diversifier les sources d'approvisionnement en évitant la Russie, et notons aussi que justement Poutine, en s'attaquant à la Géorgie, rêve de ruiner le projet Nabucco ou de s'en emparer, et nous revoilà au point de départ à acheter du gaz uniquement aux russes !.  
3. Etant le seul parti politique à avoir autant critiqué la Géorgie, la part de la population qui croit la version pro-russe
(pro-russe non par choix, mais par conséquence) de Dubié,  trouvant certainement l'ex-journaliste vedette de la rtbf impartial puisqu'il le dit, ou qui a apprécié ce rapport parce que à contre-courant de ce que tout média rapportait des événements,  ou tout simplement pour avoir apprécié le côté "anti-Bush" des propos dudit Dubié, cette part non négligeable, à un jet de pierre des élections de juin, peut avoir un impact conséquent...
4. Pourquoi n'ont-ils jamais cherché à connaître le point de vue géorgien auparavant, sinon parce qu'ils n'y trouvaient aucun intérêt?  Il existe une ambassade de Géorgie à Bruxelles, à deux pas du Parlement. C'est la moindre des démarches qu'ils auraient pu faire. En cela, ils ont adopté la méthode Dubié: on ne questionne qu'un seul camp pour n'avoir qu'un seul avis, celui qui arrange (ou qui dérange, c'est selon ce qui arrange).

Bien sûr, l'écolo en moi depuis 25 ans me pousse à croire que le parti écologiste est capable de modifier son jugement avec raison, mais je ne suis pas certain qu'on parle de la même écologie... Par contre,  puisque les écolos n'ont pas hésité à croire Poutine, Medvedev, Lavrov ou Tchourkin, alors c'est certain, on peut croire en tout. Dossier à suivre, avec beaucoup d'intérêt.

D.P. - TbiliSite, avec M.M.

29/03/2009

Moscou a durci le ton en réponse aux déclarations récentes de Barack Obama.

 

Russie-Etats-Unis: atlantisme (sans ukraine et géorgie) et redémarrage des relations bilatérales sont compatibles...

D'après Kommerzant

Le problème de l'OTAN passe au premier plan des relations russo-américaines quelques jours avant la rencontre des présidents Dmitri Medvedev et Barack Obama, qui se déroulera le 1er avril à Londres, lit-on vendredi dans le quotidien Vremia novosteï.

Ainsi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rappelé hier la vigilance de Moscou envers les plans d'élargissement de l'Alliance à l'est, alors que le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Andreï Nesterenko a exprimé la préoccupation face aux actions de l'OTAN en Arctique. (ndlr : missions d'entraînement prévues de longue date et auxquelles la Russie devait participer, mais annulées par elle après la guerre de Géorgie)

Moscou a durci le ton en réponse aux déclarations récentes de Barack Obama. Ce dernier a confirmé au cours de la rencontre avec le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jaap de Hoop Scheffer son attachement au redémarrage des relations avec la Russie, sous réserve que cela ne "porte pas préjudice à la solidarité atlantique". Les pays qui veulent adhérer à l'OTAN, auront la possibilité de s'y intégrer, a affirmé le président.

Le directeur de l'Institut d'analyse politique et miliaire, Alexandre Charavine appelle à ne pas considérer "l'atlantisme" d'Obama comme un obstacle au redémarrage des relations avec la Russie: "L'OTAN possède des principes stricts d'appartenance volontaire, auxquels les Etats-Unis ne pourront pas renoncer. On ne fera pourtant aucune tentative pour accepter l'Ukraine et la Géorgie à l'Alliance, au contraire tout sera fait afin d'empêcher leur intégration". Le redémarrage des relations avec la Russie est, selon lui, beaucoup plus important pour les Etats-Unis que "l'élargissement de l'OTAN par l'admission de Kiev et Tbilissi".

L'expert du Centre Carnegie de Moscou Maria Lipman rappelle que "les Américains n'ont jamais - ni avant Obama, ni sous Obama - évoqué un renoncement à l'élargissement de l'OTAN". Il s'agit d'une des "questions très compliquées" qui sera discutée "longtemps et minutieusement". "Les priorités actuelles des Etats-Unis sont l'Iran, l'Afghanistan et le Proche-Orient. La situation dans ces régions semble très difficile", fait-elle remarquer. "Quant aux priorités de la Russie, elles restent toujours une énigme". Selon Mme Lipman, c'est dans le domaine du désarmement que Moscou et Washington pourraient progresser le plus rapidement: "Les Etats-Unis sont intéressés par le succès de la rencontre de Londres".

Revue de presse Ria Novosti / Kommerzant

25/03/2009

Le cinéaste Merab Kokotchashvili à propos de l'Abkhazie.

