27/02/2009

Terry Davis à Moscou, Davit Bakradzé à Tbilissi

 

Le Conseillé du Secrétaire Général Européen Terry Davis à Moscou.

Le Conseillé du Secrétaire Général Européen Terry Davis a confirmé à Moscou aujourd'hui l'appui de l'Europe à propos de l'intégrité territoriale de la Géorgie. Il a donné  un entretien à la station radio l'Écho Moskvi. Il a dit que la Russie devrait comprendre pourquoi elle est isolée dans la reconnaissance des territoires séparatistes de Géorgie.

Monsieur Davis ajoute : "Nulle part ailleurs dans le monde un pays n'a reconnu ces régions, que la Russie a reconnu. Alors, la Russie doit se demander : pourquoi être entré dans cette situation ? Beaucoup de pays européens ont des problèmes semblables à ce qui est arrivé en Géorgie, problèmes avec quelques parties de pays qui sont dissidents. Nous avons un bon exemple avec la Tchétchénie, en Russie. Mais aucun pays n'a pris de tels étapes radicales pour faire ces régions indépendantes. Je pense que très peu parmi l'Assemblée ont soutenu la position du gouvernement russe sur la question du Caucase. Mais en même temps, la plupart des membres de l'Assemblée pensent qu' il est bon que la Russie participe au Conseil de l'Europe (PACE) et soit là pour s'ouvrir à la critique envers lui", a dit Terry Davis.

Davit Bakradzé se concentre sur des menaces russes

27.02.09 14:47

Davit Bakradze a rencontré les étudiants de l'Université Caucasienne aujourd'hui et a répondu aux questions des étudiants en politique étrangère.

Les étudiants étaient contents du dialogue. Le porte parole du Parlement Davit Bakradze a constaté les tentatives indirectes de la Russie pour s'immiscer dans les affaires internes de Géorgie et encourager les opposants au gouvernement en les poussant au désordre,"ce qui est nettement plus dangereux qu'une intervention militaire directe".

 

26/02/2009

Hillary Clinton critique Moscou


Le département d'Etat américain critique la Russie à propos de violations des droits de l'Homme en Géorgie.

Washington sermonne la Russie pour la guerre d'août en Géorgie. Hillary Clinton a présenté le premier rapport du Département d'État américain sur la violation de droits de l'homme lors de l'intervention russe du mois d'août, dans son rapport annuel sur la défense de droits de l'homme.

Le document dit comment la Russie a eu recours à la force disproportionnée contre Géorgie et a déployé ses forces à l'intérieur des frontières reconnues dans le monde entier.

Selon le rapport, l'opération militaire a provoqué le meurtre de beaucoup de civils pacifiques et que les bandits armés Ossetiens ont commencé à piller et massacrer les civils, en forçant plus de 150.000 Géorgiens à fuir leur maison, et laissé les militaires russes occuper les territoires de Géorgie.

Avec la guerre d'août, le rapport de Département américain d'État a aussi concerné les élections présidentielles (de 2008) qui ont été accomplies conformément aux normes de l'OSCE. (Notons que ces élections sont à nouveau contestées par l'opposition, frustrée de n'avoir obtenu que 27% des voix, contre 53% pour le président sortant. Beaucoup d'observateurs indépendants doutent de l'intégrité patriotique de nombre d'opposants, vraissembleblement conseillés et financés par Moscou... Cette stratégie étant très utilisée par les russes pour tenter de mettre en place leurs hommes de paille, tel qu'en Tchétchénie, en Ingouchie, en Ukraine, et dans nombre d'ex-républiques se terminant en "stan")

Dans son premier rapport par le nouveau Secrétaire d'Etat, la Russie est aussi critiquée pour la pression sur les médias ainsi que pour les meurtres de journalistes.

 

23/02/2009

La stratégie de Moscou.

 

La stratégie de Moscou.

A bon entendeur...

En lien aux pourparlés de Genève, par Pavel Felgenhauer, spécialiste des questions de défense et journaliste russe. Extrait.

