06/03/2009

Russie : Partenaire ? Menace ? Nouvel ennemi ? Nul n'est d'accord.

Puisque les analyses proposées par les médias belges sont à nouveaux égales à pas grand chose, malgré que le siège de tant d'organisations internationales soient situées en Belgique, je vous propose un article éclairé sur les "nouvelles relations"  entre occident  et Russie paru dans le Figaro ce matin.

Voici cet article à lire de bout en bout, absolument.

Son lien : http://www.lefigaro.fr/

Un extrait :

(...) Partenaire ? Menace ? Nouvel ennemi ? Nul n'est d'accord. Seule certitude à Washington : la relation russo-américaine dont hérite Barack Obama est à zéro et doit d'urgence être redéfinie. «Mon espoir est que nous puissions avoir une relation constructive, dans les domaines où nous pouvons avancer dans le respect et l'intérêt mutuel», a expliqué mardi le président américain. «Nous avons besoin d'appuyer sur le bouton redémarrage», avait déjà lancé en février le vice-président Joe Biden à Munich pour conjurer «tout retour à la guerre froide». Mais cela dépend-il vraiment de nous ?, s'inquiètent les sceptiques.

L'agenda que la secrétaire d'État, Hillary Clinton, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, vont devoir explorer vendredi dans leurs entretiens de Genève est en tout cas loin d'être riant. Négociations de désarmement au point mort. Désaccord profond sur le rôle de l'Otan, dont l'élargissement à l'Est est perçu par les États-Unis comme un facteur régional stabilisateur tandis que Moscou y voit une atteinte à sa sphère traditionnelle d'influence. Inquiétude de Washington sur l'utilisation croissante par Moscou de l'arme énergétique. Conflit ouvert sur la question des valeurs, le Kremlin rejetant agressivement le modèle démocratique de l'Occident. Colère froide de la Russie sur le dossier du Kosovo. Tension russo-américaine extrême après l'invasion russe de la Géorgie. Relations économiques ténues. Les sujets de griefs n'ont cessé de s'accumuler, débouchant sur une relation «totalement atrophiée», confie Angela Stent, directrice du centre pour les études eurasiennes de l'Université de Georgetown. «On se retrouve trente ans en arrière sans aucun garde-fou institutionnel pour dialoguer», insiste-t-elle. (...)

 

 

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