 

Mérab Kokotchachvili nous fait le cadeau d'un texte à propos de l'Abkhazie. Je l'en remercie vivement.

MK


La Géorgie est sans doute un petit pays, mais géo-politiquement c'est un pays particulièrement intéressant : le Sud-Caucase, c'est le pont entre est et ouest, et entre nord et sud. Dès lors, toutes les puissances essayent de mettre la main sur cette région.

L'Abkhazie, c'est un tout petit territoire, 15 % de la Géorgie. Comprenant différentes ethnies, la plus importante étant les géorgiens (d'après les Abkhazes, aujourd'hui, on compte entre 40 et 60.000 géorgiens en Abkhazie), les Abkhaziens sont entre 20 et 25 % de la population totale d'Abkhazie.

Mais 250,000 géorgiens ont été déportés durant la guerre de 1992...

Ce territoire a toujours intéressé les grandes puissances. Les grecs, les romains, les byzantins, les turcs,... l'ont conquise avec les méthodes "diviser pour régner". Plusieurs ethnies, facilement manipulables pour créer des séparatismes, y ont toujours cohabité. Quand les grandes puissances conquérantes s'affaiblissaient, la Géorgie en profitait pour se réunifier et recontrôler l'ensemble du territoire. Et c'est pour ça que dans les organisations mondiales, aujourd'hui, ce territoire est reconnu comme la Géorgie, car cela a toujours été ainsi.

Quand la Géorgie était faible (économiquement ou politiquement), elle se divisait en différents royaumes. Le royaume Kartli et Kakhétie, Samegrelo, Guria, Imérétie, Abkhazie. Par contre, les bases religieuses et de langue était toujours les mêmes. Ces ethnies qui ont leur "patois", la base de ce "patois" est toujours géorgien. En ce qui concerne la langue Abkhaze, elle a la base de la langue caucasienne tout comme le géorgien. Cette base culturelle, linguistique ou religieuse a toujours existé comme force d'unification, et tant qu'existaient les conditions pour se réunir, les différents royaumes s'unifiaient. Par exemple, entre le 8ème et 9ème siècle, le processus de réunification débuta en Abkhazie. Le chef abkhaze de l'époque, Léon II, a commencé le processus avec l'aide de l'ethnie Kazar, du Nord-Caucase, de réunification des différents royaumes de Géorgie; ce processus a pris presque 2 siècles et au 12ème siècle, David le Bâtisseur a fait de la Géorgie un état très puissant. Son titre était "Le Roi d'Abkhazie, de Kakhétie, d'Imeretie, de Samegrelo, etc..."

Après l'arrivée des Mongols, qui ont envahi tout l'Orient et une partie de l'Occident, les Russes ont commencé à devenir une puissance importante. C'est à cette époque que les forces turques ont détruit Byzance . Byzance était Chrétienne, les Turcs étaient Musulmans.

La partie orientale de Géorgie était sous l'influence perse (Iran). L'influence de l'Islam était mortelle pour la partie occidentale de Géorgie, car cela voulait dire perdre la religion. Dans ces conditions, les Géorgiens ont cherché l'aide parmi les chrétiens, avec la Russie qui nous inspirait plus d'espoir. Mais pour les Russes, très intéressés par le Caucase pour diverses raisons géopolitiques, c'était très important de prendre la Géorgie en main, et comme Byzance, prendre en main l'Orient, les Balkans, le Bosphore, les Dardannelles, puis accéder à la Méditerranée. Ainsi, la Russie pouvait avoir le contrôle des routes Nord - Sud, et Est - Ouest.

La Russie, pour réaliser ses plans, avait besoin de la Géorgie, et des Géorgiens comme esclaves, car en cas de refus de la part des Géorgiens, la Russie diviserait à nouveau le pays en petites provinces (diviser pour régner).

Aujourd'hui, c'est exactement ce que la Russie est en train de faire avec la Géorgie. En premier lieu, la Russie a créé en Abkhazie et en Ossétie du Sud des séparatismes, et après, (NDLR : en "colonisant" les territoires avec des citoyens russes, en distribuant des passeports russes, en organisant des provocations entre les parties, et enfin en faisant intervenir 60.000 hommes et 3000 blindés, en bombardant des villes - Tskhinvali, Gori et Poti   entre autres) sans aucun droit, a reconnu ces territoires comme étant indépendants, et y a placé les armées russes.

Cette action peut toujours déclencher une guerre plus importante dans la région. La Géorgie n'acceptera jamais la terre enlevée par les Russes, et quand la situation le permettra, la Géorgie récupèrera ses territoires.

