26/06/2009

Espionnage à Berlin, la suite

Version de l'opposition : Irakli Iashvili, l'un des fondateurs du parti d'opposition "nouveaux droits", dont le frère Mikheil a participé à la réunion à Berlin avec l'ancien ministre de l'intérieur Kakha Targamadzé, a commenté le scandale : Irakli Iashvili confirme que Levan Gachechiladze, Levan Gamkrelidze, Mikheil Iashvili ont rencontré Targamadze à Berlin. Ils ont reçu des informations très intéressantes lors de cette réunion. L'opposition avait l'appui des hommes d'affaires géorgiens en Russie, mais tout à coup, un jour, ils ont tous refusé de parrainer des rassemblements de l'opposition. Il s'est avéré après que ces personnes ont été rigoureusement mis en garde par les dirigeants russes de ne pas avoir des liens avec l'opposition géorgienne. Manifestement, la Russie ne veut pas être responsable de toute action politique en Géorgie, ils sont libres à présent de faire ce qu'ils veulent» a déclaré Irakli Iashvili.

Mikheil Iashvili possède une entreprise de transport en Russie. Il a été membre du conseil d'administration de la Georgian Airlines, arrêté pour le dépassement de ses fonctions officielles...

Version du gouvernement : "Les gens sont les meilleurs juges et leur mémoire n'est pas courte, la Géorgie sait très bien qui est Kakha Targamadze, ce qu'il est et ce qu'il a comme liens."

En effet, Targamadzé, ancien ministre de l'intérieur, qui aurait du être recherché par interpol depuis des années, mais contre qui les autorités n'ont finalement rien fait, pour enlèvements, détournements de fonds, traffic de drogue, etc... mais il vit à présent à Moscou ayant pris la nationalité russe. Et a ses entrées au Kremlin...

Version d'Oleg Panfilov, le chef du "Centre pour le journalisme en situations extrêmes" à Moscou. Il compare les cellules improvisées (les tentes style croix-rouge déguisées en cellules de prison) installées par l'opposition à Tbilissi avec les rassemblements organisés par les "Nashi", mouvement des jeunesses pro-poutine et dit que le gouvernement russe fournit non seulement les finances, mais il donne aussi des recommandations pour l'organisation de campagnes de relations publiques. Le Kremlin veut la Géorgie dans son espace impérialiste et donne à l'opposition toute forme d'assistance!

Ce qu'on peut en dire : Trois membres de partis de l'opposition radicale, celle qui provoque les géorgiens et le parlement depuis novembre 2007, et manifeste depuis 75 jours à Tbilissi en exigeant la démission de Saakashvili, avec violences diverses, recontrent un ancien ministre qui aurait du être recherché par interpol et qui vit sous protection du Kremlin, de quoi peuvent-ils discuter?

D.P. sources : Rustavi2, youtube, civil.ge

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