Ce qui semble déranger le plus l'Union européenne, ce sont les contradictions dans les messages de la diplomatie Russe lors des pourparlés de Genève. Moscou a forcé l'Abkhazie (récalcitrante) et l'Ossétie du Sud dans des concessions pendant les pourparlers. Mais de telles avancées peuvent s'avérer de peu de conséquence si Moscou poursuit une stratégie "diviser-et-conquérir" - le désir des Nations unies pour se charger de l'Abkhazie, l'OSCE pour traiter avec l' "Ossétie du Sud" et l'UE pour prendre la responsabilité de la Géorgie - ce qui pourrait sévèrement limiter l'efficacité de l'Ouest dans la région. 

Quelques cyniques pourraient dire que Moscou veut gagner du temps. En effet, Felgenhauer nous prédit une autre guerre Russie-Géorgie, une simple question de temps.

La première guerre - que Felgenhauer a prédit longtemps avant son apparition - a été perçue comme une récompense pour la Russie de l'antipathie envers le président géorgien Mikheil Saakashvili et son action résolue de l'adhésion à l'OTAN. Mais Felgenhauer dit qu'il y a plus à la stratégie à long terme de Moscou : "La Russie ne peut supporter Saakashvili, elle ne peut pas aimer l'OTAN, mais il y a aussi une autre chose : l'Arménie et des troupes russes en Arménie sont coupées de la Russie. Il n'y a aucun transit possible par la terre. Cela signifie que la technologie ne peut pas être exportée pour des réparations ou modernisation. Une telle situation ne peut pas durer longtemps."

Les bases arméniennes sont importantes pour Moscou, soutient Felgenhauer, comme un symbole des ambitions russes dans le Caucase du Sud. L'Arménie est un proche allié russe, mais son isolement pourrait pousser Erevan "à chercher dans l'autre sens", dit Felgenhauer. La domination par la Russie de la Géorgie enlèverait cette menace et isolerait à son tour l'Azerbaïdjan, qui résiste actuellement à la Russie et lance des ballons d'essai à l'UE et aux Etats-Unis.

Felgenhauer prédit que la prochaine attaque des russes en Géorgie sera une "guerre à une fin victorieuse." Il a dit aussi que son théâtre principal pourrait être la route entre Gori et Mtshketa, à 20 km de Tbilissi. Mais Felgenhauer dit aussi que Tbilisi ne serait pas en soi l'objectif stratégique supérieur de l'armée russe : "Ce qui est important n'est pas tant de Tbilisi. Mais à l'ouest de Tbilisi il y a l'aéroport international Tbilisi et beaucoup de terrains d'aviation. Cela est important, dit Felgenhauer, parce qu'actuellement en Ossétie du Sud, nous n'avons pas une seule piste permanente, le terrain étant très inégal. La plus proche base aérienne russe est actuellement à Beslan, en Ossétie du Nord...

Le meilleur temps pour la guerre, selon Felgenhauer, serait entre Juin et août, lorsque les cols de haute montagne sont déneigés. Il a ajouté que les forces russes auraient besoin d'au moins deux mois pour réduire progressivement les opérations avant le retour de l'hiver en octobre. 

Felgenhauer imagine l'éventualité d'une intervention de la part des Etats-Unis. Il note que le but principal du Président Barack Obama est la victoire en Afghanistan, et il aura besoin d'effectuer des transits pour les provisions et les hommes par la Russie et des pays dans sa sphère d'influence. En échange, l'idée de Moscou est que les Etats-Unis seront enclins à négocier son intérêt pour la Géorgie.

Ainsi, de l'avis de Felgenhauer, une guerre est presque inévitable. "La seule voie que vous pourriez imaginer pour l'éviter, dit-il, consiste en ce qu'il y ait un changement de régime à Tbilissi, ou le changement de régime à Moscou..."

Extrait de l'article paru sur Eurasianet.org

D.P.

21/02/2009

Les portes de l'Otan restent ouvertes à la Géorgie.