Aujourd'hui, le plus grand agresseur mondial, c'est la Russie. Si le monde a un peu de lucidité, il doit politiquement tout faire pour arrêter ces actions illégales des Russes. Les Abkhazes, avec la Géorgie, ont toujours eu les moyens et les droits de développer leur culture, leur économie, la religion, leur langue et d'autres intérêts propres. Ils avaient les écoles et les universités, les théâtres, la littérature, les rites religieux, même l'administration, tout était fait dans leur langue. Aujourd'hui, dans les écoles, cela se passe en Russe.

Il faut dire ici que c'est justement les Russes qui ont déportés et tués les musulmans Abkhazes durant la guerre Russie-Turquie dans les années 1876-1879, et seuls les Géorgiens défendaient les droits des musulmans Abkhazes, comme par exemple l'écrivain poète Ilia Chavchavadzé (qui fut assassiné).

Il y a peu, les Géorgiens ont proposé aux Abkhazes de créer une zone de libre-échange, de développer le tourisme, et de plus le poste de vice-premier ministre dans le gouvernement géorgien. Dans la constitution géorgienne existe le droit de se présenter pour le poste présidentiel pour tous, peu importe l'ethnie d'origine. En 1991, le parlement abkhazien avait le droit d'avoir plus de sièges de députés dans le parlement que n'importe quelle autre région, alors que, il faut souligner, ils sont minoritaires en Géorgie. On peut écrire beaucoup d'autres priorités que les Géorgiens leur ont proposé. Malgré tout ça, les Russes l'ont annexée et ce petit territoire, les Russes en ont fait une base militaire pour le Caucase. Aujourd'hui, nous aurions pu faire une zone de tourisme magnifique, mais les Russes construisent une base navale à Otchamchiré comparable à celle située à Sébastopol, ainsi qu'une base aérienne à Goudauta, et 4000 hommes à Gali, et apparemment, toujours à Gali, ils construisent un "mur de Berlin 2". C'est ce qui s'appelle une "action de paix" selon les Russes.

D'ici 10 ou 20 ans, en Abkhazie, il n'y aura plus un Abkhaze qui parlera Abkhaze. Comme aujourd'hui il n'existe plus l'ethnie qui s'appelait Ubikhi (ethie de souche abkhazienne originaire de Sochi) parce que les Russes les ont tués et déportés. (En 1919, la Géorgie a pu récupérer Sochi, mais en 1921 l'a à nouveau perdu (Bolchevics)).

Tout ce que la Géorgie a fait pendant des siècles pour unifier, les Russes et les séparatistes abkhazes et ossétiens, en 15 ans, ont tout détruit et ont créé des animosités. La Géorgie sera toujours contre cela. Elle comprend que la paix créée durant des siècles sur les terres abkhazes ou du reste de la Géorgie est basée sur des relations humaines et les égalités de droits.

MK2

Mérab Kokotchachvili

Cinéaste / réalisateur / documentariste / scénariste

Biographie de Mérab Kokotchachvili

 

 

 

 

 

 

C'est en pensant à sa sagesse que je me rendrai au rendez-vous de Mme le sénateur Isabelle Durant fixé pour demain, suite à ma réaction (publiée ici)  aux inepties du Rapport Dubié sur " l'agression géorgienne de l'Ossétie  ".  J'espère parvenir, avec l'aide de l'amie géorgienne qui m'y accompagnera, à au moins leur démontrer que la "version Dubié" est totalement tronquée. Néanmoins, je remercie Mme Durant de nous permettre de nous rencontrer et ainsi, à défaut d'être entendus des médias nationaux,  de l'être par le parti politique belge ayant le plus jeté un doute sur l'illégitimité flagrante des Russes dans leur intervention du mois d'août et dans leur gestion des "forces de paix" dans les territoires séparatistes.

Lundi, vous pourez en lire le compte rendu sur ce blog.

D.P. TbiliSite - 25 mars 2009

24/03/2009

Enquête sur l'achat d'armes illégales par des membres de l'opposition

Enquête sur l'achat d'armes illégales par des membres de l'opposition :

A quinze jours de la manifestation anti-Saakashvili, l' "affaire" prend une dimension politique.

Différents commentaires :

