22/04/2009

Interview de Alasaniya, projets industriels et commentaires

ALASANIYA,

A la question "Accepterez-vous une proposition d'organiser des élections anticipées, Alasaniya répond : "Aujourd'hui, avec la situation dans notre société et les exigences totalement ignorées et avec la violence comme réponse à notre offre pour un dialogue, naturellement la demande pour le début de l'élection présidentielle est la seule question à l'ordre du jour. " Cette réponse est quelque peu bizarre : primo, les exigences ne sont pas ignorées, mais rejetées et deuzio, le dialogue a été proposé par le président Saakashvili, et non par l'opposition qui, c'est bien connu tant ils le crient, refuse tout dialogue et ne demande qu'une seule chose, la démission de Saakashvili.

"Mais nous disons également que nous sommes prêts à écouter le Président pour savoir ce qu'il pense comme moyen de sortir de cette crise," at-il poursuivi. "Et c'est un message qui devrait avoir été correctement évalués par les autorités, mais elle a été ignorée par eux." Effet d'annonce... Une réunion interministérielle, prévue depuis plusieurs jours, s'est tenue cet après-midi, suite à laquelle le président a déclaré : «La Géorgie a des perspectives économiques très sérieuses, qui sont fondées sur la stabilité macro-économique dans notre pays. Nous avons prouvé que, malgré les processus internes et externes, la Géorgie est un pays stable. Maintenant, nous devons commencer à nous développer et résoudre les problèmes de notre peuple. C'est pourquoi, aujourd'hui, tout le gouvernement, chaque bureau de l'Etat doivent être axés sur la croissance économique et le développement. La Géorgie devrait devenir un havre de paix économique dans notre région.»

Alasaniya ajoute : "Nous ne sommes pas en lutte contre des personnalités, notre objectif est de modifier le système actuel ... et si les autorités prennent réellement des mesures concrètes en ce sens, nous nous féliciterons de ces mesures, parce que notre principal objectif est de changer le système et de créer de véritables institutions démocratiques. Bien sûr, une véritable offre pour le changement du système sera la bienvenue, mais, malheureusement, la société ne voit pas de la sincérité dans leurs appels pour un dialogue ... Ce que nous avons entendu de la part des autorités jusqu'à présent n'est rien d'autre qu' une imitation de dialogue."

Commentaires : Ce qui est étonnant dans cette interview, pour commencer, ce sont les nombreuses contradictions entre ce qu'il dit et ce que l'on sait des demandes et des attentes de l'opposition radicale dont il fait partie, et l'explication qu'il donne de la réaction du gouvernement géorgien. Par exemple "les exigences totalement ignorées", de quoi parle-t-il? L'opposition radicale refuse le processus démocratique, et préfère quitter le parlement plutôt que de participer aux débats, puis manifeste dans la rue pour dire qu'on ne les écoute pas. Et pour n'exiger finalement qu'une seule et unique chose: le départ de Saakashvili. La réponse du président est claire : il vient d'être élu pour 5 ans, il restera donc jusqu'en 2012.

Des négociation sont proposées pour modifier la constitution qui, d'après l'opposition, donne trop de pouvoir au président, ce qui est une réalité: elle date de 1918 et en ce temps, c'était normal! Toujours est-il que Mr Alasaniya semble d'accord pour le dialogue, tel que le gouvernement le propose, mais n'a pas encore su - ou pu - convaincre ses partenaires politiques qui, eux, avec de moins en moins de monde pour les soutenir, sont toujours dans la rue à tout tenter pour attirer l'attention des médias, contre qui ils se retournent aujourd'hui, réclamant la démission de la direction de la première chaîne publique (que ferait-elle si ils l'étaient, au pouvoir? On pourrait s'attendre au grand nettoyage...).

Voici les news du gouvernement :


18:36 Écrit par TbiliSite dans Coeur du Blog : les TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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