Les portes de l'OTAN restent ouvertes à la Géorgie.

21.02.09 12:18

La porte de l'OTAN reste ouverte à la Géorgie. La décision a été une nouvelle fois exprimée publiquement après la réunion de la commission OTAN-Géorgie, à Cracovie, en Pologne. Tbilissi va envoyer une unité militaire pour appuyer l'opération antiterroriste en Afghanistan. L'OTAN travaille sur l'élargissement futur: un plan spécifique pour aider la Géorgie dans le cadre de ce processus a été l'un des premiers points à l'ordre du jour des pourparlers.

La Russie a été sermonnée à Cracovie une nouvelle fois à propos de la reconnaissance de l'Abkhazie et de l' "Ossétie du Sud", ainsi que de la construction de bases militaires sur les territoires occupés. La réunion de la commission OTAN-Géorgie a duré quarante minutes. Les ministres de la défense de l'OTAN ont discuté des détails du programme national annuel.

Ingénieurs allemands agressés dans le district de Gali

21.02.09

Sept hommes armés masqués ont kidnappé deux ingénieurs travaillant sur l'installation de matériel allemand Enguri à la centrale hydroélectrique à Cheghali, dans le district de Gali. Les hommes armés ont brutalement agressé les ingénieurs allemands et ont saisi leur argent.

La milice abkhaze devait assurer la sécurité des spécialistes allemands, mais sont complices des agresseurs. L'un des spécialistes allemands, a été battu seulement parce qu'il avait un contrat signé avec le Ministère géorgien de l'énergie.

D'après Rustavi2 et Civil.ge

20/02/2009

A Genève, les négociations reprennent.


En Belgique, aucun quotidien ni J.T. ne semble avoir relayé cette information (ou alors discrètement) concernant la réunion ayant eu lieu à Genève il y a 3 jours, présidée par l'UE, l'ONU et l'OSCE, à laquelle participaient la Russie, l' "Ossétie du Sud" et la Géorgie. Je vous invite donc à prendre connaissance du communiqué de presse paru sur le site de la diplomatie française, et ensuite de lire un dossier paru sur le site du JDD (journal français) sur la situation géo-politique et énergétique dans le Caucase sud. Extrêmement intéressant.

 

Communiqué de presse (diplomatie française)

Caucase : une étape franchie sur la voie de la stabilité et la sécurité de la région (17-18.02.09)


Une nouvelle session des discussions internationales de Genève, prévues par les accords du 12 août et du 8 septembre et co-présidées par l'Union européenne, les Nations unies et l'OSCE, s'est tenue les 17 et 18 février. Toutes les parties y ont participé.

La France salue l'adoption, à l'occasion de cette quatrième réunion, de mécanismes de prévention et de règlement des incidents qui doivent maintenant trouver sur le terrain une traduction concrète.

Il s'agit d'une étape utile sur la voie du retour à la stabilité et à la sécurité dans la région.

Les discussions ont également porté sur la situation des personnes déplacées et réfugiées.

Nous appelons toutes les parties à poursuivre les travaux dans un esprit constructif sur la base des propositions des co-présidents afin d'améliorer le sort des populations en Ossétie du Sud et à permettre le plein accès humanitaire à cette région.

Nous souhaitons que les discussions internationales de Genève se poursuivent dans les meilleurs délais./.

GEORGIE
DISCUSSIONS INTERNATIONALES DE GENEVE
COMMUNIQUE CONJOINT
DES CHEFS DE MISSION DE L'UNION EUROPEENNE,
DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES
ET DE L'ORGANISATION POUR LA SECURITE
ET LA COOPERATION EN EUROPE


(Genève, 18 février 2009)

Les participants aux pourparlers de Genève viennent d'achever le quatrième cycle de discussions. Deux groupes de travail se sont de nouveau réunis en parallèle afin d'aborder les questions de sécurité et de stabilité dans la région, ainsi que les questions humanitaires.