Les députés géorgiens ont exprimé leur position quant à la détention des membres du parti de Nino Burjanadze. Huit personnes ont été arrêtées pour suspicion d'achat d'armes illégales lundi. L'opposition exhorte le gouvernement de faire participer toutes les parties à l'enquête en vue d'augmenter la confiance de la société au processus.
« Nous devons savoir s'il s'agit d'une compilation de faits ou si nous sommes face à une criminalité réelle. C'est pourquoi nous recommandons au gouvernement de permettre à tous les parties politiques de s'impliquer dans le processus d'enquête, dit le chef du Parti démocrate-chrétien Giorgi Targamadze.
Un autre député de l'opposition, Petre Mamradze dit que le niveau de confiance du public pour le gouvernement est si faible que personne n'a cru à l'authenticité des preuves vidéos publiées par le ministère de l'intérieur.
Le gouvernement a également fait des observations sur la détention de membres du parti de l'opposition. Petre Tsiskarishvili a dit qu'il était dommage que certaines personnes aient voulu répéter le scénario des années '90, 18 ans plus tard. Tsiskarishvili remercié les enquêteurs pour l'application de la loi en vigueur et le succès des travaux.
Giorgi Gabashvili nous dit aussi que l'acte d'achat d'armes illégales va au-delà de la ligne qui détermine les positions politiques d'une organisation politique.
«Il ya une ligne de démarcation après laquelle les positions politiques ne font pas de différence, c'est lorsque les gens achètent des armes. Je suis sûr que ces gens ont leurs plans et leurs propres visions de comment doit vivre ce pays. Je voudrais demander au ministère de l'Intérieur de protéger nos citoyens contre de tels groupes criminels, »a déclaré Gabashvili

Commentaire de Gamsakhurdia fils:

Le fils du premier président de Géorgie, Tsotne Gamsakhurdia, recommande à Mme. Burjanadze, la leader du parti d'opposition "Géorgie Unie", d'exercer ses dons dans un autre domaine que la politique. Gamsakhurdia dit que le conflit armé à l'intérieur du pays n'a rien apporté de bon en Géorgie il y a 20 ans; et qu'une semblable situation politique est inacceptable. Les experts indépendants devraient examiner les détails des affaires et conclure ce qui était le but du processus. C'est un peu drôle et ça ressemble à un comportement de quelques personnes malades que j'ai vues, dont plusieurs drogués avec plusieurs centaines de mitrailleuses organisant un mauvais coup, a encore dit Gamsakhurdia.


 

23/03/2009

Les evenements qui secouent Tbilisi

La Présidente de l'OSCE en réunion avec le ministre des Affaires étrangères géorgien.

 

La Présidente de l'OSCE en exercice, la ministre grecque des Affaires étrangères Dora Bakoyannis dit qu'une somme très intensive de travail sera nécessaire pour parvenir à un consensus sur l'extension de la mission de l'OSCE en Géorgie et ce consensus doit être basée sur l'indépendance, l'intégrité territoriale de la Géorgie et de ses valeurs fondamentales.

La visite officielle en Géorgie de Mme Bakoyannis est payante. Elle a tenu une réunion d'information après la réunion le ministre des Affaires étrangères Grigol Vashadze.
Les discussions ont porté principalement sur la nécessité de parvenir à une solution de consensus permettant la poursuite de la présence de l'OSCE en Géorgie. La vérité est que la situation sur le terrain demeure instable, ce qui implique différents risques et défis qui doivent être abordés. Ainsi, je crois fermement que nous avons besoin de plus et pas de moins de présence de l'OSCE dans la région. C'est la priorité de la présidence grecque. Nous nous sommes engagés à essayer vraiment quelque chose de difficile et nous le faisons depuis le tout premier moment où nous avons pris la présidence, a ajouté Madame Bakoyannis.

D'après Rustavi2

 

Les dirigeants de l'opposition accusent le gouvernement de "répression politique"

Les dirigeants de certains partis d'opposition réunis dans le bureau du Défenseur public pour dénoncer la détention de six membres du Mouvement démocrate-Unis - Géorgie, dirigé par Nino Burjanadze.

Les dirigeants de l'opposition sont allé protester contre la "politique de provocation par le gouvernement" qualifiant l'incident de "début de répression politique". Ils ont aussi adopté une déclaration d'aujourd'hui.

«Nous prenons l'entière responsabilité de déclarer que c'est un acte de provocation du gouvernement et une tentative d'intimidation de la société, où il est question de la constitutionnalité de la manifestation du 9 avril. Nous avons mis en garde le gouvernement de cesser les activités de provocation, de libérer les jeunes militants du parti et tous les prisonniers politiques, »a déclaré Nino Burjanadze.

Irakli Alasania, chef d'un autre parti d'opposition "Alliance pour la Géorgie" et ex-KGB d'union soviétique a également désapprouvé la détention de membres du parti d'opposition. Il a dit que la situation ressemble à une machine de répressions politiques.

D'après Rustavi2

Voici les faits qui justifient les arrestations de ces quelques opposants :

Des membres du Mouvement démocratique pour la Géorgie Unie dirigée par l'ex-présidente du Parlement géorgien Nino Burjanadze ont été arrêtés.
La police a arrêté Zurab Avaliani dans sa maison à Batumi à 5 heures du matin aujourd'hui. Ses avocats ont dit que la police a découvert une arme à feu dans son appartement. Nugzar Gogrochadze a été également arrêté.

D'après Rustavi2