Les co-présidents se sont félicités de la résolution 1866 du Conseil de sécurité des Nations unies du 13 février, qui proroge le mandat de la mission des Nations unies et appelle à l'intensification de nos efforts, ici à Genève.

Lors des pourparlers de Genève des 17 et 18 février, les participants ont discuté et adopté d'un commun accord des propositions de mécanismes conjoints de prévention des incidents et de réponse à ceux-ci.

Les mécanismes envisagés sont créés en vue de favoriser la paix, la stabilité et la sécurité et de prévenir les incidents susceptibles d'entraîner des souffrances pour les populations civiles ou une détérioration de la situation, et, si nécessaire, d'y remédier.

Ces mécanismes visent à permettre une réaction rapide et adéquate à la situation en matière de sécurité, s'agissant notamment des incidents et des enquêtes sur ceux-ci, de la sécurité des installations et des infrastructures vitales, en luttant contre les activités criminelles et en veillant à l'acheminement efficace de l'aide humanitaire, et de toute autre question pouvant affecter la stabilité et la sécurité, l'accent étant mis sur la prévention des incidents et la réponse à ceux-ci.

Ces mécanismes permettront des contacts réguliers entre les structures responsables de la sécurité et de l'ordre public dans les zones de tension, ainsi qu'entre les organisations internationales concernées. Ces instances se réuniront sur une base hebdomadaire, ou plus fréquemment si nécessaire. Les premières sessions seront organisées prochainement. Pour procéder au suivi des incidents, il pourra être convenu d'effectuer des visites conjointes.

L'adoption de ces propositions constitue une étape importante contribuant à instaurer la stabilité et la sécurité.

Dans le cadre du second groupe de travail, les participants ont salué certaines évolutions positives sur le terrain, notamment la reprise de l'approvisionnement en gaz de Tskhinvali, grâce aux efforts de l'OSCE. Les co-modérateurs ont proposé, pour surmonter les difficultés actuelles d'acheminement de l'aide humanitaire vers les populations d'Ossétie du Sud qui en ont besoin, d'organiser des convois empruntant simultanément les routes du nord et du sud. Malheureusement, nous ne sommes pas encore parvenus à un accord sur cette proposition. Les discussions bilatérales sur ce sujet se poursuivront d'ici notre prochaine réunion.

Les participants sont convenus de concentrer prochainement leurs efforts sur les questions de facilitation du retour volontaire, dans la sécurité et la dignité, des réfugiés, des personnes déplacées dans leur propre pays et des autres personnes déplacées. A cet égard, les questions de sécurité sont très importantes, ce qui illustre l'interdépendance entre les deux groupes de travail.

Ces questions concernent notamment la reconstruction des habitations et des infrastructures, le redressement économique et social dans les zones de retour, les droits de propriété et de logement, les obstacles juridiques au retour durable (exigences en matière de documents à fournir, d'enregistrement et d'identification) et l'organisation des retours volontaires, y compris les visites de reconnaissance.

La question de l'accès à l'eau sera également évoquée.

Les participants sont convenus de se réunir de nouveau au printemps, à une date restant à déterminer./.

 


Occupation russe : Plus que pour la Géorgie : une menace pour le corridor Est-Ouest.


Par HdlM, mercredi 18 février 2009 à 18:03

Une autre série de négociations internationales à propos des territoire géorgien d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud est en cours cette semaine à Genève.

La Russie renforce ses prises, la transformation des deux territoires occupés en des garnisons militaires. En outre, les forces russes s'accrochent au district d' Akhalgori et au village de Perevi, qui ne font pas partie de l'Ossétie du Sud. Cette accumulation de l'armée russe a d'importantes conséquences stratégiques, non seulement pour la Géorgie, mais pour le corridor est-ouest.

Six mois après la phase chaude de la guerre de la Russie sur la Géorgie, la Russie continue de violer les accords en Six Point qu'elle a signé avec la Géorgie et la présidence de l'Union européenne. Selon cet accord, les forces russes doivent se retirer d' Akhalgori et de Perevi et aucune forces de maintien de la paix en Abkhazie et en Ossétie du Sud présentes avant la guerre ne doivent rester. Au lieu de cela, ils creusent. Les sources du gouvernement géorgien estiment que plus de 10.000 hommes de troupes russes occupent désormais le territoire géorgien d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud Comprennant infanterie légère, des blindés et des forces spéciales, équipées de chars, blindés de transport de troupes, des hélicoptères, des roquettes et des batteries de défense aérienne. En Ossétie du Sud, la construction a dont l'achèvement est en cours de quatre bases militaires russes. Parmi celle-ci est la base de Ugardanta, près de Java, furtivement commencé par la Russie en 2006, figurant en bonne place dans l'attaque Russe sur la Géorgie en août 2008. En Abkhazie, il y a depuis longtemps des doutes si conformément à son affirmation la Russie se soit retirée de l'ancienne base aérienne soviétique de Gudauta, comme il était convenu de le faire dans les Accords d'Istanbul en 1999. Maintenant, les avions de combat et des avions-cargos russes fréquentent l'endroit, qui, curieusement, semble avoir été bien entretenu au fil des ans. La Russie est également occupée à la réhabilitation de l'ancienne base navale à Otchamtchira et de la construction d'autres installations en Abkhazie.

L'accumulation massive de forces russes en Abkhazie et en Ossétie du Sud consolide son occupation de ces territoires géorgiens. Ceci menace également le corridor est-ouest à travers le Caucase du Sud, d'un intérêt vital pour l'occident. La Russie et ses frappes de missiles à coté de l'oléoduc Bakou-Supsa en août dernier ont été les premiers plans dans la tactique du Kremlin visant à étouffer le corridor est-ouest.

Cela allait à peu près passer inaperçus dans tous les commentaires sur l'attaque russe en août sur la Géorgie témoigne du grave autisme stratégique qui a pris possession de l'ouest.

Les graines de ce conflit ont été semés avec l'effondrement de l'Union soviétique et le rétablissement de l'indépendance géorgienne. Cependant ces graines ont germé, en 1994, lorsque le président azéri Heydar Aliyev a conclu "l'affaire du siècle" : l'exploitation des ressources en hydrocarbures de la mer Caspienne pour l'ouest. "La Russie ne peut pas décider de cette question», a dit Aliyev. En 1999, l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie ont signé l'accord qui a conduit à l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). Le contrat BTC a été conclu aux marges de la même conférence que celle au cours de laquelle la Russie a signé des accords d'Istanbul, ou elle a accepté de retirer ses forces militaires de Géorgie. Poutine et ses acolytes n'ont jamais oublié ce rapprochement. BTC offre l'accès de l'énergie de la mer Caspienne et d'Asie centrale à l'ouest, en offrant un choix des clients pour la production d'Etats sans littoral maritime. Parallèlement au BTC, les flux de gaz naturel de la mer Caspienne du champ Shah Deniz par l'intermédiaire du gazoduc du Caucase du Sud à la ville turque d'Erzurum, à destination des consommateurs de toute l'Europe. Le pipeline Bakou-Supsa et le chemin de fer Bakou-Batoumi pour transporter des hydrocarbures pétroliers par les ports Géorgiens de la mer Noire. Ensemble, ces conduits d'énergie constituent la masse critique nécessaire de promouvoir et de soutenir un large corridor commercial Est-Ouest. À cet égard, le chemin de fer Kars-Tbilissi-Bakou sera un support multi-usages, ce qui porte le développement commercial le long de sa route et au-delà. Que ce soit par des pipelines, le rail, la route ou par le biais de l'eau des détroits turcs ou via le Danube et le Rhin, nous avons la possibilité de relier la mer Caspienne et de l'Eurasie au cœur d'un système d'échange de l'Atlantique Nord qui s'étend de Batoumi et de Ceyhan, dans l'est du pays à Houston, à l'ouest. Et avec le commerce viennent des personnes, de sorte que le corridor est-ouest sera également la voie à des idées, ce qui est peut-être la perspective la plus importante.

Cela a été la perspective de l'ouverture du centre eurasien qui a provoqué l'attaque de la Russie sur la Géorgie. L'annonce d'un choc géopolitique, un affrontement entre l'histoire et la post-histoire, un affrontement entre l'impérialisme du 19ème siècle et la mondialisation-21e siècle, Le Kremlin aspire à étrangler n'importe quelle influence occidentale significative dans le centre Eurasien.

Maintenant, de la partie occupée du territoire géorgien, des forces aériennes et terrestres russes menacent les pipelines d'énergie, la route l'Est-Ouest et le chemin de fer, et le port de Poti. Les forces aériennes et navales russes menacent Poti et de Batoumi, grands port géorgiens. Pendant ce temps, la marine russe est discrètement de retour en Méditerranée, avec la rénovation de la base de Tarse de l'ex-Union soviétique, en Syrie, juste en face du port turc de Ceyhan, le terminus de l'oléoduc BTC.

Il ne faut pas exagérer le pouvoir de l'anémique flotte russe de la mer Noire. Mettre tous les morceaux ensemble et voir que les Russes jouent géopolitique alors que les Occidentaux jouent à faire des clins d' œils.

17/02/2009

Pause bucolique

 

Pour respirer un peu, quelques images de la campagne géorgienne, une quinzaine de km à l'ouest de Gori, près de Mtskhêta.

Photographies prises entre le 23/07/08 et le 11/08/08.


Vue

 

Rivière vaches 02

 

 

 

 

 

Rivière vaches

 

 

Rivière vaches 03

 

 

Rapaces

 

 

Geai

Coleoptere

 

 

 

 

 

Coleoptere 02

 

Papillon

 

 

 

 

Libellule

Grenouille verte

 

 

 

 

 

 

Grenouille verte 01

 

Grenouille brune

Crapaud nuitGrenouille verte 02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16/02/2009

Pour la petite histoire.

Sergei Lavrov et Vladimir Poutine, pas tout à fait Russes...

En effet, pour ceux qui ne le savaient pas, messieurs Poutine, PM, et Lavrov, Ministre des affaires étrangères, ont un point commun pas commun: tous deux ont des origines géorgiennes. Pas tout à fait, mais il est un fait qu'ils ont tous les deux des racines profondes en Géorgie.

Poutine, né à St Petersbourg, a vécu quelques années en Géorgie avec sa mère et son Beau-père géorgien. Pas de chance pour Vladimir, son beau-père, alcoolique, le battait. Adolescent, il est parti vivre chez ses grands-parents dans le nord de Moscou, près de Tourginov. Les cartes postales de Géorgie ne doivent pas lui plaire outre mesure...

Et Lavrov, quant à lui, bien que né à Moscou, est issu de la communauté arménienne de Tbilissi par son père.

Je ne vais pas me permettre de tirer une quelconque conclusion à ce sujet, n'étant pas

psy (- chiatre).

D.P.

Encore des atteintes aux droits en Abkhazie


Les enseignants dans le district de Gali face à de sérieux problèmes...

Le délai donné aux pédagogues des écoles publiques du district de Gali pour obtenir les passeports des citoyens abkhazes, expire aujourd'hui. Les séparatistes armés et les occupants russes organisent des raids dans les écoles du district de Gali. Les classes ont été interrompues dans les écoles de trois villages - Zemo Barghebi, Sida et Khushukuri.

Les enseignants sont forcés de déclarer qu'ils rejettent la citoyenneté de la Géorgie et doivent demander la citoyenneté de l'Abkhazie. Après la procédure, ils recevront les nouveaux passeports des citoyens de l'Abkhazie, région occupée par la Russie. Si les pédagogues refusent de prendre de nouveaux passeports, les séparatistes menacent de les évincer de l'école et du district de Gali, à l'aide des unités spéciales. Les enseignants demandent l'aide urgente de la MONUG.

D.P.
Source : Rustavi2

 

Pour rire un peu : Lavrov accuse la Géorgie de Saakashvili d'avoir détruit l`intégrité territoriale !

 

Lu dans Der Spiegel, l'interview de Lavrov, ministre russe des affaires étrangères.

Lavrov accuse la Géorgie de Saakashvili d'avoir détruit l`intégrité territoriale !

" (...) Le président Mikhail Saakashvili a détruit l'intégrité territoriale géorgienne avec son ordre de bombarder une ville paisible en Sud Ossetie. C'était un crime contre son propre peuple, vu la violence  utilisée contre ceux que Saakashvili appelle ` les citoyens géorgiens, a-t-il dit.

De l'avis de Lavrov, la situation de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud n'est similaire à la situation au Kosovo qu'en surface. "Le Kosovo a également eu une guerre, une guerre longue et cruelle, qui, à notre avis, était totalement en désaccord avec les lois internationales. La guerre a été arrêté en 1999 grace aux Nations Unies et à la résolution 1244 honorée par la Serbie. Contrairement à l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, il n'y a pas de pression sur les Albanais du Kosovo. Il n'y a aucune raison de déclarer l'indépendance du Kosovo, » a déclaré Lavrov.

A la question de savoir si la Russie a été surprise de la réticence du monde à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, Lavrov dit : «La géopolitique ne nous concerne pas. Il est important de protéger les personnes, qui avaient été la cible de provocations et d'actes terroristes depuis les 20 dernières années ».

La Russie n'avait pas d'autre solution que de reconnaitre l'indépendance de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud dès que la Géorgie a refusé de discuter de leur statut, et a déclaré que la guerre n'était pas terminée, a dit Lavrov. L'OTAN et le Conseil de sécurité a refusé d'aborder le problème et a dit que la Géorgie serait réarmée, a déclaré le ministre. Ensuite, nous avons réalisé que nous avons été en mesure d'assurer la survie de l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie uniquement par leur reconnaissance comme États indépendants».

Source : Der Spiegel / Rustavi2

A mourir de rire. Les Russes étant les seuls (avec Dubié) à encore vouloir faire croire que ce sont les autorités géorgiennes qui auraient provoqué cette guerre et que la Russie n'aurait agit que pour des raisons "humanitaires". Ah. Et je suppose que leurs refus répétés d'autoriser les observateurs de l'OSCE de pouvoir observer se qui se passe dans les deux territoires séparatistes géorgiens et d'enquêter sur ce qui s'y passa durant la guerre, c'est aussi pour protéger les populations locales...

La Géorgie n'a jamais cessé de vouloir discuter des problèmes Abkhazes et "Ossètes", que ce soit avec les autorités russes ou internationales. Ce sont les Russes, pour rappel, qui ont refusé toute discussion à ce sujet, et ce depuis plus de 5 ans, tout en multipliant les provocations, qu'elles soient politiques, économiques ou terroristes. Et lorsque les autorités politiques et militaires géorgiennes ont tenté de joindre leurs homologues russes et "ossètes" entre le 1er et le 7 août, voyant que la situation en "Ossétie" se dégradait sous les diverses attaques des milices "ossètes" contre les villages géorgiens d' "Ossétie", ils ont été ignorés, et pour cause: l'invasion russe de l'entièreté de la Géorgie était à l'ordre du jour... CQFD.

Lavrov est encore plus poutiniste que Poutine. Il est notoire que le ministre Lavrov, tout comme Poutine, hais les géorgiens. Ses mensonges à New-York lors des différentes réunions de l'ONU durant la guerre d'août n'en sont que la partie visible. Lavrov, depuis le début de la guerre, prône la désinformation systématique, en contrant chaque évidence par un mensonge aussi gros que possible. Mais qui (à part Josy Dubié) peut y croire? La presse russe "anti-poutine" est assez claire à ce sujet, connaissant bien le personnage "Lavrov", extrémiste et raciste anti-géorgiens et anti-tchétchène notoire. En tout cas, ce n'est pas lui qui recevra le prix Nobel de la Paix, c'est certain !

D.P.

10/02/2009

Mariage princier à Tbilissi

Mariage princier à Tbilissi dimanche dernier. Sans doute un acte politique, mais pas seulement.

mis à jour le 10 fév. 12h28

Ce mariage est un événement un peu hors du commun, étant donné le contexte actuel : certaines erreurs, que personnellement je peux facilement comprendre - mais ça n'engage que moi, pèsent sur le président Saakashvili. Et bien que la confiance du peuple lui soit plutôt favorable, elle vacille quelque peu depuis la guerre; l'opposition, auparavant à la limite du ridicule dans ses discours populistes, se renforce grâce à l'arrivée de quelques personnalités venant du camp de Saakashvili principalement, mais manque encore beaucoup de crédibilité, étant elle-même très divisée, n'ayant en commun que le désir de prendre le pouvoir. Et enfin, nombreux sont aussi les gens qui ne voient aucune personnalité politique réellement capable de prendre les rennes et mieux faire que le président actuel ou quiconque de quelque parti que ce soit.

Ce mariage est donc très révélateur de l'ambiance qui règne à Tbilissi et dans le reste du pays.

Ceci dit, l'aspect émotionnel n'est pas à négliger non plus. A part certains dans les provinces pro-russes et qui n'ont pas cette mémoire parce qu'arrivés très récemment dans le Caucase Sud, tels les "Ossètes" qui sont arrivés entre la fin du 19ème et les années staliniennes, une très grande majorité des Géorgiens sait que, sans le colonialisme russe puis soviétique qui dura 200 ans, ce serait - peut-être - un(e) descendant(e) du roi Davit qui serait installé sur le trône...

Et c'est donc ce dimanche que le prince David Bagrationi-Moukhraneli et la princesse Anna Bagrationi-Grouzinski se sont mariés dans la cathédrale de la Trinité à Tbilissi.

David Bagrationi, qui est né en Espagne mais vit depuis 2003 en Géorgie, ne s'est jamais, à ma connaissance, impliqué dans la vie politique géorgienne. Mais ce mariage qui unit deux branches différentes de la famille royale, est un acte symbolique autant que politique. Symbolique parce que l'union des deux principales branches de la famille Bagrationi fait penser à l'union des ethnies géorgiennes en général, et politique... pour la même raison!

C'est clair, l'union fait la force. Tiens, c'est la devise de la Belgique ET de la Géorgie. C'est pas un hasard!

Sans doute aurait-il fallu, au lendemain de la chute de l'Urss, rétablir la monarchie rapidement... après un stage chez nous, histoire de comprendre comment deux peuples d'origines aussi éloignées que Wallons et Flamands n'ont pas (encore) déclenché de guerre civile! Mais est-ce que cela aurait empêché cette énième invasion russe de cet été? Quoi qu'il en soit, le débat reste ouvert... mais cela ne doit pas nous faire oublier combien la Géorgie est encore en souffrance, qu'il y a pas loin de 400.000 personnes déplacées par les deux guerres et n'ont que peu d'espoir de regagner leurs terres, eux ! 

(Pour la petite histoire, les provinces sécessionnistes, Abkhazie et "Ossétie du Sud", n'ayant jamais connu d'autres rois que les rois géorgiens, puisque eux-même géorgiens depuis presque toujours, ne pourront jamais compter sur un quelconque monarque pour les libérer du joug russe post-soviétique!)

Tiens, serais-je royaliste? Oui, de plus en plus! Je préfère que celui qui est responsable de nous soit un vieil arrivé plutôt qu'un arriviste parvenu, en général. Bien sûr, David Bagrationi, même si formé depuis quelques années pour cette éventualité, ne connait pas encore tous les rouages et les sensibilités de la société géorgienne. Il peut à présent  compter sur l'aide de son épouse...

Signalons aussi que le Patriarche Ilia II, qui les a marié dimanche, est le premier soutien de la monarchie géorgienne.


D.P.